A l'attaque !·Actualité·Non classé

Record battu

76% de documents ramassés le premier jour. Ca démarre hyper bien : c’est mon record. Ce genre de score indique des parents présents, et donc un travail plus facile avec les enfants. Et encore, plusieurs enfants qui ne m’ont rien rendu sont dans des conditions particulières, qui ne leur permettent pas de pouvoir les rendre aussi vite. Ils devraient donc être exclus de mes stats…

Bon allez hop, listes d’élèves à recopier.

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Non classé

Vite vite, ce soir il sera trop tard!

Le fil twitter  d’algorythmes a partagé une découverte assez épatante:

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En premier lieu, je trouve épatant qu’un esprit humain ait eu l’idée de produire ça. Ensuite, je trouve renversant que des gens aient commandé ces chaussures (il y a des avis, ils sont contents). Mais surtout, je trouve ce lien incroyablement réconfortant: il y a pire que moi dans le genre « les maths sont partout ». Comme à la maison je ne suis pas entourée seulement de matheux, parfois je me dis que je pousse dans l’obsession mathématique. Par exemple, je m’arrête en vélo pour m’extasier et prendre une photo d’une péniche qui a été baptisée Thales, ou bien je fais remarquer à mon mari, à la faveur d’une insomnie, que le radio-réveil affiche 3 14 pile au moment où je le regarde, ou bien je rêve d’aller à Grenade parce que le palais de l’Alhambra contient à lui tout seul les 17 types de pavages mathématiques… j’ai des tee-shirts de maths, des verres maths, mon mug cause maths aussi…

Mais en fait, tout ca n’a rien d’anormal! Et même, j’ai encore de la marge… car je ne rêve pas de ces chaussures. Produisez-moi des escarpins de maths et on en rediscute!

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L’IREM le Limoges, Léonardo et mes 6èmes

Lors du séminaire sur le cycle 3 à Poitiers en juin, j’ai suivi un (super) atelier de l’IREM de Limoges, animé par Marc MOYON (Université de Limoges), Chantal Fourest (Collège d’Arsonval – Brive) et David Somdecoste (École Louis Pons – Brive).

Cet atelier m’a permis de mettre en pratique une activité dès mon retour, avec mes élèves de sixième, et je l’ai intégré à ma séquence n°2 de sixième pour l’année prochaine. J’ai reçu des questions sur cette activité, alors je vous présente ce que j’en ai fait, grâce aux collègues qui sont à l’origine de l’idée. L’atelier avait trois objectifs principaux : proposer de nouveaux supports d’enseignement pour le cycle 3 en intégrant une perspective historique, proposer des pistes de liaison entre l’école et le collège pour l’enseignement de la géométrie et réfléchir autour de l’introduction d’une perspective historique dans une progression annuelle d’un enseignant de mathématiques. Le descriptif de l’ailier est ici.

Les trois collègues qui ont présenté cet atelier sont enthousiastes, simples et concrets. Trois qualités vraiment agréables et motivantes. Je me permets d’indiquer le lien qui présente leurs travaux , car je l’avais dans mes notes mais je suis parvenue sur la page par moi-même de trois façons différentes, ce qui m’assure que ces contenus sont en libre accès. Allez-y : les documents sont top, téléchargeables, et, cerise sur le gâteau, les deux enseignants (de CM2 et de 6ème) ont mis en ligne des productions d’élèves.

Pour ma part, voici ce que j’ai fait avec mes sixièmes et que je compte réitérer, car la séance avait très bien fonctionné : j’ai commencé par distribuer aux élèves la fiche que j’ai mise en ligne dans l’article sur la séquence n°2 de sixième, et qui est très très très inspirée de celle des collègues de l’atelier. Nous avons un peu parlé de Léonard de Vinci, et j’ai projeté quelques-unes de ses oeuvres.

Ensuite, j’ai proposé aux élèves la même image déclenchante que les collègues vus en atelier :

doc_declenchant_1 Les élèves devaient reproduire la partie supérieure de la figure. je les ai laissés travailler, et nous avons ensuite comparé les productions pour essayer de dégager des critères de validation et d’invalidation.

Une fois ces critères définis, chacun s’est remis à l’ouvrage, en recommençant sa figure ou en aidant son camarade à la réaliser « correctement », de sorte que chacun dispose d’une figure « juste ».

Après cette étape, j’ai demandé aux élèves de rédiger, en binôme ou en îlot, un programme de construction. Comme nous avions déjà beaucoup travaillé avec ma collègue de l’ESPE sur les programmes de construction, avec des coûts associés aux instruments, les élèves sont tout de suite partis sur des réflexions assez expertes, de mon point de vue.

La fin de la séquence (une séance de deux heures d’affilée) a été différenciée, car les élèves progressent à des vitesses très différentes les uns des autres dans les constructions comme dans les travaux d’écriture. Au final, tous ont fait la construction d’une autre figure, celle-ci :

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Plusieurs groupes ont eu le temps d’écrire le programme de construction, et quatre groupes se sont lancés dans le même travail avec d’autres figures, choisies sur le grand format qui en regroupait des tas.

Au final, voici les plus-values que j’ai pu identifier à la suite de cette séance :

  • l’aspect historique a en même temps enrichi culturellement les élèves et les a motivés
  • c’est un très très bon contenu pour faire manipuler en géométrie
  • le travail d’écriture et d’algorithmie du programme de construction est passé plus facilement que d’habitude, mais peut-être était-ce parce que c’était la fin de l’année et que nous avions pas mal travaillé sur ces compétences au fil de l’eau.

La séance suivante, les élèves m’ont réclamé de continuer. Même des élèves qui ronchonnent lorsqu’il s’agit de construire des figures étaient partants. Mais j’avais prévu autre chose, d’autant que cette activité était tout à fait imprévue… Cependant je suis contente de l’avoir essayée rapidement, car ainsi je l’ai intégrée directement à mes pratiques, alors que sinon je risquais de l’oublier dans mes nombreuses pages de notes de découvertes de l’année…

bac·Non classé

L’épreuve de maths : c’est fait !

Ce matin, les candidats de section ES et de section S ont planché sur leur épreuve de maths. Comme mon fiston passe le bac S cette année, je l’ai corrigé soigneusement. Voici mes impressions :

  • J’ai traité le sujet en 45 minutes en rédigeant tout bien comme il faut. Il ne m’a pas fallu de brouillon, aucune question n’a frotté.
  • Les exercices m’ont parfois bien plu, dans le sens amusée : le 3 est franchement chouette, appliqué à des orages qu’on aimerait voir éclater au-dessus de nos têtes… En plus, une loi normale avec des paramètres dépendant de π, c’est inhabituel.
  • J’ai aimé l’exercice 2, parce que j’adore la notion de distance d’un point  un plan, pour une raison que j’ignore par ailleurs. Le fait que la notion soit définie et qu’il faille s’approprier la définition est sympa.
  • La récurrence de l’exercice 4 est sérieuse, et non triviale. D’ailleurs l’arbre lui-même nécessite un peu d’analyse de consigne.

Le souci, c’est que ce sont mes ressentis de profs. pour le moment, plusieurs élèves (pas mon fiston, ouf) m’ont dit avoir trouvé le sujet archi-difficile. Je ne pense pas qu’il était difficile sur le plan mathématique. Mais il fallait beaucoup lire et interpréter les énoncés, extraire l’information utile. Je pense donc qu’entrer dans le sujet pouvait présenter de réelles difficultés pour des élèves « scolaires » (ce n’est pas une insulte), qui connaissent des notions, savent appliquer des méthodes, mais pas forcément bien modéliser et transférer.

Bon, reste une épreuve, en S, et puis à attendre…

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A l'attaque !·I'm not dead·Non classé

Rebraaaanche tout !

Après une presque-pause de boulot (j’ai tout de même préparé ma soutenance de mémoire de CAFA et rédigé mes bulletins de visite de stagiaires), il faut que je m’y remette. j’ai une liste raisonnables de trucs à faire, un peu tous urgents.

Ce qui m’embête, c’est que, fait assez inédit, je n’ai pas envie de m’y remettre. J’en ai pris pas mal plein la figure lors de la dernière période, et j’aurais bien envie de regarder pousser mes fleurs et de faire des gâteaux. J’ai même repris le sport, pour me remettre en forme et évacuer la tension… J’ai réussi, d’ailleurs, et maintenant allez zou, faut y aller, et pis c’est tout.

Du coup je vais réécrire des articles, quand j’en aurai assez de travailler.

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Policeland et Profland, pays mitoyens

Les policiers et les enseignants ont plusieurs points communs. Parmi eux, le fait d’avoir des maisons de repos réservées aux gens de la profession, celui de s’adresser à des populations qui n’en ont pas forcément envie, et puis aussi ce qui est décrit ici :

En fait, ça fait deux points communs de plus : les policiers et les enseignants font se ranger leur public, et puis ils exercent un métier qui est vecteur de croyances, d’a-priori à géométrie variable, et sur lequel tout le monde a son mot à dire.

Et pourtant, dans les deux cas, c’est un métier, un vrai, qui nécessite d’être expert dans son domaine pour le faire correctement.