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Géométrie et pamplemousse

Voilà. Retour dans le train, après deux jours de formation RMC à Lyon. Encore une fois ce fut une expérience unique, riche, et encore une fois j’ai appris et je repars en ayant agrandi mon univers. Encore une fois j’ai fait de magnifiques rencontres. C’est vraiment ce qui est incroyable avec les formations : cela a beau être « encore une fois », c’est toujours différent.

Que retenir en priorité ? Les sourires des collègues stagiaires, joyeusement en activité et engagés pour la réussite des élèves et le développement professionnel des élèves. La gentillesse de notre hôte IPR à l’impeccable organisation, qui nous a chouchoutés et a su nous mettre à l’aise. La disponibilité de Josette, à l’ESPE. Les tartes aux pralines, dont j’ai fait une petite étude comparative, avec un grand soin. Les collègues formateurs, avec qui nous avons papoté et ri mathématiques, didactique… Sous un orage dantesque ! Le contenu de ma formation, qui m’a paru adapté, dont je suis globalement contente. Les bilans des collègues, franchement positifs, et leurs commentaires par-ci, par-là, qui me donnent le sentiment de contribuer à un collectif, d’avoir pu me rendre utile. Le pamplemousse que j’ai découpé pour illustrer un triangle géodésique à trois angles droits. La gentillesse de Christophe, qui m’a guidée jusqu’à la gare. La chance qui m’a été donnée par la DGESCO de changer de thème, d’étendre mon champ de formation, enfin de former dans le domaine disciplinaire. Les super conseils de Miguel, aussi, qui m’a guidée sans rien imposer.

Et puis il y a Stéphane. Stéphane, c’est un enseignant et formateur qui, hier, m’a offert des cadeaux « pour me remercier de ce que je donne par le blog ». Alors là, il m’a scotchée, et même émue, le monsieur du Nord. Comme l’a dit Lalina, collègue formatrice : « bah dis donc tu nous l’as retournée, elle ne dit plus rien ! » J’y reviendrai, car j’ai au moins cinq ou six articles à faire avec ce qu’il m’a apporté.

Et puis la priorité là, tout de suite, c’est d’aller retrouver ma famille, ma tribu, que depuis bientôt un mois je vois si peu, qui me laisse sillonner la France pour mon idéal à moi, changer le monde, à petite échelle, certes, mais c’est quand même un bout du monde et il faut bien commencer quelque part. Ils sont bien patients… Cette fois je ramène des brioches aux pralines. C’était leur commande. Je reste deux jours et je repars à Paris. Après, promis, je me pose : ce sont les vacances…

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RMC, formation 2.2.7

  • 2 pour la vague 2 ;
  • 2 pour mon deuxième thème présenté (je passe de l’accompagnement à la géométrie, pour cette fois) ;
  • 7 comme la septième version de ma préparation.

J’ai tout bien rangé dans mon cartable : mon puzzle, les polydrons, la corde à treize noeuds, de la ficelle, les conditions nécessaires et suffisantes du parallélogramme, des solides en bois, des cubes logiques, des équerres… Et ça c’est juste pour aujourd’hui.

J’ai hâte de voir si elle est bien calibrée, cette formation.

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Accueillir tous les enfants l’école

L’académie de Besançon propose ici un dossier qui réunit des ressources pour l’accueil des élèves allophones en maternelle. C’est une pépite. Je ne peux pas lister ici la variété et l’utilité des contenus, mais je peux en donner quelques exemples : on trouvera des livrets d’accueil en une douzaine de langues, parfois assortis d’une version audio, des liens vers le site de l’Onisep qui propose des vidéos expliquant le fonctionnement le l’école primaire, là aussi dans différentes langues, un vade-mecum court et efficace pour l’accueil des familles, issu de l’académie de Paris, des activités de classe, des traductions de mots d’information, des ressources pour approfondir nos connaissances. Autrement dit il y en a pour tous les objectifs et pour beaucoup de cas concrets. C’est un beau travail, utile et très fonctionnel : le site est organisé de façon limpide.

Je vais explorer tout le site pour en dégager des outils qui me serviront au collège : j’ai des idées de transpositions intéressantes pour moi. Et je vais pouvoir me cultiver, grâce à ces ressources.

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Addiction

Je passe huit heures par jour à faire des maths, ces jours-ci. De façon très intensive. Sans compter le temps autour où on parle de maths en dehors des heures de travail. Hé bien l’effet que ça a sur moi, c’est que j’ai envie d’en faire encore plus. Je couvre mes cahiers d’idées de questions à me poser pour aller plus loin.

Le plaisir des maths c’est un truc de dingue.

(J’entends ceux parmi vous qui se disent que cette phrase est à prendre au sens littéral. Pourtant je suis vraiment saine d’esprit. Si si.)

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Dernier jour à l’école (1)

Aujourd’hui et demain, je rends une dernière visite aux équipes que j’ai suivies pendant cette année scolaire. Je ne sais pas si l’année prochaine j’aurai toujours cette possibilité, et c’est avec un petit pincement au coeur que je parcours ces magnifiques couloirs. Mais je vais surtout emporter avec moi tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai partagé, les mots et les regards d’enfants, la sensation d’avoir servi à quelque chose.

J’ai donc décidé de rendre un petit hommage admiratif au travail de mes collègues : rien de tel que de parcourir des espaces communs pour comprendre comme c’est un lieu d’apprentissage, de vie et de transmission. Car tout ce qui est affiché et suspendu correspond à un projet pédagogique.

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Anouk, Jean-Philippe, Alexis, l’émotion de la classe

Sur France Culture, le 5 mai dernier, le thème de l’émission « Etre et savoir » s’intitulait « L’école, quelle histoire ! Scènes de la vie scolaire ». La question centrale était : comment fonctionne la transmission des savoirs – en quoi la relation humaine entre l’élève et le professeur compte pour les apprentissages ?

Les invités de l’émission étaient :

  • Anouk F., professeur des écoles, créatrice du blog Merci Maitressechroniques scolaires (presque) ordinaires et auteur de Merci Maitresse!,
  • Jean-Philippe Blondel, écrivain et professeur d’anglais dans un lycée de Troyes, auteur notamment de G229, qui est le numéro de sa salle,
  • Alexis Potschke, professeur de Lettres dans un collège de la banlieue parisienne et auteur de Rappeler les enfants.

Inviter trois enseignants en poste, repérés pour leurs ouvrages, et exerçant dans des niveaux différents, voilà qui est intéressant.

Une des questions a tourné autour de l’écrit des enseignants, hors classe, au sujet de leur métier : Anouk F explique qu’elle utilise son blog comme exutoire (quand on en a gros sur le coeur ; il n’est pas question de colère), comme transition, comme moyen de partager et communiquer, de faire du lien aussi. Elle a commencé son blog pour elle, et l’a continué aussi pour les autres. Elle est enseignante en seconde carrière et explique comme la vision du métier d’enseignant est différente de la réalité de l’établissement, de la classe.

Jean-Philippe Blondel, lui, parle de « la sensation de vie » de l’établissement scolaire, pas toujours perçu de l’extérieur. Il explique avoir écrit pour lutter contre l’image médiatique simplificatrice et souvent négative liée à l’école.

Alexis Potschke dit qu’ « on vit des choses assez fortes et il faut qu’on puisse les exprimer, sinon ça gangrène l’esprit. », ce qui est violent mais c’est vrai que longtemps je me suis laissée envahir aussi. Alexis Potschke écrit pour faire entendre la parole d’élèves, aussi.

Ces trois enseignants ont chacun des paroles absolument fondamentales. Ils ont choisi ce métier, ils vont bien, ils ont envie de changer les choses. Ils parlent des élèves, avant tout, de l’humanité de notre métier, sans complaisance ni démagogie mais en étant constructif, avec un amour manifeste du métier. Comme le dit Louise Tourret, ils parlent de l’émotion de la classe.

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Géométrie in progress

Énième jour de prise de chou intensive sur le thème de la géométrie en élémentaire, pour préparer une formation que j’aimerai dans une autre académie. Mes collègues formateurs m’ayant envoyé leurs plans, leurs ressources, voire pour certains leurs contenus, j’ai pu cogiter sur des bases hyper riches et solides.

Je m’étais dit boooon, c’est dimanche, vas-y mollo cocotte, tu es relativement à jour GFVW2453.jpg(traduisez : tu es débordée de façon raisonnable), alors tu réfléchis et tu jettes un plan plus ou moins définitif mais global, et on verra dans la semaine et le week-end prochain, ça te laissera le temps de réfléchir encore. Et puis paf, je suis littéralement tombée dedans. Pourquoi tel collègue insiste sur ce point et tel autre non, ou pourquoi celui-ci fait-il ce choix-ci et celui-là ce choix-là, etc. Passionnant. Absolument passionnant. J’ai hyper avancé, pratiquement bouclé le premier module (il y en a deux), et je sais ce que je mets dans le deuxième. En plus, j’ai compris des tas de choses que je n’avais pas comprises, en particulier quant à la progressivité en géométrie au cycle 2, quant aux choix très très variés des manuels. J’ai pu réinvestir les cours que j’avais reçus de Catherine Houdement, utiliser les super travaux d’Édith Petitfour qui vient dans ma classe depuis plusieurs années… Alors j’y ai passé mon dimanche, mais je me suis éclatée.

C’est vraiment ça qui est super quand on est formateur : on apprend encore plus. On n’a pas le choix : on doit comprendre pour expliquer, on doit éclairer toutes les zones d’ombre pour pouvoir expliciter, on doit se cultiver pour être le plus réactif possible.

J’adore.