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JoieS

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Première bonne nouvelle du jour : j’ai fini mon rapport d’activité. Oh allez, je le redis, juste pour le plaisir : j’ai fini mon rapport d’activité… Parce que j’ai une conscience aigüe de la nécessité de rendre compte à l’institution de ce pour quoi elle me paie. mais vraiment, je n’aime pas remplir de la paperasse. Alors cette année, je fais un rapport d’activité par période, et je suis tranquille !

Et la deuxième bonne nouvelle, c’est qu’avec le recul et tout à fait objectivement, notre mission de RMA casse la baraque. Non mais franchement, c’est génial, ce boulot.

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La bataille quotidienne du prof

Hier, vous avez été nombreux à me lire. Je me suis demandé pourquoi ce rush. Et j’ai compris que l’Expresso du Café Péda m’avait signalée. J’avoue que cette phrase :

Il faut suivre la bataille de Claire Lomme pour faire saisir les fractions à ses 6èmes.

m’a réjouie tout à fait. Je trouve qu’elle résume bien notre métier, en fait. Batailler pour faire la lumière dans l’esprit de l’autre.

Merci monsieur Expresso, ça fait plaisir !

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Bientôt en formation RMC : mesures et grandeurs

Aujourd’hui, je me suis attelée à la préparation d’une formation, fin janvier, sur Grandeurs et mesures pour nos collègues RMC (référents mathématiques de circonscription). Avec mon binôme formateur et ami, Nourdin Temagoult, nous avions déjà bien débroussaillé. J’ai cogité depuis vendredi, et ce matin j’avais l’esprit clair pour mettre tout ça sur diapo et sur plan de déroulé. Comme toujours, nous avions un plan, puis j’ai passé des jours à nager en eaux troubles dans ma tête, et aujourd’hui c’est facile, tout se pose tranquillement.

Ce qui m’a frappée, c’est le plaisir de concevoir cette nouvelle formation. Entre plaisir intellectuel, plaisir de travailler à deux avec Nourdin, plaisir de préparer pour nos collègues, que nous connaissons assez bien maintenant, et pour qui nous sommes heureux de travailler, c’est un moment intense et agréable, qui reflète bien l’activité professionnelle du formateur, je crois.

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Aujourd’hui, j’ai animé le calcul mental devant pas mal de gens dans une salle de spectacle en bord de mer, et avec un micro. 

J’ai mis du temps à trouver mes marques, mais une fois lancée dans mon propos je me suis sentie bien. J’ai résisté à l’envie terrible de chanter ou de tenter un numéro de claquettes… Mais pas de raconter deux ou trois bêtises, histoire de distraire les collègues venus bien tard m’écouter.

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N’empêche, ce boulot mène à des moments incongrus…

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Parallélisme et futur de l’indicatif

Hier, en CM1, j’ai eu une discussion intéressante avec l’enseignante et les élèves de la classe. Nous travaillions sur une séance que j’animais, qui invoquait à un moment donné parallélisme de droites. Un élève a employé le mot parallèle ; ah, intéressant, lui ai-je dit. Et ça signifie quoi, parallèle ? Le petit Sacha m’a répondu : « Des droites, elles sont parallèles si ne se couperont jamais, même si on les prolonge à l’infini. » « Bien », a validé ma collègue, sa maîtresse. Moi, j’ai tiqué. J’ai marqué un silence, parce que je ne connaissais pas encore bien cette collègue et j’ignorais jusqu’où je pouvais aller dans l’improvisation, le détour et la discussion. Mais elle, elle a compris que ça me chiffonnait, et comme elle est tout à fait à l’aise avec elle-même, son métier et les élèves, elle a été tout à fait à l’aise avec moi : « Ça ne te va pas, comme définition ? »

« Non. Ce n’est pas une définition. »

« Ah, pourquoi ? »

J’ai retourné la question aux enfants : à votre avis, les enfants, c’est quoi une définition ? En vrac, j’ai eu beaucoup de réponses qui ont fini par converger vers : « c’est une phrase qui explique ce qu’est un truc, et avec on est sûrs ». Bien.

Je les ai interrogés : « moi, je pense que lorsque je dis « deux droites sont parallèles si elles ne se couperont jamais quand je les prolonge à l’infini », ce n’est pas une phrase qui explique ce que sont des parallèles, de sorte que je sois sûre. Pourquoi, à votre avis ? »

Plusieurs enfants ont levé la main assez rapidement, mais on entendait presque les neurones : « parce que t’es pas sûre parce que en vrai tu peux pas prolonger à l’infini, ça prendrait trop de temps. Alors tu penses que ça continue pareil, mais t’es pas sûre ».

Exactement. Une définition ne peut pas s’appuyer sur un futur irréalisable.

« Ah oui d’accord », a dit ma collègue. « Mais alors, comment allons-nous définir des droites parallèles ? » Bonne question. À mon sens, il y a trois possibilités, en CM1 :

  1. Ne pas définir des droites parallèles, mais les illustrer (en trace écrite et surtout mentalement) par des images. De toute façon, à l’école, c’est l’oeuf et la poule : on va forcément partir d’objets non définis pour construire le reste de la géométrie euclidienne. Est-ce une obligation de définir ? Non, si les enfants n’y sont pas prêts, s’ils ne savent pas ce qu’est une définition, s’ils ne disposent pas des connaissances nécessaires pour en construire une. C’est une structure assez verticale, les maths. Il faut les fondations et les étages intermédiaires pour construire plus haut. Et on n’est pas obligé de définir pour apprendre. Sinon on attendrait bien tard pour commencer à apprendre, justement ;
  2. Partir du rectangle : deux droites sont parallèles si elles sont portées par les côtés opposés d’un rectangle. Le rectangle ayant été « identifié » dès la maternelle, on peut d’appuyer dessus. Et d’ailleurs en CE1 l’angle droit a pointé le bout de son sommet, et il est suffisant, en partenariat avec le polygone, pour définir le rectangle. Donc ça colle ;
  3. Parler distances, ce qui est une variante du point précédent : deux droites (d) et (d’)  sont parallèles si deux points distincts de (d) sont à la même distance de (d’). Le choix des notations et de la formulation sera fait de la façon la mieux adaptée, naturellement, pour la compréhension des élèves. Cela revient à la proposition 2 car il s’agit des « largeurs » du rectangle. Il faut disposer explicitement de la notion de distance d’un point à une droite, en revanche, ce qui n’est pas forcément le cas en CM1.

Nous avons passé un peu de temps là-dessus, et une élève a conclu : « en fait, du coup, avec ce que toi tu dis, bin des droites parallèles elles ne se coupent forcément pas, mais c’est pas ça le plus important ». Wouahou, oui Chahinez, bravo. Et pour ma collègue, c’est la notion de définition, et l’exigence qu’on peut y associer, tout en respectant le niveau de développement cognitif et de connaissances des élèves qu’elle a retenus.

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Bon, Albert et Chloé font un peu peur, mais j’aime bien. Ça tient debout…

J’adore ce métier. Qu’est-ce qu’il est intéressant !

 

 

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La joie des maths

Arriver dans une école, passer devant une classe, se faire arrêter au vol par la maîtresse, super fière : regarde, on a onze médailles ! Et bientôt 12… Et voir le regard des enfants heureux. Heureux  de progresser en maths. Voir dans leur regard que c’est important. Vraiment important. « T’as vu Claire on est intelligents, hein ??? ». Oui, et ne l´oubliez pas en grandissant.

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Les laisser et aller au bout du couloir, dans une autre classe. Frapper doucement parce que je suis en retard, et pointer le bout de mon nez. Voir quatorze paire d’yeux fixées sur moi, et en un instant avoir une nuée d’enfants accrochés tout autour à me dire « alors c’est toi la surprise! » et « ouaiiis, c’est Claire, on va faire de maths ! » Le plaisir de faire des maths, là, partout dans la classe.

Une chose est sûre, je ne me suis pas trompée de métier. Et transmettre les mathématiques à des jeunes et à des adultes, c’est fantastique.