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Les débats éducatifs des Cahiers pédagogiques : Jean-Paul Delahaye le 29 janvier !

Voici une très très très alléchante proposition :

Alors que les débats sur l’école à l’occasion des prochaines échéances électorales ne sont pas, c’est le moins qu’on puisse dire, d’une grande richesse et que la lutte contre les inégalités scolaires n’est guère mise en avant comme priorité, Le CRAP-Cahiers pédagogiques va proposer plusieurs initiatives dans l’optique de « résister et proposer », contre les idées reçues, souvent régressives, et pour des idées dans le sens d’une école plus juste et plus efficace.

Dans ce contexte, nous vous proposons une rencontre avec Jean-Paul Delahaye, ancien directeur général de l’enseignement scolaire, il est l’auteur d’un rapport qui a fait date, Grande pauvreté et réussite scolaire, le choix de la solidarité pour la réussite de tous (2015). Ayant connu lui-même la pauvreté dans son enfance, il décrit dans son dernier livre, Exception consolante, un grain de pauvre dans la machine (éditions de la Librairie du Labyrinthe) ce que la pauvreté fait à l’école et ce que l’école fait de la pauvreté.

Il présentera son nouveau livre, qui parait début février : L’école n’est pas faite pour les pauvres, puis répondra aux questions autour des moyens à mettre en œuvre pour combattre les inégalités, mais aussi de la manière de combiner ce qui doit venir « d’en haut » et ce qui ne peut que venir du « terrain », ainsi que de la question de la laïcité aujourd’hui, une autre question qu’il a beaucoup travaillée.

Pour vous inscrire, c’est tout simple : vous pouvez suivre ce lien.

Pour ma part, c’est fait !

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Accessibilité et handicap en mathématiques au collège et lycée

Eduscol a publié un document intitulé : « Accessibilité et handicap en mathématiques au collège et lycée« . Il regroupe des ressources (des outils numériques, des ressources en ligne, des témoignages) pour faciliter l’inclusion en mathématiques des élèves en situation de handicap.

Par exemple, l’INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés) propose une version de blocs Scratch grâce à des pièces imprimables en 3D, écrites à la fois en braille et en français, librement téléchargeables. Extra ! Par ailleurs, le même site met à disposition des ressources, des éléments de formation pour développer les réponses pédagogiques aux troubles autistiques, aux troubles spécifiques du langage, des praxies, de l’attention et des apprentissages, ou pour les personnes malentendantes ou sourdes. Je ne connaissais pas ce site et c’est une magnifique découverte car dores et déjà j’ai mis des ressources de côté pour les explorer.

Pour le lycée, le site CultureMath propose un article sur des outils permettant l’écriture de formule complexe en braille. Des astuces pour en simplifier l’écriture y sont données.

Pour aider les enfants qui ont des troubles dys, Cantoo est promu ; j’ai essayé il y a deux semaines de m’inscrire comme enseignante mais je n’ai pas encore eu de réponse ; du coup j’ai recommencé aujourd’hui et j’attends. C’est une maman d’élève qui m’en avait parlé, car cet outil aide vraiment bien son enfant.

Pour les dyspraxiques, le document propose l’accès à un article d’Edith Petitfour, avec qui j’ai eu la chance de pouvoir travailler, et de mettre en place certains de ses protocoles, qui ont changé ma façon d’enseigner la manipulation des outils de construction en géométrie.

J’aurais aimé encore plus de ressources, ou de ressources que je ne connaissais pas, mais en même temps Accessibilité et handicap en mathématiques au collège et lycée est efficace et synthétique.

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Translation-fusion-projection : addition !

Un article de Culture Maths paru récemment s’intitule :

Cet article est absolument extra. Merci aux collègues qui m’ont amenée à le lire. Et vivement la suite, puisque c’est le premier d’une série…

L’idée annoncée en chapeau est de mettre à notre disposition des réflexions qui nous aident « à construire chez l’enfant un univers mathématique qui donne du sens à l’addition et à la soustraction en les enracinant à l’aide de concepts de géométrie et de logique élémentaires ». Voilà qui est fort alléchant, et la bonne nouvelle c’est que l’article tient tout à fait ses promesses.

On commence avec l’addition : l’addition-translation, l’addition-fusion. Cela fait écho avec ce que je travaille en 5e en ce moment : l’addition de relatifs. Certains élèves pratiquent mentalement l’addition-translation, du type « (-5)+(-8), je me place à -5 sur la droite numérique et je me « déplace » de 5 unités « vers la gauche » ». D’autres préfèrent « j’ai 5 marqueurs-unités négatifs, j’en ajoute 8, toujours négatifs, et ça m’en fait 13 négatifs, donc -13 ». Pour des calculs du type -5+8, on retrouve les mêmes types de représentations mentales, avec une annulation à la Dudu des marqueurs positifs et négatifs deux à deux, tant qu’on peut. Et la fusion est représentée avec le boulier, au travers d’une analyse claire et complète, qui amène à l’addition-projection, super chouette.

Et ensuite, on passe à la soustraction, avec des approches similaires.

Passionnant, cet article, et tellement accessible ! J’aime particulièrement le lien explicite avec les propriétés conceptuelles comme la commutativité de l’addition, la réversibilité addition-soustraction, mais aussi cette façon de multi-représenter. C’est une pépite pour la formation.

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Des sondages et des maths

Un article du Monde a attiré mon attention :

Il s’agit d’une tribune de Michel Lejeune, statisticien, professeur honoraire de l’université Grenoble-Alpes, longtemps membre du comité scientifique du Centre d’étude des supports de publicité (CESP), auteur de « La Singulière Fabrique des sondages d’opinion », chez L’Harmattan, que je lirais volontiers. En classe, je propose trèèèès souvent des résultats absurdes de sondages à mes élèves. A tel point que certains d’entre eux m’en apportent aussi ; à force de leur faire remarquer des erreurs suffisamment grossières pour pouvoir être étudiées au collège, donc avec assez peu d’outils mathématiques, ces élèves portent sur les sondages un regard plus acéré. C’est bien. Ca ne donne pas confiance dans les médias, qui les relaient contre vents et marées, voire avec gourmandise, mais c’est quand même bien.

Michel Lejeune s’exprime donc dans une tribune. Après avoir commencé par relever tranquillement les contre-vérités, le manque de rigueur et la non fiabilité des sondages, il s’attèle à examiner trois points : la représentativité des échantillons, les redressements et l’analyse des résultats.

La représentativité, d’abord. Le fameuse méthode des quotas « ne s’applique qu’à quatre critères sociodémographiques de quotas (âge, genre, profession, zone de résidence), ce qui est totalement insuffisant pour fournir de bonnes estimations« . De fait, une grande partie de la population est exclue d’emblée, vu les méthodes utilisées.

Les redressements, ensuite. « Alors qu’ils sont parvenus à convaincre le grand public qu’ils utilisent des méthodes scientifiques éprouvées, ils n’hésitent pas à déclarer que les résultats « bruts » de leurs sondages sont mauvais, voire « faux », selon [l’ancien sondeur] Roland Cayrol. Ils avancent alors que la technique du redressement va permettre d’y remédier« . Hé bien, vous l’aurez deviné, non, parce que c’est fait « sans réel discernement ». Ce n’est pas parce qu’on manipule nombres et opérations qu’on est rigoureux. Ce n’est pas ça, faire des mathématiques. Les mathématiques ont du sens. Mais sans doute cela n’a-t-il pas frappé l’esprit de certains artisans de méthodes de sondage, pour qui l’usage de mathématiques se ramène à se donner un genre sérieux et asséner des arguments soit-disant imparables.

L’analyse des résultats : pas mieux. Les instituts de sondage produisent les mesures de marges d’erreurs imposées, mais ne les utilisent pas. Et les médias s’en fichent bien. On analyse donc des variations non analysables. Mais au moins on cause et ça a l’air sérieux.

Michel Lejeune montre ensuite comment il y a quelque chose de pourri au royaume lucratif des instituts de sondage, et fait une liste de propositions (des « exigences », en fait) que les instituts de sondage et celles et ceux qui les utilisent trouveront assez peu alléchantes. Sauf qu’il a raison.

Si l’on veut stopper le déploiement médiatique anarchique et redonner la confiance dans les sondages, il faudra ramener l’activité sondagière dans le champ scientifique en étant honnête sur la nature des sondages et dans l’acceptation de leurs limites. 

C’est une très intéressante et claire tribune que voilà. Dommage que l’article soit réservé aux abonnés, d’ailleurs.

Si on poussait le raisonnement de monsieur Lejeune plus loin, on pourrait regretter que les mathématiques ne soient pas davantage enseignées, histoire de former les citoyens à être autonomes de pensées, histoire de répandre la rigueur comme principe partagé. Mais comme on fait exactement le contraire et que les générations à venir seront très pauvres mathématiques, avec la disparition des mathématiques du tronc commun du cycle terminal, c’est fichu pour la majorité des lycéens actuels.

Voilà voilà.

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Vérité, imagination et mathématiques

Grâce à Alice Ernoult qui range la bibliothèque du local de l’APMEP et redécouvre et nous fait découvrir des merveilles, j’ai lu ceci :

Ces deux citations me parlent particulièrement. Les associer me plaît : elles combinent la nécessité assumée d’imagination avec l’objectivité de la recherche de la vérité.

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Des mémos pour comprendre des besoins particuliers

Je suis sur Twitter IsafilProfASH, qui m’apporte vraiment beaucoup. J’avais mis en magasin une ressource signalée par la collègue, publiée par la Haute école pédagogique du Valais, ici. Il s’agit de mémos qui visent à sensibiliser à différents besoins particuliers, à repérer des indices pour comprendre ces besoins, à accompagner et à donner des références pour que nous puissions aller creuser et nous cultiver dans ce champ. Il ne s’agit pas de nous transformer en professionnels de santé, que nous ne sommes pas, mais de nous aider à nous repérer, de pouvoir diriger vers des spécialistes adaptés, d’améliorer la prise en charge à l’école d’enfants qui souffrent.

Les mémos sont clairs, synthétiques, sans jargons. C’est une ressource qui m’est utile.

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Une séance de numération de folie.

Marion Michel (toujours elle, bin oui, elle a un talent fou) a aujourd’hui mené une nouvelle séance à sa séquence de CP sur la numération. Elle a proposé aux enfants un réinvestissement des séances précédentes, en leur permettant de passer de la décomposition par la manipulation à la décomposition par l’écriture. Bientôt, les enfants pourront écrire des nombres, en ayant relié cette écriture au calcul : ils disent tout naturellement « j’en ai 9, il faut que j’en ajoute un pour en avoir 10 », « Ah zut, j’en ai 12, il y en a 2 en trop pour avoir une dizaine », et même « J’ai 6 fois dix objets et 1 fois 3 objets ». Personne ne leur a dit de dire ça ; ils ont tout construit mentalement eux-mêmes, et je vous assure que c’est magique à voir. J’ai passé une heure et demie merveilleuse, à écouter et voir des élèves de CP évoquer l’histoire de la numération, faire des liens avec un album en anglais et calculer pour compter.

Marion et moi allons mettre tout ça au propre, car cette séquence fait partie d’un petit ouvrage sur lequel nous travaillons.

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Ouééééé, j’ai repris les vidéos !

J’ai du boulot par dessus la tête, mais j’avais vraiment envie de proposer une nouvelle vidéo. Depuis la rentrée, j’ai bien du mal à trouver le temps et à me libérer l’esprit pour réfléchir à un propos suffisamment clair. Mais aujourd’hui, zou ! J’ai profité d’une séance que j’anime dans l’Ulis de mon mari lundi pour présenter mes choix. Elle est toute, toute simple, mais des lecteurs et des collègues que j’ai formés m’ont expliqué que ce qu’ils apprécient c’est justement d’avoir des jalons didactiques sur des contenus simples. Alors voilà.

Je vous raconterai la suite. En attendant, voici le diapo, en ppt et en pdf. Faites-en ce que vous voulez !

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Connaissez-vous le hors série premier degré de l’APMEP ?

P’têt bin qu’oui : j’en ai déjà parlé. Mais grâce à ma collègue Lise, je me suis aperçue que je n’avais pas consacré un article à cette pépite. Alors voilà, je rattrape cette erreur : le hors série n°1 de la publication de l’APMEP, joliment intitulée Au fil des maths, est intégralement consacré au premier degré. Intégralement, parfaitement ! Et croyez-moi, il en vaut la peine, pas seulement pour les collègues du premier degré : moi qui papote ici, je me suis plongée dans sa lecture avec bonheur. Un des articles m’aide à fabriquer une séquence sur un album, d’ailleurs, en ce moment précis. Et je n’ai pas fini de tout découvrir…

Ce hors-série d’Au fil des maths « Spécial Premier Degré » est une fenêtre ouverte sur quelques ressources pour la pratique des mathématiques en classe et exalte la capacité de partage et d’échange de collègues et didacticiens.

https://www.apmep.fr/Au-Fil-des-Maths-le-bulletin-de-l,8848

Il est gratuit : vous pouvez le télécharger à partir de cette page. Vous pouvez aussi accéder aux articles par chapitre.

Bonne lecture, belles découvertes, et à nous les projets !

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Joie joie joie, des livres et des maths pour mes collègues formateurs !

Depuis deux ans, mon IA-IPR Nicolas Gendreau et moi tentons de garnir la MaMaN d’albums. Cela a été une telle galère, à cause du covid, que j’ai presque failli ne plus y croire. Mais à force de ténacité et grâce à Nathalie Sayac, j’ai réussiiiiiiiiii !

C’est très important pour moi : être RMA a été pour moi une formidable expérience, que j’ai adorée. Depuis, même si j’ai passé la main, je ressens toujours un grand respect et une grande loyauté pour mes collègues RMC et formateurs vers les constellations maths, vu tout ce qu’ils m’ont apporté et la qualité de leur travail, de leur réflexion. J’y tenais, à ces albums. Et je suis très contente : j’ai négocié très serré, et j’ai réussi à obtenir dans le budget imparti trois livres, et quels livres :

Un petit nombre de rien du tout, c’est pour les classes de cycle 1 (et de début de cycle 2), c’est top, comme toute la collection (d’ailleurs j’ai panaché les titres de Nathalie Sayac dans les mallettes, pour que les collègues puissent faire des échanges et se prêter les bouquins). La Baleine, c’est pour illustrer une séquence de formation en cycle 2. Compte sur moi, c’est parfait en cycle 3 et surtout, c’est un merveilleux album pour montrer que les mathématiques peuvent être un loisir, une passion, à tout âge. Ce sont trois de mes albums préférés, qui sont comme les maths : beaux, variés, fantaisistes, ancrés dans le monde.

Rholala je suis si contente !