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Les fractales, ça roule !

Mon fils m’a fait découvrir ce jeu :

Il s’agit d’un jeu qui s’appuie sur les fractales, open source, tracé en rayons temps réel. On déplace une bille qui se promène à la surface de fractales en évolution, pour atteindre le drapeau d’arrivée le plus rapidement possible. L’auteur écrit : « Ce jeu est le résultat d’un moteur de physique fractal que j’ai développé et qui permet des collisions rapides avec des fractales et d’autres objets procéduraux ».

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J’espère qu’ils sont fiers.

Aujourd’hui, j’allais dans les écoles, comme tous les jeudis-vendredis.

Ce matin j’ai vu mise en oeuvre la méthode Picbille en CE1 et c’était très très intéressant, comme toujours d’ailleurs. En plus, à chaque fois que je viens dans les classes, j’apprends en matière de gestion de groupe : nos collègues PE, qui n’ont pas de vie scolaire comme dans le second degré, qui s’adressent à des enfants plus jeunes, qui passent la journée entière avec les enfants, gèrent au quotidien des situations qui sans doute nous mettraient nous dans l’embarras.

Un des moments forts de la journée, ça a été le calcul mental : l’enseignant a repris la famille des quatre-vingts et des quatre-vingt-dix, et, à coup de « et encore deux », « et encore un », les enfants sont arrivés à 100. Et alors là, quel magnifique enthousiasme : déjà, à 99, les enfants se sont exclamés « 99 !!! C’est incroyable !!! ». Et arrivés à 100, ça a été « Ouaiiiiiiiis, 100!!! », « C’est la fête, on est à 100! », et les enfants en ont profité pour exprimer le nombre 100 sous plein de formes différentes : 80+10+10, 80+20, 90+10, 10+10+…+10, 10×10… J’espère que l’enseignant s’est senti fier : c’est bien lui qui a allumé ce feu, cette envie de faire des maths. C’était beau à voir.

Et cet après-midi , j’ai introduit et animé la séance, dans une autre école, grâce à la gentillesse de la collègue qui a bien voulu me laisser mener la mise en activité. Nous avions décidé de faire construire un jeu aux enfants, sur le modèle de celui que j’avais fait élaborer aux sixièmes. Aujourd’hui, il s’agissait de leur expliquer l’objectif, les règles du jeu, et de leur faire concevoir des questions.

J’ai donc expliqué tout ça aux enfants, et pour moi cela a été une expérience très forte : il m’a fallu me concentrer fort pour m’adresser à eux avec les bons mots. Ils ont été super attentifs, et moi je me sentais tellement trop grande, juchée sur mon mètre quatre-vingt, mes talons et l’estrade… Mais ça s’est bien passé, et ensuite ils ont bossé d’une façon qui nous a scotchées : ils ont réussi à se concentrer vraiment longtemps, à produire des tas de questions super, et tout le monde a travaillé dur, dans une ambiance très sympathique. Ils ont rédigé une centaine de questions, ce qui est plutôt pas mal !

Le bilan est vraiment de grande qualité, même si certaines productions ne pourront pas être retenues. Le plus frappant, c’est que ce qu’ils ont produit une majorité de problèmes, et que ces problèmes sont bien des problèmes et sont intéressants. J’espère que l’enseignante est fière : c’est sa pratique quotidienne de problèmes qui les a amenés à considérer ce type d’exercices avec autant de naturel et d’envie.

Et puis c’est rigolo, j’ai passé avec eux quatre ou cinq jeudis après-midi et ils me connaissent déjà bien…

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Des jeux, des bestioles, des maths

Ma fille s’est vu offrir deux petits jeux (édités par Smart Games), pour Noël, qui se jouent seul : Cache Noisettes et Lièvres et Renards. Les deux jeux proposent une évaluation de compétences engagées :

Nous avons testé, et les deux jeux sont très chouettes. Nous avons testé le niveau 1 (facile) et le niveau 32 (expert) sur chacun des jeux. Nous avons davantage peiné sur Lièvres et Renards, qui nous a semblé plus complexe. Sans doute plus de parties pour s’en assurer, mais en effet la concentration annoncée est supérieure pour ce jeu.

Dans Lièvres et Renards, il s’agit de mettre à l’abri les lièvres, dans les terriers. Ils peuvent sauter, mais seulement au-dessus d’un obstacle. Les terriers vides ne constituent pas un obstacle. On peut déplacer les renards, mais seulement dans les deux sens de la direction qui les porte. Les champignons sont fixes.

Dans Cache Noisettes, il faut faire se déplacer les écureuils avec leur noisette, suivant les directions N-S ou E-O, de sorte qu’ils aillent déposer leur noisette dans un trou, et que toutes les noisettes soient au chaud. La forme des supports à écureuils a une importance, naturellement.

Je vais emprunter ces deux jeux pour le club maths de temps en temps, si ma fille le veut bien. Et nous allons pouvoir cogiter, chacune et ensemble !

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Nouveau jeu pour cogiter

Nous avons reçu en cadeau un nouveau jeu : Tokyo Highway. Nous l’avons essayé ce matin, dans la brume post-réveillon, ma fille et moi, et nous avons adoré.

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La règle du jeu m’a d’abord fait très peur. Je trouve qu’elle est exprimée de façon particulièrement alambiquée. Nous n’étions pas trop de deux cerveaux pour comprendre. Mais une fois mis en pratique, c’est finalement assez simple.

Le jeu se joue de deux à quatre joueurs. Deux c’est rigolo, mais cela doit être encore plus sympa à trois ou quatre.

Chaque joueur a pour objectif de construire une autoroute, pour poser sur ses portions des voitures, de façon à les avoir toutes posées en premier. Mais il y a des contraintes. Des contraintes pour poser construire les piliers qui supportent les routes et les routes elles-mêmes, d’abord (assez simples), et ensuite des contraintes pour poser les voitures, plus délicates à appréhender. Mais bon, après quelques interrogations et une relecture de la règle du jeu, ça roule, c’est le cas de le dire. Pour résumer, lorsque la route que l’on construit passe au-dessus d’une route d’un adversaire et est la seule à passer au-dessus, ou bien pareil mais avec au-dessous, on peut poser une voiture. Il est donc possible de poser plusieurs voitures sur un même tronçon.

Il faut pas mal réfléchir pour choisir sa direction de construction, et anticiper celui pourrait se produire. Il faut aussi bien penser l’utilisation des points de jonction, jaunes : on ne peut construire un pilier que s’il est plus haut ou plus bas d’un niveau que le précédent, sauf si on utilise un point de jonction. Là, on fait ce qu’on veut. Et les points de jonction permettent aussi de construire des embranchements, impossibles à réaliser sinon. Mais il faut faire attention : si la pente excède une différence de trois niveaux entre les piliers, la voiture glisse et badaboum.

Je ne suis pas sûre d’être hyper claire…

Toujours est-il que c’est un drôle de jeu, minimaliste et élégant dans le matériel proposé, expliqué de façon un peu confuse mais finalement simple à mettre en pratique, à mi-chemin entre le mikado (allez donc placer des piliers et des routes dans des endroits peu accessibles, vos verrez) et un jeu de stratégie.

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La semaine des mathématiques 2019

Du 11 au 17 mars 2019 aux lieu la semaine des mathématiques 2019.

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Le guide est ici. On peut y lire que « le thème n’est pas « Jeux et mathématiques », mais « Jouons ensemble aux mathématiques », pointant que le plaisir que peuvent procurer les mathématiques pourrait être un plaisir partagé, voire collectif ». On y trouve aussi beaucoup de pistes, et le guide regroupe des ressources autour des maths, par niveau.

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Jeux avec les nombres

L’objectif de Jeux avec les nombres est de faire que les nombres redeviennent les amis des élèves. Le jeu amène à manipuler, dans une démarche de résolution de problèmes. L’enseignant ne doit pas demander systématiquement à l’enfant de justifier sa démarche : il fait confiance et suppose qu’elle est correcte (ou en tout cas fait comme si il le supposait). Cédric Faure justifie cela en disant qu’il ne faut pas transformer une démarche de réussite en démarche d’échec. Cette formulation me gêne, car cela signifie en fait qu’une démarche fausse ou un gros coup de bol sont valorisés. Je sais que féliciter, encourager accroît la réussite, et j’essaie d’avoir toujours cela présent à l’esprit en classe (et dans la vie) pour mettre en lumière ce qui est bien et beau. Mais j’ai aussi peur de l’effet Jourdain, qui dévalorise l’évaluation de l’enseignant aux yeux des élèves. Ce que j’entends volontiers, en revanche, du discours de monsieur Faure, c’est que cela va permettre d’amener au jeu les enfants, qui vont devenir plus compétents et, de ce fait, justifier leurs démarches d’eux-mêmes : lorsqu’ils savent qu’ils ont compris, ils aiment le dire. Ca, d’accord, je trouve que c’est un bon argument.

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Je note sur ma liste d’aller voir ce jeu aussi. Ouhlala, deux semaines de vacances ne suffiront pas pour faire tout ce que j’aimerais faire…

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La Main à la Pâte « en live »

Deuxième exposé de l’après-midi : Mathématiques et informatique à l’école élémentaire par Gilles Dowek et Xavier Buff.

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Gilles Dowek a commencé, fidèle à mon souvenir : il a de fort jolies bretelles, un débit de parole qui coupe court à tout processus de somnolence et ça sautille de partout, son discours. Il nous a parlé de l’environnement informatique déjà existant pour les enfants (ce que je trouve discutable en tant que généralité), avec tout plein de mystères à discuter avec les élèves. Cela aurait plu à François Sauvageot, nous avons fait une brève incursion dans les Fake news. Monsieur Dowek a aussi évoqué les algorithmes que les enfants utilisent : mettre au pluriel, chercher un mot dans le dictionnaire, l’algo de l’addition, etc. Enfin, il nous a proposé des activités débranchées, comme envoyer un message codé, comment décoder.

Comme dans les précédents articles du jour, une citation de Gilles Dowek : « Vous pouvez laisser les élèves partir en live sur une recherche comme celle-là ». Alors heu partir en live, ça dépend comment on l’entend. Lorsqu’on est enseignant, particulièrement avec des petits, l’expression « partir en live «  a un aspect pas forcément lénifiant…

Et justement, Xavier Buff, qui a pris la suite de Gilles Dowek, a expliqué comme il était content d’intervenir avec des groupes et pas des classes entières lorsqu’il se déplace pour faire des animations avec des robots pédagogiques : c’est difficile à gérer, pas forcément du point de vue disciplinaire, mais surtout dans le guidage de la démarche. En effet, les élèves s’interrogent difficilement sur la validité de leur programme et certains n’opèrent pas que « au pif » jusqu’à ce que cela fonctionne, sans savoir en fait pourquoi. C’est là qu’il y a le plus de maths : dans la justification de pourquoi ça fonctionne, qui est de l’ordre de la démonstration. Son discours était très humble : il a bien précisé ses propres questionnements en suspens. Les points de blocage avec les élèves ont été bien observés, aussi, comme le problème de la relativité dans l’orientation du robot (avec s’orienter dans Scratch). Enfin, Xavier Buff a rappelé comme même en programmation il est important de manipuler avec les mains (je suis bien d’accord, et même utiliser corps !).

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C’est intéressant de voir comme les qualités personnelles des individus leur donnent une légitimité en tant qu’intervenant. Et là, nous avons eu deux exemples très différents, ce qui est bien chouette. Tant qu’à faire, je me nourris des contenus des interventions, mais je prends aussi tout ce que je peux sur la forme.