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Nouveaux projets, youpi !

Ces jours-ci, j’écris peu : lorsque je ne profite pas de ma famille, je prépare mes cours pour les professeurs des écoles stagiaires. C’est ma nouvelle aventure de l’année qui vient, et c’est top, jusqu’ici… J’ai préparé des séances, et je me suis vraiment bien amusée. Une collègue qui est férue dans ce type de

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Je suis totalement fan de cet album, aux ouvertures pédagogiques et didactiques remarquables

formation m’aide en me transmettant ses planifications et des contenus, et une autre, qui est professeur des écoles (bon anniversaire Natacha !!!) m’a indiqué des points de vigilance, donné ses preps, ses supports, des activités testées et analysées, des références d’albums…

 M’approprier tout cela me prend un temps fou, évidemment. D’ailleurs préparer une séance de deux heures me demande beauuuuuuuuuuuucoup plus de deux heures. Mais c’est hyper intéressant, cela me fait réfléchir différemment, et surtout j’ai pu construire des contenus qui me paraissent adaptés, étayés et solides. Et qui m’amusent.

Conclusion du jour : en effet, on est plus intelligents à plusieurs.

Conclusion bis du jour : je suis bien entourée, et c’est un atout incroyable.

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Langage et mathématiques

Sur Images des mathématiques, site du CNRS, vous pourrez lire le feuilleton de l’été, intitulé mathématiques et langage. Des articles courts, accessibles et intéressants le composent. Cette série de textes a été écrite par des scientifiques d’horizons divers à l’occasion du Forum Mathématiques vivantes en mars 2017). On y parle enseignement des maths, recherche, informatique, linguistique, histoire ou philosophie. Mon préféré est ici,mais le mieux est de tous les lire !

Quelques extraits :

Depuis la fin du XVIe, les textes mathématiques passent d’une écriture en langue commune à une écriture de plus en plus symbolique et les mathématiques actuelles ne se parlent pas mais s’écrivent. Preuve en est le combat des mathématicien-ne-s dans les universités ou laboratoires de recherche pour disposer de tableaux, en l’absence desquels ils sont incapables de communiquer ! Cette écriture mathématique est extrêmement synthétique mais elle permet d’énoncer les résultats et de présenter les démonstrations à la fois sur un volume de pages écrites qui reste raisonnable et avec la précision nécessaire à une démarche totalement formalisée. On écrira par exemple :

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au lieu de « la racine carrée de l’inverse du carré de tout nombre réel non nul est égale à l’inverse de la valeur absolue de ce nombre ». Les mathématicien-ne-s du monde entier comprendront le premier énoncé et seul-e-s les francophones comprendront le deuxième. Nous avons donc là un langage universel.

Bertrand Jouve

Dans le premier {point de vue}, les mathématiques ne seraient qu’un jeu qui manipule des mots en respectant une grammaire rigide. Hilbert, au début du vingtième siècle, affirmait qu’on pouvait changer les mots « point, droite, plan » et les remplacer par « table, chaise, verre de bière » et que les théorèmes selon lesquels « par deux tables passe une chaise » et que « l’intersection de deux verres de bière est une chaise » seraient tout à fait justifiés. D’ailleurs, sans aller jusque là, la géométrie moderne utilise des objets appelés « immeubles, appartements et chambres » qui ont des propriétés étranges, telles par exemple que « par deux chambres passe au moins un appartement ».

Étienne Ghys

L’image des mathématiques comme une merveilleuse construction humaine ne me paraît pas diminuer leur importance et leur valeur, au contraire.

Jean-Pierre Kahane

 

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Compter ou dénombrer ? Dénombrer !

Je viens de lire trois fois de suite un ouvrage recommandé par une collègue pour m’aider à acquérir les connaissances nécessaire aux enseignements que je dois transmettre à l’ESPE l’année prochaine : Premiers pas vers les maths, les chemins de la réussite à l’école maternelle, de Rémi Brissiaud. Je l’ai lu trois fois parce que j’avais besoin de recul, de rentrer dans toutes ces nuances, d’absorber, de m’interroger.

Alors je vous livrerai, aujourd’hui et dans les jours à venir, mes notes de lecture. Aujourd’hui, compter et dénombrer : c’est pas pareil.

UnknownPour l’élève de petite section, s’approprier le système des premiers nombres (de un à quatre), c’est construire la signification de mots nouveaux, les « mots-nombres » : deux, trois, quatre. Il s’agit de passer de la comptine numérique, suite sonore du type « undeuxtrois », à la signification numérique de un, deux, trois, voire quatre.

A cet âge les enfants entendent des dizaines de nouveaux mots chaque jour, dont on le donne pas de définition verbale. Ils utilisent donc le contexte linguistique (les mots connus qui entourent le mot inconnu) et extra-linguistique (les éléments matériels, les gestes, etc.).

Avant trois ou quatre ans, le comptage ne permet en général pas à l’enfant de répondre à une question commençant par « combien de … ? ». L’enfant va souvent redire « un, deux, trois, quatre », de façon répétitive si on répète la question : il met en correspondance terme à terme les mots-nombres et les jetons de la collection qu’il doit compter, mais son comptage ne constitue pas un dénombrement ; il n’accède pas au nombre.

Le comptage désigne l’énumération des objets à l’aide de la comptine numérique. Le dénombrement va plus loin : il désigne toute procédure permettant d’accéder au nombre d’objets. Ainsi, dans le comptage, la notion de totalisation de tous les objets n’est pas forcément effective. Si elle l’est, on accède aussi au dénombrement.

Rochel Gelman, psychologue américaine (ses travaux datent des années 1980) préconisait le comptage-numérotage. Enseigner le comptage-numérotage amène à insister sur la correspondance : un mot, un élément. Cela conduit l’enfant à concevoir les éléments successivement pointés avec le doigt comme «  le un, le deux, le trois, le quatre, etc.  ». Les mots prononcés sont alors des sortes de numéros renvoyant chacun à un élément et un seul, et on peut donc parler d’un comptage-numérotage. Mais en assimilant aux mots-nombres des numéros, l’enfant peut ne pas acquérir l’idée du nombre total d’objets. Autrement dit, concevoir un nombre est différent d’en avoir une dénomination.

Pour bien saisir cette difficulté, prenons un exemple : si on appliquait le modèle du comptage à des énumérations telles que « pomme, poire, abricot », il faudrait comprendre que le mot « abricot » désigne non seulement le dernier fruit, mais aussi les précédents. Il y a là un problème de polysémie particulièrement difficile à surmonter pour un jeune enfant, d’autant que l’enfant rencontre des écritures chiffrées qui désignent des numéros : sur la télécommande, dans l’ascenseur, sur le calendrier, etc. En anglais de tels écueils sont moindres, de par la construction de la langue : on dit « le huitième jour d’avril » plutôt que « le huit avril », on distingue « one » et « a ». Une autre difficulté du comptage est que si l’on désigne quatre animaux différents, dont le dernier est un crocodile, l’enfant peut assimiler « quatre » à un crocodile et non pas à un nombre. Enfin, on peut avoir l’impression qu’un enfant sait dénombrer par comptage parce qu’il a crée comme règle que lorsqu’il compte, il répète le dernier mot prononcé. Un tel enfant sait comment compter, mais pas pourquoi.

Brissiaud préconise plutôt le comptage-dénombrement, qu’on enseigne en insistant sur la correspondance entre chaque mot et la pluralité des unités déjà considérées : «  un, et encore un, deux ; et encore un, trois ; et encore un, etc.  » Il s’agit de faire comprendre aux élèves que chaque nouveau mot prononcé donne le nombre résultant de l’ajout d’une nouvelle unité. On peut alors parler d’un comptage-dénombrement. On s’appuie sur l’idée de décomposition, comme (dans un genre un peu différent) lorsqu’on décrit quatre comme « un, un, un et encore un » ou « deux et encore deux » ou « trois et encore un », c’est le décrire sous forme d’une décomposition. Et parler les nombres à l’aide de décompositions permet d’éviter leur usage en tant que numéro.

Brissiaud identifie trois conditions (non indépendantes) pour dénombrer :

  1. Créer mentalement les unités : l’enfant doit savoir ce qu’est le « un » lorsqu’on lui demande de dénombrer. Par exemple, si il doit dénombrer des animaux, va-t-il prendre le ver de terre (qui est tout petit) en compte ? Ou bien le dragon (qui n’existe pas) ?
  2. Enumérer les unités : il s’agit de ne pas répéter ni d’oublier des unités. C’est plus ou moins facile selon la disposition des entités à dénombrer.
  3. Totaliser les unités

Entre 1970 et 1986 (période piagétienne de l’école maternelle), on pensait que les enfants ne pouvaient pas profiter d’apprentissages numériques avant six ou sept ans. La conséquence fut radicale : l’enseignement du comptage disparut totalement de l’école maternelle.

Suite aux travaux de Rochel Gelman, on a assisté, à partir de 1986, à une réhabilitation soudaine de la pédagogie du comptage-numérotage dès la petite section.

Or, une recherche de la Depp a comparé les performances en calcul des élèves de CM2 en 1987, 1999 et 2007. Elles baissent beaucoup entre 1987 et 1999 et stagnent ensuite. Les élèves de 1987 calculaient très bien au CM2 sans rien avoir appris à l’école maternelle ; ils calculaient bien mieux que ceux d’aujourd’hui qui apprennent le comptage-numérotage dès la petite section.

La conclusion de Brissiaud est la suivante: mieux vaut ne rien enseigner à l’école maternelle qu’enseigner précocement le comptage-numérotage.

Demain, je vous parlerai du subitizing.

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Tiens, et si on re-re-re-re-re-re-changeait d’avis ?

Sur Mediapart, Claude Lelièvre, historien de l’éducation, écrit une tribune intéressante. Extrait :

« Le 18 mai 2010, Jean-Michel Blanquer (alors Directeur de l’enseignement scolaire) a été auditionné sur le sujet. Et ce qui en a été consigné dans le rapport d’information déposé le 8 décembre 2010 par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale (en conclusion des travaux de la mission sur les rythmes scolaires) vaut d’être rappelé (et sonne comme un rappel à l’ordre). 

« Lors de son audition par la mission, le Directeur général de l’enseignement primaire scolaire au ministère de l’Éducation nationale, monsieur Jean-Michel Blanquer, a insisté sur le fait que la semaine de quatre jours n’avait pas été  »imposée » par la réforme de l’enseignement primaire de 2008, les conseils d’école étant en effet libres de répartir l’enseignement sur 8 ou 9 demi-journées. Selon le DGESCO, le ministre de l’Éducation nationale de l’époque avait d’ailleurs une  »préférence implicite », contrairement à ce que les textes pouvaient laisser croire, pour la semaine de 9 demi-journées, celle-ci présentant de réels avantages. En particulier la  »continuité de la semaine », résultant de ce mode d’organisation, est  »bonne pour l’enfant », ce dernier ayant besoin de régularité ; elle tend de plus à banaliser la scolarisation du mercredi, tout en permettant aux écoliers de bénéficier d’une vraie pause durant le week-end » (…) Il est clair que si la semaine de 9 demi-journées n’a pas été choisie, c’est parce que, comme l’a indiqué monsieur Jean-Michel Blanquer, DGESCO,  »le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants »

Le rapport de l’Assemblée Nationale est ici. Les extraits proviennent des pages 11 et 12. Mais la lecture de l’ensemble est tout à fait intéressante, et je vous la conseille.

Dans la suite de sa tribune, monsieur Lelièvre explique pourquoi le voeu de monsieur Blanquer de fonder sa politique sur la science et le pragmatisme semble un voeu pieux. La science dit tout le contraire, quant au pragmatisme, il faudrait le définir.

Monsieur Blanquer a montré, dans ses missions antérieures, qu’il était un homme de réflexion. Que se passe-t-il, là ? Pourquoi s’emballer ainsi et nous bombarder d’injonctions contradictoires, qui défont ce qui n’a même pas eu le temps d’être évalué,en contradiction avec les travaux de la recherche, et sans concertation avec nous, qui sommes sur le terrain ? On s’enfonce dans le cliché qui participe à l’abstention de masse : ceux qui décident pour nous n’ont aucune idée de la réalité de la majorité des Français. C’est déprimant. Et pourtant, pour me déprimer, faut mettre la gomme.

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Le DNB nouveau est arrivé

Dans la dernière revue de presse des Cahiers Pédagogiques, Laurent Fillion revient sur la nouvelle mouture du DNB (diplôme national du brevet),commentée par Le Monde
L’article du Monde explique que « Dans nombre d’établissements, la majorité des élèves de 3e ont déjà le nombre de points pour décrocher l’examen, avant le coup d’envoi des écrits. »
« La validation de ce bagage [le socle commun], que tout élève doit avoir acquis à l’issue de la scolarité obligatoire, compte en effet désormais au brevet en lieu et place des moyennes de notes obtenues dans l’année. Son poids est même prédominant : le bilan des compétences de ce « socle », évaluées selon quatre niveaux de maîtrise – insuffisant (10 points), fragile (25 points), satisfaisant (40 points) et très bon (50 points) –, compte pour 400 points sur 700. »dnb2017-1.png

Mais Laurent Fillion nuance ces propos : « L’article oublie de préciser que c’était déjà le cas avec l’ancienne formule dans laquelle le contrôle continu comptait pour 200 points sur les 360 requis. On est donc passé de 55,55 % de la note globale à 57,14 % ! Pas de quoi crier au scandale.» En effet, la part du contrôle continu demeure approximativement la même. Ce qui change, c’est tout de même le nombre de points attribués aux élèves dans ce contrôle continu : dans mon établissement, les élèves partent avec des scores clairement plus élevés. Certains élèves ont même déjà une mention, ce qui n’arrivait pas auparavant. Il y a sans doute plusieurs causes à cela :

  • Pour un niveau insuffisant on attribue 10 points. Cela dit, je pense que les élèves n’avaient pas des moyennes de zéro non plus avant la réforme. Mais le fait de n’attribuer que quatre scores différents relève les totaux, comme cela a été le cas sur les épreuves de langues à l’oral au bac. C’est l’effet des paliers : cela profite aux élèves.
  • Dans un établissement comme le mien, dans lequel beaucoup d’élèves sont en réussite, on observe souvent un tassement des « bonnes notes » : comme il existe un nombre assez important d’élèves excellents, les très bons n’obtiennent pas forcément des notes excellentes… Et ainsi de suite. Or cette fois on n’avait le choix qu’entre quatre niveaux de maîtrise. Ici encore, cela a profité aux élèves : « très satisfaisant » a été attribué aux excellents, aux très bons, parfois aux bons. Je pense que ces seuils vont donc déclencher une pluie de mentions. Il est possible que le nouveau système profite particulièrement aux bons élèves, dans des collèges de ce type.
  • Dans mon collège (car je sais qu’ailleurs cela a pu être différent), les collègues ont réfléchi vraiment en termes de compétences : ils n’ont pas transformé des moyennes en niveau de compétences, mais ont essayé de mesurer vraiment les acquis fonctionnels des élèves, en prenant aussi en compte ce que les élèves savent faire en plus du scolaire pur. Ainsi, une nouvelle façon d’envisager les choses a naturellement émergé et de nouveaux critères d’évaluation se sont construits. L’évaluation, au final, n’est forcément pas la même.

Si je résume, donc, la part du contrôle continu est stable, en gros, mais la méthodologie d’évaluation et l’effet palier changent le nombre de points dudit contrôle continu.

La question suivante, c’est : est-ce que c’est grave ? Rappelons-nous que notre pays est mauvais aux tests internationaux, pour des raisons multiples et d’ordres variés, dont le fait que nos enfants sont stressés par une évaluation mal vécue, donc sans doute inadaptée. Laurent Fillion apporte une réponse :

« L’idée selon laquelle un examen n’aurait de la valeur que s’il n’était réussi que par un petit nombre est tout de même très critiquable quand il s’agit comme avec le DNB de valider les apprentissages communs à une très large majorité des élèves. Rien de scandaleux non plus au fait que des élèves l’aient déjà avant les épreuves finales. L’évaluation et la validation sérieuses des compétences travaillées au collège peuvent en effet suffire.

Et si le vrai scandale c’était d’avoir conservé ces épreuves écrites inutiles et coûteuses ?

Et pensons aussi à ces élèves qui ne parviendront pas à l’obtenir ..

Voilà, tout est dit !

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Tu es un kid ? Tu veux apprendre à coder ?

Hé bien alors, mon petit coco/ma petite cocotte, voilà ce qu’il te faut : J’apprend à coder avec Scratch, paru chez Eyrolles.IMG_4484

Bon, trêve de plaisanterie, j’ai testé, et ce n’est pas mal. Un petit livret très court indique comment utiliser Scratch de façon basique (qu’est-ce qu’un script, un lutin). Ensuite, on dispose de dix séries de cartes.

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Chaque série est elle-même déclinée en huit cartes, dont une de présentation de l’objectif. Par exemple, pour la série « jouer au jeu d’attrape », on a, après la déclinaison générale de l’objectif :

  1. Placer un objet dans un paysage, en le faisant apparaître en haut de la scène, de façon aléatoire
  2. Faire tomber le lutin (une pomme rouge)
  3. Faire se déplacer un panier qui attrapera le lutin qui tombe
  4. Attraper le lutin qui tombe
  5. Compter le score
  6. Obtenir des points bonus lorsqu’on attrape une pomme jaune
  7. Quand on a atteint un certain score, afficher un message de victoire.

Au dos de chaque carte-étape, on trouve des indices et la solution. Par exemple, au dos de la carte 2 de la série précédente, on a ceci :

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Cette présentation fait du coffret un outil individuel, parfait pour faire progresser un enfant autonome que la programmation intéresse. C’est moins un outil de classe, même si j’ai essayé de le déployer quand même sur une heure en salle info avec mes 5èmes : j’ai distribué aux uns et aux autres des étapes correspondant à leur niveau dans la manipulation de Scratch. ils ont joué le jeu, et les cartes sont effectivement utilisables de façon disjointes,créant des niveaux différents. Toutefois cela donne un ensemble éparpillé, et ce n’est pas de cette façon que l’outil est pensé.

Mes élèves ont aimé, en tout cas. Je l’ai testé sur une élève de 5ème en lui proposant une séquence complète ; elle a trouvé cela trop fractionné et donc trop simple, mais elle a déjà un bon niveau en programmation, et le coffret s’adresse aux 8-12 ans. On est donc un peu limite du point de vue du public visé ici.

 

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Réapprendre à lire : capsule lancée !

Hier, l’équipe de Canopé venait au collège pour tourner une capsule autour du dispositif réapprendre à lire. Valérie Vilmain, qui a pensé le dispositif, sa mise en oeuvre et la formation des enseignants qui va avec, était là pour être interviewée, ainsi que ma collègue documentaliste, qui anime l’atelier avec moi.

Au départ, ça partait carrément mal : quatre absents, et parmi les autres, seuls deux élèves avaient le document autorisant à être filmé. Ouille, l’angoisse ! Heureusement A et E étaient là, avec leur document tout bien rempli. Ils ont donc été filmés, eux, et ont été interviewés. J’était déçue car ce sont deux élèves qui se sont débloqués assez brutalement en lecture, et que nos élèves allophones n’étaient pas filmables, ce qui est bien dommage. En plus cela a été très compliqué d’un point de vue logistique. Heureusement les surveillants ont été super et m’ont gardé les élèves lorsque j’avais  besoin de m’éclipser pour répondre aux questions. Valérie et ma collègue doc ont été évidemment super, mais ça c’était plié d’avance ; mais le bonheur du jour a été les deux élèves qui se sont exprimés. Ils ont été formidables, authentiques et tellement émouvants ! Du coup, ma déception de na pas avoir d’élève encore en difficulté à filmer en lecture s’est envolée.

L’année prochaine, on recommence ce dispositif. Mais dès le début de l’année, de façon plus carrée et en reprenant toutes mes notes pour être sûres de tout bien faire : comme Valérie était là, nous nous sommes rendu compte que nous faisions des choses de travers. Mais nous avons prévu du temps, avec ma collègue doc, pour reprendre tout ça. Et elle va suivre elle-même la formation de Valérie, pour que nous consolidions notre méthodologie.

Plusieurs capsules seront bientôt disponibles sur le site de Canopé, sur des sujets divers, tels que la co-intervention, le lire-écrire-parler. J’indiquerai les liens à ce moment là.