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L’IREM le Limoges, Léonardo et mes 6èmes

Lors du séminaire sur le cycle 3 à Poitiers en juin, j’ai suivi un (super) atelier de l’IREM de Limoges, animé par Marc MOYON (Université de Limoges), Chantal Fourest (Collège d’Arsonval – Brive) et David Somdecoste (École Louis Pons – Brive).

Cet atelier m’a permis de mettre en pratique une activité dès mon retour, avec mes élèves de sixième, et je l’ai intégré à ma séquence n°2 de sixième pour l’année prochaine. J’ai reçu des questions sur cette activité, alors je vous présente ce que j’en ai fait, grâce aux collègues qui sont à l’origine de l’idée. L’atelier avait trois objectifs principaux : proposer de nouveaux supports d’enseignement pour le cycle 3 en intégrant une perspective historique, proposer des pistes de liaison entre l’école et le collège pour l’enseignement de la géométrie et réfléchir autour de l’introduction d’une perspective historique dans une progression annuelle d’un enseignant de mathématiques. Le descriptif de l’ailier est ici.

Les trois collègues qui ont présenté cet atelier sont enthousiastes, simples et concrets. Trois qualités vraiment agréables et motivantes. Je me permets d’indiquer le lien qui présente leurs travaux , car je l’avais dans mes notes mais je suis parvenue sur la page par moi-même de trois façons différentes, ce qui m’assure que ces contenus sont en libre accès. Allez-y : les documents sont top, téléchargeables, et, cerise sur le gâteau, les deux enseignants (de CM2 et de 6ème) ont mis en ligne des productions d’élèves.

Pour ma part, voici ce que j’ai fait avec mes sixièmes et que je compte réitérer, car la séance avait très bien fonctionné : j’ai commencé par distribuer aux élèves la fiche que j’ai mise en ligne dans l’article sur la séquence n°2 de sixième, et qui est très très très inspirée de celle des collègues de l’atelier. Nous avons un peu parlé de Léonard de Vinci, et j’ai projeté quelques-unes de ses oeuvres.

Ensuite, j’ai proposé aux élèves la même image déclenchante que les collègues vus en atelier :

doc_declenchant_1 Les élèves devaient reproduire la partie supérieure de la figure. je les ai laissés travailler, et nous avons ensuite comparé les productions pour essayer de dégager des critères de validation et d’invalidation.

Une fois ces critères définis, chacun s’est remis à l’ouvrage, en recommençant sa figure ou en aidant son camarade à la réaliser « correctement », de sorte que chacun dispose d’une figure « juste ».

Après cette étape, j’ai demandé aux élèves de rédiger, en binôme ou en îlot, un programme de construction. Comme nous avions déjà beaucoup travaillé avec ma collègue de l’ESPE sur les programmes de construction, avec des coûts associés aux instruments, les élèves sont tout de suite partis sur des réflexions assez expertes, de mon point de vue.

La fin de la séquence (une séance de deux heures d’affilée) a été différenciée, car les élèves progressent à des vitesses très différentes les uns des autres dans les constructions comme dans les travaux d’écriture. Au final, tous ont fait la construction d’une autre figure, celle-ci :

figure_a_reproduire_1

Plusieurs groupes ont eu le temps d’écrire le programme de construction, et quatre groupes se sont lancés dans le même travail avec d’autres figures, choisies sur le grand format qui en regroupait des tas.

Au final, voici les plus-values que j’ai pu identifier à la suite de cette séance :

  • l’aspect historique a en même temps enrichi culturellement les élèves et les a motivés
  • c’est un très très bon contenu pour faire manipuler en géométrie
  • le travail d’écriture et d’algorithmie du programme de construction est passé plus facilement que d’habitude, mais peut-être était-ce parce que c’était la fin de l’année et que nous avions pas mal travaillé sur ces compétences au fil de l’eau.

La séance suivante, les élèves m’ont réclamé de continuer. Même des élèves qui ronchonnent lorsqu’il s’agit de construire des figures étaient partants. Mais j’avais prévu autre chose, d’autant que cette activité était tout à fait imprévue… Cependant je suis contente de l’avoir essayée rapidement, car ainsi je l’ai intégrée directement à mes pratiques, alors que sinon je risquais de l’oublier dans mes nombreuses pages de notes de découvertes de l’année…

bac·Non classé

L’épreuve de maths : c’est fait !

Ce matin, les candidats de section ES et de section S ont planché sur leur épreuve de maths. Comme mon fiston passe le bac S cette année, je l’ai corrigé soigneusement. Voici mes impressions :

  • J’ai traité le sujet en 45 minutes en rédigeant tout bien comme il faut. Il ne m’a pas fallu de brouillon, aucune question n’a frotté.
  • Les exercices m’ont parfois bien plu, dans le sens amusée : le 3 est franchement chouette, appliqué à des orages qu’on aimerait voir éclater au-dessus de nos têtes… En plus, une loi normale avec des paramètres dépendant de π, c’est inhabituel.
  • J’ai aimé l’exercice 2, parce que j’adore la notion de distance d’un point  un plan, pour une raison que j’ignore par ailleurs. Le fait que la notion soit définie et qu’il faille s’approprier la définition est sympa.
  • La récurrence de l’exercice 4 est sérieuse, et non triviale. D’ailleurs l’arbre lui-même nécessite un peu d’analyse de consigne.

Le souci, c’est que ce sont mes ressentis de profs. pour le moment, plusieurs élèves (pas mon fiston, ouf) m’ont dit avoir trouvé le sujet archi-difficile. Je ne pense pas qu’il était difficile sur le plan mathématique. Mais il fallait beaucoup lire et interpréter les énoncés, extraire l’information utile. Je pense donc qu’entrer dans le sujet pouvait présenter de réelles difficultés pour des élèves « scolaires » (ce n’est pas une insulte), qui connaissent des notions, savent appliquer des méthodes, mais pas forcément bien modéliser et transférer.

Bon, reste une épreuve, en S, et puis à attendre…

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A l'attaque !·I'm not dead·Non classé

Rebraaaanche tout !

Après une presque-pause de boulot (j’ai tout de même préparé ma soutenance de mémoire de CAFA et rédigé mes bulletins de visite de stagiaires), il faut que je m’y remette. j’ai une liste raisonnables de trucs à faire, un peu tous urgents.

Ce qui m’embête, c’est que, fait assez inédit, je n’ai pas envie de m’y remettre. J’en ai pris pas mal plein la figure lors de la dernière période, et j’aurais bien envie de regarder pousser mes fleurs et de faire des gâteaux. J’ai même repris le sport, pour me remettre en forme et évacuer la tension… J’ai réussi, d’ailleurs, et maintenant allez zou, faut y aller, et pis c’est tout.

Du coup je vais réécrire des articles, quand j’en aurai assez de travailler.

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Policeland et Profland, pays mitoyens

Les policiers et les enseignants ont plusieurs points communs. Parmi eux, le fait d’avoir des maisons de repos réservées aux gens de la profession, celui de s’adresser à des populations qui n’en ont pas forcément envie, et puis aussi ce qui est décrit ici :

En fait, ça fait deux points communs de plus : les policiers et les enseignants font se ranger leur public, et puis ils exercent un métier qui est vecteur de croyances, d’a-priori à géométrie variable, et sur lequel tout le monde a son mot à dire.

Et pourtant, dans les deux cas, c’est un métier, un vrai, qui nécessite d’être expert dans son domaine pour le faire correctement.

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Tu la veux, ta baffe ???

Mercredi soir. Depuis lundi matin, cours au collège+cours à la fac+formations+négociations+réunions+visite de stage=27 heures. Je ne compte pas les prep.
Je fais un travail passionnant, on ne m’a pas forcée, je gagne bien ma vie (mais mon taux horaire est bas du coup), et je ne suis pas une exception.

Mais j’aimerais qu’on arrête de m’asséner des blagues de lourd sur le fait que les profs/les fonctionnèrent glandent. Marre de marre de marre de zuuuuuuuut.

les deux premiers résultats à « fonctionnaire » sur google images.
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Pokedudu !

Les Dudu reviennent avec le trailer de la saison 5 (et un premier problème, de biberon), « des idées plein la tête! ». Comme d’habitude, leur trailer est extra, et surprenant. Ils sont trop forts, ces Dudu… J’ai hâte de découvrir la suite.

Je cite (c’est ici) : « On remercie Claire L. qui sans se rendre compte, nous a donné l’idée de base de ce trailer. » 😀   Ah ça non, je ne me suis pas rendu compte… Mon addiction était si visible, ou tu as vu mes feuilles de perso ?

Pfff d’abord chuis pas accro. Je me suis très bien remise de rater un leviator alors que mon mari l’a attrapé, lui… Ouiiiiiiiiiiiiiin !!!
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La visite du collège avec Minecraft

Premier « madame, je vous ai fait un dessin ! » de l’année

Aujourd’hui, j’ai passé six heures avec les élèves de sixième dont je suis professeur principal. C’est long, six heures. Et même si à la fin de la journée j’ai l’impression d’être passée dans une lessiveuse, c’était une très très chouette journée. J’ai rencontré des élèves curieux, ouverts, actifs, et mon ancienneté (privilège de l’âge et d’un poste encore épargné par les cartes scolaires) me vaut des élèves dont j’ai eu les frères ou soeurs, tout contents de m’avoir à leur tour, et qui me le disent avec un enthousiasme désarmant. Il va falloir être à la hauteur et ne pas les décevoir ! J’ai même dû distribuer une quinzaine de fiches de travail facultatif, tellement ils sont à fond les loulous !

Mais le point fort de a journée, je le dois à un ancien élève du collège, O. O n’est plus au collège car il a fait sa rentrée de lycéen. Mais l’année dernière, il nous avait présenté, au principal, à la CPE et à moi, sa réalisation : le collège en Minecraft. J’en ai parlé ici, déjà. Mais depuis, il a encore perfectionné sa première version. C’est encore plus joli et tout à fait complet. Et aujourd’hui, je l’ai utilisé pour faire faire une visite virtuelle du collège à mes élèves, avant de faire la vraie visite. Bilan :

  • cette génération est hyper à l’aise avec l’ordinateur, les déplacements au clavier, la manipulation de la souris pour regarder autour du personnage incarné ;
  • l’effet de surprise a été aussi grand que le plaisir de voir Minecraft projeté en classe. En plus, j’avais bien ménagé mes effets. Ca leur en a coupé l’effet de digestion post-frites ;
  • j’ai fait passer plusieurs élèves pour une première visite (ils manipulaient pour déplacer le personnage), que je commentais, projetée sur la tableau, puis plusieurs autres élèves sont allés à mon ordi pour aller d’un point à un autre, que je leur fixais, en commentant les endroits rencontrés. Je posais en même temps des questions à leurs camarades spectateurs. L’effet a été spectaculaire chez une majorité d’élèves, tout de suite à l’aise pendant la « vraie » visite. J’ai vraiment constaté une différence importante de capacité à s’orienter.
Tout cela ne m’a pas pris bien longtemps : peut-être un quart d’heure, maximum vingt minutes. Sur six heures, c’était bien raisonnable. Et ensuite la visite a été rapide et différente, beaucoup plus participative. 
Ensuite c’était la récréation. Plusieurs élèves d’autres classes sont venus me voir : était-ce vrai ce que leur disaient leurs copains, ils avaient utilisé Minecraft en classe ? Hééé oui ! 🙂
La salle info

Le CDI

Le hall de bio, ou hall des troisièmes, aussi autorisé aux non troisièmes…