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La discipline de la liberté

Dans une émission de France Inter qui date du 23 novembre dernier, Le téléphone sonne, et qui m’a été indiquée par une collègue (merci Sarah !), j’ai aujourd’hui écouté (à nouveau) Cédric Villani et Martin Andler. Je roulais en direction de Dieppe pour animer une formation, sous un déluge ininterrompu de grêle, et le trajet a été bien rapide grâce à cette écoute : décidément ça se confirme, monsieur Villani a un discours stable et plutôt revigorant.

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Un de ses maîtres mots, c’est l’image de l’enseignant, sa valorisation. Quand Cédric Villani dit que sans une reconnaissance réelle et effective du métier d’enseignant, des enseignants en tant qu’individus, aucune méthode pédagogique, fut-elle « excellente », ne fonctionnera, cela me rassure : nous voilà loin de méthodes toutes faites.

En fait, rien dans les propos tenus ne surprend, rien ne réinvente la poudre. Mais du début à la fin, on entend ce que nous pensons depuis longtemps, sur le métier, sur les maths, sur l’enseignement : l’importance de la pédagogie, de la formation, de l’apprentissage de l’abstraction, mais aussi du sens donné par le concret et la manipulation, le rôle fondamental de la motivation chez les élèves et donc chez leurs enseignants. Je regrette que l’animatrice soit aussi souvent dans la caricature, mais les deux intervenants heureusement étaient là pour rétablir la balance, peut-être de façon un peu trop diplomate à mon goût, mais bon.

Une question m’a particulièrement interrogée : le constat sur la formation, initiale et continue. Surtout initiale, pour aujourd’hui ; je m’interrogerai sur la formation continue une autre fois. Il se trouve que j’enseigne à l’ESPE, en M1 et en M2. Autrement dit, je participe à préparer les étudiants aspirants professeurs des écoles et professeurs de mathématiques à préparer leur concours, et aussi les stagiaires, ceux qui ont le concours et qui doivent être titularisés en fin d’année scolaire. Et c’est compliqué.

C’est compliqué, parce qu’on se retrouve devant le même type de choix qu’en classe : mais si, on fait de l’histoire des maths. Mais si , on consacre du temps à la recherche. Mais si, on propose des activités qui développent le raisonnement, particulièrement le raisonnement hypothético-déductif. Mais si, on différencie, et tout le temps, en plus. Et tout ça a du sens : on articule nos activités, quantitativement, qualitativement. On les évalue, on réajuste, on réfléchit, bref, on enseigne. Je dis ça pour l’animatrice de l’émission, qui n’a pas l’air d’y croire. C’est compliqué, c’est de la dentelle, cela demande de l’expérience, ou en tout cas on se bonifie professionnellement avec l’âge. Évidemment, cela nous amène à des choix : on ne peut pas aborder avec la même profondeur toutes les notions. Pour ma part, en fin d’année, tout a été abordé et étudié, mais pas forcément développé jusqu’au bout du bout de ce que j’aurais pu proposer. En même temps, à quoi bon développer si j’ennuie mes élèves, si j’en perds, si je m’adresse seulement à quelques-uns ? Et puis ce n’est pas « après moi le déluge » : ils vont rencontrer d’autres enseignants, bénéficier encore d’années d’enseignement des mathématiques, et continuer à progresser.

C’est un peu pareil en formation : en M1, les étudiants préparent le concours. Là, la différence, c’est qu’on est en bout de chaîne : le concours, c’est en mars ou en avril. Ma mission est au départ de leur transmettre un bagage mathématique. Mais cela ne peut pas suffire. Je viens toujours chargée de mes outils de manipulation, de mes illustrations, de mes travaux d’élèves. Parce que sinon, je les prépare virtuellement au métier. Je veux leur transmettre l’envie, le désir d’inventivité, de perfectionnisme, de recherche permanente. La volonté de ne jamais cesser de se remettre en cause et de réfléchir. Alors je ruse : je m’applique à intégrer ces temps, plutôt courts, mais fréquents, dans des thèmes adaptés, pour leur montrer que c’est utile pour les élèves. Ce matin, en utilisant la machine à rotation que ma copine m’a fabriquée, j’ai expliqué que mes cinquièmes comprennent mieux ainsi, et j’avais l’attention de tous. Ce n’est pas parce qu’ils sont jeunes qu’ils sont neuneus, mes cinquièmes… Ce qui fonctionne pour des petits en découverte peut aussi fonctionner pour des grands en découverte aussi. Et ainsi je transmets des méthodes pédagogiques, je prépare un terreau bien riche. Mais évidemment, on pourrait se dire que c’est du temps mal utilisé, qu’on ferait mieux de traiter plus d’exercices, d’aller plus loin encore. Sauf que je suis persuadée que non. On n’apprend bien que si on est intéressé, que si on a le désir d’apprendre, de progresser, et aussi si la parole est libre, que l’erreur fait vraiment partie de l’apprentissage. C’est d’ailleurs pour ces raisons que j’adore enseigner aux futurs professeurs des écoles : ils ont compris tout ça.

Je fais donc des choix, j’essaie de transmettre tout un tas de choses en même temps. Je me sens bien en le faisant, et je pense être relativement efficace. Et puis j’arrive en M2. Et là, il y a parfois un décrochage dans l’attitude des étudiants. Certains passent de réceptifs à plutôt têtus. Et je m’interroge sur ces quelques cas de jeunes futurs collègues qui se montrent sous un jour différent avant et après le concours. Pourquoi ?

Une interprétation est que cette année de stage est difficile. Les jeunes enseignants ont beaucoup de choses à gérer, sont complètement profs en classe, plutôt étudiants à l’université, sont débordés, parfois en difficulté, évaluent, sont évalués. Pas simple. Ils sont tiraillés entre les discours très divers de salle des profs, ce qu’ils entendent dans les médias, ce qu’ils ont envie d’être, et souvent au final complètement épuisés. Alors ils se renferment : ce n’est pas forcément pour eux le moment d’écouter des discours qui remettent en question leurs représentations. Mais c’est curieux car parfois cela mène à des paroles terriblement fossilisées, pour des collègues débutants. C’est dommage. D’autant que s’interroger, mieux vaut commencer tôt. Ce serait donc la faute à différentes formes de pression, de tensions, qui empêcherait de réfléchir. La nature et l’organisation de la formation est sans doute à interroger. Elle l’est au niveau local, mais il faudrait qu’elle le soit de façon constructive en plus haut lieu.

(Notez bien que je ne généralise pas. J’ai tout plein de stagiaires heureux sous les yeux, et qui ont les neurones alertes et qui m’épatent par leurs idées, leurs expérimentations. Je pioche des idées chez eux tous les ans d’ailleurs.)

Une autre interprétation pourrait être la confrontation assez brutale avec la réalité. En vrai, prof, ce n’est pas le rêve tous les jours, ne serait-ce parce qu’on échoue beaucoup. Ça aussi, c’est fatigant et cela peut être ressenti de façon accusatrice. Il faut donc nous aussi accepter nos limites, nos erreurs, et surtout pas se dire que c’est la faute des élèves, de la société, des enseignants des niveaux précédents, et que lutter est voué à l’échec. Là, si on pense ça, mieux vaut changer de métier.

Et pourtant, ce matin, en écoutant France Inter, je me disais que tout ça c’est vrai, que c’est bien de l’entendre de façon aussi publique, mais que je souhaite bon courage à messieurs Villani, Torossian et à leur équipe pour formuler des recommandations : c’est tout un projet de société qui est derrière leurs propos. Et comment fait-on pour changer cela ? J’ai bien des idées, mais je crains qu’elles fassent franchement rigoler le gouvernement. On va encore me dire que je suis utopiste et que je devrais développer mon sens des réalités. Pourtant, c’est peut-être moi qui l’ai, le sens des réalités : la réalité, il faut l’améliorer. Ce n’est pas en acceptant des états de faits que nous y parviendrons. Notre système éducatif est terriblement inégalitaire, nous le savons, rien ne bouge dans l’opinion publique. Chez les enseignants, si. Mais est-il normal que ces luttes locales, académiques, ne soient pas relayées au niveau national ? Les bonnes questions, nous les entendons actuellement. Et après ?

Dans ma voiture, j’ai écouté, entre les grêlons, Cédric Villani présenter les mathématiques comme une discipline de liberté. C’est tout le métier d’enseignant qui est associé à l’idée de liberté : la liberté pédagogique, la volonté de rendre le futur adulte libre aussi. Un auditeur a posé une question intéressante : peut-on expliquer les maths quand on est « fort en maths » ? Oui, si on est pédagogue. L’enseignant a vraiment besoin des deux : sa liberté pédagogique ne sera réelle et efficace que s’il est « fort » dans sa discipline. Il verra plus loin, il anticipera mieux, remédiera mieux. Mais évidemment la capacité de communication et l’adaptation sont indispensables. Et il a besoin d’exercer sa liberté personnelle pour enseigner selon qui il est, en ayant connaissance des travaux de recherche variés de façon scientifique, pour progresser et se transformer en continu.

Et cela m’amène à la conclusion : Cédric Villani et Martin Andler ont rappelé à plusieurs reprise que la réussite est toujours conditionnée par les efforts, qu’effort et plaisir vont de pair, et ce pour les enseignants comme pour les élèves. Alors là, vraiment, j’aime bien. La vie vaut bien de faire des efforts, et enseigner c’est être en prise directe avec la vie.

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Attaque nocturne : un visiteur…

Dans l’année, il y a pas mal de monde qui passe dans ma classe : des étudiants, des collègues, des collègues de Canopé parfois, de l’ESPE… Bref, mes élèves sont habitués. Nous avons déjà eu de la visite cette année, mais pas encore de jeune collègue en formation. C’est le cas de cette semaine, avec un de mes étudiants qui vient voir comment ça se passe au collège, comment ça se passe dans ma classe. Tant qu’à faire, j’ai envie de lui montrer des choses qui peuvent lui être utiles rapidement dans sa réflexion. Il va entamer les stats avec ses élèves de seconde, alors je vais consacrer une séance aux stats avec mes cinquièmes. Il mesurera ce que des élèves de cinquième savent sur ce thème. Pour le moment, nous n’avons fait que réactiver les lectures graphiques. Ce n’est pas notre séquence actuelle, mais ce n’est pas grave, et même c’est plutôt rigolo : je veux préparer une séance qui :

  • tienne sur une heure
  • fasse réfléchir sur la notion de moyenne
  • montre ce que signifie « mise en activité » côté élève
  • fasse référence directement aux contenus des programmes
  • propose un temps de recherche sur un problème ouvert
  • donne lieu à une trace écrite sur la notion de moyenne

C’est parti, au boulot !

(…)

Voilà, ça me donne ceci :

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Bon, rien de bien original mais je pense que les élèves vont se faire une idée de la moyenne. je réactiverai régulièrement et je voudrais aussi introduire la médiane, dans des exemples simples, d’ici à la fin de l’année.

La contrainte d’une séance – une heure était intéressante, en tout cas.

 

 

 

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Edumoov : pour le second degré aussi ?

À l’ESPE, mes étudiants ont eu à préparer une séquence dans le cadre d’un travail évalué. Plusieurs m’ont demandé s’ils pouvaient me transmettre leur séquence au « format édumoov ». Comme je ne suis pas contrariante et que je suis curieuse comme une belette en ce qui concerne des outils que je ne connais pas, j’ai fureté et j’ai accepté. Mais ensuite, je me suis promis d’approfondir : si autant d’étudiants du premier degré se tournent vers édumoov, c’est sans doute que c’est intéressant. Alors allons-y : j’ai transformé ma séquence Grenade pour mes sixièmes de mon format classique au « format » édumoov.

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D’abord, une précaution : c’est mon premier essai et je m’y suis mal prise entre séquence, séance et phase. La prochaine fois je ferai attention, mais je n’avais pas compris (et pas lu, en fait).

Ensuite, je n’ai pas lié les fichiers. Là aussi, je le ferai à l’avenir, mais comme c’était un essai en doublon, d’une séquence déjà écrite autrement, je n’ai pas voulu y passer plus de temps que nécessaire.

Maintenant, comparons. Voici ce que donne la séquence avec Edumoov :

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C’est vraiment très différent de ce que je faisais auparavant, avec mon tableau, qui ressemblait à ça :

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Je ne vois pas apparaître systématiquement la partie évaluation, alors que j’aimais bien ça. Il faudrait que je pense à l’indiquer moi-même. Pour le reste, cela me plaît bien, mais il va falloir voir à l’épreuve de la réalité, en classe. Je crois que je peux m’y retrouver.

Côté avantages, j’en vois plusieurs :

  • Je peux changer les temps a posteriori, ce qui me donnerait d’utiles indications pour les années à venir ;
  • Je peux relier aux objectifs directement à partir des programmes et du socle ; c’est prévu pour et ça c’est chouette et rapide ;
  • C’est gratuit ;
  • Les contenus sont en ligne et on peut les partager. Cela signifie que pour ceux d’entre vous qui me demandent les séquences en entier, avec les fichiers, ce serait simple : il suffirait de s’inscrire sur édumoov et d’aller récupérer tout le dossier, que je peux mettre en partage. Et cela signifie aussi que où que j’aille, j’aurai mes contenus accessibles. Chouette, ça.

Un inconvénient est que pour les enseignants du second degré, il faut demander par mail aux administrateurs de créer son établissement, puisque édumoov est prévu pour l’école. Mais mes étudiants m’ont dit qu’on pouvait s’en passer. Bon, pour ma part, j’ai demandé et en quelques heures c’était fait.

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C’est dimanche, profitons-en !

Ce matin, en ouvrant un oeil, je me suis dit « aujourd’hui, je ferais bien une glissière à nombres ». Je crois que j’ai vu ça juste avant de dormir hier soir, sur un fil Twitter, et ça m’a trotté dans la tête; Il faut dire que je vais aborder bientôt les décimaux en sixième, et que je vais aussi les travailler didactiquement avec mes master 1 professeurs des écoles, alors forcément je suis motivée. En plus j’ai croisé mon collègue J, le super-top spécialiste du nombre il y a peu, et il avait une belle glissière à nombres sous le bras. C’est donc forcément que c’est indispensable. J’y ai pensé en faisant le ménage dominical, en faisant la première, la deuxième, la troisième lessive, en répondant à mes mails du jour, en écrivant un article pour l’APMEP… Et bin voilà, hop, c’est le moment.

  • Première étape : se documenter.

Le fil Twitter que j’ai lu faisait référence à une annexe du document fractions et nombres décimaux au cycle 3 : l’annexe 4, nommé bien à propos « Le glisse-nombre« . On y trouve tout, même le document modifiable. Bon, finalement je ne vais pas l’utiliser aujourd’hui, mais pour faire de petits glisse-nombres individuels ce sera pratique.

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Bon, ça va vite à lire et ce n’est pas non plus comme si je découvrais.

  • Deuxième étape : trouver du matériel.

Je veux que ce soit pratique, assez solide, grand et si possible joli : direction la cave. J’ai trouvé un vieux bout de carton, réfléchi à mes mesures, et zou :

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Voilà, j’en suis là. Comme j’ai mis un petit coup de bombe de peinture parce que c’était vraiment cracra, mon bout de carton, j’attends que ça sèche. J’ai du repassage, je vais en profiter. Et ensuite j’y retourne !

Pour le moment, ça m’a pris une heure. Ma règle Aleph, en jouant le rôle d’emporte-pièce, m’a fait gagner un temps fou.

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En nos troubles

Alors que mon collège baigne en eaux troubles et est fermé le temps de sécher, je récupère deux heures… Or un de mes collègues stagiaires m’a demandé des ressources sur les TDAH, les troubles liés à un déficit de l’attention et à l’hyperactivité. J’ai commencé par farfouiller dans les ressources qui remplissent mes disques surs, mais tout cela datait, et c’est typiquement le genre de domaine dans lequel les connaissances évoluent rapidement. Alors j’ai cherché et je suis tombée sur ce documentaire, que je trouve intéressant. Le découpage en chapitres fait qu’on peut le regarder à son rythme.

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Dans la rubrique collège, je vous conseille cet onglet :

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Le site propose un compte-rendu de conférence de Michel Lecendreux, qui date… de 2005, mais résume bien pour ceux qui voudraient savoir ce que recouvrent les TDAH. Michel Lecendreux explique que l’hyperactivité n’est pas un mythe : c’est une réalité, un trouble neuro-développemental avec en son centre l’inattention. Il se caractérise par des symptômes, non significatifs en eux-mêmes, mais qui sont « en excès », que ce soit à la maison, à l’école ou dans les activités de loisirs. Les garçons sont plus concernés que les filles par l’hyperactivité.

Dès la crèche, on remarquera chez ces enfants des troubles du sommeil, une mauvaise tolérance à la frustration, de l’agressivité.Généralement, c’est à l’entrée au Cours Préparatoire que le diagnostic est posé, et il s’assortit souvent de troubles des apprentissages du calcul ou de la lecture (dyscalculie, dyslexie).

Pour être diagnostiqué de TDAH, l’enfant doit présenter au moins 8 symptômes pour l’inattention, 3 symptômes pour l’impulsivité, 6 symptômes pour l’hyperactivité. L’aspect chronique, répétitif, des comportements est très important. En fonction de l’âge, les symptômes vont évoluer.

Les hyperactifs sont des enfants qui dérangent ; ils sont bruyants, instables. Ils n’ont pas conscience, pour autant, de la gêne qu’ils provoquent chez les autres. Leur motricité excessive, propre à l’hyperactivité, risque de les mettre en danger. A l’adolescence, 
l’abus de substances nocives est fréquent, de même que les troubles anxieux (de l’ordre de 25 % des enfants hyperactifs seraient concernés), ainsi que la dépression, ou, à tout le moins, la faible estime de soi.

Du point de vue des recommandations aux enseignants, ce qu’on nous conseille correspond à ce dont tous les enfants ont besoin : une attention personnelle, des rappels à la règle, des sanctions si ces règles ne sont pas tenues. C’est sans doute encore plus important avec un enfant TDAH : l’attitude positive inconditionnelle, la priorité accordée aux images pour illustrer le cours, la nécessité d’établir fréquemment un contact visuel (« regarde-moi ! »), de s’approcher régulièrement de lui et de l’encourager, afin de canaliser son attention (lui toucher l’épaule de manière bienveillante, par exemple), d’obtenir un « oui » de validation de sa part après une remarque de l’enseignant (mieux vaut, dans tous les cas, un « non » sur lequel l’enseignant va pouvoir travailler, qu’un faux « oui »), etc.

Le site possède une déclinaison pour l’école :

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Sur Eduscol, on trouve aussi des ressources.

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L’académie de Paris a publié ce document, court et clair :

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Une vidéo fort québécoise :

Ici, vous trouverez un document belge spécifiquement destiné aux enseignants :

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Et puis pour finir, un document qui aborde tous les aspects quotidiens de la question, de façon un tantinet psychédélique, mais qui apporte encore d’autres éléments pratiques :

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Au final, j’ai bien envie de me pencher sur un module « attention » que je pourrais tester au collège, dans le cadre du décrochage au sens large, puisque j’en suis la référence dans mon établissement. Et cela pourrait aussi donner une formation, si je collecte et j’illustre suffisamment de propositions concrètes.