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Au printemps, on jardine

Il faut aller ici. C’est mathématique, c’est normand, c’est joli, c’est rigolo, c’est super chouette.

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Vous allez vous retrouver là :

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Et vous allez suivre les consignes. Sauf si vous n’avez pas envie, mais alors il ne se passera rien. C’est dommage.

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Et voilà !

Vendredi, je montre ça à mes quatrièmes et je leur demande de m’expliquer comment c’est fait, le rapport avec Pythagore et tout.

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Priorités et bonnes idées

Ce matin, en sixième, nous avons terminé d’étudier les priorités de calcul. Pour clore ce bout de séquence, nous avons visionné cette vidéo :

Elle est vraiment top, pour faire un rapide bilan des priorités de calcul. En plus, ce qui est super, c’est de voir le taux de personnes répondant correctement : mes élèves se sont tout de suite demandé pourquoi tel calcul avait tel score, pourquoi ce classement de difficulté, ce que les personnes qui se sont trompées avaient bien pu répondre. C’était très chouette.

Mais ils sont allés plus loin : au calcul 4+4×4, la majorité des élèves m’a expliqué :

« On effectue d’abord 4×4 parce que c’est prioritaire, ça fait 16, et on ajoute 4, ça donne 20 ».

Mais un élève voyait les choses autrement :

Moi je me dis des 4, dans 4×4, il y en a déjà 4. Si je dois faire 4+4×4, ça me fait un 4 de plus, donc cinq « 4 », et je fais juste 5×4″.

Pas mal, non? On peut se dire qu’il a « juste » compris la multiplication, mais déjà ce n’est pas simple, et on peut aussi envisager sa démarche sous l’angle de la distributivité et de la factorisation.

Ce qui est encore plus chouette, c’est que ses camarades ont voulu comprendre. Il a fallu y passer un peu de temps, mais ça leur a plu. Et lorsque le calcul 4×4–4 est apparu, un autre élève s’est exclamé :

On peut faire pareil que L. : des 4 il y en a quatre, mais on en enlève un, donc ça ne fait plus que trois 4, et 3×4 ça donne 12.

Voilà une séance comme j’aime : tout ça prend du sens, les jeunes se posent des questions, veulent comprendre, s’écoutent et sont prêts à réutiliser ce qu’ils viennent de comprendre.

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Trapèzes babyloniens

Sur le site RTS, des problèmes mensuels sont proposés. Celui du mois d’avril, encore en ligne, est bien joli :

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J’ai une faiblesse pour les problèmes babyloniens… Et je pourrais expliquer ce problème à mes élèves de sixième, car nous avons étudié la numération babylonienne et les aires. Il peuvent donc comprendre de quoi il retourne… Et les connaissant, quelques-uns ne pourront pas résister à y réfléchir ! Je me demande quelles questions ceux-là se poseront…

Allez, je tente !

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Anouk, Jean-Philippe, Alexis, l’émotion de la classe

Sur France Culture, le 5 mai dernier, le thème de l’émission « Etre et savoir » s’intitulait « L’école, quelle histoire ! Scènes de la vie scolaire ». La question centrale était : comment fonctionne la transmission des savoirs – en quoi la relation humaine entre l’élève et le professeur compte pour les apprentissages ?

Les invités de l’émission étaient :

  • Anouk F., professeur des écoles, créatrice du blog Merci Maitressechroniques scolaires (presque) ordinaires et auteur de Merci Maitresse!,
  • Jean-Philippe Blondel, écrivain et professeur d’anglais dans un lycée de Troyes, auteur notamment de G229, qui est le numéro de sa salle,
  • Alexis Potschke, professeur de Lettres dans un collège de la banlieue parisienne et auteur de Rappeler les enfants.

Inviter trois enseignants en poste, repérés pour leurs ouvrages, et exerçant dans des niveaux différents, voilà qui est intéressant.

Une des questions a tourné autour de l’écrit des enseignants, hors classe, au sujet de leur métier : Anouk F explique qu’elle utilise son blog comme exutoire (quand on en a gros sur le coeur ; il n’est pas question de colère), comme transition, comme moyen de partager et communiquer, de faire du lien aussi. Elle a commencé son blog pour elle, et l’a continué aussi pour les autres. Elle est enseignante en seconde carrière et explique comme la vision du métier d’enseignant est différente de la réalité de l’établissement, de la classe.

Jean-Philippe Blondel, lui, parle de « la sensation de vie » de l’établissement scolaire, pas toujours perçu de l’extérieur. Il explique avoir écrit pour lutter contre l’image médiatique simplificatrice et souvent négative liée à l’école.

Alexis Potschke dit qu’ « on vit des choses assez fortes et il faut qu’on puisse les exprimer, sinon ça gangrène l’esprit. », ce qui est violent mais c’est vrai que longtemps je me suis laissée envahir aussi. Alexis Potschke écrit pour faire entendre la parole d’élèves, aussi.

Ces trois enseignants ont chacun des paroles absolument fondamentales. Ils ont choisi ce métier, ils vont bien, ils ont envie de changer les choses. Ils parlent des élèves, avant tout, de l’humanité de notre métier, sans complaisance ni démagogie mais en étant constructif, avec un amour manifeste du métier. Comme le dit Louise Tourret, ils parlent de l’émotion de la classe.

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Géométrie in progress

Énième jour de prise de chou intensive sur le thème de la géométrie en élémentaire, pour préparer une formation que j’aimerai dans une autre académie. Mes collègues formateurs m’ayant envoyé leurs plans, leurs ressources, voire pour certains leurs contenus, j’ai pu cogiter sur des bases hyper riches et solides.

Je m’étais dit boooon, c’est dimanche, vas-y mollo cocotte, tu es relativement à jour GFVW2453.jpg(traduisez : tu es débordée de façon raisonnable), alors tu réfléchis et tu jettes un plan plus ou moins définitif mais global, et on verra dans la semaine et le week-end prochain, ça te laissera le temps de réfléchir encore. Et puis paf, je suis littéralement tombée dedans. Pourquoi tel collègue insiste sur ce point et tel autre non, ou pourquoi celui-ci fait-il ce choix-ci et celui-là ce choix-là, etc. Passionnant. Absolument passionnant. J’ai hyper avancé, pratiquement bouclé le premier module (il y en a deux), et je sais ce que je mets dans le deuxième. En plus, j’ai compris des tas de choses que je n’avais pas comprises, en particulier quant à la progressivité en géométrie au cycle 2, quant aux choix très très variés des manuels. J’ai pu réinvestir les cours que j’avais reçus de Catherine Houdement, utiliser les super travaux d’Édith Petitfour qui vient dans ma classe depuis plusieurs années… Alors j’y ai passé mon dimanche, mais je me suis éclatée.

C’est vraiment ça qui est super quand on est formateur : on apprend encore plus. On n’a pas le choix : on doit comprendre pour expliquer, on doit éclairer toutes les zones d’ombre pour pouvoir expliciter, on doit se cultiver pour être le plus réactif possible.

J’adore.

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Anamorphoses urbaines

David Zinn est un artiste qui crée des dessins de rue temporaires, à la craie, au fusain, à partir de la configuration de l’environnement : un tuyau, une brique manquante, une craquelure dans le trottoir et hop, son imagination et son talent graphique font le reste. C’est tout à fait remarquable.

David Zinn s’appuie sur l’ « anamorphose paréidolique » ou « anamorphose paréidolaire » : il combine les principes mathématiques des anamorphoses et de la paréidolie, qui est un  phénomène psychologique amenant à reconnaître des formes, des personnes, des animaux dans l’environnement usuel. Le grand classique de la paréidolie, c’est le fait de reconnaître des formes dans les nuages. Là, David Zinn nous aide bien : ses dessins sont si bien réalisés et font appel à un imaginaire tel qu’il faudrait vraiment résister pour ne pas voir ce qu’il induit…