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Next : Bordeaux.

Première session de formation RMC terminée. Me revoilà dans le train, direction la maison et ma tribu. J’ai attendu avec impatience ces journées, et je reviens ravie : pour une première en formation nationale, cela aura été une très chouette aventure. Les retours des collègues sont positifs, je me suis sentie utile, je maîtrise bien mes contenus, sans m’accrocher à mes notes. J’ai beaucoup appris, au final, en assez peu de temps, pour en arriver là. Avec le recul, je m’aperçois que j’ai vraiment beaucoup travaillé, beaucoup réfléchi. Mais ce boulot en aura valu la peine à plusieurs égards. Je sors de là plus compétente, plus cultivée et confiante. J’ai développé ma professionnalité de formatrice. J’ai consolidé et agrandi mon réseau, approfondi des amitiés, développé des relations de confiance réciproque. Les collègues formés ont été formidables : réflexifs, réactifs, curieux, communicants, francs, intéressants… J’ai conscience de participer un événement, et j’en suis vraiment heureuse. J’ai aussi trouvé un super resto à Rennes, et un excellent gîte… Même si ce n’était pas la priorité, c’était bien agréable, en plus avec un collègue et ami formateur, normand également, avec qui échanger et réfléchir.

Je vais analyser les bilans de mes collègues formés, à présent, pour savoir comment améliorer mon contenu pour Bordeaux la semaine prochaine. Et puis je vais dormir, et cette fois ne pas me relever en pleine nuit pour visionner une conférence pour lever un affreux doute nocturne…

En passant, Rennes est une ville tout à fait mathématique :

Bon, sauf à la gare : la SNCF bretonne n’est pas au point sur la représentation de la file numérique.

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Le chemin d’une formation, côté formateur

Dans moins de deux semaines, j’aurai commencé à animer le module « accompagnement » destiné aux futurs référents mathématiques de circonscription. Je crois très fort dans les RMC. Et là, j’anime dans d’autres académies que la mienne. Une collègue m’a demandé comment cette formation avait été construite. Alors voilà :

Lorsque le rapport Villanui-Torossian est paru, la mission de RMC m’a tout de suite beaucoup plu. À maints égards. J’y vois un levier pour changer les choses. J’ai négocié avec le rectorat, avec mes IPR, de pouvoir intégrer à ma mission de formation des tâches de RMC : cela permettait de se projeter, de tester. Ils m’ont fait confiance, et je les en remercie encore, parce que franchement, mes activités de formation cette année m’apprennent et me transforment, mon quotidien professionnel est passionnant et agréable, et je me sens utile. Que demander de plus ???

En décembre, nos IPR ont demandé à leurs formateurs de se positionner sur les thèmes qui leur plaisaient, dans le cadre de la formation RMC à venir. J’en ai choisi douze… La curiosité n’est pas forcément un vilain défaut, mais croyez-moi, c’est un défaut fatigant !

En janvier, la DGESCO nous a contactés pour que nous construisions des propositions de formations. Douze thèmes, c’était trop, et j’étais déjà épuisée. J’en ai quand même envoyé dix, mais trois de mes productions me plaisaient vraiment (et j’avais échangé avec mes IPR, qui m’avaient aidé à clarifier ce qui était nébuleux). Pour les autres, je manquais de temps et surtout d’espace libre dans ma tête, et je sentais bien que j’étais trop… le nez dessus, disons.

En février, la DGESCO m’a informée que j’étais retenue sur le thème de l’accompagnement. J’étais ravie : je suis dans une relative zone de confort sur ce thème, et c’est d’une cohérence parfaite avec mes activités. Pendant les vacances, nous avons eu une réunion à distance, avec monsieur Torossian et ses collaborateurs, pour préciser les attendus. Je me suis rendu compte que si j’avais bien perçu les enjeux, mon contenu dans sa forme, n’allait pas du tout.

Comme nous sommes deux dans mon académie à être retenus sur le thème « accompagnement », et que l’autre formateur est Pascal Féréol, un IEN hyperactif avec lequel j’aime beaucoup travailler, nous nous sommes mis au travail ensemble. Au final, après des échanges énergiques, pas mal de chocolat et beaucoup de café, notre contenu commun ne ressemble plus beaucoup à ma proposition initiale : il est bien mieux, plus clair, mieux structuré, et les messages importants sont lisibles. Nous avons aussi préparé la bibliographie, résumé des articles de recherche pour que les collègues RMC ne croulent pas sous les lectures (car ils ont un quotidien bien rempli, eux aussi !), nous nous sommes prêtés aux jeux que nous proposerons à nos futurs RMC, nous avons visionné des conférences, bref nous avons bossé d’arrache-pied, en nous appelant quasi-quotidiennement pour modifier, clarifier, enrichir, reformuler.

C’était très dense, et en parallèle il fallait mener de front les cours au collège, la formation et ma vie à moi, mais j’ai adoré cette phase.

Nous avons été dans les temps pour pouvoir mutualiser notre travail avec les autres formateurs. Nous avons échangé avec eux, à cette occasion, ce qui a une nouvelle fois influé sur nos préparations. Puis nous avons tout déposé sur le M@gistere dédié.

Depuis, nous avons présenté une synthèse de nos contenus autour de nous : à quelques CPC, à des collègues, histoire de voir s’ils comprennent où nous voulons en venir. Et cette semaine, je me suis entraînée, toute seule dans mon salon, une première fois. Ça tient dans le temps imparti, je me sens à peu près à l’aise.

À partir de maintenant, je vais m’entraîner encore une ou deux fois, en me détachant de l’ordi, cette fois, et chaque jour jusqu’à la première date de formation je lirai un ou deux articles, pour les maîtriser vraiment et retenir quelques éléments-clefs par coeur.

Pour moi, la phase de stress et de surcharge intellectuelle est terminée. Maintenant je peaufine, et je savoure le plaisir de maîtriser de mieux en mieux, d’avoir appris. Je cherche la petite bête, j’approfondis. Et puis j’ai hâte de vivre cette rencontre, de voir si je suis à la hauteur des attentes et des besoins de mes collègues.

J’adore ce métier, formateur.

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La Corée à l’honneur à Jean de la Varende!

Aujourd’hui, la Corée est à l’honneur dans mon établissement, grâce à madame Lasnon, professeur de français pleine de peps. Elle a dépensé une énergie considérable pour organiser cette journée, et les élèves l’attendaient avec impatience : ils ne vont pas être déçus !

Au programme, calligraphie, pliage, k-pop, découverte de l’alphabet, danse… Une de mes collègues de maths nous a même trouvé une activité autour du drapeau. Et le tout est rythmé par une sonnerie spécialement pour l’occasion !

La sonnerie :

 

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Karen Uhlenbeck, prix Abel

Un article du Monde d’aujourd’hui rend hommage à Karen Uhlenbeck, première femme à se voir attribuer le prix Abel. Le prix Abel est « accordé pour l’ensemble d’une carrière, tous les ans depuis 2003 par un jury de l’Académie norvégienne des sciences et des lettres. Elle est dotée de 6 millions de couronnes norvégiennes (environ 620 000 euros).« 

Karen Uhlenbeck est une chercheuse américaine. Elle a aujourd’hui 76 ans, « a été la première femme mathématicienne reçue à l’Académie nationale des sciences aux Etats-Unis » en 1976 et a été en 1990 « la deuxième femme seulement à présenter un exposé en séance plénière lors de la Conférence internationale quadriennale des mathématiciens« , après Emmy Noether en… 1932. 

« Aujourd’hui elle est chercheuse à l’université Princeton et au célèbre Institut d’études avancées (IAS). « La reconnaissance des réalisations de Karen Uhlenbeck aurait dû être beaucoup plus grande car son travail a conduit à certaines des avancées en mathématiques les plus importantes de ces quarante dernières années », estime Jim Al-Khalili, membre de la Société royale norvégienne.

Ses apports aux mathématiques s’étendent bien au-delà de sa discipline puisque ses travaux décrivant le comportement d’équations sur des surfaces diverses, servent notamment en physique à décrire le monde des particules ou à élaborer des théories quantiques de la gravitation. Le directeur de l’IAS, Robbert Dijkgraaf, souligne, dans un communiqué, qu’elle a « joué un rôle majeur dans les progrès des maths et a inspiré les générations suivantes de femmes à devenir des figures du domaine ». »

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Luc Ria et les cocotiers

Hier, Luc Ria est intervenu aux Assises de la formation continue : « Changer de paradigme de formation ? Les conditions du changement ». Comme à chaque fois, son intervention a été claire, efficace, franche. Extraits :

  • La lesson study est un outil dont nous avons intérêt à nous emparer : c’est un dispositif au service du développement professionnel des enseignants, une fois transformée à la française. On prépare ensemble des leçons, on observe un volontaire qui présente la séquence d’enseignement et on fait suivre d’un débriefing avec un ami critique, pour ensuite proposer de nouvelles sessions et construire une mémoire qui conserve une littérature autour de ce type de dispositif.
  • Former efficacement passe par certaines étapes incontournables : il y a la co-description de l’activité, l’explicitation explicite et partagée des intentions de l’observateur et de l’observé, la co estimation de la pertinence de l’action observée, la recherche conjointe d’autres alternatives à tester concrètement.
  • Il est très intéressant d’augmenter la place de l’écoute des élèves, de l’analyse de leur comportement avec eux, sans limiter la co analyse aux adultes.
  • La question à se poser est : qui peut accompagner ce type de pilotage en établissement ? Il faut repérer les logiques de chacun, les décalages de compréhension, les difficultés.
  • Il faut une formation sérieuse de l’équipe, une charte éthique (objectifs, valeurs), des aménagements organisationnels significatifs et une définition d’un plan de formation sur mesure et sur un temps long. Favoriser les rencontres c’est aussi planifier  à l’année pour dégager du temps. Et il faut veiller à la pérennisation des collectifs, qui sont souvent cycliques, fragiles, voire cyclothymiques.
  • Le travail en intercatégorialité est d’une importance fondamentale. Les problèmes de pilotage intercatégoriel sont ceux qui constituent les freins les plus importants.
  • Il faut casser les frontières entre formation initiale et formation continue, pour envisager la formation continue tout au long de la carrière.
  • Demandons-nous toujours, en formation :

« Partageons-nous une même réalité scolaire ? »

et encore :

« Comment être complémentaires et non pas en concurrence ? »

et puis un peu de douceur pour les formateurs :

« Il est important de reconnaître les métiers intermédiaires de la formation, ces personnels qui sont passionnés par la formation, de reconnaître leurs compétences et la valeur ajoutée qu’ils apportent aux enseignants. »

Le passage d’agitation du cocotier :

« Quand je revois des vidéos qui datent d’il y a dix ans, je suis affligé de voir aujourd’hui les mêmes pratiques exactement. Il n’y a que le rétroprojecteur qui change. Il y a aussi de belles choses, évidemment. Mais on traîne. »

et enfin :

« Il faut avoir du courage et voir l’activité ordinaire, pour sortir de sa zone de confort. Il faut construire une autre forme d’accompagnement pour que la prise de risque soit possible. »

 

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Emma et les 31 000 000 000 000 décimales

Un article de la BBC News relate l’histoire de Emma Haruka Iwao :

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Comme nous sommes le jour de π, forcément, c’est le moment d’en parler. Google a attendu cette date pour diffuser l’information.Capture d’écran 2019-03-14 à 22.26.45.png

Emma Haruki Iwao, employée de Google au Japon, a calculé 31 000 milliards de décimales de π, en utilisant les ressources de son entreprise. Fascinée par π depuis qu’elle est enfant, Emma a lancé le calcul, nécessitant 170 To de données, pendant 11 jours et 25 machines virtuelles. Et elle ne compte pas s’arrêter là…