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Ma rentrée au bureau

Aujourd’hui, j’ai passé ma journée à échanger et planifier pour l’année qui s’annonce, en tant que référent mathématique académique. C’était top, et tout démarre tellement bien… Et puis en rentrant, nous nous sommes attelés à finaliser l’installation de notre bureau. Le vider, nettoyer, peindre, aménager n’aura pris que quelques jours grâce à l’efficacité combinée de trois générations. Nous étions hyper motivés : faire notre rentrée avec un bureau, voilà une belle perspective. déjà que ma  nouvelle salle de classe est extra, voilà que c’est aussi la révolution à la maison.

Alors voilà, j’ai un bureau. Un vrai, une pièce. C’est grand. Nos deux bureaux sont là, plus un troisième pour que je puisse installer ma plastifieuse et mes bricolages.

Le confort.

Un bureau.

Je vais en écrire, des beaux articles, préparer de jolies séances, corriger de belles copies, à ce bureau. C’est sûr.

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Nouveau référentiel

Bon, j’avais envie de toiletter mon référentiel de compétences. Je pensais, après une lecture attentive des repères de cycles 3 et 4, procéder à quelques ajustements, rien de plus. Sans doute aussi éliminer ou redéfinir certaines compétences qui me faisaient parfois hésiter. Je pratique ce référentiel depuis longtemps maintenant, et s’il me fallait le remettre au goût du jour, car les programmes et les attendus ont un peu évolué, je voulais aussi respecter mes pratiques, mes principes, dont j’ai une conscience assez claire maintenant.

Mon ancien référentiel était celui-ci :

mon ref de comp maths n°.jpg

J’ai décidé de rester sur un référentiel organisé par les six compétences : cela me semble plus cohérent, me parle bien et respecte les documents institutionnels, aussi, ce qui me permet de le présenter en formation, tout en montrant comment on peut être fidèle à soi-même tout en étant respectueux des programmes.

J’ai commencé par de petites modifications. Par exemple, dans chercher, « Prélever des informations » se voit adjoindre « utiles ». Dans modéliser, « Utiliser spontanément une expression littérale » perd son spontanément : spontanément ou pas, « utiliser une expression littérale » me paraît plus efficace. Dans raisonner, « Articuler un raisonnement » devient « Organiser un raisonnement » : pour les enfants et les familles c’est sans doute plus clair, et l’articulation forte et explicite de type logique correspondra au niveau vert-vert.

J’ai poursuivi avec des changements plus conséquents : dans modéliser, « Énoncer une règle adaptée » disparaît. Dans représenter, « Représenter une grandeur dans différentes unités » disparaît, car je peux m’appuyer sur « Représenter un nombre sous diverses formes » et « Utiliser des unités de mesure adaptées ». Dans raisonner, « Écrire et mettre au point un programme » apparaît, pour tout ce qui est programmation, tableur et géogébra. Résoudre des tâches complexes a disparu, puisqu’il y a « identifier un sous-problème » dans chercher. Dans calculer, « Choisir la bonne opération » est remplacée par « Utiliser les nombres et le calcul pour résoudre des problèmes ». Choisir la bonne opération me paraissait trop restrictif, au singulier en plus, et simpliste. Mettre en oeuvre des techniques de calcul est remplacée par « Calculer mentalement » et « Calculer à l’écrit ». Cela me permet de disposer d’une compétence pour la mémorisation des faits numériques de base, et d’y intégrer aussi les stratégies de calcul mental. Calculer à l’écrit contient les capacités à calculer en ligne, poser les calculs et faire appel à des stratégies de calcul adaptées à l’écrit. Utiliser les propriétés des opérations disparaît, intégrée dans calculer mentalement ou à l’écrit. « Estimer, comparer » apparaît, car cette compétence me semble symptomatique de la compréhension des nombres. « Contrôler la vraisemblance » devient « S’assurer de la vraisemblance d’un résultat » et déménage. Il me semble que c’est davantage du raisonner que du calculer.

Et puis à ce moment-là, j’étais un peu satisfaite, mais pas sereine. Quelque chose manquait ou clochait, mais pas moyen de comprendre quoi. En tout cas, je n’avais pas atteint mes objectifs, de toute évidence. Alors j’ai mis mon mari sur le coup. Il est prof d’histoire-géo-EMC, mais comme nous discutons sans cesse de boulot, qu’il travaille aussi avec les compétences, qu’il me connaît très très très bien et qu’il est sans concession, je me suis dit qu’avoir son avis serait une bonne idée. D’abord, il m’a fait réfléchir à tous les intitulés qui ne lui semblaient pas clairs ou creux : mon référentiel, s’il est appuyé sur les documents institutionnels, doit être facilement compréhensible pour les enfants et les familles. Ensuite, nous avons réfléchi ensemble à ce qui était redondant, mal placé dans l’intitulé de la compétence-mère.

C’était mieux, beaucoup mieux.

Et là, mon mari a eu l’idée de la septième compétence, parce que c’est ce que je fais beaucoup avec les élèves, développer leur culture mathématique. J’adore. Je vois bien ce que je vais mettre dedans. Comme tout n’est pas exigible je n’évaluerai pas forcément côté insuffisant, mais cela me permettra de valoriser tout ce que font, tout ce qu’apprennent mes élèves dans le domaine de la culture mathématique. Lorsqu’ils me ramènent une affiche qu’ils ont fabriquée, un bricolage, lorsqu’ils prennent la parole sur un sujet mathématique qui les intéresse, lorsqu’ils écrivent une nouvelle ou un poème mathématique, lorsqu’ils font spontanément référence à ce que nous avons appris sur les fractions en Allemagne, les nombres en Mésopotamie, le nombre d’or, les palindromes, lorsqu’ils me ramènent des pubs erronées, des photos type maths en vie…

Enfin, j’ai tout soclé.

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Et là, ce référentiel, il est vraiment bien.

Reste à le confronter à la pratique. Mais je pense que tout ira bien, car il est clair pour moi et ne dévie pas de ce que j’ai pratiqué jusqu’ici.

Il est juste mieux que le précédent.

Je l’ai partagé sur la plate-forme Sésamaths, sous la référence 76 – Mont-Saint-Aignan.

Référentiel 2019 1P

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Richesse mondiale, l’activité

J’ai écrit ici tout à l’heure que mon mari avait eu une interrogation sur une représentation graphique. C’est un de mes jeux préféré, mitonner une activité en utilisant ce type de support. En plus, ici, il est bien fait, ce qui change agréablement.

Les objectifs principaux en terme d’apprentissage sont, pour moi :

  • Reconnaître et manipuler la proportionnalité
  • Prélever des informations, proposer une stratégie et être capable de la présenter.

Mais en fait il y a beaucoup d’autres points d’étude dans cette activité, comme on le verra en fin d’article.

Voici le début de l’activité :

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Le plan est de donner des supports de taille différentes aux élèves. J’en ai préparé trois, pour que leurs résultats (et peut-être leurs conclusions) soient affectés par les mesures (nous pourrons parler importance de la précision, et aussi marge d’erreur et valeurs approchées), mais aussi pour leur montrer que ce qui est proportionnel (ou pas) le reste au travers d’agrandissements-réductions. Cela me permettrait de revenir sur le sens des agrandissements-réductions, justement, ou de les faire découvrir en sixième si ce n’est pas déjà fait.

Capture d’écran 2019-07-17 à 15.51.22Capture d’écran 2019-07-17 à 15.51.03Capture d’écran 2019-07-17 à 15.50.45

En deuxième partie, j’ai un prolongement éventuel, au cas où les échanges n’auraient pas été assez loin :

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Je pourrais évaluer tout ça (je ne parle évidemment pas d’évaluation sommative), sans que chaque élève ne soit concerné par toute la liste, puisque cela dépend de la démarche choisie :

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La répartition de la richesse mondiale en 2018 v1

La répartition de la richesse mondiale en 2018 v2

La répartition de la richesse mondiale en 2018 v3

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Richesse mondiale et aire de rectangles

Mon mari a publié un article sur son blog, qui présente une iconographie de la répartition de la richesse mondiale dans le monde. Lorsque je lui en ai parlé (forcément, j’ai trouvé cette représentation frappante !), il m’a dit avoir des doutes sur son exactitude.

D’une, voilà une question que je ne pouvais décemment pas ignorer.

De deux, ça me fait une bonne base d’exercice, en fin de sixième ou en cycle 4.

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J’ai choisi le tableur pour effectuer mes vérifications : d’une part, a-t-on bien 54%-46%, et d’autre part l’aire des rectangles est-elle bien proportionnelle aux valeurs indiquées ?

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Hé bien oui : même si le pseudo coefficient de proportionnalité est dans l’intervalle 360-375, ce n’est pas grand chose, comme le montre le calcul d’écart à la moyenne :

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Et d’ailleurs, si j’avais calculé le coefficient de proportionnalité éventuel réciproque, la question ne se serait sans doute pas posée pour des élèves :

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Bon zou, j’ai une petite heure devant moi pour mettre tout cela en forme pour mes élèves.

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Les silencieux à l’école

Un article est paru dans Libé aujourd’hui, qui me touche particulièrement, aujourd’hui où j’ai participé à faire passer les oraux de DNB :

Jung catégorisait « comme «introverties» les personnes qui puisent plus facilement leur énergie dans le calme et la solitude, et qui la perdent avec davantage de fracas là où les interactions sociales sont incontournables ». L’article pose la question : les enseignants confondent-ils participation et investissement ? Sans doute pas, mais il est évident que participer, dans les normes scolaires, toutes rigides qu’elles soient, est une obligation. « Doit participer davantage », « trop discret », voilà des marronniers des bulletins. L’article amène à distinguer l’introversion et la timidité, toutes deux liées à la socialisation. L’une est un manque d’intérêt pour l’interaction, et l’autre la peur de l’humiliation sociale, assez compréhensible malheureusement en milieu scolaire.

Dans la Force des discrets (2012), Susan Cain explique que «les introvertis vivant dans le monde de l’idéal extraverti sont, comme des femmes dans un monde d’hommes, bafoués pour un trait de caractère indissociable de leur identité profonde».

Les effets secondaires de la non-participation reprochée sont le manque d’estime de soi, la dépréciation, l’attrait pour la transparence, le sentiment de décevoir, d’être inférieur. Les enseignants ne sont animés d’aucune mauvaise intention, mais parfois certaines maladresses blessent durablement et la confiance en soi est difficile à restaurer.

Ce matin, en voyant des élèves être dans une telle difficulté douloureuse pour passer leur oral, je me faisais la réflexion suivante : quand on a du mal à lire, à écrire, on a une aide, dans les examens. Un aménagement, un secrétaire, un lecteur. Mais quand on a du mal à s’exprimer en public, on n’a « qu’à se forcer ». Pourtant, croyez-moi, cela n’a rien de naturel pour certains enfants (et certains adultes d’ailleurs), et leur difficulté n’est pas feinte. Quand on est enseignant, qu’on passe sa vie à parler, il n’est sans doute pas évident de mesurer la réalité des introvertis, ou des timides. Pourtant c’est essentiel, car nous risquons d’être violents et d’abîmer de si belles pépites silencieuses…

Merci beaucoup à Rachid Zerrouki pour cet article, qui met en lumière les silences.

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Ronde comme un icosaèdre

Sur le blog de mon mari, j’ai lu cet article sur la projection Fuller, une projection icosaédrique. Je pense que je vais mitonner une activité à partir de cette idée-là. Je crois que je pourrais y activer pas mal de thèmes : du calcul, de la géométrie, des grandeurs et mesures, de la proportionnalité qui traverse tout…

Olivier Longuet me dit dans l’oreillette qu’un fascicule Kangourou existe sur cette projection… Merci Olivier (et merci monsieur Kangourou, aussi) !

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Notre maison de Raymond

Nous connaissons un vieux monsieur, Raymond. Un monsieur digne, malicieux, qui sait plein de choses que nous ignorons.

Un jour, Raymond a décidé de vendre sa maison. Comme j’ai toujours eu envie d’ouvrir un gîte (en retraite, peut-être même verserai-je dans la chambre d’hôtes) et que chez moi tout le monde est plutôt du genre enthousiaste, nous avons acheté sa maison à Raymond.

Alors depuis la fin du mois de janvier, entre deux stages, deux cours, deux copies, je bricole. Je prends des cours de plomberie, je rêve de lattes PVC, je passe un temps assez dingue dans des magasins de bricolage, j’emprunte aux copains profs de maths leur matériel… Toute la famille s’y met, sur trois générations. C’est un beau projet.

Si tout va bien, d’ici la fin de la semaine, la première pièce (la cuisine) sera tout à fait terminée. Nous aurons surmonté pas mal d’obstacles, déjà. Et maintenant, nous savons que nous n’avons aucune idée de ceux qui nous attendent.

L’intérieur, avant :

Pendant les travaux :

Maintenant :

Au mieux, ouverture prévue en septembre 2019. Si nous avons le temps, les sous et pas trop d’ennuis pour mettre nos projets en application. Et sinon, bin ce sera plus tard : pour une fois, nous nous donnons du temps, le temps de réfléchir, de nous tromper, de reréfléchir et de parvenir à ce que nous visons.