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Suspense

L’aventure RMC commence. Après une journée de boulot hier de 7h30 à 20h30 sans même de pause le midi, après deux heures de cours puis deux heures d’animation pédagogique sur la proportionnalité pour des enseignants de cycle 3 ce matin, après des bisous à toute ma tribu, le train est parti, direction Rennes.

Je vais bientôt savoir si mon contenu de formation est adapté.

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Membre du jury en formation

Aujourd’hui, j’ai commencé à suivre un parcours m@gistère intitulé « Formation des membres du jury des concours nationaux ». C’est un m@gistère proposé de façon non obligatoire. Mais j’ai eu envie d’aller voir, d’aller écouter : je suis nouvelle membre de jury du CAPES de maths cette année, et j’aimerais faire les choses de mon mieux.

Je ne sais pas où je vais trouver les six heures requises, mais ça se tente. Je vais forcément apprendre ou évoluer. Et puis je suis contente que l’institution me propose cette formation, qui pourrait bien répondre à un besoin. Alors allons-y !

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Symétrie centrale, poubelle et graine germée

Sur Images des Mathématiques, voici un article à aller lire :

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Le titre de l’article d’Images des Mathématiques est une référence à cet autre article, qui m’avait lui aussi frappée en 2015.

Philippe Colliard part d’un constat :

«  Théorème  » apparaît 6 fois, uniquement dans les expressions « théorème de Thalès » ou « théorème de Pythagore »… et jamais pour demander de les démontrer.

Le bas-peuple des théorèmes, ceux qui n’ont pas de nom, est regroupé sous l’appellation de «  propriétés »… appellation que ces théorèmes inférieurs partagent sans protester avec des «  définitions  » – un mot qui, comme «  démonstration  » apparaît 2 fois, la première dans le préambule du thème et la seconde dans ses « repères de progressivité ».

«  Démontrer  », se retrouve 2 fois dans un titre (« Utiliser les notions de géométrie plane pour démontrer » ) et tout de même 1 fois dans le corps même d’un paragraphe de la colonne « Exemples de situations, d’activités et de ressources pour l’élève » :
démontrer, par exemple, que des droites sont parallèles ou perpendiculaires, qu’un point est le milieu d’un segment, qu’une droite est la médiatrice d’un segment, qu’un quadrilatère est un parallélogramme, un rectangle, un losange ou un carré.

D’où question, certes un brin provocatrice:

Alors, à la poubelle, la géométrie ?

Monsieur Colliard commence par être assez désagréable : il semble mépriser pavages et frises. Groumf. On peut pourtant en faire, de belles mathématiques, avec des frises et des pavages : de la géométrie avec des réflexions très profondes sur les constructions, qui ramènent aux concepts fondamentaux, avec des transformations, avec des périmètres, des aires, de la trigonométrie, et avec… des démonstrations. Pas de l’occupationnel, je le jure !

Mais bon, Steven va encore dire que je ronchonne ( 😉 ), alors je poursuis.

Philippe Colliard propose ensuite une réflexion sur la symétrie centrale.

Le programme officiel ne lui consacre que deux « brèves », plus que laconiques :

Utiliser les notions de géométrie plane pour démontrer : comprendre l’effet […] d’une symétrie (axiale et centrale) […] sur une figure.

Repères de progressivité : La symétrie centrale est travaillée dès le début du cycle 4, en liaison avec le parallélogramme.

Alors, pourquoi s’appesantir sur la symétrie centrale ?

Si je me permets une ellipse de toute une partie de ce très bel article, c’est qu’il est impossible à résumer sans donner de la purée (allez le lire : vous allez vous régaler). Cette ellipse justifie ceci :

c’est là une force de la symétrie centrale : des théorèmes à la fois très groupés et très proches des métaxiomes.

Et là, monsieur Colliard propose une idée de séquence sur la symétrie centrale en cinquième. Ambitieuse, pleine de sens, éducative, bref, top.

Et en plus, il me permet de me réconcilier :

Et pourquoi pas ensuite, mais ensuite seulement, des construction de frises, de pavages, de rosaces !

Je ne résiste pas à citer la conclusion, qui fera sourire mes élèves :

Au collège, la géométrie euclidienne est superbe pour raisonner, parce qu’elle est visuelle… en même temps, elle nous contraint à réfléchir à ses bases, à ce qui nous paraît évident et qui n’est qu’une modélisation simpliste de notre monde matériel : l’univers physique n’est pas continu, et ni le point mathématique, ni les lignes n’y ont d’existence… a fortiori, ni les droites !

Mais cette géométrie permet à des adolescents de découvrir l’abstraction tout en s’appuyant sur des illusions visuelles qui leur sont encore nécessaires pour apprendre à mieux raisonner. Et, pour certains d’entre eux, de découvrir que le raisonnement repose sur un ensemble restreint d’affirmations, sur des règles du jeu qui pourraient être différentes.

Et pourquoi pas un jour de s’intéresser à la géométrie de Gromov ?

Moi, monsieur Collaird, j’y crois tout à fait, à cette petite-graine-boule-de-neige. Rangez donc cette poubelle tout de suite, je vous prie.

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Le chemin d’une formation, côté formateur

Dans moins de deux semaines, j’aurai commencé à animer le module « accompagnement » destiné aux futurs référents mathématiques de circonscription. Je crois très fort dans les RMC. Et là, j’anime dans d’autres académies que la mienne. Une collègue m’a demandé comment cette formation avait été construite. Alors voilà :

Lorsque le rapport Villanui-Torossian est paru, la mission de RMC m’a tout de suite beaucoup plu. À maints égards. J’y vois un levier pour changer les choses. J’ai négocié avec le rectorat, avec mes IPR, de pouvoir intégrer à ma mission de formation des tâches de RMC : cela permettait de se projeter, de tester. Ils m’ont fait confiance, et je les en remercie encore, parce que franchement, mes activités de formation cette année m’apprennent et me transforment, mon quotidien professionnel est passionnant et agréable, et je me sens utile. Que demander de plus ???

En décembre, nos IPR ont demandé à leurs formateurs de se positionner sur les thèmes qui leur plaisaient, dans le cadre de la formation RMC à venir. J’en ai choisi douze… La curiosité n’est pas forcément un vilain défaut, mais croyez-moi, c’est un défaut fatigant !

En janvier, la DGESCO nous a contactés pour que nous construisions des propositions de formations. Douze thèmes, c’était trop, et j’étais déjà épuisée. J’en ai quand même envoyé dix, mais trois de mes productions me plaisaient vraiment (et j’avais échangé avec mes IPR, qui m’avaient aidé à clarifier ce qui était nébuleux). Pour les autres, je manquais de temps et surtout d’espace libre dans ma tête, et je sentais bien que j’étais trop… le nez dessus, disons.

En février, la DGESCO m’a informée que j’étais retenue sur le thème de l’accompagnement. J’étais ravie : je suis dans une relative zone de confort sur ce thème, et c’est d’une cohérence parfaite avec mes activités. Pendant les vacances, nous avons eu une réunion à distance, avec monsieur Torossian et ses collaborateurs, pour préciser les attendus. Je me suis rendu compte que si j’avais bien perçu les enjeux, mon contenu dans sa forme, n’allait pas du tout.

Comme nous sommes deux dans mon académie à être retenus sur le thème « accompagnement », et que l’autre formateur est Pascal Féréol, un IEN hyperactif avec lequel j’aime beaucoup travailler, nous nous sommes mis au travail ensemble. Au final, après des échanges énergiques, pas mal de chocolat et beaucoup de café, notre contenu commun ne ressemble plus beaucoup à ma proposition initiale : il est bien mieux, plus clair, mieux structuré, et les messages importants sont lisibles. Nous avons aussi préparé la bibliographie, résumé des articles de recherche pour que les collègues RMC ne croulent pas sous les lectures (car ils ont un quotidien bien rempli, eux aussi !), nous nous sommes prêtés aux jeux que nous proposerons à nos futurs RMC, nous avons visionné des conférences, bref nous avons bossé d’arrache-pied, en nous appelant quasi-quotidiennement pour modifier, clarifier, enrichir, reformuler.

C’était très dense, et en parallèle il fallait mener de front les cours au collège, la formation et ma vie à moi, mais j’ai adoré cette phase.

Nous avons été dans les temps pour pouvoir mutualiser notre travail avec les autres formateurs. Nous avons échangé avec eux, à cette occasion, ce qui a une nouvelle fois influé sur nos préparations. Puis nous avons tout déposé sur le M@gistere dédié.

Depuis, nous avons présenté une synthèse de nos contenus autour de nous : à quelques CPC, à des collègues, histoire de voir s’ils comprennent où nous voulons en venir. Et cette semaine, je me suis entraînée, toute seule dans mon salon, une première fois. Ça tient dans le temps imparti, je me sens à peu près à l’aise.

À partir de maintenant, je vais m’entraîner encore une ou deux fois, en me détachant de l’ordi, cette fois, et chaque jour jusqu’à la première date de formation je lirai un ou deux articles, pour les maîtriser vraiment et retenir quelques éléments-clefs par coeur.

Pour moi, la phase de stress et de surcharge intellectuelle est terminée. Maintenant je peaufine, et je savoure le plaisir de maîtriser de mieux en mieux, d’avoir appris. Je cherche la petite bête, j’approfondis. Et puis j’ai hâte de vivre cette rencontre, de voir si je suis à la hauteur des attentes et des besoins de mes collègues.

J’adore ce métier, formateur.

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Des mangas contre les stéréotypes genrés

Avec mes élèves de sixième, nous participons à un concours sur les stéréotypes et lesCapture d’écran 2019-03-10 à 16.13.26 clichés hommes-femmes, sur une proposition de notre documentaliste. Je ne sais pas trop ce que cela va donner, mais jusqu’ici ils ont de bonnes idées. À ce sujet, la Fondation Ipsen, sous l’égide de la Fondation de France, propose « 3 mangas mettant en scène des femmes scientifiques confrontées aux préjugés et aux stéréotypes qu’elles subissent chacune dans leur domaine. » Sur ce site, on peut demander un exemplaire de chaque manga. C’est fait pour moi, et j’espère les recevoir bientôt, car cela tomberait à pic vu notre concours !