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Un ruban de Moëbius pour l’APMEP

Suite du travail engagé par notre fiston artiste-métallier, pour la journée rouennaise de l’APMEP en avril : ce matin Owen a profité de la journée portes ouvertes de son lycée pour fabriquer le ruban de Moëbius.

Encore deux oeuvres et le contrat qu’il s’est posé avec ses camarades sera rempli !

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Le référentiel de compétences des enseignants australiens

Franck Ramus, du CNRS et de l’ENS, nous a présenté aujourd’hui, lors des Assises de la formation continue, les travaux du groupe de travail du comité scientifique de l’Éducation Nationale sur la formation des enseignants. En particulier, il nous a présenté une réflexion sur le référentiel de compétence des personnels enseignants.

Selon lui, le référentiel de compétences est listé plus qu’organisé ou hiérarchisé. Il y a une absence de progressivité aussi au niveau de détail. Trop de compétences sont visibles au premier niveau et il est peu mémorisable (et méconnu de la plupart des enseignants par ailleurs).

Franck Ramus nous a présenté le référentiel australien. Et je dois dire qu’il semble très bien fait : il est très clair et lisible.

Chaque compétence est explicitée par niveau de maîtrise : la première colonne est celle d’un enseignant en formation, la dernière est celle d’un enseignant formateur. Cela permet d’affirmer le principe de formation continue au long de la vie, et de progression professionnelle.

Le référentiel est ici, ou en téléchargement là : QCT_AustProfStandards[1]

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Luc Ria et les cocotiers

Hier, Luc Ria est intervenu aux Assises de la formation continue : « Changer de paradigme de formation ? Les conditions du changement ». Comme à chaque fois, son intervention a été claire, efficace, franche. Extraits :

  • La lesson study est un outil dont nous avons intérêt à nous emparer : c’est un dispositif au service du développement professionnel des enseignants, une fois transformée à la française. On prépare ensemble des leçons, on observe un volontaire qui présente la séquence d’enseignement et on fait suivre d’un débriefing avec un ami critique, pour ensuite proposer de nouvelles sessions et construire une mémoire qui conserve une littérature autour de ce type de dispositif.
  • Former efficacement passe par certaines étapes incontournables : il y a la co-description de l’activité, l’explicitation explicite et partagée des intentions de l’observateur et de l’observé, la co estimation de la pertinence de l’action observée, la recherche conjointe d’autres alternatives à tester concrètement.
  • Il est très intéressant d’augmenter la place de l’écoute des élèves, de l’analyse de leur comportement avec eux, sans limiter la co analyse aux adultes.
  • La question à se poser est : qui peut accompagner ce type de pilotage en établissement ? Il faut repérer les logiques de chacun, les décalages de compréhension, les difficultés.
  • Il faut une formation sérieuse de l’équipe, une charte éthique (objectifs, valeurs), des aménagements organisationnels significatifs et une définition d’un plan de formation sur mesure et sur un temps long. Favoriser les rencontres c’est aussi planifier  à l’année pour dégager du temps. Et il faut veiller à la pérennisation des collectifs, qui sont souvent cycliques, fragiles, voire cyclothymiques.
  • Le travail en intercatégorialité est d’une importance fondamentale. Les problèmes de pilotage intercatégoriel sont ceux qui constituent les freins les plus importants.
  • Il faut casser les frontières entre formation initiale et formation continue, pour envisager la formation continue tout au long de la carrière.
  • Demandons-nous toujours, en formation :

« Partageons-nous une même réalité scolaire ? »

et encore :

« Comment être complémentaires et non pas en concurrence ? »

et puis un peu de douceur pour les formateurs :

« Il est important de reconnaître les métiers intermédiaires de la formation, ces personnels qui sont passionnés par la formation, de reconnaître leurs compétences et la valeur ajoutée qu’ils apportent aux enseignants. »

Le passage d’agitation du cocotier :

« Quand je revois des vidéos qui datent d’il y a dix ans, je suis affligé de voir aujourd’hui les mêmes pratiques exactement. Il n’y a que le rétroprojecteur qui change. Il y a aussi de belles choses, évidemment. Mais on traîne. »

et enfin :

« Il faut avoir du courage et voir l’activité ordinaire, pour sortir de sa zone de confort. Il faut construire une autre forme d’accompagnement pour que la prise de risque soit possible. »

 

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Emma et les 31 000 000 000 000 décimales

Un article de la BBC News relate l’histoire de Emma Haruka Iwao :

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Comme nous sommes le jour de π, forcément, c’est le moment d’en parler. Google a attendu cette date pour diffuser l’information.Capture d’écran 2019-03-14 à 22.26.45.png

Emma Haruki Iwao, employée de Google au Japon, a calculé 31 000 milliards de décimales de π, en utilisant les ressources de son entreprise. Fascinée par π depuis qu’elle est enfant, Emma a lancé le calcul, nécessitant 170 To de données, pendant 11 jours et 25 machines virtuelles. Et elle ne compte pas s’arrêter là…

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Aux assises de la formation

Aujourd’hui, monsieur Blanquer est venu aux Assises de la formation. Voici ce que j’ai noté de son intervention :

La formation continue est essentielle. L’ambition doit être très grande : la formation initiale et la formation continue représentent le premier facteur de réussite du système scolaire. Ce n’est pas le seul, mais il est essentiel. Or nous avons un sentiment d’insatisfaction, pour la formation initiale comme sur la formation continue. Nous n’avons pas eu, à un moment donné, la lucidité de tirer un bilan, quitte à ce qu’il soit négatif. Le programme est à la fois simple et ambitieux : c’est doter ce ministère d’une véritable formation continue, pour les professeurs, les cadres, les personnels administratifs et de santé, pour le bien des élèves. Nous partons d’un système moyen pour arriver à un système qui doit devenir ou redevenir excellent. Nous devons éviter d’avoir « des trous dans la raquette ». La tâche est immense. 70% des professeurs n’ont pas eu de formation pendant les cinq dernières années, et parmi eux 65% la jugent de qualité insuffisante. On ne peut se permettre ni l’édulcoration des savoirs, ni le saupoudrage.

L’école de la confiance doit donner confiance aux élèves mais cela passe par la confiance et le bien-être au travail des personnels, ce qui est central.

Nous aurons bien travaillé en matière de formation initiale si les rectorats finissent par avoir confiance dans les institutions de formation initiale pour assurer la formation. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Il nous faut réfléchir à la question du pilotage. Aujourd’hui il relève du PAF. Dedans, plus de 200 items, assez largement méconnu des personnels et il n’est l’objet d’aucun dialogue social. Le vivier de formateur apparaît limité. Il y a une confusion entre formation et information. C’est pourquoi nous allons proposer la création d’un schéma directeur pluriannuel de la formation continue, piloté conjointement par la DGESCO et la DGRH, avec aussi l’IG, qui définira sur 3 à 5 ans les priorités stratégiques du ministère et a ventilation des contenus de formation, entre formation institutionnelle (il en faut), formation continue de métier et formation continue destinée à l’évolution professionnelle. Il y aura donc un PAF national à destination des cadres et un PAF académique destiné notamment aux professeurs. Canopé s’affirme comme opérateur de la formation. La formation en présentiel pourrait s’appuyer sur les universités, donc les espe, et en parallèle il y a les formations en établissement. Le développement de la gestion de ressources humaines de proximité doit s’accompagner d’un développement de la formation continue de proximité. Le chef d’établissement doit être un responsable de la formation continue de ses personnels.

Un exemple de formation vertueuse : celle de la stratégie mathématique. Ce modèle peut nous inspirer. Les objectifs sont clairs : passer d’une formation courte et peu dense à une offre concentrée, longue et profonde, en incitant les coopérations entre pairs. Nous devons abandonner la recherche de solutions miracles pour aller plutôt vers les innovations qui vont permettre des évolutions, en faisant le pont avec l’enseignement supérieur. Le point central, c’est la circonscription ou l’établissement. Exemple de la formation des RMC, dispositif tout à fait inédit.

Il y aura des moyens supplémentaires pour la formation, qui est une très grande priorité.

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