A l'attaque !·Chez moi·Cycle 3·Mes projets·Sixième

Sixième : c’est prêt !

Voilà, j’ai fini pour le niveau sixième.

Enfin,jusqu’à ce que je découvre encore de super ressources parmi ce que vous m’avez envoyé.

Et puis jusqu’à ce que je change d’avis.

Mais bon, j’ai une bonne trame : les activités, les supports, les leçons. Les évaluations et la majeure partie des exercices, en revanche, je verra ça en direct, car cela dépend beaucoup des élèves.

J’ai mis la Dropbox à jour.

A l'attaque !·Cycle 3·Mes projets·Sixième

Y fait trop chaud pour faire autre chose que travailler

L’année scolaire 2017-2018 est (presque) morte, vive l’année scolaire 2018-2019 ! Pour fêter ça, et parce que mon mari bosse non-stop sur ses contenus, fait des super projets des me donne envie d’en faire autant, je me suis attelée à ma programmation de l’année prochaine. Toujours sur le même principe : des compétences, de l’explicitation, du collaboratif, pas de chapitre, mais des thèmes qui éclaboussent toujours plusieurs domaines du programme, des activités diverses et variées dans les modalités, de l’histoire, de l’art, du concret, de la manip, de la recherche, de l’expérimentation… Mais avec tout de même quelques nouveautés :

  • LA nouveauté absolument renversante : je suis assez contente d’une grande partie de mes contenus de cette année et je vais en conserver beaucoup pour l’année prochaine. Et ça, c’est assez dingue.
  • En fin de séquence, une ou deux séances seront dévolues à travailler une activité au choix parmi un panel, qui permet de clore le thème étudié.
  • Comme je peux m’appuyer sur l’année dernière, je peux aussi m’aider de mon cahier de textes, ce qui me permet de faire une programmation assez précise par périodes.

Voilà, la première période est prête, avec tous les documents bien rangés dans des dossiers hiérarchisés, tout comme j’aime.

Ah tiens non, j’ai une idée en plus pour la séquence 1…. Flûte, chouette.

Calcul mental·Chez moi·Maths par les jeux·Sixième

Je ne suis pas encore au bout du Rullo

Ma fille m’a montré un jeu sur téléphone auquel elle joue en ce moment (et du coup moi aussi) : Rullo. J’aime bien, parce que c’est court, que cela fait calculer, et que je trouve qu’on peut raisonner, de façons diverses d’ailleurs.

D’abord, on choisit la taille de sa grille. Dans mon exemple, il s’agit d’une matrice (6 ; 6). On a alors devant soi ladite grille, avec des totaux à atteindre en ligne et en colonne. On peut désélectionner les nombres de son choix de façon à atteindre la somme visée. En appuyant sur une des sommes, on voit apparaître le total provisoire. On peut aussi verrouiller des cellules, des lignes ou des colonnes.

C’est tout simple. On peut corser le niveau par le choix des nombres engagés : les termes des sommes peuvent varier entre 1 et 9, comme dans l’exemple présenté, ou entre 1 et 19, ou encore entre 2 et 4.

Ma fille et moi avons choisi des stratégies similaires : nous comparons la somme ponctuelle et la somme visée, et nous cherchons quels nombres permettent, dans la ligne ou la colonne, d’atteindre cette différence. Ma fille fait le tour de tous les nombres visés, en ne formulant jamais aucune conjecture et en verrouillant ce dont elle est sûre. Pour ma part, je joue avec plus d’impatience, en formulant des conjectures et sans rien verrouiller, sauf si je suis en difficulté ou que la partie dure trop longtemps.

Je pense qu’il y a quelque chose à construire avec des élèves. J’ai une idée d’activité autour de ce jeu, en cycles 2 et 3, pour réactiver du calcul mental, introduire du vocabulaire et parler arithmétique. Je vais y réfléchir.

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Par le pouvoir du calcul littéral

Ce matin, dernière manche d’un rallye maths local. Mes élèves de sixième planchent bien plus tranquillement qu’en début d’année, et il n’est même plus besoin d’un coordonnateur : ils communiquent entre eux naturellement, et les groupes se font, se défont, se modifient au gré des besoins. Mais surtout, trois groupes s’associent pour chercher le dernier problème qui leur résiste : un classique, dans lequel il faut réfléchir à des pots de confiture. Ils discutent et essaient de s’expliquer les uns aux autres leur démarche ; mais personne ne se comprend. Pourtant, ils disent tous la même chose, mais pas de la même façon. Au moins, ils ne s’énervent pas ni ne s’impatiente, et ils reformulent. Mais c’est si compliqué avec des mots, qu’eux-mêmes s’y perdent ! Alors une des élèves impliquée dans cette discussion s’illumine d’un coup, et elle écrit ceci :

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Elle vient de s’inventer le calcul littéral, et est en train de s’engager vers un système de trois équations à trois inconnues. Elle modélise la situation, et la présente à ses camarades, qui alors sont tous d’accord : ils ont trouvé un langage commun, un langage mathématique qui leur est venu naturellement.

C’était vraiment beau à regarder, cette démarche collective. Et en plus, c’est ce qui leur a permis de résoudre le problème, avec succès.

Au collège·Chez les élèves·Sixième

C’est comment le collège ?

Voici la fin de l’analyse du questionnaire de fin d’année que j’ai proposé à mes élèves de sixième. Demain je m’attaquerai à celui de cinquième.

Pour chaque question, les élèves pouvaient répondre ce qu’ils voulaient, mais n’avaient pas de propositions.

Réponses à « Qu’as-tu appris de plus important pour toi cette année au collège ? »

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Réponses à « Qu’as-tu appris de plus important pour toi cette année en maths ? »

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Réponses à « Qu’as-tu trouvé super au collège ? »

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Réponses à « Que n’as-tu pas aimé cette année au collège ? »

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Les élèves ont davantage répondu aux questions « positives » (qu’as-tu aimé…) qu’à la dernière question. Ce qui ressort vraiment clairement ce leurs réponses, c’est qu’ils sont heureux d’apprendre : ils n’aiment pas ne pas « avancer », plébiscitent les disciplines nouvelles comme l’anglais (beaucoup de mes élèves n’en ont pas fait en CM1-CM2, pour des raisons particulières), la physique-chimie, la musique (je sais qu’il faisaient déjà de l’éducation musicale, mais là ils ont une salle équipée de multiples instruments), les « nouvelles choses », π et la démarche déductive en maths. Ils aiment commencer tard, finir tôt, que les profs soient absents ; normal. Ils aiment changer de cours chaque heure, et bien sûr le collège est un endroit privilégié du développement de leur vie sociale, même si un élève n’aime pas la récréation.

Dans leurs réponses, il y a quelques perles : ne pas se soucier du regard des autres, travailler en équipe, apprendre à raisonner, grandir, prendre conscience de ses compétences… π remporte un franc succès, mais nous venions tout juste de le découvrir. Je pense qu’il faut donc relativiser. Cela dit, mes élèves avaient hâte que nous étudiions π.

Activité rigolote·Au collège·Chez les élèves·Evaluer·Maths pour tous·Sixième

Questionnaire de satisfaction (3) : les activités qui ont plu

Avant-dernier volet du bilan dèmes élèves de sixième : quelles activités as-tu préférées ? J’avais donné les choix entre 9 activités parmi celles que nous avons traitées cette année, et les élèves ont voulu rajouter les pavages. J’avais demandé qu’ils en choisissent deux, mais ils ont négocié en prétendant cela impossible. Ils en ont donc conservé trois, parfois quatre.

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Selon moi, l’activité championne, c’est l’activité des fractions avec des légos, et la deuxième curvica. Total, ce sont les deux les moins citées. Peut-être parce que l’objectif pédagogique est trop évident, ou parce que le contenu est difficile en termes d’apprentissage : l’activité légos (ici et ) vise à faire comprendre que deux septièmes, c’est le nombre qui, multiplié par sept, donne deux unités, et ça, ce n’est vraiment pas facile en sixième, ni à comprendre pour les élèves, ni à faire comprendre pour l’enseignant. Pour Curvica (), c’est un peu similaire : abordée en début d’année, cette activité vise à comprendre les liens indirects entre forme, périmètre et aire, et à distinguer mentalement les concepts. Pas fantoche non plus au sortir de l’école élémentaire.

Pour mes élèves, les activités championnes sont les rallyes (nous avons fait le rallye IREM, les rallyes Maths’n Caux, des rallyes CM2-6ème, le concours Castor-Algorea) et les tournois de calcul mental, sur tablettes. Je m’attendais bien sûr aux rallyes : ils ont vraiment bien marché et comme la classe s’est fédérée progressivement, ces moments leur ont permis de vivre des maths, mais pas seulement ; il y avait beaucoup d’humain, dans ces moments-là. Je suis agréablement surprise par le succès des défis calcul (ici, par exemple), qui m’ont permis de leur faire faire des centaines de calculs mentalement, et que l’aspect stressant de la compétition et du temps limité n’ont pas déprécié.

Ensuite, on peut constater que les élèves de sixième (les miens, en tout cas) aiment réaliser des constructions géométriques : les pavages, les anges. Quant aux autres activités, ce sont les dernières traitées qui sont en tête : la découverte de π, tant attendue, la mesure de la plage de Dieppe (je ne pensais pas qu’elle remporterait tant de suffrages), et le plombier (qui date du premier trimestre, et si j’avais fait référence au permis rapporteur sans doute davantage d’élèves se seraient souvenus) aurait mérité mieux, d’autant que nous nous étions bien amusés, ainsi que le bistrot (au mois de septembre), qui avait bien plu en direct.

Parmi ces activités, je n’en vois aucune à écarter : toutes ont des objectifs pédagogiques clairs pour moi, et toutes ont été sympa à mener, car elles ont éveillé les curiosités, fait émerger des questions et mis en activité mes petits élèves.