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Hé, les copains ?

Aujourd’hui, c’est le dernier jour pour proposer un atelier aux prochaines journées nationales de l’APMEP, à Jonzac, du 22 au 25 octobre 2022. Je vais présenter le dispositif anamorphoses que j’ai mené en classe, et François Abélanet m’a autorisée à présenter et utiliser sa machine à anamorphoses ; il pense même pouvoir intervenir avec moi, youhou! Mais j’ai un problème : je cherche un titre évocateur, fantaisiste et percutant pour mon atelier (et en lien avec « Où se cachent les mathématiques ? »). Z’avez des idées ?

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Spirolatère

C’est encore Yves Martin qui m’a fait découvrir Spirolatère, qui me fait immanquablement penser à une potentielle insulte du capitaine Haddock. Mais non, Spirolatère est bien plus que cela.

Les spirolatères ont été inventés en 1973 par un biochimiste, Frank Odds et popularisé la même année par Martin Gardner dans American Scientist. La définition initiale est la reproduction d’une séquence initiale de segments dont le premier est de longueur une unité et les suivants ont pour longueur une unité de plus que leur précédent. Pour passer d’un segment à l’autre, toujours dans la définition initiale, on tourne d’un quart de tour. Par reproduction de la séquence on entend recommencer la séquence initiale jusqu’à ce que l’on revienne au point de départ, ce qui n’est pas toujours possible.

http://revue.sesamath.net/spip.php?article934

Un cycle est la séquence initiale du spirolatère ; un n-cycle désigne un cycle composé de n segments. Un spirolatère peut se refermer (boucler), ou pas :

http://revue.sesamath.net/spip.php?article934

L’article d’Yves est une nouvelle fois assez incroyable de clarté, d’exhaustivité. Il s’organise en plusieurs directions : l’utilisation papier-crayon, les premières explorationsla programmation des spirolatères (avec Scratch, avec Blockly), les spirolatères dynamiques (peut-on aller d’un point A à un point B par un cycle de spirolatère quelconque ?), et les Spirolaèdres (une extension 3D de la notion de spirolatères).

Que de belles activités en perspective, pour faire réfléchir et apprendre ! Voilà pour moi de très jolis et nouveaux projets… Je range, j’ordonne les contenus tous mis à disposition libre, et je cogite.

Mille mercis Yves !

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Curvica : topologie et logique

Yves Martin est un collègue retraité réunionnais, qui a beaucoup travaillé sur Curvica. Il m’a écrit pour me transmettre des ressources autour de Curvica (et pas seulement, vous allez voir dans la suite, miam !), et il m’a autorisé à les partager. Alors puisque je suis bloquée chez moi, profitons-en. Non, mais.

Le jeu Curvica a été inventé en 1982 par Jean Fromentin, qui a aussi créé la rubrique Jeu à l’APMEP. La première trace figure dans la brochure Jeux 1 de l’APMEP. Julien Pavageau l’a fait réapparaître en 2014, en publiant sur le site de son collège. Pour ma part, je suis une fidèle de Curvica, activité multi-domaines, accessible à toutes et tous, et adaptable. J’en parle ici avec une vidéo, là avec une narration de séance, et ici j’écris sur le Trivica. Cet article reprend tous les liens utiles.

Un article d’Yves permet de comprendre la mécanique des pièces du Curvica :

Cet article, passionnant et clair, est disponible en PDF ici. Il propose entre autres un lien vers un jeu de napperons, de puzzle, avec les pièces du Curvica. Pour avoir passé une grande partie de ma matinée dessus, c’est très intéressant, et pas facile du tout. Regardez un peu ici (on déplace les pièces par le centre et on les tourne par le point sur le côté) :

<center><iframe src="https://dgpad.net/responsive.php?url=http://curvica974.re/EnLigne/Curvica974/CURVICA_20plateaux_R.dgp" style="width:750px;height:530px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;"></iframe></center>

Vous avez envie de jouer ? C’est !

Curvica permet de nombreuses activités de logique, que je n’ai jamais proposées à mes élèves ; mais maintenant, j’en ai bien envie. Je vais commencer par le club maths et une fois que j’aurai assez expérimenté, je construirai une activité pour la classe.

Évidemment il y a dans Curvica les activités qui permettent de comprendre aire et périmètre. C’est ce que je pratique, et c’est vraiment top, car on n’est pas dans le dénombrement de carrés unités, on n’est pas non plus dans l’application de formules (impossible avec de telles pièces), ce qui permet de revenir à la compréhension des concepts.

Dans l’article d’Yves, j’ai particulièrement apprécié les « prélude topologiques ».

D’une manière générale, on appellera prélude un remplissage partiel initial d’un puzzle. L’objectif principal de l’activité consiste alors à chercher une solution pour remplir le puzzle complet avec les pièces restantes. Dans des cas particulier, on peut chercher toutes les solutions.

La suite de l’article propose des approches et des solutions d’une multitude de situations. C’est un travail ébouriffant.

Voilà qui va me faire passer à bien plus de profondeur dans l’exploitation de Curvica…

Quelqu’un ici a-t-il des fichiers pour imprimante 3D ?

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Où sont les preuuuuves ?

Question de génération, je suppose, mais me parler d’un document qui s’intitule « Où sont les preuves », c’est l’assurance que j’aie une version alternative de « Où sont les femmes » dans la tête pour au moins la fin de la journée… Mais ça vaut la peine : ce document me semble très intéressant et un appui enrichissant pour nos réflexions. Mille mercis pour l’autorisation de partage !

En pdf :

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Mémé Tonpyj : apprendre le sommeil en cycle 2

Ce matin, Amandine Rey, maître de conférences en neuropsychologie à l’Université de Lyon 1, nous a présenté un exemple de « recherche expérimentale non randomisée » au travers du programme Mémé Tonpyj. Elle était assez captivante, et je suis allée faire la connaissance de cette Mémé Tonpyj.

Mémé Yvette ne m’est pas agréable, a priori. Mais bon, si elle peut m’apprendre des choses, et surtout m’être utile pour des élèves, allons-y.

https://memetonpyj.fr/

Le programme est centré sur le cycle 2, mais je pense qu’on peut en faire des choses aussi en dehors de ces niveaux. Il se décline en différents contenus très accessibles : des bandes dessinées, des vidéos et des documents pour les enseignants (un document explicatif, des fiches de préparation, l’agenda du sommeil, un poster pour la classe, la correction des exercices et un exemple d’évaluation). Tout est téléchargeable instantanément ici. Le programme est décrit de façon détaillée sur cette page de La Main à la Pâte.

https://synapses-lamap.org/2020/09/08/interview-meme-tonpyj-un-projet-pour-la-classe-un-projet-de-recherche-appliquee/

Le contenu de la mallette numérique est très complet, lisible et à mon avis facile à déployer. Les fiches de prep sont concises et claires, les vidéos très courtes, seulement là pour introduire le reste des activités. L’ensemble des supports est conséquent, mais ne doit pas non plus prendre un temps fou à mettre en oeuvre en classe.

Copyright © Émile Cohl/Université Lyon 2017

Bon, je vais faire un petit dodo, tiens.

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La recherche en éducation : suite

Elena Pasquinelli, responsable de la recherche à la fondation La Main à la Pâte, membre du CSEN, est intervenue pendant le séminaire national « Pourquoi et comment renforcer les liens entre l’enseignement et la recherche ? », et j’ai trouvé son intervention parfaitement lumineuse. Dans le fond comme dans la forme, Elena Pasquinelli a éclairé ma lanterne en deux coups de cuillère à pot ; je l’ai trouvé vraiment très talentueuse.

https://cqfd-lamap.org/

Je crois que j’ai compris ce qu’est la recherche translationnelle, du coup. Je vais sans doute ne pas être très claire moi-même, car découvrir des concepts avec de la fièvre modifie la perception et le retranscription, mais allez, hop, je me lance.

La recherche translationnelle est au départ issue du domaine médical. Elle aborde un domaine de pratique, pour l’amélioration d’une situation. Nous, ce qui nous intéresse, c’est de mieux faire réussir les élèves. La recherche translationnelle s’appuie sur les meilleurs connaissances possibles et la coopération entre tous les acteurs ; ces deux aspects sont vraiment très importants dans l’idée de recherche translationnelle. Elle est fondée sur les preuves : si je reproduis, cela doit induire le même type d’effet, car les méthodes visent à être dépourvues de biais. Là, j’ai des doutes, non pas sur la nécessité de chercher à éliminer les biais, mais sur le côté réaliste, et sur le bien-fondée de l’idée de reproductibilité. Je la comprends, mais l’idée d’être exécutant me hérisse, car je tiens très fort au côté créatif, d’inventeur, du métier d’enseignant. Peut-être n’est-ce pas incompatible, mais il y a là un gros point de vigilance.

La recherche translationnelle demande une double acculturation : de la recherche vers l’enseignant, de l’enseignant vers la recherche, mais doit aussi tenir compte de l’écologie du milieu de l’enseignement, de la faisabilité, etc. On est dans l’élaboration d’un écosystème recherche/formation. Il y a là un aspect extrêmement concret, de transfert de connaissances sur le terrain, là où finalement tout se joue « en vrai ». Pour autant, la recherche translationnelle ne remet pas en cause l’existence ou la nécessité de la recherche fondamentale, qui va aussi lui apporter, de façon plus ou moins prévisible.

Ce que je me demande, c’est si la recherche translationnelle c’est ce que j’entendais appeler la recherche-action, ou s’il y a des concepts différents derrière. J’ai l’impression aujourd’hui d’entendre davantage parler de la valeur de la preuve, ce qui évidemment me séduit. Mais je ne suis pas fan de catégories. La recherche peut être translationnelle, fondamentale, collaborative, action, expérimentale… Il faut sans doute prendre le temps de définir les concepts, mais l’urgence est d’agir, nous sommes tous d’accord, je crois. D’ailleurs c’est plutôt le style de ce séminaire, au cours duquel on nous a présenté des actions de recherche translationnelle très concrets. Le tout abonde mon projet de Passeur.

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La recherche translationnelle

Dans la cadre d’un  séminaire national intitulé « Pourquoi et comment renforcer les liens entre l’enseignement et la recherche ? », j’ai eu l’occasion d’écouter différents intervenants qui nous ont parlé de la recherche translationnelle.

J’ai lu une partie de ce document, pour trouver une définition de la recherche translationnelle, mais je n’ai pas trouvé ou pas compris. En même temps, je suis ralentie dans ma tête pour cause de covid, c’est donc peut-être ma faute. J’ai lu ceci, qui m’a intriguée :

Dans tous les pays, une idée commence à faire son chemin : l’importance d’utiliser des méthodes scientifiques afin d’aider à faire progresser les pratiques pédagogiques. Ce mouvement, appelé « éducation fondée sur des données probantes » ou evidence-based education, se propose notamment d’évaluer par des méthodes rigoureuses les effets de différentes pratiques pédagogiques. Une véritable recherche translationnelle en éducation commence à émerger, à l’interface entre la recherche fondamentale en sociologie, économie expérimentale et sciences cognitives, et sa mise en application pratique dans les classes.

Ma première réaction a été la perplexité : une recherche appuyée sur des éléments rigoureux émerge seulement ? Mais alors quelle était « la » recherche auparavant ? Une recherche sans souci de démarche scientifique ou de rigueur ?

A ce moment-là, j’ai été partagée : d’un côté, la démarche scientifique me paraît absolument indispensable, mais il me semblait qu’elle était déjà une préoccupation des chercheurs. D’un autre, je suis méfiante avec le clairon des « données probantes », car on risque de tout opérationnaliser, façon excès des neuro-sciences, ce qui me semble inadapté aux problématiques de l’enseignement.

Mais dans la rédaction de mon mémoire de DE « passeurs », je me pose ces questions : mes hypothèses sont-elles valides ? Pertinentes ? Mes entretiens sont-ils réalisés de façon adaptés ? La façon dont je les traite n’est-elle pas biaisée de multiples façons ?

C’est compliqué, tout ça. C’est comme dans l’enseignement aux premier et second degré : on a des savoirs sur de « bons gestes », qui favorisent. Mais de multiples « bonnes pratiques » existent, qui ne sont pas bonnes pour tout le monde car pas forcément transférables.

C’est ça, la clef : la notion de transfert. Je ne crois pas beaucoup à la transférabilité universelle de pratiques pédagogiques, didactiques ou de formation. En revanche, comme un intervenant nous l’a promu, je crois très fort au collaboratif, au faire-ensemble plutôt qu’au fais-comme-je-te-dis. Cela implique qu’il faut aller sur nos différents terrains de pratique, et pour cela il faut du temps. Mais je crois que ce sont ces échanges-là qui permettent de tous nous surpasser pour aller plus loin et mieux faire réussir les élèves.

En tout cas, j’ai beau être complètement ouatée dans ma tête, ce séminaire m’intéresse vraiment.

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L’équerre à la poubelle (sauf si elle est fausse)

Laurent Giauffret, CPD maths-sciences dans les Alpes Maritimes, a eu la gentillesse de partager avec moi un document de sa conception :

C’est un document riche et concret, plein de ressources utiles clairement exposées. Il vous suffit de suivre l’adresse qui mène au dossier didactique, ou de flasher le QR-code, et paf, vous pourrez vous régaler !

Merci à Laurent pour ce travail, et pour m’avoir proposé de le lire !

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Toiaussitufaisdesmaths ?

Serge Beaufils, un collègue du premier degré et ex RMC, m’a envoyé un lien vers son blog, jefaisdesmaths. On y trouve un grand nombre de ressources, écrites et/ou vidéo, du number stick aux schémas en barres. Je ne suis décidément pas convaincue que le schéma en barres soit la panacée (ni aucune autre représentation plaquée sur touts les problèmes du monde), mais le genially que propose Serge a le mérite d’être une ressource riche et claire.

J’aime beaucoup la partie histoires à écouter ou à lire :

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Evénement normand !!!

Mais que se passe-t-il le samedi 2 avril à Caen ?

Comment ça, vous l’ignorez ?

Non mais enfin ça va pas, là. Il se passe ceci :

Etes-vous inscrit ? Pour s’inscrire, c’est ici. Ca y est, maintenant, vous êtes inscrits ? Bon bin allez, hophophop. Parce que nous, on compte sur vous et on a envie de vous rencontrer : avec du si beau monde, tout de même, voilà un événement à partager ! Non seulement de super collègues vous présenteront des jeux de maths, non seulement nous apprendrons sur la navigation et les logarithmes aux XVIIe et XVIIIe siècles, non seulement nous pourrons découvrir ou approfondir les rallyes MathCityMap, non seulement Olivier Longuet exposera des planches (c’est lui qui a réalisé l’affiche… Mais quel talent !!!), mais en plus l’après-midi sera divisé entre des jeux pour apprendre des maths, et une table ronde avec Michèle Artigue et Gilles Dowek, qui interrogeront ce que sont les maths aujourd’hui.

Pour info, je peux emmener 5 personnes à partir de l’agglo rouennaise. Et d’autres covoiturages pourraient être organisés ; n’hésitez pas à m’en parler, si je peux aider à mettre des collègues en relation, ce sera avec plaisir.

Elle est pas belle, la vie des mathématiques et des matheux en Normandie ? Si ! (Et je vous rappelle que tout le monde est bienvenu, Normand ou pas, APMEPien ou pas !)

Voici le programme :

Que vous ayez la chance d’être là ou pas, vous pouvez poser vos questions à Michèle Artigue et Gilles Dowek par ce questionnaire en ligne.

Allez, boujou et à bientôt !

Ca y est, vous êtes inscrits cette fois ? Non parce que si vous tardez trop, vous pourrez toujours vous plaindre comme des vaches qu’on mal aux cornes, bin ce sera trop tard. 🙂