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Apprendre, enseigner, pas simple. Alors ne simplifions pas.

Un article belge du site Le Vif, ici, pose la question des pédagogies dites actives. Comme je l’écris souvent ici, je suis tout à fait perplexe quant à l’existence de pédagogies passives, mais bon. Apprendre n’est pas passif, ne peut pas être associé à l’idée de passivité. Disons qu’ici il s’agit de simplifier en opposant « pédagogies actives » et « enseignement traditionnel », à supposer encore qu’un enseignement traditionnel existe et ne relève pas du fantasme collectif.

Des directrices et directeurs d’école de Pédagogie active se fâchent donc : comment ça, la classification des savoirs est floue ? Comment ça, les interactions entre les élèves font l’objet d’un cadrage faible ? Ils en ont assez des clichés tout poussiéreux : « l’image d’un joyeux foutoir où les élèves piaillent dans tous les sens tandis que leur professeur, en retrait, les regarde d’un air béat, mais heureux devant l’expression de tant de liberté. » C’est bien dit, je trouve.

Et encore :

« Il serait peut-être temps d’arrêter d’opposer les méthodes, de les réduire à quelques aspects caricaturaux et biaisés… Toute méthode d’enseignement vise à faire apprendre. Les méthodes actives mettent clairement l’accent sur les phases d’apprentissage, de tâtonnements, d’erreurs, d’élaboration. L’évaluation et l’explicitation en font également partie, car elles sont inhérentes à tout apprentissage solidement construit. D’autres méthodes se centrent davantage sur l’évaluation. Dans ces dernières, bien évidemment les phases d’apprentissage sont également présentes. Rien ne sert de les renvoyer continuellement dos à dos. »

« Nombre de recherches en pédagogie montrent que bien souvent, ce qui fait la différence entre des écoles, c’est le travail collaboratif, la continuité, la cohérence que construisent des équipes pédagogiques. »

Ce ne sont que des extraits, je vous rappelle que l’article est ici.

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Baba is me aussi

Comme j’ai corrigé des copies de concours pendant des heures et des heures aujourd’hui, j’ai fini par avoir les neurones tout bizarres. Or, je voulais arriver à un point étape précis, en effectuant une correction de qualité… J’ai donc appelé ma fille à la rescousse, pour m’aérer le cerveau. Nous avons fait une partie d’un jeu très sympa, Azul, mais cela ne suffisait pas. Alors elle m’a montré le dernier jeu sur PC qu’elle s’est acheté : Baba is you.

C’est très très chouette, ce jeu. En fait, c’est de la programmation : des phrases sont écrites sur l’écran, le joueur est représenté par une espèce de lapin (Baba) et peut aller pousser des mots, pour changer les phrases. Il s’agit donc simultanément de définir un objet qui fait gagner, et d’endosser un rôle qui permette d’atteindre cet objet. Les premiers niveaux sont assez simples (enfin bon, j’ai dû en reprendre un plusieurs fois pour réussir…) mais rapidement cela se complique.

Baba is you, c’est un mélange de programmation et de logique, et je suis conquise. Mais j’ai un Mac. Tant mieux : je vais continuer mes copies…

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Translation de 360° ?

Un ami m’a signalé cette vidéo. Elle aurait pu m’être utile, au fond, moi qui ne connais pas ma gauche de ma droite. Cependant, c’est pour une raison mathématique que je vous la propose. Mais comme il est possible qu’une partie d’entre vous ne tienne pas plus de 30 secondes (moi j’ai eu du mal…), je vous signale tout de suite que ce qui m’intéresse se situe à partir de 58 secondes environ :

Je proposerais bien ce morceau en préambule des transformations à mes 4es : j’ai déjà étudié en cinquième les symétries, les translations et les rotations, mais les élèves les plus fragiles n’étaient pas allés très loin dans les rotations. Avec cette intro, nous pourrions faire réémerger les éléments caractéristiques des rotations et des translations. Et puis expliquer pourquoi cela ne veut absolument rien dire, ce que ce monsieur raconte.

Parce que même pour être drôle, il faut être précis mathématiquement, non mais sans blague.

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Pfff, c’est hyper compliqué !!!
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Activité de saison

Un ami m’a envoyé ces photos ; un prof de maths qui se ballade, ça s’interroge sans cesse, à des moments inattendus :

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Cela m’a donné envie de bricoler une petite activité rapide, qui me permette de réactiver la proportionnalité par une entrée intéressante : quels critères pour savoir si une situation est proportionnelle ou non ? En prime, je réactive aussi, dans le même domaine, les agrandissements-réductions. Et puis nous allons forcément aborder bien en face les différentes écritures d’un nombre : fraction, écriture décimale, pourcentage, valeur exacte ou approchée ? Il va falloir faire preuve d’initiative, pour répondre à certaines questions, et j’attends de voir ce que proposeront mes élèves. C’est sans prétention et je ne vais pas passer beaucoup de temps là-dessus, mais l’idée m’a plu.

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Je ne mets pas en ligne le corrigé, car j’ai des élèves qui me lisent…

La page suivante sera ensuite projetée au tableau pour aborder quelques questions intéressantes, comme la place des maths dans l’élaboration de ces cloches, en particulier en lien avec la musique.

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L’activité complète est ici : Une histoire de vieilles cloches

Et là en version modifiable : Une histoire de vieilles cloches

 

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« Le pays mathémagique, pays de la grande aventure » (1959)

Freddy m’a envoyé cette vidéo, que j’avais vue il y a des années, mais oubliée depuis (merci Freddy !) :

Dans la première partie, les Pythagoriciens se retrouvent qualifiés de « secte de copains grosses-têtes », et Donald va saluer son « pote Pythagore »…

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On rencontre aussi Lewis Caroll, on apprend que le basket « se joue en cercles, en sphères et en rectangles », on joue au billard, on coupe des cônes en tranches… « Les mathématiques sont mille autres choses qu’une suite de chiffres et d’équations ! », nous dit le narrateur. La conclusion est particulièrement intéressante car elle explique la différence entre représentation et modélisation, ce qu’est l’abstraction, coeur des mathématiques.

Bon, le problème c’est que je ne comprends rien à ce que dit Donald…