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Une séquence, une !

Et emblématique, en plus : c’est la séquence de quatrième sur le théorème de Pythagore.

J’en ai eu, du mal à décoller. Alors j’ai fait de bons petits plats, j’ai bouquiné, j’ai fait ma 23ème lessive des vacances (non sans blague, c’est vrai. Et c’était la dernière du grand ménage, youhouuuu), j’ai peint des figurines Darkest Dungeon, je me suis embusquée dans le jardin avec mon appli de reconnaissance des chants des petits oiseaux (histoire de savoir qui sont mes colocs), j’ai trouvé une prof de langue des signes pour ma fille, j’ai discuté avec la petite collègue qui va si gentiment m’héberger une fois par semaine pour mon master… Bref je n’ai pas perdu mon temps. Tout en sachant que ça continuait de cogiter au fond de mon cerveau.

Et puis paf, j’ai senti que j’étais prête à me mettre à la première séquence.

Au départ, ce sont vos programmations, que vous m’avez envoyées, qui m’ont fait réfléchir et avancer. Et puis ensuite, comme souvent, c’est une vidéo Dudu qui m’a donné mon point de départ. Ils sont vraiment géniaux, ces Dudu. J’ai finalement mis tout un tas de choses dans la séquence, et elle me plaît bien. Elle est très longue (14 heures), mais je commence souvent l’année par des séquences-fleuves, qui me permettent d’irriguer des tas de notions de domaines variés. Il n’y a pas de routine, du coup.

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Pour autant, je ne suis pas sûre du tout que cela restera ma première séquence. Mais j’aime bien l’idée de commencer par une nouveauté totale. Ça donne le ton, ça montre qu’on grandit, ça pose le degré d’exigence. On verra quand je ferai le reste : contrairement aux sixièmes, je n’ai pas eu récemment de quatrièmes.

J’ai renommé la Dropbox et j’y ai ajouté la séquence de quatrième. J’espère que ça marche toujours ; vous me direz, sinon. Et tous les avis sont les bienvenus !

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C’est parti pour mitonner une année de quatrième

Puisque j’en ai fini avec la programmation de sixième, il est temps de m’attaquer à la suite. Je ne connais pas exactement mon service, ce qui est très moyennement pratique, mais je vais quand même préparer le niveau de quatrième : c’est celui où je n’ai rien de récent.

Evidemment je partagerai, comme je l’ai fait pour les sixièmes ; mais en attendant, puisque vous m’avez envoyé de si belles ressources de sixième, je lance un appel : z’avez quoi de sympa en quatrième, comme activités sympas et efficaces ?

Merci m’sieurs-dames !

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On s’y colle !

Question du jour : vous collez les leçons ? Les élèves ne copient pas ?

Hé bien oui, nous collons, la grande majorité du temps. Les élèves écrivent le cours seulement lorsque la trace est « exotique », difficile à obtenir en numérique sans y passer trop de temps, ou lorsque ce serait moins joli/rigolo/clair.

En revanche, dans la plupart des cas, ce ne sont pas les leçons que j’ai mises à disposition sur la Box qui seront collées : en général, nous construisons la trace ensemble, et je la tape et je la mets en page d’ici à la fois suivante. Et là, je photocopie, l’élève distributeur distribue et chacun colle, à la page que j’annonce, pour que ce soit au bon endroit du cahier de leçons numéroté.

En fait, je préfère garder du temps pour travailler : réfléchir, chercher, communiquer, résoudre. Recopier, ça ne m’intéresse pas beaucoup, voire pas du tout. Si des élèves ont besoin d’écrire pour retenir (Mathieu Gangnon explique cependant que recopier sans sélectionner et hiérarchiser les informations est tout à fait inutile), ils peuvent le faire à la maison, mais ce ne sera pas fait en classe.

En revanche, je consacre du temps en classe pour expliquer aux élèves comment fonctionne leur mémoire et comment on apprend une leçon de mathématiques. Parfois nous apprenons les leçons en classe, aussi.

Pour plus de précisions, un peu datées mais encore à peu près valables, il y a un article sur ce thème ici.

Sommaire sixième

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Sixième : c’est prêt !

Voilà, j’ai fini pour le niveau sixième.

Enfin,jusqu’à ce que je découvre encore de super ressources parmi ce que vous m’avez envoyé.

Et puis jusqu’à ce que je change d’avis.

Mais bon, j’ai une bonne trame : les activités, les supports, les leçons. Les évaluations et la majeure partie des exercices, en revanche, je verra ça en direct, car cela dépend beaucoup des élèves.

J’ai mis la Dropbox à jour.

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Programmation de sixième : quatre périodes dans la boîte

Pour ceux d’entre vous qui m’ont demandé le lien pour jeter un oeil à mes contenus, j’ai fait une mise à jour aujourd’hui. J’en suis au mois d’avril, et dans les jours qui viennent je me pencherai sur la période 5, la dernière.

Merci beaucoup à tous ceux qui m’avaient donné des contenus que j’ai utilisés,  et qui sont tous d’accord pour partager sur la box. C’est chouette.

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Question 6 : il y a des décimaux qui se baladent alors que le thème n’a pas été vu ?

Je continue ma foire aux questions, lorsque j’en croise une qui me semble clef pour comprendre ma programmation.

Question 6 : les nombres décimaux n’ont pas encore été réactivés, mais certaines de tes tâches complexes utilisent la multiplication d’un nombre décimal par un entier ou la multiplication de deux décimaux (nouveau dans le programme de 6ème) et tu ne le mentionnes pas.

C’est bien observé.

Les élèves n’utiliseront pas la calculatrice, que j’utilise par ailleurs seulement en toute fin d’année.

Pourtant, c’est vrai, les décimaux pointent leur nez bien avant leur institutionnalisation. J’ai éliminé pas mal de situations les mettant en oeuvre, mais j’en ai conservé d’autres, car elles m’intéressaient telles quelles ou étaient dénaturées si je changeais les valeurs numériques engagées.

Il y a deux cas de figure : si l’écriture décimale concerne un nombre exprimé dans une unité de mesure, que nous pouvons transformer en entier dans une autre unité (euros en centimes, mètres en millimètres …), nous transformons pour travailler sur des entiers, puis nous reconvertissons pour revenir à l’unité attendue. Cela permet de travailler au quotidien les conversions d’unités de mesure.

Si ce n’est pas le cas, alors je reviens à l’oral et avec mon glisse-nombre à la structure des décimaux, pour transformer 3,12 en 312 centièmes. Et là nous nous ramenons à la multiplication entière.

Si j’ai fait ce choix, c’est parce que je trouve que les élèves ont un mal de chien avec les décimaux, que je veux qu’ils donnent du sens (pitié, laissez cette virgule là où elle est…) et que cela me permet, en m’appuyant sur ce qu’ils ont vu en CM1-CM2 (je ne vais pas non plus faire comme s’ils ignoraient tout ça) de réactiver sur l’ensemble de l’année et très progressivement, mais aussi très régulièrement les décimaux. En plus, passer un long moment sur les décimaux fatigue tout le monde, je trouve. Là, lorsque nous y arrivons, ça coule tout seul.

J’institutionnalise en toute fin d’année sur la multiplication de décimaux, lorsque cela ne leur pose plus aucun problème.

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Claire s’inscrit à la fac

Bonjour, j’ai un rendez-vous à 15h10 pour m’inscrire. Je suis en avance, dois-je attendre ?

Non, l’heure n’a pas d’importance.

Ah, tant mieux alors.

Auriez-vous votre convocation s’il vous plaît ?

Heu non, je n’ai pas reçu de convocation.

Elle s’appelle aussi autorisation d’inscription.

Ah ça oui, j’ai. Voilà.

Vous êtes étudiante ?

Non, pas encore.

Vous êtes salariée ?

Oui, je suis enseignante dans le public.

C’est quel code, vous savez ?

42.

Vous êtes salariée du public ou du privé ?

Du public.

Vous faites quoi comme métier ?

–  ... Enseignante. Du public.

Vous connaissez le code de CSP de vos parents ?

Sérieusement ? J’ai 44 ans et il faut que je vous donne les CSP de mes parents ?

Heu, oui.

Ok. 61 et 62.

C’est drôle, ça se suit. Vous avez l’original et la photocopie de votre CNI et l’original et la photocopie de votre dernier diplôme obtenu ?

Oui.

Vous vous êtes acquittée du paiement de la CVEC ?

–  Oui, et d’ailleurs c’est quoi ? Pourquoi faut-il payer ça ?

Ah bah ça sert à plein de choses…

Comme ?

Ca paye votre sécurité sociale.

Non, je ne crois pas. Et j’ai déjà la sécu et une mutuelle.

Ah bon ? Comment ça se fait ?

Je suis salariée.

Ah oui. Mais ça sert aussi pour faire du sport, et participer aux associations pour faire la fête vous voyez…

Ah super.

Heu bon alors est-ce que vous avez une photo ?

Oui. Voilà.

Est-ce que vous avez déjà la sécurité sociale ?

Oui…

Est-ce que vous avez un numéro d’INE ?

Non, je suis trop vieille pour en avoir un.

(panique dans le regard de mon interlocutrice)

Je fais comment alors ?

Je ne peux pas vous le dire. Je pense que vous devez m’en créer un.

Là, une dame d’un autre guichet a pitié et vient voir sa collègue. Elle lui explique :

La dame elle n’a pas d’INE parce qu’elle a eu le baccalauréat avant 1995. Donc tu coches « pas d’INE », là. Ca va en créer un. Tu vas voir, ça arrive assez souvent, alors il faut que tu saches le faire.

D’accord. Voilà. (…) Ah bah si, regarde, là, elle en a un en fait d’INE. Je ne l’avais pas vu.

–  Non mais c’est parce que tu viens de … (elle s’interrompt) Oui, bon ben alors tout va bien, utilise celui-là. (elle me regarde, consternée mais bienveillante)

Vous avez votre relevé de notes du baccalauréat, original et photocopie ?

Oui, mais comme ça date, il n’est pas en format A4 et donc je l’ai photocopié en deux fois. Il faut superposer partiellement les photocopies pour avoir tout.

J’ai pas compris.

Si vous avez de la colle, je m’en occupe.

D’accord.

Cinq minutes plus tard, je passe au deuxième guichet, puis au troisième, puis au quatrième, puis au cinquième.

– (Avec les gestes à l’appui) Alors il faut que cet autocollant, là, vous voyez, vous le colliez sur la carte, ici. Cet autocollant, là, ici. Vous voyez ? Ca, là.

La collègue de mon interlocuteur :

Je crois qu’elle a compris, la dame, tu sais. T’es lourd.

Ah ? Vous avez compris ?

Oui, ça va.

Non parce que c’est super important, sinon vous ne pourrez pas rentrer dans les bâtiments.

Bon, bin je vais le coller alors. (…) C’est normal que ça ne se décolle pas ?

Non, c’est autocollant. (…) Ah non, votre autocollant il n’est pas autocollant.

Bon, en tout cas pour un rendez-vous à 15h10 j’étais sortie à 15h11, avec ma carte étudiante et un INE tout neuf, et l’accueil a été très aimable, avec tout le monde.

Mais je sens confusément que je suis décalée.