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Contre la suppression de la technologie en sixième

Voici un communiqué des enseignants de technologie, via leurs associations (Assetec, UPSTI, Pagestec et l’AEET), qui réagit à la suppression de la technologie en classe de sixième :

S’agit-il de détruire toute ambition d’innovation technologique en France ?

Nous sommes contre cette suppression qui traduit une méconnaissance totale des enjeux du 21ème siècle. En effet, pour réussir la transition énergétique qui s’impose dans la lutte contre le réchauffement climatique et entamer sa réindustrialisation, la France a plus que jamais, besoin d’une jeunesse ouverte aux Sciences et à la Technologie, c’est ainsi qu’elle suscitera des vocations, et formera ainsi les ingénieures et ingénieurs, techniciennes et techniciens, ouvrières et ouvriers, dont elle a besoin.

Nous soulignons l’hypocrisie du discours qui consiste à dire que supprimer l’enseignement technologique permettra de renforcer les fondamentaux. Cet enseignement, par son essence, les renforce et les développe, via des projets innovants, mêlant la maîtrise de la langue, l’usage des Mathématiques et  l’application des lois de la Physique et de la Chimie. Nos méthodes d’apprentissage, propres aux disciplines expérimentales, développent l’esprit critique, stimulent la créativité et contribuent à la lutte contre le décrochage scolaire…

Nous demandons le maintien d’un enseignement technologique de l’Ecole primaire à la Terminale, sans interruption, renforcé par des dotations en matériels et par un accueil en groupes de Laboratoire, afin d’offrir aux élèves, un enseignement cohérent, qui favorisera l’émergence de citoyens créatifs et innovants avec un réel bagage scientifique et technique, aptes à construire le monde de demain et même d’après-demain.

Votre métier, Monsieur le Ministre, consiste à protéger et à développer notre système éducatif qui est notre maison commune ; faire en sorte que les fondations en soient solides est vital mais certainement pas en sacrifiant les murs porteurs.

Une pétition est en ligne ici.

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L’école du futur antérieur, en pire

Alors je résume :

  • pour apprendre l’orthographe il faut faire des dictées (par contre, l’enseigner, l’orthographe, ce n’est pas dit) ;
  • le retour de l’uniforme c’est youhou (sachant qu’en principe pour un retour il faut qu’il y ait déjà un un tour, et là non) ;
  • il ne faut pas donner de documents à compléter, parce qu’écrire des leçons c’est hyper important (mais les comprendre, c’est pas dit, et s’adapter aux élèves à besoins particuliers, n’en parlons pas) ;
  • la techno, ça ne sert à rien, et puis y a pas d’profs, allez on enlève en sixième (je n’ai même pas les mots).

Voilà. Bon weekend.

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Pour Mariam et ses filles

Trois jeunes filles qui habitent dans ma commune ont fui le Tchad avec leur maman qui voulait leur éviter d’être excisées, comme elle l’a été, de même que sa fille aînée, restée au Tchad et mariée à un cousin de la famille. Elles sont aujourd’hui sous le coup d’une OQTF, une obligation de quitter le territoire français. Ces jeunes filles, scolarisées à Maromme, ont été hier parrainées par les maires et adjoints des communes de Maromme et de de Notre Dame de Bondeville, pour les aider, ainsi que leur mère, à rester sur le territoire français.

Une pétition a été lancée pour soutenir cette famille : le lien pour la pétition est ici.

Une action est également prévue devant la préfecture, à Rouen, le 11 janvier prochain à 15h.

Ici, une vidéo qui parle du combat de Mariam, la maman des trois filles pour lesquelles elle se bat.

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1/3, qu’est-ce que c’est ?

C’est un nombre, tel que

D’ailleurs, quand le copain de monsieur le ministre des solidarités souffle, c’est ça qu’il dit, c’est bien. Et donc en effet, 1/3 et 3, ce n’est pas pareil, non non non. En fait, 3 c’est 9 fois plus que 1/3. Mais on va peut-être attendre pour expliquer cela à monsieur le ministre des solidarités, parce que c’est clairement prématuré.

Et puis sinon, quand on a une éval, avant c’est mieux de réviser.

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Le grand oral de Bruno

Hé bin c’est pas gagné. Merci Yvan, j’ai bien ri !

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Comment s’habiller quand on est enseignant ??? PARDON ???

Cet article est un scandale. Un mélange de sexisme et de pensée totalement périmée. J’y ai lu, médusée, que je ne correspond pas du tout au look « prof » : un prof met des jupes au genou et évite les talons hauts, ou les chaussures ouvertes. Car il est important, figurez-vous, de choisir « des vêtements qui vous donnent un aspect professionnel et accessible à vos élèves. » et des « accessoires élégants ».

En tant qu’enseignant(e), vous n’avez peut-être ni le temps ni l’argent pour nettoyer à sec ou laver le linge à la main.

Bah non, c’est vrai en même temps : nous trimons comme des oufs en étant sous-payés.

C’est difficile de lire un article aussi stupide et sexiste sans vomir. Pour qui prend-on nos élèves, et pour quoi prend-on les femmes ???

Le chemisier à manches longues ne doit pas être décolleté ou ne doit pas trop exposer votre corps.

Ah tiens, j’ai encore tout faux avec la fin de l’article :

Amusée par ma surprise outrée ma fille m’a trouvé d’autres délicieux articles du même acabit. C’est monnaie assez courante, en fait, en langue anglaise. Cela donne ce genre de lecture, que j’ai citée plus haut, mise en valeur par une traduction mal fichue.

https://www.drlorifriesen.com/blog/how-to-dress-as-a-teacher

Ce dernier extrait m’interroge aussi sur le rapport aux enseignants à leur corps en contexte professionnel. Ou bien à celui des femmes en général, et à l’hypersexualisation. Ce n’est pas signe d’une société qui va bien, et c’est aussi un signe de l’aliénation de la femme (mais ma fille me dit, et elle a sans doute raison, que dans une mesure différente les hommes aussi sont affectés).

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Les ministres passent et nous on s’enfonce

J’avoue avoir un peu cru que les choses seraient différentes avec ce ministre. Mais non : absence de réflexion profonde, conservatisme, refus de l’écoute, désintérêt pour les élèves, mépris (voire insultes, là) envers les enseignants, seul le ton est différent. Je vais donc continuer de tout donner pour mes élèves, sans le soutien de mon ministère (qui ne m’augmentera pas puisque je suis un vieux prof qui n’en vaut pas la peine et peut assumer sa baisse de pouvoir d’achat de 20%, voire plus), sans même sa considération. Je m’en vais continuer de me former hors temps scolaire, d’acheter sur mes deniers du matériel pédagogique qui améliore la réussite des élèves, de dépenser mes sous pour les ouvrages de didactique que je lis sur mon temps libre, préparer ma valise pour améliorer mes gestes péda grâce à l’APMEP pendant les vacances de la Toussaint, m’inscrire à l’ICME15 pour le mois de juillet, tout en prenant des tomates dans la figure par mon employeur.

C’est scandaleux de nous traiter ainsi, et de traiter avec tant de désinvolture des générations d’élèves.

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Maths à l’école et PIB

Un article du site Atlantico se présente ainsi :

Dans cet entretien avec pierre Bentata (chercheur associé à l’Institut économique Molinari, économiste, essayiste et conférencier, mais l’article ne dit pas pourquoi c’est lui qui est interviewé ici), le constat est une nouvelle fois posé du désastre actuel du point de vue du niveau et de la culture mathématiques. Pierre Bentata incrimine « la copie trop rapide d’un système qui fonctionne aux Etats-Unis ». Je me demande ce que signifie « qui fonctionne », dans cette phrase.

L’argent est mal alloué, on en met trop sur le secondaire et pas assez sur le primaire ; les professeurs ne sont pas assez autonomes, pas assez mis en compétition. Chaque fois qu’un ministre entre en poste, il essaie de faire changer les choses mais il se confronte au mammouth et à la menace de la grève générale. Mais il est vrai que c’est aussi peut être un moyen de gérer la pénurie.

Ah oui, je ne suis pas assez autonome et je gagnerais à être mise en compétition ? Je ne crois pas, non, mais merci pour le jugement et le conseil. Quant au mammouth, il va falloir changer de disque : c’est une référence vraiment éculée. La menace de grève générale ? J’ignore qui elle effraie aujourd’hui : entre la précarisation et la paupérisation d’une partie des personnels enseignants et l’abandon de beaucoup d’autres face aux maltraitantes professionnelles infligées par les ministères et parfois les rectorats, la profession est laminée. Pierre Bentata reconnait que les enseignants « ne sont plus bien payés, ni ne bénéficient de la reconnaissance sociale qui existait auparavant ». L’article se termine sur le danger pour l’économie que représente la baisse du niveau en mathématiques, particulièrement en lien avec le numérique.

Vous aurez compris que je ne suis pas en accord avec tous les constats et les avis de monsieur Bentata. Nous nous rejoignons cependant sur la déploration des savoirs et des compétences mathématiques de la population actuelle et à venir. Mais comme chaque gouvernement obéit avant tout à ce qu’il identifie comme des urgences immédiates et déploie des efforts vains à « traiter » des symptômes sans se préoccuper des causes, on n’est pas sortis du sable et c’est vraiment, vraiment inquiétant pour la société de demain. Demain-demain, pas seulement demain-dans-dix-ans.

Source : les Echos / SMF

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Au collège du Val de Vire

Au collège de Val de Vire, le mois de septembre est éprouvant : c’est une équipe de profs qui est en colère et qui pleure… Une semaine après la rentrée est annoncée la fermeture de notre collège pour la fin de l’année. Comme ça, paf. Collègues, élèves et familles se prennent la nouvelle d’un coup, en pleine poire. Les équipes de ce petit collèges savaient qu’une fermeture était sans doute inévitable, vu les effectifs (les prévisions de la démographie prévoient qu’en 2028 il reste 165 élèves), mais avaient lancé leurs projets : 2 028, c’est encore un peu loin. Les enseignants ont interpelé madame Borne, qui vient de cette région, sans réponse jusqu’ici. Le ministre de l’éducation nationale n’est pas non plus venu jusqu’à eux. Dans le Calvados, cet établissement serait le 7eme collège à fermer en 14 ans… Comme le dit une collègue : « Belle moyenne mais triste pour nos petits collèges à taille humaine ». 

Une pétition a été créée, ici. Et là, vous trouverez une page Facebook dédiée.

Les collègues sont conscients que si les effectifs chutent vraiment jusqu’à ce qui est prévu, il faudra fermer. Mais pourquoi si vite, sans concertation, en l’annonçant ainsi (les réseaux sociaux ont fait l’annonce avant le réseau officiel) ? C’est brutal et violent. Les élèves sont anxieux, la suite mal définie, et des collègues de toutes anciennetés s’interrogent : continuer ? Partir ? A force d’être mal traités, ils sont fatigués.

Si vous avez envie d’aider ces collègues, la pétition est là !