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Question 3 : Les ceintures de compétences ne te tentent pas ?

Dans les commentaires et les mails que vous m’avez envoyés, il y a pas mal de questions. Je vais en reprendre quelques-unes aujourd’hui dans des articles, car elles méritent développements on ne peut pas bien comprendre la logique de mes contenus sans ces réponses. Merci donc de me les avoir posées…

Question 3 : les ceintures de compétences ne te tentent pas ?

Ah, question un peu compliquée pour moi, car la réponse est ambivalente.

Avant tout, je précise que je n’ai pas d’a priori négatif sur les ceintures de compétences, au contraire. Je ne suis pas non plus très calée sur le sujet. J’ai vu des fonctionnements qui roulaient remarquablement bien, je sais que des collègues comme Guillaume Caron pratiquent les ceintures de compétences avec un succès comparable à leur talent (c’est pour toi, Guillaume, ce compliment), mais je crois que cela ne me convient pas. Cela me semble trèèèèès compliqué, ce qui indique sans doute que je n’ai pas tout compris et/ou que ce n’est pas en adéquation avec mes pratiques et ma façon d’être.

Pourquoi ?

  • Parce que dans l’idée que je m’en fais, cela nécessite d’avoir tout préparé à  l’avance en sériant toutes les tâches, et que j’aime particulièrement les tâches complexes dont des tâches qui nécessitent une collaboration du groupe entier, même si je ne pratique pas seulement ce type de tâche ;
  • Parce que je suis très attachée à la « culture classe » dont parle Boimare, et que je tiens à ce que tout le monde travaille sur des thèmes communs au même moment, pour pouvoir faire des bilans collectifs quand cela me chante. J’ai besoin, pour me sentir bien dans mon année, de sentir que nous construisons une histoire commune, mathématique et collective ;
  • Parce que j’ai peur d’individualiser. Je différencie, mais je ne veux pas tomber dans l’individualisation, ce qui pour moi est un risque.

Bon, maintenant, je suis peut-être à côté de la plaque en pensant que les ceintures de compétences font travailler individuellement les élèves sur des thèmes variés, mais c’est comme ça que je l’ai vu mis en oeuvre.

En revanche, j’ai clairement pris des éléments également présents dans les systèmes de ceintures :

  • Les points attribués avec Sacoche se rapprochent du système de ceintures : chaque compétence est non acquise, fragile, satisfaisante, très satisfaisante ou experte. C’est consultable sur l’ENT ;
  • L’obsession du développement de l’autonomie, de la coopération, de l’entraide, de la dévolution ;
  • J’essaie autant que possible dévaluer les élèves lorsqu’ils y sont prêts, et de les réévaluer s’ils le souhaitent.

En fait, je pense que je ne suis pas prête à suivre un système (quelle que soit l’échelle, d’ailleurs). Je fais ma tambouille, j’ai besoin de pouvoir m’adapter et changer quand je pense que c’est pertinent.

Je vous conseille d’aller lire le blog de Guillaume, si vous ne le connaissez pas encore :

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Enjoy the journey, telle est ma devise pour l’année prochaine !

Qu’est-ce que tu fais l’année prochaine alors ???

Voilà une question que j’ai beaucoup entendue ces derniers temps. Aujourd’hui, je suis en mesure d’y répondre :

  • Je fais mon master 2 de didactique des maths, à Paris. Je suis presque complètement inscrite… Je me régale à l’avance de tout ce que je vais apprendre. Comme l’année va être bien remplie, je vais m’appliquer à envisager cette reprise d’études comme un loisir : ce master, c’est pour le plaisir ;
  • Je prends des classes au collège. A priori deux sixièmes et une cinquième, ou alors deux sixièmes et une quatrième, ce n’est pas encore bien défini. En tout cas j’ai fait mon choix : je reste en classe. C’est un vrai choix, et prendre cette décision a été un moment fort pour moi ;
  • Je commence de nouvelles activités de formation : je n’animerai pas de formations sur le même mode que des dernières année. A la place, je vais accompagner des équipes de cycle 2. Je vais aller dans les classes, je vais d’abord faire connaissance avec les enseignants pour comprendre qui ils sont, comment ils aiment enseigner, pour travailler avec eux, co-animer des séances s’ils en ont envie, réfléchir ensemble aux pratiques, construire ou perfectionner des outils d’apprentissages, les mutualiste, favoriser la construction de projets, bref, me rendre la plus utile possible. L’objectif, c’est l’échange : avec les enseignants, avec les CPC-CPD, avec tous les pilotes, avec les élèves, avec les parents… Je n’entends pas donner des leçons, mais aider et apprendre. C’est un projet qui me tient très fort à coeur, et je suis vraiment heureuse qu’on me permette de le mettre en oeuvre, et qu’on me fasse confiance ainsi.

Alors la conséquence, c’est que j’arrête toutes mes activités à l’ESPE, qui représentaient la plus grande partie de mon travail cette année. Ca a été une décision difficile à prendre, mais c’était ça ou mes classes. Et conserver l’ESPE risquait de compromettre mes projets de formation, mon dada actuel. Alors voilà, pour moi pas d’ESPE l’année prochaine. J’y ai passé pas mal d’années, avec de super collègues, et je la quitte riche de toutes ces belles expériences.

Ca sent l’aventure, tout ça…

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Gestion de données, suite

Alors que j’avais bien entamé ma séquence de 6ème ou de 5ème ou de 4ème sur la gestion de données, j’ai croisé ce document :

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Voilà qui donne des tas d’idées, pour travailler l’extraction et la sélection de données, l’interprétation de ces données, et le tout en parlant livres. J’en aurais bien fait une activité d’introduction  ma séquence, mais j’aime bien aussi l’activité que j’ai mitonnée avant hier. Alors j’ai décidé d’en faire mon support pour les activités au choix de fin de séquence. J’ai découpé le document en plusieurs parties, et chacun analysera la partie qui l’inspire le plus, ou le moins d’ailleurs.

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Cela ne devrait pas être trop long, et permettre de bien continuer de travailler la proportionnalité, les grandeurs, les mesures et la gestion de données. Et ensuite, nous mutualiserons pour avoir un regard collectif et partagé sur l’ensemble du document.

Il me reste à faire le lien avec le tableur, pour avoir terminé cette séquence.

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Gestion de données pour l’année prochaine

La gestion de données, ce n’est pas toujours ce qui me fascine, à enseigner : apprendre à lire des tableaux à double entrée, des graphiques divers est certes important et pas si simple pour les élèves (les tableaux à double entrée posent problème en sixième, les diagrammes circulaires résistent encore plus longtemps), mais cela ne me suffit pas.J’ai besoin de faire comprendre aux élèves la diversité de ce qu’on peut réaliser, leur montrer ce que le numérique permet, les faire réfléchir aux choix effectués, à leur pertinence, à leur exactitude.

Alors j’ai réfléchi à une activité, dont j’ai eu l’idée grâce au numéro de mars-avril de tangente sue je bouquinais ce matin avant de partir au collège.

Dans un premier temps, je propose aux élèves ceci :

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Le but est d’analyser, de remarquer la multiplicité de critères étudiés. A priori je choisirai la France, la Chine et l’Irak, qui évoluent de façon très différente au fil du temps. Ensuite, nous regardons l’animation et nous commentons ce que nous observons. Enfin, je reviens sur le site et nous naviguons pour découvrir d’autres modes de représentations. Nous pourrons ainsi arriver à dégager les représentations qui seront étudiées dans l’année.

Dans un deuxième temps, nous le remontons (le temps). Voici la deuxième partie de l’activité :

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Nous allons réfléchir ensemble pour analyser cette carte et la placer au regard de l’époque où elle a été réalisée. Puis nous regarderons cette animation, en l’étudiant avec un regard critique et en argumentant.

Dans un troisième temps, nous étudierons la leçon qui se ramène à ce que les élèves doivent savoir faire, mais en étant toujours très vigilants à réfléchir aux choix : quel type de graphique ? Pourquoi ? Quelles légendes ? Quelles échelles ? Quels autres choix possibles ?

Après cela, nous nous engagerons dans différentes activités pour consolider tout cela, puis nous terminerons par la séance d’activités au choix. Et enfin, il me faudra caler une séance sur tableur pour faire le lien, mais elle peut être placée avec une certaine souplesse.

Ça me plaît bien, cette séquence. La gestion de données revient plus en force dans mon contenu annuel, et de façon plus précoce que cette année. C’est mieux. Reste à la mettre en oeuvre…

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Monsieur Madame, version maths

Cela date d’il y a quelques années, mais je ne connaissais pas : sur Solve My Maths, un collègue britannique a recyclé les albums Monsieur-Madame en les transposant aux figures géométriques et aux mathématiciens. C’est très très chouette.

Ici, vous trouverez les stickers, ici l’album à colorier des formes, et en farfouillant vous trouverez celui que je n’arrive pas à retrouver (mais que j’ai téléchargé, heureusement) : l’album des mathématiciens.

Pour ma part, je suis totalement fan de Mr. Mandelbrot, et de Mr. Koch. Et tout ceci me donne des tas d’illustrations pour mes fiches de cours, et des idées d’exploitation, par exemple pour utiliser les fiches en anglais une fois le parallélogramme, par exemple, étudié en classe.

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Questionnaire de satisfaction (3) : les activités qui ont plu

Avant-dernier volet du bilan dèmes élèves de sixième : quelles activités as-tu préférées ? J’avais donné les choix entre 9 activités parmi celles que nous avons traitées cette année, et les élèves ont voulu rajouter les pavages. J’avais demandé qu’ils en choisissent deux, mais ils ont négocié en prétendant cela impossible. Ils en ont donc conservé trois, parfois quatre.

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Selon moi, l’activité championne, c’est l’activité des fractions avec des légos, et la deuxième curvica. Total, ce sont les deux les moins citées. Peut-être parce que l’objectif pédagogique est trop évident, ou parce que le contenu est difficile en termes d’apprentissage : l’activité légos (ici et ) vise à faire comprendre que deux septièmes, c’est le nombre qui, multiplié par sept, donne deux unités, et ça, ce n’est vraiment pas facile en sixième, ni à comprendre pour les élèves, ni à faire comprendre pour l’enseignant. Pour Curvica (), c’est un peu similaire : abordée en début d’année, cette activité vise à comprendre les liens indirects entre forme, périmètre et aire, et à distinguer mentalement les concepts. Pas fantoche non plus au sortir de l’école élémentaire.

Pour mes élèves, les activités championnes sont les rallyes (nous avons fait le rallye IREM, les rallyes Maths’n Caux, des rallyes CM2-6ème, le concours Castor-Algorea) et les tournois de calcul mental, sur tablettes. Je m’attendais bien sûr aux rallyes : ils ont vraiment bien marché et comme la classe s’est fédérée progressivement, ces moments leur ont permis de vivre des maths, mais pas seulement ; il y avait beaucoup d’humain, dans ces moments-là. Je suis agréablement surprise par le succès des défis calcul (ici, par exemple), qui m’ont permis de leur faire faire des centaines de calculs mentalement, et que l’aspect stressant de la compétition et du temps limité n’ont pas déprécié.

Ensuite, on peut constater que les élèves de sixième (les miens, en tout cas) aiment réaliser des constructions géométriques : les pavages, les anges. Quant aux autres activités, ce sont les dernières traitées qui sont en tête : la découverte de π, tant attendue, la mesure de la plage de Dieppe (je ne pensais pas qu’elle remporterait tant de suffrages), et le plombier (qui date du premier trimestre, et si j’avais fait référence au permis rapporteur sans doute davantage d’élèves se seraient souvenus) aurait mérité mieux, d’autant que nous nous étions bien amusés, ainsi que le bistrot (au mois de septembre), qui avait bien plu en direct.

Parmi ces activités, je n’en vois aucune à écarter : toutes ont des objectifs pédagogiques clairs pour moi, et toutes ont été sympa à mener, car elles ont éveillé les curiosités, fait émerger des questions et mis en activité mes petits élèves.