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Stéréotypes des maths, tellement ancrés

Voilà que mon assurance s’en mêle :

Il y a de bonnes idées, de bonnes références, de bons conseils, et puis des moins bons. C’est normal. Dans la catégorie groumf, par exemple :

Certes ??? TROP formel ? C’est vrai, il y a de l’abstraction, et l’abstraction est parfois un obstacle. Et le « certes » picote. Et là, aussi :

Alors là, je ne suis à peu près d’accord avec rien. Il faut un objet de réflexion, donc ok pour le problème ou l’exercice, mais en fait j’aurais plus vu une question. Le reste, pas forcément. Il n’y a pas de recette, pas d’obligation. Les maths sont une discipline naturelle et vivante. Chacun fait comme il veut. Il faut un cerveau, de l’envie, de la fantaisie éventuellement, mais des tables trigo, pas trop en fait. De quoi écrire, aussi, d’accord. Autoriser la calculatrice seulement si on maîtrise « parfaitement » les quatre opérations me semble un excellent moyen de laisser toute une population à l’écart du merveilleux exercice des mathématiques.

Tout ceci part d’une bonne intention et, comme je l’ai écrit, il y a des points positifs dans cet article. Mais aussi tellement de stéréotypes, alors que les auteurs veulent les combattre : c’est un bel exemple de la façon dont notre société en est imprégnée.

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Youpi, des maths !

RTBF propose un article intitulé « Comment redonner le goût des maths aux jeunes générations ? », ainsi illustré :

Hé bin ouf, ça fait du bien, ça ! Cette jeune élève a l’air joyeuse et positive, et les opérations ne sont pas incompréhensibles. Dans cet article, il est question de liberté, de plaisir, de rapport au monde et même de poésie. Voilà qui contrebalance avec le dossier de Télérama !

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De la lecture à venir

Voici ce que j’ai ramené de Belgique :

J’ai été plutôt raisonnable cette fois… L’origami c’est pour être au point pour Jonzac, où j’ai choisi deux ateliers sur le sujet, le rubik’s cube c’est pour en savoir plus et pouvoir être robuste au club Interrubik, et le reste c’est pour mes bibliothèques de classe, une fois que je les aurai lus.

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Téléramaths

Télérama a publié un dossier intitulé « L’éternel problème des maths » et fait sa couverture sur le même thème. Comme ça, on est sûrs dès le début que ses auteurs donnent un tour de vis supplémentaire avec ce titre tout négatif et sans aucun espoir, ainsi qu’une illustration de tableau noir empli de formules et de schémas. Le tableau noir et cette approche sont bien peu adaptées à présenter les maths et l’enseignement des maths sous un jour moderne, dynamique et ouvert à toutes et tous. Il manque un enseignant en blouse, tiens.

Comme on ne juge pas à une couverture, j’ai lu.

Marc Belpois commence avec l’introduction. La question posée est intéressante, et à ce moment-là je m’interroge : peut-être bien, mais à réinventer par qui, pour qui ? Par les mathématiciens ? Par les enseignants ? Ou par la société, qui se nourrit manifestement de clichés élimés ?

Dans cette introduction, Denis Choimet, président de l’union des professeurs de classes préparatoires scientifiques, resitue le problème : avec la réforme du lycée, Jean-Michel Blanquer a prévu des maths pour spécialistes des sciences, mais rien pour toutes celles et ceux qui auront besoin d’outils mathématiques, mais pas de « maths pures ». L’APMEP a porté ce propos depuis le début, en collaboration avec de nombreuses sociétés savantes. C’était une décision simpliste que de réserver les maths à des soit-disant spécialistes de la disciplines, une vision naïve de personnes qui n’y sont tellement pas compétents qu’ils ne comprennent même pas que des savoirs et des compétences leur manquent.

La question de l’évaluation est également posée, par Nathalie Sayac par exemple :

La question est de savoir pourquoi les maths sont ainsi affectées : le système français porte globalement un système d’évaluation rigide et anxiogène, mais dans toutes les disciplines; C’est donc en effet le regard sur les mathématiques qu’il faut modifier. C’est ce qu’explique Mélanie Guénais, vice-présidente de la Société mathématique de France. Vu le titre du dossier, il y a encore du chemin. Et tant que la société n’acceptera pas d’ouvrir son esprit pour déconstruire des préjugés, je crains que nous puissions toujours gigoter dans tous les sens, nous ne modifierons les choses, dans nos classes, nos amphis, nos labos, que de façon isolée.

Marion Rousset pose ensuite la question de la disparition des profs, dans l’article suivant. Rien de nouveau, mais tout est évoqué, même si la question salariale est rapidement éludée. Édouard Geffray, de la DGESCO, affirme quand même sans rire que la réforme du lycée devrait améliorer la situation.

Voilà, c’est tout.

Je ne sais pas à quoi sert ce dossier. Il a l’avantage d’être nourri par les témoignages d’acteurs de la mathosphère bien choisis, mais le reste du propos est convenu et les questions de fond soulevées par les personnes interviewées ne sont pas exploitées ou développées.

Pour un dossier, c’est léger. Je suis déçue.

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Une activité de 6e (ou de 5e) pour travailler gestion de données, proportionnalité et aires.

Pour finir ma journée, j’ai préparé une petite activité, pour des 6e et éventuellement des 5e en réactivation. Elle s’appuie sur un tweet (en fin d’article). Il s’agit de travailler la gestion de données, la proportionnalité et les aires. je l’ai placée en troisième période, dans la séquence qui nous amènera à modéliser l’aire du rectangle. En 5e, cela pourrait être n’importe quand, puisqu’il s’agit d’une réactivation, mais pas trop tard dans l’année.

J’aime bien ce type de tâche, car les élèves sont autonomes, en situation de résolution de problèmes, avec de multiples compétences engagées, et nous pouvons mener ensuite un débat contradictoire, puis construire une synthèse tous ensemble. Nous travaillons plusieurs notions et en même temps cela ne prend pas tellement de temps. Et puis c’est un document authentique et d’actualité.

Voici le tweet qui m’a donné envie de travailler ce support :

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What the … ?

Meuh non, je ne vais pas écrire des gros mots, même en anglais, tssss. Je vais vous parler de What The Graph, que je ne connaissais pas et que j’ai découvert grâce à un tweet de Christian Mercat (merci Christian !).

What The Graph est un site (en anglais) qui propose des captures d’écran de graphiques qui permettent de cogiter et de faire cogiter les élèves. L’introduction annonce que ces représentations de données « peuvent être compliquées, inutiles ou tout simplement bizarres ». Pour moi, c’est un outil efficace pour parler statistiques, diagrammes, graphiques et esprit critique tout au long de l’année. Je crois que je vais l’utiliser en 4e, car c’est le niveau que je dois encore peaufiner et cette référence est nouvelle pour moi, donc aussi pour mes élèves : une dizaine m’ont eue déjà en 6e et 5e, et plein plein en 6e ou en 5e. Il me faut donc veiller à me renouveler, y compris dans le choix des ressources de base.

https://whatthegraph.weebly.com/

What the Graph est directement tourné vers une utilisation pédagogique : parfois un objectif est de trouver une erreur, et toutes les propositions sont envisagées comme des questions flash, des tâches brèves (entre 10 et 15 minutes), en entrée ou en fin de séance. Des conseils précis sont donnés sur le site : en cliquant sur une image, elle s’ouvre au format pdf dans un nouvel onglet et on peut zoomer. La page 1 est destinée à être projetée. La page 2 est pour nous : des questions à poser aux élèves, les réponses, des commentaires et des informations supplémentaires sur les graphiques, des liens vers la source du graphique.

Le modèle pédagogique proposé (mais pas préconisé) comporte plusieurs étapes :

D’abord, 2 minutes de travail individuel silencieux, en donnant un axe de réflexion :

  • Comprenez-vous le graphique ?
  • Que signifient les axes ?
  • Choisissez un point de données : que nous apprend-il ?
  • Que nous dit le graphique dans son ensemble ?
  • Y a-t-il des questions/problèmes avec le graphique ?
  • Y a-t-il quelque chose que vous pouvez résoudre ?
  • Avez-vous des questions sur le graphique ?

Ensuite, 2 minutes supplémentaires de travail individuel silencieux pendant lesquelles les élèves notent tout ce qu’ils ont remarqué d’important et toute question qu’ils se posent.

Puis 3 minutes d’échange avec un(e) camarade, pendant lequel les deux élèves choisissent 2 remarques et 1 question à partager avec le reste de la classe.

Pendant le temps restant, on orchestre un débat.

J’ai tout bien téléchargé et rangé, et je sais déjà que je vais me servir d’une de ces infographies en tâche d’entrée d’année scolaire. On peut considérer le fait que le site et les ressources soient en anglais comme une difficulté, mais j’ai plutôt envie de m’en servir pour faire des maths et de l’anglais en même temps, en ayant bien prévu des explications écrites pour les élèves en difficulté.

Voici quelques exemples, dont deux avec les notes pour le prof :

Super ressource, définitivement. Demain, je me penche sur les Quibans, qui ont l’air top également, pour une utilisation menée différemment en classe.

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La population française version mit-mit

Dans un tweet, Jules Grandin a posté quatre représentations

Quatre manière de découper la France en deux parties ayant le même nombre d’habitants Sur les 4 cartes, autant de gens vivent dans la zone orange que dans la zone bleue

Source

Je ne sais pas encore exactement ce que je vais en faire, mais je vais en faire quelque chose, en 5e ou en 4e, sur la représentation de données. J’ai tout mis sur un document en attendant :

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Programmation de sixième 2022-2023

Ce matin j’ai pompeusement déclaré à mon mari qu’aujourd’hui, je ne travaillerai pas. Et puis une collègue m’a écrit pour me poser une question sur mes cahiers de leçons et paf, une chose en traînant une autre, je me suis mise à cogiter comme j’aime.

Alors bon bref, voici ma programmation de sixième pour l’année prochaine. Dans la foulée je vais adapter mon sommaire du cahier de leçons.

La programmation pour l’année à venir est sensiblement la même que l’année dernière, avec quelques variations dans l’ordre des sujets abordés, quelques ajouts de problèmes, la fusion des fractions décimales et des décimaux car cela fait deux ans que je les sépare sur le papier mais qu’en classe nous enchaînons. La nouveauté, c’est le Festirobot qui m’amène à développer et insister sur les compétences d’algorithmique et de programmation. J’aurais bien renouvelé certains problèmes, mais je garde mon énergie pour la programmation de quatrième, qui va me demander de vrais ajustements lourds. Et puis en sixième, celle-ci fonctionne, alors je profite un peu.

Mon principe de base demeure identique aussi : en spiralant à s’en étourdir les neurones, entrer dans chaque séquence par une situation problème qui amène à un blocage, blocage que je peux faire surmonter en introduisant une notion et des savoir-faire nouveaux.

Voilà ce que cela donne :

Il me reste une chose à faire : la séquence Turing Tumble de la période 1.

Il faut aussi que je ritualise le recours à Sign’maths, et que je prépare des activités adaptées à une élève malvoyante, mais qui soient aussi pertinentes pour le reste de la classe.

Sinon, j’ai rangé mes dossiers, actualisé leur ordre, et je sais que tout tient sur l’année puisque cette année ça a tenu, avec une semaine de fermeture de chaque classe de sixième, plus une semaine de covid de mon côté.

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Neal.fun pour travailler mesures et grandeurs

Ma fille m’a fait découvrir le site neal.fun. C’est une ressource qui peut être très utile aux professeurs des écoles, aux profs de maths (et pas seulement), en plus d’être intéressante. Le site propose différents outils :

Par exemple, Life Stats vous fait envisager sous différentes entrées le temps que vous avez déjà vécu :

On peut aussi voir des objets de l’espace ; je suppose que les représentations sont proportionnelles (ce serait dommage sinon) mais je n’ai pas encore vérifié :

Pour mes scenar en jeu de rôles, moi qui masterise en 1871, il y a ceci :

J’aime bien The deep sea, aussi, et speed. mais je n’ai pas encore tout regardé.