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A l’APMEP : des découvertes !

Cet après-midi commence le comité de l’APMEP. En à peine dix minutes j’ai découvert un jeu, un matériel et des ressources numériques (ici le lien vers l’anamorphoseur cylindrique) :

Dans les ressources numérique de Christian Mercat, il y a des choses absolument époustouflantes : tout est ici, en suivant ce lien. Par exemple, là, on peut représenter des courbes liées à des fonctions (quand on est deux cela ne fonctionne pas bien et j’aurais été mieux debout, mais déjà c’est assez renversant), et on obtient un score.

Dance like a function ! Bougez vos bras pour coller au graphe de la fonction, aussi vite et précisément que possible. C’est l’un des (nombreux !) résultats de la thèse de Pedro Lealdino Filho.

Il y a aussi une ressource pour se balader au bord de l’espace de Mandelbrot et représenter l’ensemble de Julia :

L’ordinateur calcule deux transformations, envoyant votre tronc vers vos bras gauche et droit. Ce sont des transformations de similitude, correspondant à la multiplication par un point du plan, aussi appelé nombre complexe. Ses itérations sont dessinées, conduisant à une spirale droite et une spirale gauche. Lorsque vous mélangez ce système de deux transformations, vous obtenez cette forme végétale, ressemblant à une fougère, un buisson ou un chêne stable. Explorez les paramètres ! Soyez un arbre !

Source

Il y d’autres merveilles à découvrir ici

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Papier crayon, l’IREM Paris Nord

Cette année je travaille beaucoup les figures de l’IREM Paris Nord. Je les trouve tellement top… Il y en a pour tous les niveaux, tous les besoins. Quand on ouvre chaque fichier, on n’a accès qu’aux fonctionnalités prévues par les auteurs. Ça aussi c’est extra : les élèves ne se perdent pas dans des choix multiples, et en même temps on les oblige à passer par là où on veut.

Ces outils clefs en mains, bien pensés et bien réalisés, je les utilise avec tous mes niveaux. Alors quand mon mari m’a demandé de revenir dans sa classe, j’avais envie d’essayer ça avec ses élèves d’Ulis. Nous étions dans de très bonnes conditions : peu d’élèves et nous étions trois adultes. J’ai adapté le niveau en proposant les figures de la première série.

J’avais plusieurs objectifs :

  • Développer l’inhibition. Les élèves de mon mari en manquent parfois. Ils veulent réussir tout de suite, sans obstacle. Or sur ce travail il fallait attendre les consignes, écouter la stratégie que je leur proposais, l’écouter vraiment pour être capable de la transférer, attendre que tout le monde soit au même point pour que je puisse donner la suite des instructions ;
  • Développer la déconstruction de figures : je voulais que les élèves repèrent des alignements pas évidents, par exemple. Je pensais que cet objectif allait être difficile ;
  • Faire comprendre l’importance de créer les points : sur Geogebra, que deux lignes se coupent ne donne pas existence au point d’intersection pour l’application ;
  • Transmettre qu’on a le droit de tracer des « trucs en plus », même sans les faire disparaître ensuite ;
  • Apprendre à utiliser GeoGebra, dont ces jeunes personnes ne sont pas familiers ;
  • Travailler des notions de géométrie : les lignes, des polygones, l’intersection.

Comme j’utilise ces ressources souvent avec les élèves, j’avais une idée des difficultés qui pouvaient se présenter. J’avais donc demandé à mon mari de préparer des reproductions d’écran en couleur. Les reproductions permettent de tracer « Papier-crayon » et la couleur permet aux élèves de mieux se repérer entre ce qui est à l’écran et ce qui est sur feuille.

Première étape : repérer la correspondance entre les points de l’amorce et le dessin à réaliser. Nous avons nommé les sommets du dessin, tous de la même façon pour pouvoir échanger en nous comprenant, et ensuite c’est allé tout seul. Les élèves ont vu les correspondances. Ce qui m’a bluffée, c’est qu’ils ont tout de suite vu les alignements nécessaires et que tracer des éléments n’apparaissant pas sur le dessin ne les a pas du tout gênés.

Les élèves ont été attentifs et volontaires, voire enthousiastes. Et compétents, qu’ils soient en 6e ou en 3e. Une élève a réalisé trois dessins correctement et rapidement, de plus en plus autonome. Tous ont reproduit la stratégie que je leur avais proposée : 1-on nomme les points, 2-on cherche les alignements, 3-on vérifie si on sait où on va, 4-on y va. C’était très très chouette.

Je me rends compte que je surestime leurs difficultés parfois. Je pensais que le fait de faire des maths en même temps qu’ils apprendraient à se servir d’une application ferait beaucoup. Hé bien non. Et maintenant, mon mari a vu, ils savent comment ça marche, et tout est accessible en ligne pour poursuivre. Avec comme objectif de se passer du dessin papier, à moyen terme.

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L’évaluation Code en bois

Voilà, les mallettes Code en bois repartent aujourd’hui. Nous aurons exploité à fond ce matériel : mes six classes ont expérimenté, en gros avec plus d’une heure et demie de manipulation et une vingtaine de minutes d’évaluation.

Ici, je présente le dispositif.

Là, une première analyse est proposée.

Ici, une suite d’analyse, en sixième.

Le dispositif Code en bois a son site, là.

Et l’évaluation, alors ? Voici ce que j’ai proposé aux élèves :

J’ai apporté quelques aménagements en direct : dans l’exercice 2, les élèves peuvent réécrire un script plutôt que d’adapter le script existant. On suppose aussi qu’on dispose d’un infinité de flèches, que si on tire sur l’allié on ne l’atteint pas et qu’on n’a pas de flèches lourdes.

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Octobre ça rime avec Castor !

C’est bientôt le premier Castor, et donc le moment de s’entraîner pour les élèves de sixième. Mais ce sont déjà des graines de champion, surtout après code en bois !

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Le club programmation débranchée

Nous voilà à la presque-fin d’une période. Où en sommes-nous ? Ma programmation initiale était celle-ci, pour la période 1 :

Nous en sommes là, à l’issue de la séance 3 :

Aujourd’hui, nous avons travaillé les opérations en binaire. J’ai été assez admirative de la pugnacité des élèves, qui se sont bien accrochés et ont voulu aller jusqu’à la division pour la quasi-majorité. D’ailleurs, lorsqu’ils comprennent, ils sont heureux, c’est trop chouette. Et un élève de 5e m’a épatée : il a compris tout seul comment diviser des nombres en base 2.

Nous sommes donc en avance. C’est préférable, car le Festi Robot a été avancé de juin à… mars ! Je me suis inscrite, mais sans certitude de pouvoir participer avec toutes mes classes, car non seulement c’est trop tôt, mais en plus c’est le moment des voyages à l’étranger dans mon collège et il me manquera des tas d’élèves, selon la date. Et pas question de participer si c’est sur la semaine des maths, qui est déjà complètement remplie. La date n’est pas encore posée pour l’événement, donc j’attends de savoir, mais peut-être ai-je bloqué une inscription pour rien, ce qui m’embêterait beaucoup.

Mais en attendant, ça avance bigrement bien. Il faut dire que les fiches de la brochure écollège 4 de l’APMEP sont franchement géniales et me font gagner un temps et une énergie fous ! Et aujourd’hui Léandro nous a apporté nos premiers dominos ! Merci Léandro !

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Vers les algorithmes en cycle 3

Après la première séance appuyée sur le Turing Tumble, nous avons, avec mes élèves de sixième, avancé vers les algorithmes : ce que je cherche, c’est qu’ils sachent passer d’une représentation (ici physique, sur le Turing) à un algorithme écrit, et ensuite inversement. Nous avons donc repris la mission 1 et nous avons essayé de la mettre en mots. Finalement, j’ai trouvé l’opération plus simple que ce à quoi je m’attendais.

Evidemment, il a fallu échanger sur ce qu’on attendait : doit-on parler de la bille (« il faut écrire la bille elle tombe »), donner des instructions à l’utilisateur (« On met « attends parce que ça met du temps à arriver en bas »‘), ou décrit-on le processus du Turing ? Ce sont des questions compliquées, en fait, avec beaucoup d’implicite, levé par la pratique mais rarement en verbalisant de façon anticipée.

Une fois ces échanges avancés et du vocabulaire défini en grand groupe (tomber-basculer-glisser-aller sur une pièce verte…), les élèves ont proposé :

  • Basculer vers la droite
  • Basculer vers la droite
  • Basculer vers la droite
  • Basculer vers la droite
  • Basculer vers la gauche
  • Basculer vers la gauche
  • Basculer vers la gauche
  • Basculer vers la gauche
  • Basculer vers la gauche
  • Basculer vers la gauche

J’ai pris l’air très, très ennuyée pour leur dire que j’avais pas envie d’écrire tout ça… Immédiatement des élèves ont proposé : « on va dire « basculer quatre fois vers la droite », et j’ai apporté le « répéter ».

Mais là, il ne va rien se passer, ai-je renchéri… Mes billes sont là, en haut, coincées ! Alors des élèves ont réagi tout de suite :

-Faut dire « démarre ! »

-Non, on dit un truc comme « appuie sur le levier »

-On pourrait dire laquelle couleur ?

Nous sommes donc parvenus à ceci :

J’ai posé une dernière question : « mais est-ce que ça va s’arrêter ? » Les élèves m’ont répondu que oui, parce qu’il n’y a plus de billes bleues une fois que les 8 placées en haut sont tombées, et qu’alors le levier actionnera la roue mais comme aucune bille ne sera là pour continuer le cycle, hé bien cela s’arrêtera.

Ce n’est qu’un modeste début et je tâtonne, mais je pense que je vais pouvoir élaborer cette année un dispositif profitable pour les élèves, et efficace rapidement. Mais les activités que j’avais prévues cet été ne sont pas fonctionnelles. C’est trop difficile de passer tout de suite à la verbalisation pour les élèves, et comme ils avancent à des rythmes très très différents je ne peux pas tout gérer. Je les ai remballées vite fait !

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Programmation de sixième 2022-2023

Ce matin j’ai pompeusement déclaré à mon mari qu’aujourd’hui, je ne travaillerai pas. Et puis une collègue m’a écrit pour me poser une question sur mes cahiers de leçons et paf, une chose en traînant une autre, je me suis mise à cogiter comme j’aime.

Alors bon bref, voici ma programmation de sixième pour l’année prochaine. Dans la foulée je vais adapter mon sommaire du cahier de leçons.

La programmation pour l’année à venir est sensiblement la même que l’année dernière, avec quelques variations dans l’ordre des sujets abordés, quelques ajouts de problèmes, la fusion des fractions décimales et des décimaux car cela fait deux ans que je les sépare sur le papier mais qu’en classe nous enchaînons. La nouveauté, c’est le Festirobot qui m’amène à développer et insister sur les compétences d’algorithmique et de programmation. J’aurais bien renouvelé certains problèmes, mais je garde mon énergie pour la programmation de quatrième, qui va me demander de vrais ajustements lourds. Et puis en sixième, celle-ci fonctionne, alors je profite un peu.

Mon principe de base demeure identique aussi : en spiralant à s’en étourdir les neurones, entrer dans chaque séquence par une situation problème qui amène à un blocage, blocage que je peux faire surmonter en introduisant une notion et des savoir-faire nouveaux.

Voilà ce que cela donne :

Il me reste une chose à faire : la séquence Turing Tumble de la période 1.

Il faut aussi que je ritualise le recours à Sign’maths, et que je prépare des activités adaptées à une élève malvoyante, mais qui soient aussi pertinentes pour le reste de la classe.

Sinon, j’ai rangé mes dossiers, actualisé leur ordre, et je sais que tout tient sur l’année puisque cette année ça a tenu, avec une semaine de fermeture de chaque classe de sixième, plus une semaine de covid de mon côté.

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Le numérique chez Tricot

Sur EdTechActu, un article est consacré à André Tricot :

André Tricot fait le point sur les « nouvelles technologies » apparues il y a une dizaine d’années de façon forte, comme les serious games ou les MOOC. Il explique que, passé l’engouement, ces outils demeurent dans le cadre d’usages précis, plus raisonnés et plus parcimonieux, aussi.

Une tâche comme l’écoute doit, pour sa part, être réalisée en présentiel car les interactions qui lui sont spécifiques (identifier les élèves distraits par exemple) sont impossibles à répliquer sur les plateformes de visioconférence. Il faut ainsi, technologie par technologie, identifier celle qui bénéficie réellement à l’apprentissage, selon sa nature.

André Tricot remet tranquillement les choses dans l’ordre :

Le numérique ne change rien aux fondamentaux du métier d’enseignant, qui demeure axé sur la conception de la bonne pédagogie. En l’occurrence sur la définition de l’objectif de l’enseignement, de ce que les élèves devront avoir appris à la fin du cours, de la manière dont il peut leur faire franchir les étapes de l’apprentissage… Ce n’est qu’ensuite que les outils numériques prendront leur place, tout en restant subordonnés au plan pédagogique. (…) Selon ce point de vue, les enseignants doivent acquérir une grande culture technologique pour identifier le meilleur outil pédagogique.

André Tricot replace aussi certaines pratiques dans leur histoire, comme l’approche par compétences (qui existe depuis l’antiquité, le débat et la collaboration en classe, la pédagogie par projet. Je trouve ce propos raisonnable : nous n’inventions rien, nous nous adaptons, nous réaménageons. Et d’ailleurs, pourquoi serait-il important d’inventer ? Ce qui est important, c’est de faire réussir nos élèves. Alors, rien de nouveau sous le soleil ? Si, quand même :

Ce qui est nouveau, c’est l’équilibre entre les tâches (comme par exemple la résolution de problèmes, qui prend désormais plus de place que l’écoute passive) et l’apparition de nouveaux outils.