Allez les jeunes !·Chez les collègues·Enseignement·Je suis fan

Une jolie rencontre

Une jeune collègue m’a écrit pour me poser des questions, et elle a eu la bonne idée de poursuivre la conversation ; j’ai pu sur son invitation visiter son blog, et c’est top. On y trouve des tas de ressources, qu’elle met à disposition. Je suis admirative lorsque je vois ce genre de travail, du point de vue de l’investissement, du point de vue technique et qualitativement.

Alors hop fou c’est parti : allez donc lui rendre visite ! (elle est aussi apparue dans la rubrique Blogs, sur le côté)

Au collège·Evaluer·Mes projets·Question de grand

Mes séquences : questions, réponses

Un collègue m’a posé quelques questions que j’ai trouvées pertinentes. Alors les voici, assorties d’essais de réponses. Si je ne suis pas claire, pas de souci, il faut me le dire et je reformule, ou alors je réfléchis mieux.

1) Dans votre grille, une ligne correspond à une séance ?

Non. Pas du tout. Une ligne correspond à un objectif. Cela signifie qu’une ligne peut durer un quart d’heure comme deux heures.
2) Vous ne faites finalement que très peu d’exercices d’application ou n’est-ce qu’une impression ?

Boah non, quand même. Mais c’est vrai que maintenant je privilégie la qualité de la réflexion et l’auto-évaluation, la réévaluation de la compréhension des élèves par eux-mêmes, que les longues listes d’exercices. Toutefois, chaque séquence est assortie de pas mal d’exos, qui apparaissent dans la grille sous forme de leur référence dans le manuel ou de fiches. Parfois j’en ajoute, car je m’aperçois que ce n’est pas bien passé, ou pas bien automatisé, ou que j’ai oublié des aspects de la question. Je préfère définitivement les tâches complexes et les problèmes ouverts, comme activité élèves, mais il faut vraiment veiller à proposer des tâches d’automatisation sur ce qui le permet. Elles apparaissent sans doute de façon moins claire dans la grille, mais ce sont les exercices interactifs, par exemple, et les Plickers.
3) Comment gérez-vous le cahier de leçon car j’ai l’impression que vous abordez des bouts de leçon par-ci par-là ?

Tout à fait, impression parfaitement exacte. Mon cahier est numéroté, et j’ai prévu pendant l’été la place de chaque leçon dans le cahier. Les élèves commenceront donc leur année en numérotant de façon bien fastidieuse les pages de leur cahier. J’en ai parlé (mais c’était il y a un bout de temps) par exemple .
4) Faites-vous en évaluations des devoirs sur tables “classiques” ?

Heuuuu c’est quoi classique ? Oui, cela dit, j’en fais. En fait, les élèves sont évalués de plein de façons différentes, mais une fois par mois ils ont une évaluation écrite d’au moins une heure. Au moins, car ils ont souvent l’occasion de terminer l’heure suivante, ou de corriger ce que j’ai indiqué comme faux ou perfectible. Je privilégie les évaluations un peu rigolotes, mais parfois je n’ai pas le contenu, le temps, la pêche suffisants, et alors l’évaluation est tout ce qu’il y a de classique. Elle a systématiquement été préparée (les élèves ont une fiche de compétences testées et nous y réfléchissons ensemble) et tout est mobilisé depuis le début de l’année, avec une priorité sur ce que je n’ai pas encore testé.

Ai-je répondu clairement ? 🙂

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L’IREM le Limoges, Léonardo et mes 6èmes

Lors du séminaire sur le cycle 3 à Poitiers en juin, j’ai suivi un (super) atelier de l’IREM de Limoges, animé par Marc MOYON (Université de Limoges), Chantal Fourest (Collège d’Arsonval – Brive) et David Somdecoste (École Louis Pons – Brive).

Cet atelier m’a permis de mettre en pratique une activité dès mon retour, avec mes élèves de sixième, et je l’ai intégré à ma séquence n°2 de sixième pour l’année prochaine. J’ai reçu des questions sur cette activité, alors je vous présente ce que j’en ai fait, grâce aux collègues qui sont à l’origine de l’idée. L’atelier avait trois objectifs principaux : proposer de nouveaux supports d’enseignement pour le cycle 3 en intégrant une perspective historique, proposer des pistes de liaison entre l’école et le collège pour l’enseignement de la géométrie et réfléchir autour de l’introduction d’une perspective historique dans une progression annuelle d’un enseignant de mathématiques. Le descriptif de l’ailier est ici.

Les trois collègues qui ont présenté cet atelier sont enthousiastes, simples et concrets. Trois qualités vraiment agréables et motivantes. Je me permets d’indiquer le lien qui présente leurs travaux , car je l’avais dans mes notes mais je suis parvenue sur la page par moi-même de trois façons différentes, ce qui m’assure que ces contenus sont en libre accès. Allez-y : les documents sont top, téléchargeables, et, cerise sur le gâteau, les deux enseignants (de CM2 et de 6ème) ont mis en ligne des productions d’élèves.

Pour ma part, voici ce que j’ai fait avec mes sixièmes et que je compte réitérer, car la séance avait très bien fonctionné : j’ai commencé par distribuer aux élèves la fiche que j’ai mise en ligne dans l’article sur la séquence n°2 de sixième, et qui est très très très inspirée de celle des collègues de l’atelier. Nous avons un peu parlé de Léonard de Vinci, et j’ai projeté quelques-unes de ses oeuvres.

Ensuite, j’ai proposé aux élèves la même image déclenchante que les collègues vus en atelier :

doc_declenchant_1 Les élèves devaient reproduire la partie supérieure de la figure. je les ai laissés travailler, et nous avons ensuite comparé les productions pour essayer de dégager des critères de validation et d’invalidation.

Une fois ces critères définis, chacun s’est remis à l’ouvrage, en recommençant sa figure ou en aidant son camarade à la réaliser « correctement », de sorte que chacun dispose d’une figure « juste ».

Après cette étape, j’ai demandé aux élèves de rédiger, en binôme ou en îlot, un programme de construction. Comme nous avions déjà beaucoup travaillé avec ma collègue de l’ESPE sur les programmes de construction, avec des coûts associés aux instruments, les élèves sont tout de suite partis sur des réflexions assez expertes, de mon point de vue.

La fin de la séquence (une séance de deux heures d’affilée) a été différenciée, car les élèves progressent à des vitesses très différentes les uns des autres dans les constructions comme dans les travaux d’écriture. Au final, tous ont fait la construction d’une autre figure, celle-ci :

figure_a_reproduire_1

Plusieurs groupes ont eu le temps d’écrire le programme de construction, et quatre groupes se sont lancés dans le même travail avec d’autres figures, choisies sur le grand format qui en regroupait des tas.

Au final, voici les plus-values que j’ai pu identifier à la suite de cette séance :

  • l’aspect historique a en même temps enrichi culturellement les élèves et les a motivés
  • c’est un très très bon contenu pour faire manipuler en géométrie
  • le travail d’écriture et d’algorithmie du programme de construction est passé plus facilement que d’habitude, mais peut-être était-ce parce que c’était la fin de l’année et que nous avions pas mal travaillé sur ces compétences au fil de l’eau.

La séance suivante, les élèves m’ont réclamé de continuer. Même des élèves qui ronchonnent lorsqu’il s’agit de construire des figures étaient partants. Mais j’avais prévu autre chose, d’autant que cette activité était tout à fait imprévue… Cependant je suis contente de l’avoir essayée rapidement, car ainsi je l’ai intégrée directement à mes pratiques, alors que sinon je risquais de l’oublier dans mes nombreuses pages de notes de découvertes de l’année…

Chez les chercheurs·Education·Si si c'est drôle

Moucher Toto avec classe

En préparant mes contenus de séances pour les stagiaires de maths dans l’année à venir, je me suis penchée sur le thème de la discipline. C’est compliqué, parce que ni le climat scolaire, ni la discipline, ni l’autorité ne font l’objet de définitions vraiment consensuelles. C’est normal d’ailleurs, car ce sont des notions multifactorielles (ah, toc, un mot à la mode !) et complexes. En tout cas, je suis tombée sur un texte de 1882. Jean Gaillard écrivait, pour l’article « Discipline scolaire » du Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, dirigé par Ferdinand Buisson :

« L’élève le plus emporté et qui paraît le plus intraitable est toujours démonté et vaincu par le calme du maître. Éclairons ce point par un exemple. Un désordre grave s’est produit dans la classe, une punition a été jugée nécessaire, le maître l’a infligée. Ce qui peut arriver de plus grave alors, c’est une sorte de révolte de la part de l’élève qui est l’objet de cette répression ; cette révolte se traduit par un geste malséant, par un mot peu convenable, mettons les choses au pire, par une parole injurieuse. L’enfant agit évidemment sous l’empire d’un sentiment violent, son imagination s’exalte, d’autant plus qu’il sent auprès de lui des témoins de la lutte qui s’engage et que, parmi eux, il s’en trouve un certain nombre peut-être prêts à l’admirer.

Si le maître engage la lutte avec l’enfant, le voilà dans la nécessité très grave ou de céder, ce qui compromet son autorité, ou d’employer la force, ce qui compromet sa dignité. L’instituteur, maître de lui-même, songe d’abord qu’il est homme et qu’un homme ne saurait être insulté par un enfant. Il se contente donc de sourire au spectacle de cet être faible qui commet l’erreur de se croire un moment le plus fort ; il apaise d’un simple geste l’émotion qui s’était manifestée dans la classe. Il évite de parler au coupable et, s’il a une observation courte à faire, c’est aux autres qu’il l’adresse, c’est sous le ridicule et presque d’un seul mot qu’il abat cette grande colère. Le petit rebelle était préparé pour le combat, son épée a frappé dans l’eau, il est désarmé il est vaincu et tout honteux de son escapade. Dans une heure, le maître peut l’appeler et lui tenir le langage de la raison. Il pourra l’écouter, il demandera pardon, il acceptera la punition. Le maître qui, par sa tenue, par ses gestes, par ses éclats de voix désordonnés, par ses colères constantes, vraies ou feintes, par des menaces exagérées qu’il lui est impossible de mettre à exécution, apparaît ridicule se retrouve complètement perdu aux yeux de ses élèves. Il ne les dominera jamais, il ne les disciplinera pas. Arrivât-il à les battre, il ne les empêchera pas de se moquer de lui. »

 

Je vais lire ce texte à mes stagiaires, car en même temps il contient tout et il contient aussi de grosses bêtises. Mais c’est intéressant, en tout cas, et puis un peu rigolo. En le lisant, j’imaginais :

Comment cela, Toto, tu n’as pas fait tes devoirs ? Hé bien tu feras les exercices 23 et 45 page 314 pour demain, que tu me présenteras en plus de la correction complète des exercices qui étaient à faire aujoud’hui.

Pardon ? Qu’ouïe-je ? Toto ne viendrait-il pas de me qualifier de $£%*$€§# ? Alors là mes enfants, laissez-moi vous dire que je trouve cela tout à fait malséant, même si je comprends que c’est la révolte qui est à l’origine de cette injure. D’ailleurs son injure ne me touche paaaaaaas du tout. J’en fais fi, même. Si nous avions un conseil à donner à Toto, ce serait de se calmer, de dominer le sentiment violent qui l’anime, de faire taire son imagination exaltée. Et vous autres regardez vos exercices au lieu de toiser votre camarade qui n’est pas un héros, mais juste une andouille un enfant en colère.

J’imagine une classe entière d’enfants médusés. Bon, ça ne marcherait pas deux fois, mais rien que pour voir leur tête…

Cela dit, le conseil de détachement est pertinent. Ce qui ne l’est pas du tout, c’est la façon de considérer l’enfant. Autres temps, autres moeurs… Qu’en sera-t-il en 2150 ?

Culture mathématique·Je suis fan·Maths pour tous

Ouaaaaaaaaaaah mais pourquoi si loin ???

Un chocolatier de Séoul, Ko Eun Su, a créé des chocolats décorés de formules mathématiques… Et il a associé un petit document explicatif de chacune des formules.

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Voici ce que Ko Eun Su a écrit sur ces chocolats, sur la page Facebook de sa boutique, Piaf artisan chocolatier :

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Ah zut, je ne lis pas le coréen. Et je n’irai très probablement jamais à Séoul… Crotte zut flûte. Mais même si je n’ai pas compris, j’ai bien vu que ses chocolats sont plébiscités !

A l'attaque !·Au collège·Mes projets·Sixième

Progression de sixième : ça donne quoi ?

J’ai repris les programmes officiels de cycle 3 pour voir ce qui est traité ou au moins bien abordé au travers des trois premières séquences que j’ai préparées. C’est à relativiser car par exemple les techniques opératoires seront à aborder différemment une fois les décimaux travaillés. Mais cela me donne une idée assez précise tout de même.

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Programme maths cycle 3

A l'attaque !·Au collège·Mes projets·Sixième

Séquence 3 : pour les 6ème, je suis prête !

Voici la troisième séquence pour la classe de sixième que je découvrirai à la rentrée. Je voulais en préparer trois, et je suis sûre d’aller plus loin que la Toussaint. J’en ai donc fini pour les sixièmes pour le moment.

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Les documents : 6.3La proportionnalité, petite ficheProblème du Kwykdivision et divisibilitéProportionnalité leçon