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Le club maths est mort, vive le club maths !

Allez hop, tout ça me trottait dans la tête depuis trèèèèèès longtemps, et la mue s’achève : je change de formule pour le club maths. On verra bien si ça marche comme ça, avec un système de thème annoncé et d’inscriptions. Mais j’avais envie que ce club maths soit un club PLUS de maths. C’est parti donc. Et j’espère que les élève suivront, histoire que nous allions ensemble plus loin sur les périodes suivantes !

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Pour Dijon, nous sommes inscrites !

Les inscriptions pour les journées APMEP nationales 2019 à Dijon sont ouvertes ! Pour ma fille et moi, c’est fait ! Reste à sélectionner un hébergement, et tout sera réglé. J’ai vu pas mal de noms de copains dans la liste des animateurs, et je suppose que bien d’autres seront participants !

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Il n’y a pas nécessairement de baguette magique

Ici, vous trouverez un article et une petite vidéo qui propose de réfléchir à des stratégies pour réduire l’anxiété associée à l’apprentissage des mathématiques et des sciences.

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« Les mathématiques sont une source de très grande anxiété pour les élèves, les filles sont sous-représentées dans le monde des sciences et des technologies, et celles qui vont développer un sentiment de non-compétence par rapport à ces disciplines le feront avant l’âge de 9 ans« . Alors comment faire, quels outils donner aux enseignants de primaire pour éviter cela ? L’outil Capture d’écran 2019-01-16 à 18.52.06.pngprincipal proposé par les deux intervenantes, Maude et Kim, c’est le temps. Le temps alloué aux sciences et en article aux mathématiques dans les programmations, mais aussi  le temps donné aux enseignants pour se former sereinement, en se confrontant eux-mêmes à leurs zones d’inconfort, à partir d’outils qu’ils connaissent déjà. En laissant les enseignants s’engager dans des domaines qui leur sont moins familiers, donc moins agréables à travailler et à enseigner, en les laissant échanger entre eux à partir de leurs découvertes, on leur permet d’avancer. C’est aussi l’occasion de travailler sur l’erreur, la leur d’abord, pour mieux appréhender, comprendre, accepter et traiter celle des enfants. L’une des intervenantes dit « Il n’y a pas nécessairement de baguette magique » : on peut trouver des solutions sans forcément « innover ».

« Accorder du temps, c’est accorder de la valeur » – Maude Lamoureux

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La semaine des mathématiques 2019

Du 11 au 17 mars 2019 aux lieu la semaine des mathématiques 2019.

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Le guide est ici. On peut y lire que « le thème n’est pas « Jeux et mathématiques », mais « Jouons ensemble aux mathématiques », pointant que le plaisir que peuvent procurer les mathématiques pourrait être un plaisir partagé, voire collectif ». On y trouve aussi beaucoup de pistes, et le guide regroupe des ressources autour des maths, par niveau.

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Paradoxes et genre

Un lecteur m’a envoyée vers un article du Café Pédagogique, paru hier, intitulé « Confirmé : L’Ecole préfère et surnote les filles« . François Jarraud explique qu’une étude italienne sur des élèves de sixième confirme ce qu’une autre étude, française, avait mis à jour : « les filles sont surnotées,  particulièrement en maths ».

La méthodologie de l’étude française est simple : on a comparé les résultats de travaux corrigés d’élèves, de façon anonyme et non anonyme. « L’écart de notation est d’environ 6% en faveur des filles quand les travaux ne sont pas anonymes. Elles dominent alors les garçons. Quand les travaux sont anonymes, les résultats des garçons dominent de façon claire ceux des filles en maths. Une situation qui ne se retrouve pas, en France, pour les devoirs de français.« 

L’étude italienne, elle, montre que l’évaluation par les enseignants est défavorable aux garçons, de façon deux fois plus importante en maths !

Mais pourquoi ? Pour Adriana Di Liberto et Laura Casulales enseignants « ont tendance à favoriser un comportement « de fille » en classe. Et punissent d’autant plus les garçons pour leurs écarts de comportement ». En fait, les filles se conforment davantage aux exigences scolaires en terme de comportement, d’engagement dans les études, de contrôle de soi. François Jarraud écrit « et finalement cela leur réussit. Enseigner ces compétences reste encore un défi peu relevé dans le système éducatif français. »

Jean-Louis Auduc, un expert sur les questions de mixité, livre une analyse un peu différente : les enseignants sur-valoriseraient les filles en interprétant de façon erronée ce qu’est encourager, pensant que les filles sont plus en difficulté scolaire que les garçons.

Evidemment, tout cela a sans doute des effets délétères, si les un(e)s et les autre(s) le perçoivent : on n’est pas dans l’égalité, à nouveau. En Italie, les garçons décrochent bien davantage que les filles (18% contre 12%). Est-ce directement lié ?

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Enfin, C Terrier souligne que  » En mathématiques, les classes dans lesquelles les enseignants présentent les plus forts degrés de discrimination positive envers les filles sont aussi les classes dans lesquelles les filles progressent le plus relativement aux garçons ». Mais pourtant, mieux vaudrait pouvoir utiliser l’évaluation pour encourager (de façon juste et la plus objective possible) filles comme garçons… Le fait que les filles évoluent mieux que les garçons est-elle due à une approche différente, ou au fait qu’on « saque » les garçons ? Et comment lier tout ceci à la trop faible représentativité des filles dans les études scientifiques ?

Je remercie en tout cas le lecteur qui m’a orientée vers cet article. D’abord parce qu’il me fait vraiment réfléchir, et qu’il nous faut prendre conscience de cette pratique néfaste, même si elle est inconsciente. Ensuite, parce que ce conseil de lecture faisait référence à mon précédent article, et cela me fait réfléchir encore différemment.

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Mathématiques, pour papa aussi

J’ai reçu il y a quelques jours Mathématiques pour papa, dans la même série que Mathématiques pour maman. Alors, qu’en dire ?

Tout d’abord, je me posais la question de savoir si Mathématiques pour papa serait aussi condescendant que Mathématiques pour maman. La réponse est oui. On se prend en pleine face le sexisme, c’est vrai, mais correspondant à l’époque, en gros. Je reste agacée par la différence de niveaux couverts par l’un et l’autre des ouvrages, et par le choix des exemples, hyper sexués, mais papa en prend aussi pour son grade dans le genre cliché ambulant.

La vision des maths dites modernes est amusantes : « Pour faciliter aux esprits préalablement « déformés » par les mathématiques classiques l’approche des notions modernes, …« . Je pense que pour beaucoup d’ex-élèves, la « déformation » n’est pas due aux maths classiques, mais aux maths modernes.

Le début du livre s’intitule « à bas Euclide! » et cherche à relativiser la modernité des maths modernes. Ce passage explique que les enseignants, en exposant les maths d’Euclide, sont comparables à des gardiens de musée. C’est exactement ce que je ressens aujourd’hui lorsque je transmets la géométrie de Pythagore et de Thalès, à l’heure de la géométrie sphérique. J’aurais bien aimé que ce préambule soit développé, et cela me fait réfléchir à mon voeu de voir le programme de géométrie à enseigner changer. Je n’ai pas tellement réfléchi à la violence d’une telle mutation.

Toujours des petits dessins rigolos…

Ensuite, le bouquin ressemble à son homologue féminin, si ce n’est qu’il va plus vite et plus loin. Les exemples portent sur Bardot, Lollobrigida, Louis XIV, XIII, XV, etc., les états des Etats-Unis, le bridge, la chasse et la pêche. Il n’y a pas de couleurs, alors que dans l’autre tome si. Il y est moins question de comprendre pour le plaisir de comprendre, et davantage pour « ne pas perdre la face » devant sa progéniture. Là où la femme s’instruit par altruisme, l’homme s’instruit par vanité. Le dénombrement y est abordé, ainsi que les nombres complexes, la notion de corps, d’anneaux, de calcul matriciel et de produit vectoriel. Dernière différence : il n’y a pas de mot de la fin, pas d’au revoir comme dans Mathématiques pour maman.