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En nos troubles

Alors que mon collège baigne en eaux troubles et est fermé le temps de sécher, je récupère deux heures… Or un de mes collègues stagiaires m’a demandé des ressources sur les TDAH, les troubles liés à un déficit de l’attention et à l’hyperactivité. J’ai commencé par farfouiller dans les ressources qui remplissent mes disques surs, mais tout cela datait, et c’est typiquement le genre de domaine dans lequel les connaissances évoluent rapidement. Alors j’ai cherché et je suis tombée sur ce documentaire, que je trouve intéressant. Le découpage en chapitres fait qu’on peut le regarder à son rythme.

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Dans la rubrique collège, je vous conseille cet onglet :

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Le site propose un compte-rendu de conférence de Michel Lecendreux, qui date… de 2005, mais résume bien pour ceux qui voudraient savoir ce que recouvrent les TDAH. Michel Lecendreux explique que l’hyperactivité n’est pas un mythe : c’est une réalité, un trouble neuro-développemental avec en son centre l’inattention. Il se caractérise par des symptômes, non significatifs en eux-mêmes, mais qui sont « en excès », que ce soit à la maison, à l’école ou dans les activités de loisirs. Les garçons sont plus concernés que les filles par l’hyperactivité.

Dès la crèche, on remarquera chez ces enfants des troubles du sommeil, une mauvaise tolérance à la frustration, de l’agressivité.Généralement, c’est à l’entrée au Cours Préparatoire que le diagnostic est posé, et il s’assortit souvent de troubles des apprentissages du calcul ou de la lecture (dyscalculie, dyslexie).

Pour être diagnostiqué de TDAH, l’enfant doit présenter au moins 8 symptômes pour l’inattention, 3 symptômes pour l’impulsivité, 6 symptômes pour l’hyperactivité. L’aspect chronique, répétitif, des comportements est très important. En fonction de l’âge, les symptômes vont évoluer.

Les hyperactifs sont des enfants qui dérangent ; ils sont bruyants, instables. Ils n’ont pas conscience, pour autant, de la gêne qu’ils provoquent chez les autres. Leur motricité excessive, propre à l’hyperactivité, risque de les mettre en danger. A l’adolescence, 
l’abus de substances nocives est fréquent, de même que les troubles anxieux (de l’ordre de 25 % des enfants hyperactifs seraient concernés), ainsi que la dépression, ou, à tout le moins, la faible estime de soi.

Du point de vue des recommandations aux enseignants, ce qu’on nous conseille correspond à ce dont tous les enfants ont besoin : une attention personnelle, des rappels à la règle, des sanctions si ces règles ne sont pas tenues. C’est sans doute encore plus important avec un enfant TDAH : l’attitude positive inconditionnelle, la priorité accordée aux images pour illustrer le cours, la nécessité d’établir fréquemment un contact visuel (« regarde-moi ! »), de s’approcher régulièrement de lui et de l’encourager, afin de canaliser son attention (lui toucher l’épaule de manière bienveillante, par exemple), d’obtenir un « oui » de validation de sa part après une remarque de l’enseignant (mieux vaut, dans tous les cas, un « non » sur lequel l’enseignant va pouvoir travailler, qu’un faux « oui »), etc.

Le site possède une déclinaison pour l’école :

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Sur Eduscol, on trouve aussi des ressources.

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L’académie de Paris a publié ce document, court et clair :

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Une vidéo fort québécoise :

Ici, vous trouverez un document belge spécifiquement destiné aux enseignants :

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Et puis pour finir, un document qui aborde tous les aspects quotidiens de la question, de façon un tantinet psychédélique, mais qui apporte encore d’autres éléments pratiques :

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Au final, j’ai bien envie de me pencher sur un module « attention » que je pourrais tester au collège, dans le cadre du décrochage au sens large, puisque j’en suis la référence dans mon établissement. Et cela pourrait aussi donner une formation, si je collecte et j’illustre suffisamment de propositions concrètes.

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Les shadoks comptent aussi

Alors que j’ai traité il y a une semaine de la numération shadok, un article sur blogdemaths propose une explication très complète de leur système, qui revient sur ce que nous avons vu en classe avec mes sixièmes, et avec de très belles maths ensuite.

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Il y a là matière à concocter des activités de la sixième à la spé de terminale S !

Demain, on regarde la vidéo avec mes sixièmes :

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Afficher des maths

Cette année j’enseigne aux professeurs des écoles stagiaires. C’est la première fois et j’ai beaucoup réfléchi, cet été et ensuite aussi, pour élaborer des contenus qui soient en même temps solides du point de vue des contenus mathématiques et utiles, en prise avec la réalité de mes jeunes collègues.

Une de mes ambitions est de les sensibiliser à l’affichage : c’est important, en primaire, l’affichage. Mais il faut le réfléchir, lui donner du sens, le rendre utile, lui aussi. Alors plutôt que de me borner à inciter mes étudiants à y réfléchir, j’ai décidé de résumer un ou deux points qui me semblaient importants, après chaque séance, par un affichage. Evidemment, le mien est à destination d’adultes, ce qui change pas mal de choses. Mais pour ma première fois aujourd’hui, j’ai réfléchi autant que je l’espérais, je me suis posé des tas de nouvelles questions, et c’était assez compliqué au final (sans compter la réalisation concrète..)

Voici ce que cela donne :

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J’ai visé plusieurs objectifs, mais j’ai dû faire des choix, et donc renoncer, aussi :

  • Une affiche plutôt sur les pratiques, une plutôt sur l’organisation pédagogique ;
  • pas trop de choses, pas trop de mots ;
  • des références sans explications à ce que nous avons étudié ensemble ;
  • des focalisations sur le coeur du métier, comme « susciter l’intérêt » ;
  • des précisions à ce qui n’est peut-être pas clair (une progression sur les nombres, en trois mots ; je me suis creusé la tête, pour ça) ;
  • des illustrations et des collages (j’ai collé des bouts de blocs logiques) pour transmettre l’idée de diversification ;
  • le lire-écrire-parler mis en évidence, en maths aussi !!!
  • et j’ai essayé de transmettre l’envi, la pêche, le peps, le sourire, l’énergie…

Alors maintenant, je veux bien des avis, des critiques, des remarques, des idées.

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Voulons-nous un collège unique ?

C’est Jean-Paul Delahaye (ancien DGESCO, IG, conseiller de Vincent Peillon, auteur de l’incontournable et indispensable rapport « grande pauvreté et réussite scolaire », que le relis chaque année pour rester dans la réalité) qui pose cette question. Elle a l’avantage d’être directe. Et elle me touche, car en début de carrière j’aurais répondu non, avec toutUnknown l’aplomb de ma jeunesse. À l’époque, je pensais aux élèves en répondant ainsi. Mais je me trompais, je raisonnais mal. Aujourd’hui et depuis longtemps maintenant, j’affirme : oui ! Et je le vis, au quotidien : nos enfants ont un parcours scolaire passant selon les cas par des établissements en éducation prioritaire, des lycées « mal cotés » (mais de secteur), un lycée professionnel. Pourtant, nos quatre loulous vont bien, forment des projets, savent et savent faire des tas de choses. En premier lieu, ils savent vivre parmi leurs camarades, quels qu’ils soient.

Jean-Paul Delahaye écrit :

 » Comment prétendre à une citoyenneté partagée par la jeunesse, quand une partie d’entre elle se rend très vite compte que le collège qui l’accueille n’a pas été pensé pour tous mais seulement pour ceux qui se destinent aux filières générales du lycée ? Comment expliquer que cette avancée démocratique permise par la réforme du collège en 2016 avec une deuxième langue vivante offerte à tous les enfants en 5e, et plus seulement à quelques-uns en 6e, soit autant combattue par certains ? Qui cela peut-il gêner ? Personne a priori, sauf peut-être ceux qui utilisent les langues vivantes pour séparer leurs enfants des enfants des autres dès la classe de 6e, mais qui ne peuvent évidemment avancer cet argument à visage découvert et qui préfèrent parler d’égalitarisme, de nivellement par le bas, le « bas », c’est-à-dire le peuple…« 

Et voilà, tout est dit. Ah, non :

« La question du collège unique est donc d’abord, me semble-t-il, tout autant une question politique qu’une question pédagogique : est-ce que notre pays veut, oui ou non, donner une culture commune à tous les jeunes pendant la scolarité obligatoire et donc organiser la scolarité de ces jeunes dans une école commune ? Est-ce trop demander dans un pays qui prône le « vivre ensemble » que de tout faire pour « scolariser ensemble » la jeunesse de notre pays au moins pendant le temps de la scolarité obligatoire ? Former des républicains, ce n’est pas trier et séparer précocement des individus, c’est se donner les moyens de forger un destin collectif.« 

Je vous conseille vivement de lire l’article en entier. C’est clair et accessible, et surtout nécessaire, voire indispensable. La conclusion de monsieur Delahaye :

« Comme le disait le ministre Alain Savary en 1983 : « Le collège unique est une ambition, une œuvre de plusieurs générations. » Ce n’est certainement pas le moment de renoncer à cette ambition.« 

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Wanted : ressources pour le lycée

Cet article est un appel aux contributions… Je recherche pour un de mes stagiaires des ressources pour le lycée, du type « des maths pour tous et pour chacun » en collège ou des ouvrages Ermel dans le premier degré, c’est-à-dire des ressources qui permettent de créer une continuité, par des activités en particulier, dans les apprentissages en mathématiques en seconde. Ce jeune collègue aimerait proposer une continuité vraiment fluide des apprentissages et regrette la segmentation, voire l’étanchéité des thèmes étudiés entre eux.

Quelqu’un a-t-il une idée sioulpé ?

Unknown

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T’as mal où, version définitive pour le moment…

Le changement :

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Même si sur le plan typographique c’est une toute petite modification (< au lieu de ≤), je lui consacre tout de même un article :

  • C’est important car les enfants arrivant en 6ème peuvent ne pas connaitre ≤ ;
  • C’est important parce que sinon la question avec 8,5 et 8,50 n’a pas lieu d’être.

Dans un document destiné aux élèves, tout compte. Sinon, je vais avoir des questions qui vont perturber certains élèves, induire des doutes ou des réflexes qui fausseront mon analyse a posteriori.

Encore merci, Seb !

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