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Les patrons des quatrièmes : c’est solide !

J’avais une heure, en groupe, en quatrième, pour élaborer des patrons de solides. C’était la demande de leur enseignant, qui a cette classe en grand groupe, et dont j’ai l’AP. Avec en plus un exercice incendie, nous nous sommes plutôt bien débrouillés je trouve !

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L’engouement Turing Tumble

Aujourd’hui, j’ai fait ma première séance de Turing Tumble, avec les élèves de ma classe de sixième. Alors là, waouh, tendance wow-wow-woooow-on-se-calme. La séance s’est très bien passée, mais j’ai un peu dû flanquer tout le monde dehors, et heureusement que j’avais insisté sur les règles :

D’abord, j’ai présenté l’objet, expliqué le principe et ce que nous allions en faire. Nous l’avons examiné, devant, derrière, pour comprendre comment les billes se libèrent.

Selon les élèves, j’ai proposé mes missions ou des missions du livret. Mais je n’ai pas pu les amener tout de suite à écrire les algorithmes en langage naturel : c’était trop tôt, manifestement. Alors j’ai laissé ça pour demain, car j’ai la classe deux heures dans la journée. Je vais pouvoir utiliser l’émulateur du Turing, chouette !

Je vous raconterai demain, mais je suis très contente du départ que cela me permet de prendre : à écouter les élèves, j’ai entendu de vraies tentatives d’anticipation. Or c’est exactement cela que je recherchais : développer le raisonnement en programmation, faire verbaliser l’intuition et les tâtonnements.

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Viser juste : probas et aire du disque

Des élèves venus jouer dans ma classe ce midi ont découvert la cible, nouvel accessoire pédagogique. Je comptais l’utiliser en 5e pour introduire les probabilités :

Mais aujourd’hui, les élèves qui jouaient ont fait tomber la cible et ont vu qu’il y a un verso. Je n’avais pas remarqué… Le verso est super pour la suite de l’année en 5e ou la quatrième, car déterminer les probas nécessite de recourir à l’aide du disque…

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Polyminos

Fin de journée en Belgique : nous sommes allées voir l’atelier Polyminos de Christine Oudin. J’ai fait une ovation à notre digne représentante du groupe jeux de l’APMEP, bien sûr.

Première question : combien y a-t-il de pentaminos ? Nous en avons trouvé 12, tous ensemble. Pourquoi ? Avec deux carrés, il n’y a que le domino. Avec trois carrés, on a deux possibilités : les trois carrés côte à côté ou un angle droit. Et avec quatre carrés ? On repart des triominos :

En raisonnant de la même façon avec les pentaminos, on retrouve bien les 12 possibilités.

https://apmeplorraine.fr/IMG/pdf/pv133_carre_geomag_penta_tetra.pdf

Il y a 35 hexaminos, 108 heptaminos, 369 octominos…

Avec l’ensemble des pièces du pentamino, il y a des possibilités d’assemblage en forme de rectangles : des façons de constituer des rectangles de 3×20, de 4×15, de 5×12 ou de 6×10. Nous avons essayé d’obtenir des solutions, puis d’obtenir des solutions à partir de tableaux qui indiquent le nombre de côtés adjacents entre les différentes pièces.

Tout ceci se retrouve dans Jeux 7, de l’excellente association nommée APMEP.

Il existe des variations pour le cycle 1, d’autres pour le cycle 2. Un jeu s’intitule le Katamino, aussi. Le site Pentoma propose un logiciel qui permet de faire toutes les constructions qu’on veut. D’ailleurs il en existe une version en allemand, ce qui pourrait me permettre de belles séances en atelier Mathe auf Deutsch.

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Le Turing Tumble en activité de classe

Je suis une grande fan du Turing Tumble. J’en ai parlé ici par exemple, images et vidéos à l’appui.

Il se trouve que mon fil rouge de l’année prochaine est la programmation, avec la participation au Festi Robot normand, avec toutes mes classes : une sixième, deux cinquièmes et deux quatrièmes. Il faut donc que je m’attèle tôt à la programmation avec les siximes, car ils sont pour la plupart tout neufs en la matière.

Mais je ne souhaite pas commencer tout de suite en numérique. Pas d’ordi, pas de tablettes dans un premier temps. J’ai les excellentes fiches de programmation débranchée de Jean-Yves Labouche dans ma classe, mais je voulais une étape supplémentaire, une étape où on manipule, on écrit des scripts et on en teste. Une étape où on définit une syntaxe, où les « répéter » viennent naturellement, où on réfléchit à l’événement déclencheur, à si l’algo s’arrête bien. Je voulais vraiment construire la notion d’algorithme.

Cela fait trois jours que j’y suis et ça ne décollait pas. Ce matin, paf, j’ai construit quelque chose. Avec un pas de recul, j’y ai vu des défauts : c’était compliqué dans le fond, dans la forme. Alors j’ai appelé ma fille à la rescousse. Elle m’a posé des questions dérangeantes du style : « pourquoi tu formules ça comme ça ? », « tu sais que les sixièmes n’ont jamais programmé, n’est-ce pas ? », et a conclu par la fatidique question : « maman, c’est quoi, ton objectif, en fait ? »

Bon, alors j’ai réfléchi autrement. Mes objectifs, c’est d’entrer dans la programmation, d’écrire des algo et de découvrir le « répéter ». Ma fille m’a dit :  » alors simplifie. Ca fait beaucoup trop de trucs, là. Et tes algos ne servent à rien parce qu’on ne les transmet pas. Un algo c’est fait pour être transférable. Enlève les « si…sinon », aussi. C’est trop. Toi, tu veux les faire passer de l’addition itérée à la multiplication, avec tes « répéter ». C’est déjà énorme. Ils sont jeunes. Tu asle temps. »

C’est exactement pour ça que je l’avais appelée, ma fille, mais elle m’a joliment scotchée. J’ai repris ma copie et là tout était clair. Un petit ciné entre deux et hop, je m’y suis remise. Voici ce que cela donne.

Je précise que l’intro et la première partie de l’activité se feront en demi-classe. La suite se fera en classe entière.

L’introduction

F’imagine une trace écrite dans ce style, avec en plus (j’ai oublié au moment de la photo) mise en évidence la règle comme quoi une bille ne doit pas tomber en sautant un étage. Son chemin doit être continu.

Action !

Ensuite, on passe à l’action. Les élèves ont, par groupe, une mission. J’ai 5 Turing, et j’ai prévu 6 missions différentes. On verra s’ils en réalisent une, deux… C’est un essai, de toute façon.

Il peut y avoir plusieurs solutions à une mission. Je veux surtout voir comment les élèves écrivent leur programme, sans avoir été initiés à l’algorithmique. Une fois que tous les groupes auront produit quelque chose, nous mettrons en commun et nous chercherons une façon efficace de formuler ça. J’ai pensé à quelque chose comme ça :

Le répéter devrait nous sauver la vie, franchement. Là c’est vraiment un brouillon. Je compte développer davantage, mais pas trop non plus.

Les documents des missions sont ici, en pdf et en modifiable. Et la suite de la séquence est encore après, dans cet article interminable.

Si on répétait les répétitions ?

L’étape suivante, c’est de faire faire la même chose, mais avec plus de billes. Comment structurer le programme si on a trois, six, huit billes de chaque couleur ? Là, je veux montrer qu’on peut, par exemple, insérer des répéter dans des répéter. Oui, c’est permis, pourquoi ne le serait-ce pas ? C’est souvent un obstacle que se donnent les élèves devant le Castor ou l’Algorea, et je voudrais ouvrir les portes tout de suite. Ca pourrait donner des choses comme ça :

Heu alors là, c’est un brouillon aussi. Evidemment pour les élèves ce sera plus explicite…

Des avis ?

C’est un essai, une projection, et je tâtonne. Qu’en pensez-vous, vous qui me lisez ?

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Georgette

Pour la fin de l’année, Laura a terminé de construire la magnifique girafe en pliage que m’avait offert Stéphane Robert. Je l’emmène chez moi pour l’été : je vais lui fabriquer des pompons de cornes et tout. A la rentrée, elle prendra place près de l’armoire, trônant dans la classe.

Un élève de sixième a proposé de la baptiser Georgette. Comme c’était le prénom d’une de mes grands-mères, j’ai adopté cette proposition.

Merci Laura !!!

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Shadow glyphs

Attention, pépite!

Stéphane Robert m’a envoyé ce jeu. Je l’avais conservé à la maison car ma fille voulait l’essayer, et j’ai bien fait : il fera partie des nouveautés de la ludothèque de l’année prochaine, en guest star. C’est un jeu simple, qui fait cogiter, où les rétroactions sont possibles, que l’on peut jouer ponctuellement ou de façon continue grâce au mode aventure, avec des objets magiques à gagner pour soutenir la quête. Shadow Glyphs se joue seul, mais on a le droit de demander de l’aide à un ami… ou à son mari ! Le jeu est édité par LogiQuest et distribué par Asmodée.

Le contenu de la boîte de jeu

Il s’agit de placer des blocs de façon à voir, une fois la lumière du mini projecteur allumée, la forme dessinée sur la carte glissée dans le support. J’ai démarré avec la carte 1 :

Alors personnellement, j’ai galéré comme une malade. J’ai rapidement compris que ce bloc était nécessaire, mais j’ai déjà dû allumer la lumière pour m’assurer qu’il était sur la bonne rangée : un moment d’appropriation du cône lumineux, des déformations induites, est nécessaire.

Ensuite, je ne savais vraiment pas quoi faire, jusqu’à ce que je lise mieux les règles du jeu et que j’identifie les blocs nécessaires, qui figurent en haut à droite de la carte. Tout de suite, je me suis sentie mieux… Cependant, j’ai dû me corriger car je m’étais trompée de rangée, toujours à cause d’une mauvaise anticipation du cône de lumière, que j’imaginais différemment. C’est avec la lumière allumée que j’ai déplacé la pièce la plus près de moi : je pensais qu’elle serait entièrement occultée par la pièce de la rangée 2, mais non !

Conclusion : un jeu très simple, rapide à expliquer, qui permet de travailler les projections, les alignement, les anamorphoses. Faire verbaliser les essais-erreurs est à mon avis très intéressant avec des élèves. Génial, quoi.

Merci encore, Stéphane !!!

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Feu le château des Dudu

Nous avions commencé de construire un château de cartes illustrant le problème du château de cartes. Il s’agissait de construire un château de 31 étages, avec 31 piliers de 2 cartes à la base. Mais voilà, le château s’est écroulé, trois fois. Trois fois les élèves ont reconstruit. A la quatrième fois, aujourd’hui, je les ai amenés à abandonner pour cette année : ils étaient arrivés au 17e étage, mais la gravité a eu raison de leurs efforts.

Pour l’année prochaine, ils réfléchissent à une méthode qui leur permettrait d’aller encore plus haut. Ils avaient déjà pensé un dispositif de renforcement, mais cela n’a pas suffi. Pourtant ils ont fait preuve d’une belle opiniâtreté !