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Tous ensemble à l’APMEP !

J’ai écrit un petit article sur le séminaire de l’APMEP : je suis revenue enchantée, et ce que j’ai appris est complètement dans la ligne de cette belle année au bureau et au comité de l’APMEP, et dans celle de toutes les magnifiques journées nationales auxquelles j’ai participé depuis 1995.

L’article est ici, et se conclut avec ce cri du coeur :

Alors si vous enseignez les mathématiques (si vous êtes professeur des écoles ou professeur de lycée professionnel, vous les enseignez tout autant que vos collègues d’enseignement secondaire général !), si vous étudiez pour devenir enseignant, rejoignez-nous. Vous contribuerez à un projet de société tout en continuant de vous former et de partager, au travers des événements tels que les journées régionales et nationales. Et si vous n’êtes pas dans ce cas, il vous reste à devenir prof de maths. Il semble qu’il y ait de la place, justement…

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J’ai écrit un livre.

Ce soir, j’ai reçu un mail avec en pièce jointe les épreuves d’un livre que j’ai écrit en entier, qui est maintenant tout mis en page et tout (et c’est du très beau travail de la part de l’éditeur, je suis vraiment contente). C’est un livre sur les maths, des maths sous toutes leurs coutures, les maths et leur bonheurs, leur beauté, leur vie. J’ai participé à la réédition de l’ouvrage de Brissiaud, Premiers pas vers les maths, mais là c’est moi qui ai écrit tout ça. J’imagine que c’est candide, mais cela me fait vraiment tout bizarre, me rend fière aussi, et c’est une véritable émotion.

Bon, c’est parti pour la relecture.

Rholalarholala. On se lance dans des trucs sans trop réfléchir, on bosse on bosse, et un jour c’est fini et concret.

Rholalarholala.

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Maths en pleines formes

La 23e édition du Salon de la Culture et des jeux mathématiques a pour thème « Maths en Pleines Formes », place Saint Sulpice à Paris, du 2 au 5 Juin prochain en présentiel, mais avec aussi une version « déMATHérialisée » sur le site du salon. Il y en a donc pour tous les goûts et toutes les possibilités.

Entièrement gratuit, le salon se veut une grande fête des mathématiques. Les stands et l’espace rencontre proposent de vous faire découvrir les mathématiques sous un aspect inhabituel, ludique et vivant. C’est l’occasion d’arpenter les allées, de manipuler, de réfléchir et de vous émerveiller du pouvoir des mathématiques.

https://salon-math.fr/

Vous pourrez bientôt vous inscrire aux activités qui nécessitent une inscription en amont.

Pour ma part, j’interviendrai un peu, avec ceci :

J’espère rencontrer celles et ceux avec qui nous échangeons numériquement, et que je rencontre peu, ou que je n’ai pas encore rencontré(e)s !

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Faut pas faire genre

Je vais retrouver Aline Bègue-Crézé ce matin au local de l’APMEP, avec plein d’autres matheux motivés, pour un weekend productif. Je serai côté bureau et elle au groupe Femmes et maths, et elle a préparé de quoi cogiter avec cet exercice qui fait mal :

Comme le souligne Aline, cela n’ôte rien à la qualité du manuel. Chacune et chacun d’entre nous est menacé par ce type de stéréotype ; mieux vaut que nous ayons conscience que là où se cachent les nôtres, ils nous sont invisibles, pour se préparer à les reconnaître, les débusquer ensuite et les éliminer.

En tout cas, c’est un très bel exemple, bravo Aline !

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Le plan mathématiques en fiches

Sur Eduscol, une page a été mise à jour récemment, autour du plan mathématique. On y trouve des ressources pour les enseignants, des ressources pour les formateurs au niveau national et des ressources pour accompagner les chefs d’établissement.

Ah bin oui, on est bien d’accord !

Le guide de résolution de problèmes, que j’ai trouvé vraiment excellent, est présenté et en téléchargement. Des ressources sont proposées sur l’oral en maths, les automatismes, la trace écrite, par exemple. On trouve aussi des fiches et des capsules vidéo :

Je suis allée farfouiller dans ces fiches. Je les ai trouvées très bien : c’est concret, étayé, clair, et on s’attaque frontalement aux problèmes. J’ai un faible tout particulier pour celle qui s’intitule « MATHÉMATIQUES ET LUTTE CONTRE LES STÉRÉOTYPES SEXUÉS : Les interactions et l’organisation dans la classe », parce que j’ai été directement concernée par cette problématique et j’ai aimé la travailler, avec une chercheuse en sociologie.

Je me retrouve bien dans l’esprit qui est transmis sur cette page. Et les références : maths city map, regards de géomètre… Je m’y retrouve. Moi qui aime bien lire sur papier, je suis juste frustrée de ne pas pouvoir tout télécharger d’un coup pour imprimer ces fiches et travailler dessus de façon plus approfondie. Je vais essayer de me passer du papier, cependant, car je sais que c’est préférable, et les étudier sur écran. Mais il va me falloir du temps, car c’est vraiment riche.

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Cryptochallenge : Ada Lovelace

Aujourd’hui, j’ai retrouvé les plans qu’on avait volés à Ada Lovelace. C’était chouette, j’ai bien aime ; c’est Jolies Maths qui propose ce CryptoChallenge, jusqu’au 14 juin 2022.

Jolies Maths a prévu un mode enseignant pour organiser le défi en classe ; du coup, je me suis inscrite et je vais réfléchir à comment organiser cela sur un temps de club, en salle info. Avec un code généré par l’enseignant, cela semble tout simple : il suffit aux élèves de taper le code sur la page d’accueil, de cliquer sur “CryptoChallenge par code”, d’indiquer son identité, et il récupère un code personnel. Je pense procéder ainsi. Je ferais bien ça la semaine suivant la rentrée ; mais peut-être est-il plus raisonnable que j’attende un mois après la reprise, car il nous faut terminer les π-piquants !

Le site propose aussi une expo téléchargeable, sur des mathématiciennes. J’ai tout bien mis de côté et je vais voir comment l’utiliser : il y a beaucoup à lire et je vais sans doute proposer des lectures d’extraits à mes élèves, pour réfléchir avec elles et eux, et débattre. L’affiche de Michèle Vergne est vraiment très frappante.

Merci aux collègues qui ont réalisé tout ce travail, super ergonomique et attractif !

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Les maths, est-ce que ça compte ?

Bon, voilà : le dossier « Les maths, est-ce que ça compte ? » des Cahiers pédagogiques est sorti. Qu’est-ce que j’ai hâte de l’avoir en main ! J’ai eu la chance de le coordonner, avec Baptiste Hebben. J’en profite pour remercier Baptiste, qui en plus d’être compétent, disponible et clair, est une très belle personne, et me fait rire, même quand je suis épuisée. Merci aussi à notre grand manitou, Yannick Le Mevel, qui nous a guidés, nous qui n’avions jamais coordonné de dossier. Il a su nous aider sans s’imposer, nous faire prendre du recul, allumer la lumière quand nous étions dans le noir. Béatrice de Mondenard et Cécile Blanchard, qui ont ensuite pris le relai, ont été toujours à notre écoute… Et puis il y a « nos » auteurs : un régal. Ils ont répondu présent, ils ont été patients… C’était vraiment très très chouette, grâce aux membres des Cahiers, qui nous ont fait confiance.

Alors bon voilà, ça, c’est fait. Un projet qui s’achève, ça fait plaisir, car cela montre qu’on peut aller au bout. Je vais m’appuyer là-dessus pour les quatre autres que j’ai sur le feu. Ah non cinq. Voire six. Bref, je me réjouis.

Vous pouvez commander le numéro Les maths, est-ce que ça compte ici. Ce faisant, vous soutiendrez activement les Cahiers pédagogiques, et vous profiterez d’une mosaïque de regards, d’analyses de pratiques, d’interviews (de Sébastien Planchenault, de Charles Torossian, de collègues, et même il y a mon mari dedans).

Et surtout, n’hésitez pas à m’écrire pour me faire part de vos retours, réflexions, critiques et amusements. Je prends tout en vrac.

La seule chose de que je regrette, c’est de ne pas pouvoir trinquer avec Baptiste et Yannick, là tout de suite.

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La bosse des maths n’existe pas, de Clémence Perronnet

Clémence Perronnet est chercheuse en sociologie et maîtresse de conférences en sciences de l’éducation. Le 15 septembre 2021, elle publie La bosse des maths n’existe pas, aux éditions Autrement.

Le livre s’ouvre sur un avant-propos de Marion Montaigne, auteure de la série Tu mourras moins bête, et c’est une bonne idée : les deux auteures dialoguent, voire débattent, et posent ensemble le ton de la suite, un ton contemporain, direct, souvent drôle. Elles annoncent aussi l’aspect résolu de leur propos, en particulier sur l’égalité et le genre. Dès cette entrée en matière, le lecteur constatera qu’on ne va pas tourner autour du pot ; mais pourtant l’auteure garde toujours le sens des nuances et prend soin de l’autre.

Dans l’introduction qui suit l’avant-propos, le mot phare est lâché : malentendu. Les sciences ne sont pas ce que beaucoup pensent qu’elles sont. Les scientifiques sont des gens comme les autres, même comme vous, si si. Et très vite aussi on en arrive à un constat qui n’est certes pas nouveau, mais ici très bien documenté et auquel nul ne peut se résigner : les savoirs sont genrés. Pas seulement : ils sont aussi inégaux selon les classes socio-culturelles, selon les ethnies. Clémence Perronnet démonte avec efficacité les neuromythes associés, forts en France, pays des plus inéquitables en particulier dans l’accès aux mathématiques : « la sociologie a largement montré à quel point le goût n’est pas une question de nature mais une question de culture : aimer les sciences, ça s’apprend ». Ouf, un peu d’espoir ; car une large partie de l’ouvrage est consacrée aux constats, et là, quelle que soit la perspective choisie, ce n’est pas encourageant. Certes, on a progressé : « Au XVIIe siècle, plusieurs auteurs affirment que les mathématiques sont « désséchantes » et que les pratiquer risque de rendre les femmes… stériles ».

Le propos de l’auteure est étayé et illustré par des portraits d’enfants : Clémence Perronnet a suivi des enfants pendant quatre ans pour observer leur rapport aux sciences. Ces portraits sont vraiment intéressants, agréables à lire, parfois touchants. Même s’ils ne peuvent pas être tenus pour des preuves, ils apportent une humanité qui cadre bien avec le propos développé. Malheureusement, de façon générale, ils ne sont guère encourageants. Il en est qui interrogent, pour qui enseigne et travaille au projet d’orientation des élèves : en matière d’orientation, tout n’est pas équitable non plus.

Certains sociologues, cités dans le livre, catégorisent de façon très binaire les types d’éducation, selon qu’on est dans un milieu populaire ou non. L’auteure précise qu’aucun des deux styles éducatifs n’est meilleur que l’autre, mais cette distinction elle-même interroge : dans les familles populaires, « la responsabilité cruciale des parents n’est pas de susciter chez leurs enfants des émotions, des opinions ou des pensées », voilà qui semble violemment général.

La lecture de La bosse des maths n’existe pas permet aussi de valoriser l’école (même si en général, à l’école, les sciences semblent statistiquement moins enseignées qu’elles ne devraient l’être d’après les programmes), qui « rend l’exclusion totale des sciences impossible » et permet d’interroger croyance et preuve. Mais l’effet établissement, l’effet classe et l’effet maître jouent fortement, et encore plus en science que dans d’autres champs disciplinaires. Et puis beaucoup d’enfants qui aimaient les sciences à l’école, mathématiques y compris, s’en sont éloignés ou détournés au cours du collège… Si l’école est un support de choix pour promouvoir les sciences, il y a donc toutefois à l’améliorer en ce sens : comment supporter que le collège étouffe la curiosité scientifique ? D’autant que le chemin est long : ce n’est pas parce qu’un enfant aime les sciences en CM, écrit Clémence Perronnet, qu’il deviendra scientifique !

Et là, c’est la représentation des sciences qui est interrogée : est-elle compatible avec la représentation que nos élèves ont d’eux-mêmes, en particulier les filles, les enfants de familles pauvres, les enfants issus de l’immigration ? A quoi un scientifique a-t-il finalement le droit de ressembler, dans la culture commune. L’auteure passe en revue les scientifiques d’émissions télévisées, de dessins animés, de séries, de films, d’ouvrages écrits, et conclut : « ce sont des êtres bizarres, anormaux et parfois dangereux ». Et en plus ce sont des « intellos », avec toutes les connotations que ce mot peut revêtir.

Alors que faire ? C’est la question posée en sixième partie, « Agir pour l’égalité en sciences ». Elle peut sembler courte ou tardive au regard des trois quarts de l’ouvrage, qui relèvent davantage des constats et des analyses, mais c’est bien ce qui était annoncé : le titre est La bosse des maths n’existe pas, et non une promesse de solutions miracles, qui, si elles existaient, auraient déjà émergé. Alors lutter contre les stéréotypes, oui, mais au quotidien, sans verser dans la « poudre aux yeux » et en s’efforçant de ne pas accentuer ces stéréotypes : certaines actions sont pleines de bonnes intentions, mais contreproductives. Il ne s’agit pas de « repeindre en rose » les sciences. C’est au quotidien que des exemples de scientifiques « normaux » doivent être représentés, sans forcément qu’il s’agisse de personnes extraordinaires. La réflexion de Clémence Perronnet sur le différencialisme est également très intéressante et donne à réfléchir : « Tant qu’on considère qu’il existe une nature masculine et une nature féminine, la division symbolique du monde qui en découle n’autorise pas l’égalité devant les sciences ».

C’est donc un livre intéressant et agréable à lire que La bosse des maths n’existe pas. Le titre ne traduit peut-être pas exactement le propos central : la justice sociale, l’équité. Toutefois, la question de l’inné est posée explicitement, et niée tout aussi clairement. Il n’est finalement pas tant question de mathématiques que de sciences en général. Enfin, peut-être que plus d’évocation et d’analyse du contexte politico-culturel aurait apporté une dimension supplémentaire. Lorsque nos décideurs/décideuses et hommes/femmes politiques ne se glorifieront plus d’être nuls en sciences, lorsqu’ils adopteront une démarche réellement scientifique, là, oui, nous aurons progressé au sens sociétal. Mais il semble que ce ne soit pas d’actualité.

En tout cas, je vous conseille chaudement cet ouvrage.

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Femmes afghanes et maths

Voici un message de l’association Femmes et Maths, relayé par plusieurs associations de matheux déjà :

Nos collègues afghanes sont en danger de mort, en particulier les femmes universitaires, les diplômées et les étudiantes. Elles représentent tout ce que les Talibans veulent éliminer : ce sont des femmes qui travaillent et qui contribuent à l’éducation, à la recherche et à la vie économique. Ce sont des modèles pour les générations d’Afghanes à venir. Elles ne peuvent plus travailler sous le régime des Talibans et elles sont physiquement menacées.

Chacun.e, dans nos universités, nos écoles et nos entreprises, nous pouvons identifier des départements d’accueil, et les accompagner pour bénéficier du programme PAUSE ou d’autres programmes, les aider à retrouver du travail,  persuader nos présidentes ou présidents, nos directions et nos collègues de se battre pour les accueillir le mieux possible et leur offrir un environnement de travail qui leur permette de poursuivre leurs études pour les étudiantes, leurs recherches et leurs enseignements pour les universitaires, de poursuivre leur carrière professionnelle pour les diplômées.

Si vous connaissez des étudiantes, des diplômées et des universitaires afghanes signalez-les  sur soutenir.afghanes@femmesetsciences.fr et donnez-nous les informations qui nous aident à les identifier, à demander leur exfiltration et à préparer leur accueil dans nos universités ou nos entreprises. Signalez-nous si vous  connaissez des départements, des universités ou des entreprises qui sont prêtes à accueillir ces étudiantes, ces professeures ou ces diplômées. »

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ICME14 : Déborah Ball, des cookies aux stéréotypes

Cet après-midi, j’ai suivi des échanges avec des intervenants des jours précédents. Tout en rénovant mon vieux garde-manger, j’ai pu me promener entre Shanghai, le Malawi et les États-Unis.

Une de mes découvertes de cette session, c’est la « bienveillance disciplinaire » à la Deborah Ball. Elle a répondu aux questions des participants et m’a permis d’asseoir la compréhension de son propos, que je trouve extrêmement (et délicieusement) exigeant. Elle me fait réfléchir bien différemment aux stéréotypes que nous pouvons, malgré nous, véhiculer dans nos classes. Elle appelle à être attentif aux échanges (dans le choix des mots, le ton, la posture corporelle, etc.) bien au-delà et autrement de ce que je fais actuellement. Elle sort des sentiers battus et des idées reçues. Je crois que cette réflexion arrive au bon moment : elle va me permettre de m’améliorer et de me renouveler. Et pourtant, l’inclusion m’est chère et que chacun dans ma classe trouve sa place pour pouvoir apprendre est une préoccupation qui ne me quitte jamais. Mais je peux sans aucun doute mieux penser et mieux agir. C’est un beau projet, coûteux cognitivement et indispensable.

Deborah Ball a eu une remarque en passant au sujet du mot « fair », que j’ai trouvée intéressante aussi : dans nos énoncés, nous employons souvent le mot « équitable ». Mais équitable ne signifie pas égal, et assimiler les deux en maths est peut-être maladroit. D’autre part, si on s’intéresse à un partage équitable, pas sûr qu’on fasse des maths !

Issu de l’excellent Deepl, https://www.deepl.com