BRAVO!!!·C'est bien pratique·Chez les cadres·Chez les collègues·cycle 2·Cycle 3·Formation·Question de grand·Tous ensemble !

Typologie de problèmes, là-haut sur la montagneuuuu

L’académie de Grenoble, et plus précisément la circo de Saint-Gervais/Pays du Mont Blanc (ça fait rêver, quand même, comme appellation de circo…) propose une typologie de problèmes et des outils de mise en oeuvre pour l’enseignant.

cartementale750-2

Cette typologie est présentée de façon concrète en classe en vidéo. Elle vise à :

  • permettre à l’enseignant de diversifier les modèles de problèmes proposés, pour diversifier les tâches des élèves,
  • donner des points de repères aux élèves pour modéliser plus aisément de nouveaux problèmes, grâce aux supports écrits et aux affichages,
  • faire se représenter plus facilement la situation : les supports sont enrichis d’un QR-code qui envoie vers des capsules adaptées.

Un logiciel est aussi associé, pour favoriser la mise en place d’automatismes.

Capture d’écran 2019-07-07 à 17.31.39.png

On trouve aussi sur la page des documents de formation clairs et détaillés, des éléments de formation qui sont utilisables très efficacement en autoformation, des analyses de problèmes, bref c’est un boulot tout à fait remarquable. D’ailleurs, la réserve qui m’était venue rapidement au départ est levée très vite à la lecture de ces contenus : les typologies me font toujours un peu peur parce qu’elles me semblent limiter les types de problèmes, paradoxalement, en particulier dans le domaine des problèmes simples, des problèmes à étape unique. Or il est très important de proposer de façon précoce des problèmes à étapes multiples, adaptés du point de vue de la difficulté bien sûr. Mes réserves ont rapidement disparu, car cette recommandation est explicite et répétée dans les dires et les écrits de l’IEN et des formateurs. Je suppose donc que les documents relatifs à la typologie ne sont qu’un tremplin, ou qu’on en utilise plusieurs, de différentes natures, pour résoudre des problèmes à étapes ?

Merci aux collègues en tout cas !

Capture d’écran 2019-07-07 à 17.44.16.png

A l'attaque !·Activité rigolote·école·Chez les chercheurs·cycle 2·Didactique·Enseignement·Expo de maths·Formation·Nouvelles technologies·Tous ensemble !

Allez les Noums

Aujourd’hui, je me suis enfin penchée sur les Noums de monsieur Brissiaud. Je n’en suis qu’à la découverte : je me suis inscrite ici, j’ai regardé le dossier de présentation, les premières vidéos , j’ai téléchargé le pack. Et puis j’ai commencé à fureter. Pas assez pour me faire une opinion, que d’ailleurs je ne me ferai qu’en expérimentant en classe, mais une première impression très positive, et surtout beaucoup de curiosité.

On retrouve bien le style Brissiaud, vraiment mis « au goût du jour ». La référence aux réglettes Cuisenaire saute naturellement aux yeux, ainsi que la trace de Picbille, et sur certaines activités on reconnaît des représentations singapouriennes. L’environnement m’a paru a priori très attractif et simple, les choix visuels clairs du point de vue didactique. Les explications de Rémi Brissiaud permettent de mettre en lumière rapidement les intérêts didactiques de ses choix, et aussi d’entendre des conseils concrets sur la mise en oeuvre en classe.

J’aimerais bien tester les Noums dans des classes, accompagner les enseignants dans cette expérimentation. C’est bien parti puisqu’il semble acquis que je puisse poursuivre ma mission de suivi des RMC et des PE, du coup, l’année prochaine. Voilà un des axes que j’aimerais bien développer.

J’ai un peu lu autour des Noums, ensuite. Dans un article du Café Péda de juin 2018, Rémi Brissiaud revient sur la « modélisation à l’aide schémas conventionnels ». Il pose la question de ce qu’est « un schéma « bien adapté » selon l’âge des élèves ». Il présente les travaux de Willis & Fuson et l’usage de schémas proches de ceux utilisés chez nous par Vergnaud : on catégorise des problèmes parties-tout, transformation positive, transformation négative, comparaison. L’usage de ces schémas ne profite pas à tous les enfants. Il peut même amener à faire régresser des enfants en difficulté face au nombre :

Cela s’explique aisément : la méthodologie enseignée aux élèves consiste à choisir le bon schéma  avant d’y placer les valeurs numérique et d’écrire l’égalité. Ils seraient donc censés répondre à des questions du type : le problème que l’on m’a posé correspond-t-il à une situation de type Parties-Tout, de type Transformation positive, de type Comparaison, etc. Se livrer à une telle analyse sémantique de l’énoncé est loin d’être facile. Les élèves les plus fragiles n’arrivent pas à choisir le bon schéma et l’on peut même considérer que la recherche du bon schéma fait, chez eux, obstacle à la compréhension du texte : ils ne se demandent plus « De quoi parle cet énoncé ? », ils ne cherchent plus à simuler mentalement la situation décrite, ils sont à la recherche d’indices permettant d’apparier l’énoncé à l’un des schémas.

Monsieur Brissiaud propose donc d’enseigner les propriétés conceptuelles des opérations via le calcul mental, pour ensuite s’engager vers la résolution de problèmes. Pour autant, il préconise de ne pas renoncer à la schématisation conventionnelle, mais fait réfléchir à son choix. C’est là que les Noums pointent le bout du nez qu’ils n’ont pas.

Côté critiques, j’ai lu que les Noums s’appuient de façon trop évidente sur les réglettes Cuisenaire et de ce fait ne sont pas une innovation. S’appuyer sur des méthodes ou des matériels efficaces serait plutôt un compliment, et là le principe est appliqué aux nouvelles technologies, en utilisant les tablettes. Le but n’est d’ailleurs pas d’innover, mais d’enrichir les pratiques pour faire progresser les enfants et les rendre plus performants quant à la construction du nombre. J’ai aussi lu que l’accumulation graphique de couleurs, apparences, représentations analogiques allait perdre les enfants. Peut-être, mais pas sûr. Faut voir.

école·C'est bien pratique·cycle 2·Cycle 3·Formation·Manuels scolaires·Tous ensemble !

Faire du lien, des territoires aux cycles

Sur le site académique de Nancy-Metz, un espace est dévolu à l’étude du rapport aux manuels et aux méthodes, avec une analyse de la méthode de Singapour et de la méthode heuristique des mathématiques. Ce sont des documents très intéressants, qui ne concernent pas que les enseignants du premier degré : nous ne pouvons enseigner efficacement au second degré que si nous comprenons d’où viennent nos élèves et comment travaillent les professeurs des écoles. De plus, ces axes de réflexion permettent de se poser de nouvelles questions didactiques et de construire des conseils de cycle et des conseils école-collège plus efficaces.

grille_d_analyse_d_une_methode_de_mathematiques

grille_d_analyse_d_une_methode_de_mathematiques

gtd_maths_cycle2_analyse_singapour

gtd_maths_cycle2_analyse_mhm

analyse_de_l_enquete_sur_les_manuels

Activité rigolote·école·C'est bien pratique·Calcul mental·Chez les collègues·Club maths·cycle 2·Cycle 3·Je suis fan·Manipuler·Merci les copains·Mes projets·Tous ensemble !

Des wraps non comestibles

Mon copain Abdel m’a fait découvrir ça :

IMG_1927

Mais qu’est-ce donc, vous demandez-vous, avides de découvrir ce que (peut-être) vous ne connaissiez pas ?

Hé bien voilà : vous disposez d’un wrap ups (tous sont différents dans un set). Au recto, il y a deux colonnes de nombres, et les deux premiers couples de nombres égaux sont indiqués pour démarrer.

IMG_1924

Au verso, il y a des marques en surimpression :

IMG_1928

Il s’agit d’enrouler le fil, en reliant chaque proposition de gauche à la bonne proposition à droite.

IMG_1925.JPG

Une fois qu’on a fini, on retourne pour s’auto-corriger :

IMG_1926

Ca existe pour les quatre opérations, les fractions… Je pense demander à mon établissement d’en commander quelques sets : c’est 10 euros le set et en particulier sur les fractions, ce serait utile en remédiation, et en devoirs faits.

 

 

A l'attaque !·Activité rigolote·Allez les jeunes !·école·C'est bien pratique·Chez les élèves·Compétences·cycle 1·cycle 2·Maths pour tous

Créativité Kumon

La Librairie des Écoles m’a très gentiment fait parvenir un cahier d’entraînement Kumon, destiné aux enfants de 3 à 6 ans, intitulé « Créativité ». J’ai pu le tester avec des enfants de grande section et de CP.

Unknown

En introduction, il est indiqué que ces cahiers (il en existe un autre découpage, un autre pliage) suivent la pédagogie conçue par Toru Kumon. Toru Kumon était un éducateur japonais spécialisé dans les mathématiques. Le but de sa méthode est d’emmener les enfants plus loin que leur niveau scolaire académique. Pour ce faire, il propose des activités de leur niveau, que les enfants pratiquent de façon autonome, et qui les amènent à d’autres activités, plus ambitieuses, dont le niveau de plus en plus élevé permet de dépasser celui des programmes scolaires.

Le cahier créativité vise à développer les capacités de raisonnement des enfants, en leur faisant extraire et traiter l’information. L’introduction précise que sa visée n’est pas d’être un outil d’évaluation, mais de donner envie d’aller plus loin, d’apprendre, de se dépasser. Ce cahier a aussi pour objectif de permettre aux enfants de dépasser la peur de la page blanche, le « j’ai pas d’idées ». J’aime bien le principe selon lequel la créativité s’apprend aussi, n’est pas forcément innée.

Pour ma part, j’ai proposé des pages de ce cahier à un groupe de douze élèves de grande section et à trois enfants de CP, deux dyspraxiques et un enfant subissant de sévères troubles de l’attention. Je ne peux pas juger de l’efficacité sur le développement de compétences, car je n’ai pu consacrer qu’une séance avec chaque groupe d’enfants, et que je ne les ai pas encore revu. De plus, je ne suis absolument pas compétente quant à juger du fond, pédagogique et didactique, dans un domaine que je ne connais pas bien. Mais j’ai tout de même pu faire quelques observations :

  • Avec les enfants de grande section, j’ai traité les pages dessin de visage, car nous avions ensuite prévu de parler de différence et de tolérance, pour résoudre un problème survenu la veille dans la classe.
  • Les enfants de grande section ont travaillé longtemps, plus longtemps que ce à quoi leur professeur est habitué. Ils se sont absolument touts investis, et les activités leur ont vraiment plu.
  • Les enfants ont avancé à des rythmes très variables, pas forcément par manque de compétence ou par expertise : ils se sont bien emparés de la consigne et l’ont réalisée de façon très différente qualitativement. C’est donc un véritable outil de différenciation.
  • J’ai demandé aux enfants de verbaliser au maximum ce qu’ils faisaient : quel outil, quel mouvement, quelle couleur, quelle forme. Et on a réussi à faire des maths, aucun doute !
  • Ls enfants avaient envie de continuer, mais nous les avons arrêtés car nous devions passer à la suite. Certains ont voulu emmener les travaux inachevés à la maison pour les poursuivre. La classe a proposé de faire une fresque de visages, pour illustrer « qu’on n’est pas tous pareils et c’est joli ». Impec.
  • En CP, c’était un peu différent : dans une classe à 12, l’enseignante voulait continuer un atelier entamé quelques jours avant, qui avait douloureusement mis en échec les deux enfants dyspraxiques dont l’AVS est en comment absent. L’enseignante ne voulait pas que cela se reproduise, car leur estime d’eux-mêmes est déjà fragile. Mais elle ne voulait pas non plus les excuse de quoi que ce soit. J’ai proposé de les prendre avec moi, en leur présentant un travail qui permette aussi de progresser en motricité fine, et de travailler l’imagination, comme dans l’activité de la maîtresse. Nous avons négocié tout ça toutes les deux, avec les enfants. Ils ont adhéré. L’enfant qui a un trouble de l’attention avait envie de se joindre à nous, alors nous l’avons inclus. Nous sommes restés dans la classe, pour laisser la possibilité à mes trois loulous de participer à l’activité classe s’ils en avaient envie. Ils ont suivi ce qui se passait, et sont donc toujours en mesure de la raccrocher la fois prochaine ou d’en parler avec leurs camarades, mais ils sont restés sur le cahier de créativité.
  • J’ai proposé à ces enfants de travailler sur la modification de scènes, car c’était en lien avec l’activité du reste de la classe. Nous n’avons pas tout à fait suivi les consignes : les enfants devaient respecter la consigne de base, mais pouvaient ajouter des éléments de leur invention. Par exemple, un enfant a dessiné le soleil avec la pluie, un lapin est arrivé dans le champ de carottes, un dragon est apparu dans le ciel de la dernière scène et des grenouilles sur un autre dessin. Mais au départ les enfants ont dû commencer par repasser ce qui devait l’être.
  • Pour les deux enfants dyspraxiques, l’exercice a été naturellement fort difficile, mais leur a plu, en particulier parce qu’il leur a semblé graphiquement progressif, et parce qu’ils ont eu le droit de rajouter des dessins de leur choix. Ils étaient contents d’eux, et ont voulu comparer avec d’autres productions. En effet, ils ont réussi à obtenir un meilleur résultat. Évidemment, le fait que j’ai été avec eux, en me consacrant entièrement à eux, a forcément joué. Ainsi que l’envie qu’ils avaient de me faire plaisir.
  • Pour le garçon aux troubles attentionnels, le début a été trèèèès difficile : la partie consignes et le fait que je m’occupe aussi de ses deux camarades m’a fait vivre ce que la maîtresse vit, elle au quotidien. Et puis il s’est mis dedans, car il avait compris le principe et n’avait plus besoin que je lui explique les consignes des activités suivantes. Il a avancé comme un chef, en allant trop vite, mais en réalisant ce qui était demandé. J’ai réussi à lui faire reprendre un des dessins, et à le lui faire compléter, mais avec peine : je l’ai motivé par la fierté au final.

De mon point de vue, tout modeste qu’il est, j’ai eu l’impression que nous avions bien travaillé, dans l’un et l’autre cas. Il me semble évident que ce cahier permet de différencier naturellement, et de laisser les enfants en relative autonomie. Je vais me pencher sur le cahier pliage, je pense, qui pourrait répondre à un autre besoin dans une classe.

PS : mardi je retourne dans ma classe et j’adjoindrai les photos des réalisations dans enfants. Mais je les ai oubliées sur mon bureau…

C'est bien pratique·Chez les collègues·cycle 2·Cycle 3·Cycle 4·Expo de maths·Formation·Je suis fan·Maths pour tous·Merci les copains·Tous ensemble !

PhET

Aujourd’hui, en formation, j’ai encore appris pas mal de choses : les collègues du groupe que j’animais avaient des ressources, des références, des idées que ne connaissais pas. Un collègue, par exemple, nous a indiqué le site PhET. Dommage, sur place la connexion n’a pas permis de partager cette découverte. Mais je peux au moins en parler ici.

PhET propose des simulations mathématiques et de sciences, interactives et en accès libre. Le projet s’appuie sur la recherche et veut impliquer les élèves, à travers environnement intuitif, ludique.

Capture d’écran 2019-05-28 à 18.13.03

Je ne vais pas pouvoir en faire le tour d’un coup, clairement, vu la foison de ressources. J’en ai choisi quelques-unes, en fonction de mes marottes et de mes besoins du moment.

  • Construire une fraction :

Le jeu me semble bien adapté pour des enfants de cycle 3 d’école ou pour des remédiions en fin de collège. On peut proposer des écritures un peu libres, mais on est tout de même obligé d’utiliser les cartes proposées, ce qui restreint et rend la dernière étape évidente.

  • Estimation :

Là, je suis tout à fait convaincue et je regrette de ne pas avoir découvert ce jeu avant. J’espère pouvoir installer ça sur les tablettes, car pour comprendre les décimaux au travers des estimations c’est vraiment super et cela correspond tout à fait à ce que je cherche.

  • Tour de trigo :

L’enroulement, le lien avec les courbes représentatives des fonctions trigonométriques : c’est une ressource dont on dispose déjà autrement, mais la présentation est intéressante par les liens qu’elle propose. On peut, en un clic, passer de degrés en radians, afficher les points du cercle correspondant à des valeurs remarquables.

  • Des probas avec un plinko

Il s’agit d’une machine de Galton. Là encore, nous avons d’autres ressources qui en proposent, mais j’ai trouvé particulièrement pertinent l’affichage des valeurs théoriques et la possibilité de visualiser les billes ou plutôt les chemins. J’ai bien imaginé la plus-value que cela m’aurait apporté cette année en quatrième.

Merci encore au collègue qui nous a indiqué cette ressource !