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Quand mon bazar déménage

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Chouette programme, non?

J’ai hâte de voir si cette formation est adaptée aux attentes de mes collègues… Petite pression…

 

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Les relations, c’est important.

Aujourd’hui, nous avons travaillé sur la géométrie de Léonardo da Vinci : un peu d’histoire, des éléments culturels, une référence à l’exposition au Louvre, et hop. Je l’ai modifiée par rapport à la dernière fois, dans son déroulé, pour l’adapter à mes besoins et à ce que nous avons travaillé ensemble :

Voici une page de codex. Nous choisissons une figure :

Les consignes sont expliquées à l’oral, reformulées par un élève pour ses camarades, et il en reste une trace sur le document culturel que j’ai distribué :

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Première étape, donc : identifier les cercles, le carré.

Deuxième étape, la plus importante pour moi : repérer les relations entre les éléments géométriques : comment décrire le carré par rapport aux « petits » cercles ? Comment décrire le « grand » cercle par rapport aux petits cercles ? Ou par rapport au carré ? Pour cela, il faut utiliser des mots justes, des connecteurs adaptés, construire ses phrases. A chaque fois, je pose la même question : ce que tu dis là, quelqu’un d’autre que toi peut-il le comprendre sans confusion possible, et sans avoir la figure sous les yeux ? Alors nous reformulons, nous améliorons. Lors de cette étape, je pose aussi la terrible question : et pour les mesures ? Mais là, les élèves avaient compris : peu importe les mesures madame, faut juste qu’on fasse la même figure. Ça, c’est une réponse qui est de bon augure.

Troisième étape : après cette verbalisation, comme mes élèves étaient vraiment bien attentifs, nous avons dégagé un plan de bataille : pour pouvoir respecter les relations entre éléments, que construire ? Dans quel ordre ? Deux stratégies se sont fait jour : commencer par le grand cercle ou par le carré. Un petit croquis avec des étapes numérotées, et hop, au boulot pour la quatrième étape.

Quatrième étape : construction sur papier, avec les outils de construction classiques, la règle, le compas, l’équerre. Pour passer à la cinquième étape, il faut que j’aie validé la production. Sa propreté et sa précision ne sont pas absolument indispensables pour pas à la suite : il faut avant tout que je sois sûre que l’élève a compris les relations et comment les reproduire.

Cinquième  étape : construction sur les tablettes, avec géogébra. Parce que nous avons appris cette semaine à l’utiliser (trois heures à pratiquer, quand même) et aussi parce qu’avec géogébra, on ne peut pas tricher : j’ai l’historique, et je peux vérifier qu’en déplaçant un des premiers points placés, la figure reste la même.

Sixième étape : le programme de construction. Ecrivez-moi un programme de construction, qui permettrait à quelqu’un que vous avez au téléphone de reproduire la figure.

Là, habituellement, ça coince et ça patine. Pas cette fois, et je pense que c’est grâce au travail que nous avons fourni ensemble sur la construction, sur la notion de définition et de relation. C’est ma préparation de formations nationales pour les RMC, sur la géométrie, qui m’a permis de « monter de niveau », et d’infuser tout ça en classe. J’ai l’impression d’être vraiment plus performante et de mieux savoir pourquoi, comment, ce que je fais. C’est plus focalisé vers mon objectif : l’abstraction, par la verbalisation et les constructions. Je pense aussi que l’étape géogébra a permis que le programme de construction se précise par rapport à l’étape sur papier. Le fait de pouvoir refaire défiler les étapes de construction est bien pratique, aussi.

La plupart des élèves ont seulement commencé cette étape, mais quelques-uns l’ont achevée tout de même. Ils doivent terminer à la maison pour mercredi prochain, et je pense que ça ira, car tout le monde est lancé.

En tout cas, en une heure, ils ont bossé ! L’aspect culturel les a motivés, le fait d’utiliser les tablettes les a poussés à réaliser vite (mais bien, sinon pas de tablette) la construction papier, et ensuite le programme est venu assez facilement. Il en reste qui écrivent des instructions bien trop peu précises, et nous retravaillerons ce point bientôt.

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Un rituel circulaire

Hé bien voilà, j’ai beau avoir préparé des rituels pour ma semaine, il m’en manque un, car demain nous allons travailler sur Léonard de Vinci en géométrie, finalement. C’est l’occasion de réactiver la leçon vue avant les vacances sur le cercle…

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La question est la même pour toutes les étiquettes : qu’est-ce qui est représenté en rouge ? Définis-le, s’il te plaît.

Simple, mais surprenant, en général, et efficace.

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RMA, c’est quoi ?

Aujourd’hui, un collègue m’a posé une excellente question : c’est quoi RMA ?

RMA signifie référent mathématique académique. Il y a aussi des RMC (au niveau de la circo) et des RMD parfois (au niveau du département). Dans l’académie de Normandie, il y a aussi deux RMA, Nourdin et moi. Nous sommes tous les deux profs de maths en collège, et nous avons une décharge d’un mi-temps chacun pour accompagner les collègues du premier degré dans notre académie. Il n’y a pas des RMA dans toutes les académies. Mais je suis tenace, et soutenue très efficacement par mes quatre IA-IPR, les acteurs de l’organisation de la formation et des IEN. J’ai donc cette chance formidable qu’on ait créé et qu’on m’ait confié cette mission. C’est vraiment du bonheur.

Alors que fais-je de mon temps ?

Ça :

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Parce que RMA, ça occupe bien. Mais croyez-moi, ça vaut le coup. À ce niveau-là, le boulot rejoint la passion, le loisir. Donc oui, je travaille beaucoup, beaucoup, mais personne ne me force et ça me plaît : j’apprends, j’apprends, j’apprends. Et, je crois, en tout cas j’espère, je me rends utile. J’aimerais bien que ça dure, cette mission. Mais comme je n’en sais rien, je profite et je déploie une belle énergie pour mes collègues.

Quelles sont nos missions ?

Nous accompagnons les RMC dans une démarche d’échanges entre pairs : dans des classes pour travailler la posture d’accompagnement du formateur, hors classe pour travailler des notions mathématiques et/ou didactiques à développer. Nous intervenons aussi dans les formations académiques. Nous pouvons coanimer des animations pédagogiques, présenter des outils, aider à organiser des dispositifs, à diffuser des ressources, du matériel.

Par exemple, aujourd’hui je participe à une réunion dans une circo, pour construire la formation à venir. Je vais bientôt animer une animation pédagogique dans une autre circonscription ; dans dix jours j’anime la formation des RMC sur l’accompagnement en classe et l’analyse didactique d’observations. Le document sur la verbalisation que nous avons partagé fait aussi partie de nos missions. J’ai aussi animé des formations RMC nationales.

Nous effectuons le même type de travail auprès des enseignants du premier et second degré : participer à des conseils de cycle, d’école, des conseils écoles-collège, les laboratoires mathématiques. Nous amenons des événements : une journée de fête des maths, un rallye local, la course aux nombres, etc.

Par exemple, je sors d’une réunion d’équipe en maternelle, avec des collègues qui ont envie que nous collaborions : je reviens les voir en classe jeudi. Ce matin, j’ai animé une séance de géométrie en GS/CP. Ce mois-ci, je travaille sur un labo maths du Havre. Je continue de suivre la Course aux nombres dans tout le cycle 2 d’une école pas loin, qui donne des résultats franchement épatants. Et demain, je vais dans la classe d’une enseignante de cycle 3 qui en a exprimé l’envie. La semaine prochaine j’anime une journée d’interdegré maths dans une circonscription. Le mois dernier j’ai animé la culture mathématique et la didactique de mathématiques au premier degré pour des enseignants de technologie et sciences de l’ingénieur.

Nous intervenons aussi en formation initiale, ponctuellement, par l’INSPE.

Nous assurons enfin une veille numérique, en développant les échanges, en répondant de notre mieux aux besoins.

Tout cela se fait en collaboration avec tous les acteurs concernés : nous faisons un lien que je crois efficace. Être toujours en lien avec les IEN, les IA-IPR, les directeurs, le pôle formation est fondamental, pour travailler dans la transparence. Si nous voulons la confiance, il nous faut en être à la hauteur.

En parallèle, nous nous formons : nous suivons des formations de formateur, des conférences, nous travaillons avec des chercheurs, nous testons et expérimentons. Cela nous permet de continuer d’évoluer, de remettre en question nos conceptions, d’exploiter la controverse dans ce qu’elle a de positif. Être en classe avec les enseignants nous permet aussi de nous former : ils nous apprennent en permanence, avec une grande générosité. De même, de nombreux enseignants, formateurs, chercheurs partagent avec nous leurs travaux : ils nous envoient du matériel de formation, des ouvrages parfois, des articles. Cela nous permet d’élargir nos ressources, de réfléchir encore, de travailler ensemble.

La magie, c’est que nos différentes missions s’harmonisent. Elles prennent du sens entre elles. Je n’ai pas du tout l’impression de me disperser : mon objectif est unique (accroître la réussite des élèves en mathématiques) et porte toutes nos activités.

Et puis le lundi, le mercredi et le vendredi, je suis au collège, avec mes élèves à moi. Parce que comme le dit un de mes amis, il faut avoir la tête là où on a les pieds.

C’est que l’Pays d’Caux l’est pô loin.

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Géométrie en GS-CP

Première partie de journée :

Un album pour la verbalisation et développer l’imagination pour se faire de belles images mentales mathématiques, des blocs logiques pour manipuler et s’engager vers la modélisation, des ressources pour appuyer la construction de la séquence, et deux objectifs : rendre les enfants plus experts dans l’emploi du vocabulaire de la géométrie, et s’engager doucement vers les définitions, sans doute différemment en GS et en CP. Et puis une petite différenciation dans la poche, pour l’activité des CP et des GS.

Le tout rendu possible par la création de ma mission de RMA, qui décidément est extraordinaire, et par une super collègue, qui me fait confiance.

Par contre, moi, là tout de suite, je n’en mène pas hyper large.

Bon, j’y vais.

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