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Les wrap’ups de Thomas

J’avais parlé ici des wrap’ups, que mon copain Abdel m’avait fait découvrir. Hier, c’est Thomas, un super collègue que j’ai eu la chance d’avoir comme étudiant et que je croise à présent sur les événements mathématiques, m’a envoyé des photos de ses réalisations :

Ce qui est chouette, c’est que c’est sur mon blog que monsieur Maussion a découvert les wrap’ups. Et il a « poussé le concept », avec la découpeuse laser de son établissement, pour en créer qui soient adaptés à ses besoins pédagogiques.

Créer le modèle a pris 30-45 minutes. Et comme Thomas est en poste dans un lycée bien équipé, il en a profité à bon escient !

Ils sont forts, ces jeunes !

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Et les livres dans ma classe

Voici les livres que je peux proposer à lire aux élèves, même si c’est non exhaustif. J’ai choisi ceux que j’ai prêtés récemment :

 

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Certaines photos sont floues, et je listerai aussi pendant l’été ces ouvrages.

Le reste de ma bibliothèque est constitué de livres de culture mathématique, d’astronomie, d’histoire des maths, de maths dans d’autres langues, de livres de bricolages mathématiques et de livres d’énigmes.

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Les jeux dans ma classe

Avant de dresser une liste plus précise, voici les photos de l’ensemble des jeux qui sont, aujourd’hui, rangés dans ma classe. Possible qu’il en reste chez moi à ramener, mais l’essentiel est là :

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Les loups-garous ne sont pas un jeu de maths, mais figurent dans ma ludothèque pour être pr^étés aux élèves qui ont beaucoup d’heures de permanence.

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Aménagement terminé, déco à finaliser

Aujourd’hui nous avons à nouveau passé la journée à aménager ma nouvelle salle de classe. C’est exactement comme j’espérais : plus de places assises et potentiellement plus d’élèves au club maths, un coin lecture, un coin manipulations… Super !

Allez, j’en ai tellement envie, je vous fais la visite :

On commence avec la porte d’entrée :

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Une vue générale de la classe, prise en panorama :

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Il y six îlots de quatre, trois places contre le mur, cinq au fond en ligne, quatre autour de mon bureau pour former la table d’appui. Et six à huit place autour de la grande table au fond, côté manipulations.

Le coin manipulations :

Le coin lecture (pas fini d’aménager) :

Mon bureau :

Lorsque l’armoire sera arrivée, en août, je pourrai y mettre ce qu’elle contenait dans l’ancienne classe :

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Voilà, c’est presque prêt : l’ordi, le vidéo-pro sont fonctionnels. Il me reste tous les affichages, et à mon avis j’en ai pour deux jours, avec un coup de main. Et là, ce sera magnifique.

 

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La cerise sur ma journée

Ce matin, nous avons cueilli des seaux et des seaux de cerises. Ma fille en a dénoyauté une partie, histoire de mitonner des tas de variations autour de la cerise. Voici donc ma petite question du jour :

Sachant que le bocal transparent du dénoyauteur a pour dimensions intérieures 14,5cm, 10,5cm et 10cm, et en s’aidant des photos, combien avons-nous dénoyauté de cerises ?

Si quelqu’un trouve à plus ou moins dix cerises, je l’invite à déguster un clafoutis sur ma terrasse.

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Préavis de travail et bons mots à la Cour

Ce matin, j’ai découvert, médusée, la vidéo de l’intervention de Claude Malhuret. Elle est ici.

« Les lycées, ZAD, zone à délirer », « les élèves sont forcés d’enseigner la morale à certains de leurs professeurs », « est-ce qu’ils ne pourraient pas un jour déposer un préavis de travail ? », « les révolutionnaires à statut protégé »… Monsieur Malhuret a le sens de la formule. Dommage qu’il n’ait pas aussi le sens des responsabilités.

Personnellement, j’ai été profondément blessée par les propos de ce sénateur. Mon premier réflexe a été de chercher sa présence au Sénat, à l’Assemblée. Et puis je me suis raisonnée : son rôle de sénateur ne se limite sans doute pas aux murs du Sénat. Moi aussi, j’aurais pu ironiser sur ceci ou cela. Mais comme la parole est publique (bon, la mienne est publique de niche, je le sais 🙂 ), elle mérite qu’on la soigne, qu’on exerce une attention particulière à ce qu’elle contient. Paradoxalement, c’est certainement ce que pense monsieur Malhuret : il doit être bien fier de son discours, dont on parle dans les médias. Pourtant, c’est confondre parole politique et bon mot. Cela m’évoque surtout la cour de Louis XIV ou Louis XV.

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Claude Malhuret est manifestement une personne complexe. Même sans partager ses convictions, force est de constater qu’il a accompli de bien belles choses au cours de sa carrière, a apparemment su faire des choix et s’y tenir. Pourquoi aujourd’hui cette saillie qui ressemble à un défouloir ? Lui qui s’est consacré à l’humanitaire, on aurait pu attendre un peu plus de délicatesse : pourquoi abîme-t-il l’image de notre métier, et la nôtre, personnelle, de la sorte ? Il parle du « manque de respect envers leurs collègues dont ils abîment l’image », de la part des « escamoteurs de copies », mais c’est bien ce qu’il fait, là, devant ses gens que nous avons élus, devant nos représentants : il nous traîne dans la boue, en faisant comme si cela concernait une infime fraction d’entre nous. Mais ce que tout un chacun entendra derrière ses mots, c’est une charge contre notre métier tout entier. Claude Malhuret règle-t-il ses comptes avec les enseignants ?

Il aurait pu proposer de discuter avec les collègues qui ont retenu des copies. Ce serait une idée certes désuète, mais productive. Ça s’appelle le dialogue. Le même dialogue qui permet que nous enseignions, en classe. Enseigner par l’autoritarisme ne fonctionne pas, et nous, nous l’avons compris. Dans la sphère publique, cela fait si longtemps que le contact a été rompu que les crises deviennent toutes plus violentes. Tout le monde crie, personne ne s’écoute, personne ne s’entend. La situation, de ce point de vue, semble bien bloquée. Moi qui suis de nature optimiste, je ne vois aucun espoir d’amélioration, aucun signe d’embellie. Monsieur Malhuret aurait pu exprimer son point de vue central (il faut punir les collègues qui ont retenu les copies) d’une façon différente, sans céder à la facilité de l’ironie. Je pourrais citer Bertet, mais comme il a aussi écrit que dans un couple, il y a pire que le mensonge, c’est la franchise, je vais m’abstenir. Que monsieur Malhuret réclame des sanctions contre tels ou tels, c’est son droit et il y aurait matière à débattre, mais je ne crois pas que cela ait été son objectif par cette intervention. Je pense qu’il a voulu les projecteurs, qu’il a sorti toutes ses belles plumes, accessoirement qu’il s’est défoulé contre notre profession tout entière, mais son message supposé me paraît relégué encore plus loin.

Hé bien moi, cela me peine. Voilà. Ça peut paraître nouille, mais l’intervention de Claude Malhuret m’a affectée. Je fais mon métier avec tout mon coeur, toute ma conviction, toute mon énergie, et nous sommes des milliers dans ce cas. Les collègues qui ont retenu les copies ne l’ont forcément pas fait par gaieté de coeur. On peut, encore une fois, débattre du moyen choisi. Mais pour en arriver à des extrêmes pareils, il faut être motivé par son métier, par le projet qu’il porte. Personne, dans l’Éducation nationale, ne ferait porter la pression sur les élèves et les familles sans le mesurer. Et l’opinion publique, dont une trop grande partie aime à déblatérer sur les enseignants (nous vivons tous le « sauf vous, madame XXX, vous on sait que vous faites bien votre métier. Mais les autres… »), va être relancée dans sa haine ordinaire. Alors que nous sommes là pour avancer ensemble, travailler ensemble à enseigner et à éduquer nos enfants, les citoyens de demain. C’est lamentable. Et je ne parle pas de l’attractivité du métier. Qui ira encore s’étonner de la désaffection des jeunes pour les métiers de l’enseignement, quand on travaille autant pour un salaire… disons modéré et tout gelé, et qu’on s’en prend plein la poire ?

Je croyais que les hommes politiques étaient là pour rassembler. Je croyais qu’ils devaient être exemplaires, eux aussi. Ou plutôt, je voudrais. J’aurais voulu, disons.

C’est compliqué de faire comme si quand des démonstrations aussi éclatantes de ce qu’est la réalité nous pètent à la figure.