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Bravo mes sixièmes !

Deuxième semaine d’entraînement à la Course aux nombres, au niveau sixième en neuf minutes. J’ai discuté avant ce nouvel opus avec les élèves, pour les encourager et les aider à développer des stratégies de réussite. Le sujet me semblait plus difficile, et je les ai vus se concentrer, jouer le jeu avec un tel sérieux, que j’en étais anxieuse à la correction…

Résultats :

  • D’une moyenne de 16,3 nous sommes passés à une moyenne de 17,3.
  • De 7 médailles de bronze, 6 d’argent et 2 d’or, nous sommes passés à 12 de bronze, 2 d’argent et 6 d’or !

Alors je suis contente, et fière de vous, collectivement et individuellement.

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Bonne année de prof

Ce métier n’est pas facile, et pour tous il se complexifie au fil du temps, quelles que soient nos missions. Beaucoup d’entre nous se trouvent même actuellement en difficulté, voire en souffrance. Ce n’est pas acceptable.

Alors justement, je vous souhaite à tous une belle rentrée, une année professionnelle 2020 à la hauteur de vos espérances. Je vous souhaite de retrouver vos élèves avec bonheur, de vous plonger dans vos heures de classe ou de formation comme dans une bulle de culture, de générosité, de partage, d’espoir. Je vous souhaite de vivre votre métier comme une émancipation et comme enrichissant votre vie. Je vous souhaite d’avoir la possibilité de voir tout ce qui est magnifique dans les métiers de l’enseignement.

Et cela ne dispense pas de se battre pour qu’ils demeurent beaux, utiles et humains.

Ni de détester son réveil, même si ce n’est certes pas du tout sur le même plan.

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Joyeux anniversaire mon blog !

Et voilà, un an de plus.

Six ans de blog, c’est fou. Un jour mon mari m’a dit allez hop, viens, on va te créer un blog, tu as des choses à écrire. J’ai dit non non, je ne crois pas, enfin si tu veux mais je n’en ferai rien. Et voilà, vous êtes toujours plus nombreux à me lire, je continue d’écrire pas mal et aujourd’hui tenir mon blog est un geste professionnel, partie intégrante d’un tout dans lequel le collectif est le centre. Il me permet de réfléchir, de transmettre et d’échanger.

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Je n’avais pas de bougies sous la main alors j’ai fait avec les moyens du bord !

Côté articles vedettes cette année, le ratio d’abord, puis la division partition et la division quotition, et l’indispensable glisse-nombres.

Hors blog, 2019 a été une année encore très riche et pleine de surprises, d’expériences et d’apprentissages pour moi, avec la nouvelle fonction de RMA-zero-bla-bla-zéro-tracas, la participation au jury de CAPES, au plan national de formation, sans parler de multiples événements ponctuels. J’adore.

Pour l’année à venir, je ne me donne aucune bonne résolution. Ce n’est pas trop mon truc, les voeux pieux. Je vais continuer à avancer au coup de cœur et au coup de tête, avec ceux que j’aime à mes côtés, et moi aux leurs.

 

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Organisation pré-Noël

Quand j’ai traversé des turbulences et que je sors de la tempête, j’ai toujours le même réflexe : je range. A la mesure desdites turbulences. Bin depuis la rentrée des dernières vacances, croyez-moi, ça a secoué sévère.

Là, j’ai rangé mon bureau (en bois), mon bureau (d’ordi), répondu à tous mes mails (ça s’arrose), et il me reste une dizaine de bilans de formations qui attendent une réponse, ce qui est peu au regard de tout ceux auxquels j’ai répondu. Mes formations à venir sont prêtes, les évaluations de la semaine prochaine aussi. Le frigo est plein, les bulletins sont remplis, la dernière lessive attend d’être lancée, les prep pour la classe imprimées et triés sur mon bureau au collège. J’ai même fait le bilan de mes heures de formation, et je pense que ma décharge sera consumée en mars, ce qui pourrait m’assurer une fin d’année… différente, disons. Ca tombe bien, j’ai une salle de bains à construire et mes cours de plomberie à mettre en application.

Evidemment, j’ai encore du taf en-veux-tu-en-voilà, mais ça se gère.

La semaine prochaine, je prépare les deux semaines de la rentrée de janvier. Parce que dans quatorze jours j’ai ma Switch, et là faudra pas trop trop compter sur moi.

PS : j’ai une pensée pour toi à chaque fois que je range mon bureau, Christine… 😉

Chez les collègues·Chez moi·Message·Oups·Parole

J’approuve !

Ce matin, en discutant avec mon mari, je me suis rendu compte que je n’avais pas approuvé des tas de commentaires… En fait, je dois approuver chaque commentaire que vous avez la gentillesse de porter à mes articles, histoire d’éviter les pubs. Je ne le savais pas, et de ce fait seuls apparaissaient les commentaires auxquels j’ai répondu, alors que les autres sont évidemment tout aussi intéressants ; c’est juste qu’ils n’appellent pas forcément de réponse.

Je m’excuse donc, et le mal est réparé. Rassurez-vous, vous n’étiez pas censurés… Dorénavant je serai vigilante !

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Message quant aux messages

Je sais que j’ai des tas de mails de lecteurs qui sont restés sans réponse, et que certains parmi vous s’en inquiètent ; je suis vraiment en mode vacances, et tout ce que je fais est lent. En principe j’ai bien référencé tout ce à quoi je dois répondre, et cela devrait venir courant août, je pense.

De même pour les questions posées par les RMC dans les questionnaires de satisfaction : c’est sur ma liste et je vais y répondre. Mais pas aujourd’hui : j’ai répondu à 14 mails, ce qui est tout de même une belle performance, et j’ai trop chaud.

Voilà.

Cela dit, que cela ne vous décourage pas si vous avez envie de m’écrire : je suis toujours ravie de lire vos réponses, questions, demandes, remarques. Et j’y réponds quand et comme je peux. Mais toujours, sauf fausse manip.

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Préavis de travail et bons mots à la Cour

Ce matin, j’ai découvert, médusée, la vidéo de l’intervention de Claude Malhuret. Elle est ici.

« Les lycées, ZAD, zone à délirer », « les élèves sont forcés d’enseigner la morale à certains de leurs professeurs », « est-ce qu’ils ne pourraient pas un jour déposer un préavis de travail ? », « les révolutionnaires à statut protégé »… Monsieur Malhuret a le sens de la formule. Dommage qu’il n’ait pas aussi le sens des responsabilités.

Personnellement, j’ai été profondément blessée par les propos de ce sénateur. Mon premier réflexe a été de chercher sa présence au Sénat, à l’Assemblée. Et puis je me suis raisonnée : son rôle de sénateur ne se limite sans doute pas aux murs du Sénat. Moi aussi, j’aurais pu ironiser sur ceci ou cela. Mais comme la parole est publique (bon, la mienne est publique de niche, je le sais 🙂 ), elle mérite qu’on la soigne, qu’on exerce une attention particulière à ce qu’elle contient. Paradoxalement, c’est certainement ce que pense monsieur Malhuret : il doit être bien fier de son discours, dont on parle dans les médias. Pourtant, c’est confondre parole politique et bon mot. Cela m’évoque surtout la cour de Louis XIV ou Louis XV.

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Claude Malhuret est manifestement une personne complexe. Même sans partager ses convictions, force est de constater qu’il a accompli de bien belles choses au cours de sa carrière, a apparemment su faire des choix et s’y tenir. Pourquoi aujourd’hui cette saillie qui ressemble à un défouloir ? Lui qui s’est consacré à l’humanitaire, on aurait pu attendre un peu plus de délicatesse : pourquoi abîme-t-il l’image de notre métier, et la nôtre, personnelle, de la sorte ? Il parle du « manque de respect envers leurs collègues dont ils abîment l’image », de la part des « escamoteurs de copies », mais c’est bien ce qu’il fait, là, devant ses gens que nous avons élus, devant nos représentants : il nous traîne dans la boue, en faisant comme si cela concernait une infime fraction d’entre nous. Mais ce que tout un chacun entendra derrière ses mots, c’est une charge contre notre métier tout entier. Claude Malhuret règle-t-il ses comptes avec les enseignants ?

Il aurait pu proposer de discuter avec les collègues qui ont retenu des copies. Ce serait une idée certes désuète, mais productive. Ça s’appelle le dialogue. Le même dialogue qui permet que nous enseignions, en classe. Enseigner par l’autoritarisme ne fonctionne pas, et nous, nous l’avons compris. Dans la sphère publique, cela fait si longtemps que le contact a été rompu que les crises deviennent toutes plus violentes. Tout le monde crie, personne ne s’écoute, personne ne s’entend. La situation, de ce point de vue, semble bien bloquée. Moi qui suis de nature optimiste, je ne vois aucun espoir d’amélioration, aucun signe d’embellie. Monsieur Malhuret aurait pu exprimer son point de vue central (il faut punir les collègues qui ont retenu les copies) d’une façon différente, sans céder à la facilité de l’ironie. Je pourrais citer Bertet, mais comme il a aussi écrit que dans un couple, il y a pire que le mensonge, c’est la franchise, je vais m’abstenir. Que monsieur Malhuret réclame des sanctions contre tels ou tels, c’est son droit et il y aurait matière à débattre, mais je ne crois pas que cela ait été son objectif par cette intervention. Je pense qu’il a voulu les projecteurs, qu’il a sorti toutes ses belles plumes, accessoirement qu’il s’est défoulé contre notre profession tout entière, mais son message supposé me paraît relégué encore plus loin.

Hé bien moi, cela me peine. Voilà. Ça peut paraître nouille, mais l’intervention de Claude Malhuret m’a affectée. Je fais mon métier avec tout mon coeur, toute ma conviction, toute mon énergie, et nous sommes des milliers dans ce cas. Les collègues qui ont retenu les copies ne l’ont forcément pas fait par gaieté de coeur. On peut, encore une fois, débattre du moyen choisi. Mais pour en arriver à des extrêmes pareils, il faut être motivé par son métier, par le projet qu’il porte. Personne, dans l’Éducation nationale, ne ferait porter la pression sur les élèves et les familles sans le mesurer. Et l’opinion publique, dont une trop grande partie aime à déblatérer sur les enseignants (nous vivons tous le « sauf vous, madame XXX, vous on sait que vous faites bien votre métier. Mais les autres… »), va être relancée dans sa haine ordinaire. Alors que nous sommes là pour avancer ensemble, travailler ensemble à enseigner et à éduquer nos enfants, les citoyens de demain. C’est lamentable. Et je ne parle pas de l’attractivité du métier. Qui ira encore s’étonner de la désaffection des jeunes pour les métiers de l’enseignement, quand on travaille autant pour un salaire… disons modéré et tout gelé, et qu’on s’en prend plein la poire ?

Je croyais que les hommes politiques étaient là pour rassembler. Je croyais qu’ils devaient être exemplaires, eux aussi. Ou plutôt, je voudrais. J’aurais voulu, disons.

C’est compliqué de faire comme si quand des démonstrations aussi éclatantes de ce qu’est la réalité nous pètent à la figure.