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Après une journée de formation maths, quoi de mieux qu’un jeu de maths?

Nous avons passé une bonne journée et dépensé notre énergie avec bonheur. Après quelques petites courses, quoi de mieux que de faire découvrir Match Point à mes amis de colocation?

Stéphane, il y a de la commande dans l’air. Ce jeu est vraiment génial didactiquement, et super chouette ludiquement.

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Une séance en CE2 sur les constructions géométriques

Commande d’un enseignant : une séance en CE2 sur les constructions de quadrilatères particuliers. Voici ce que je compte proposer. Mais avant tout je dois apporter deux remarques :

  1. Lorsqu’on échange les rôles dans les binômes, l’amorce est la même, MAIS je préciserai que cette fois les deux segments ne sont pas des côtés consécutifs du carré, mais des demi-diagonales. J’illustrerai si besoin, mais je préférerais éviter pour amener des images mentales. En revanche j’autoriserai de faire apparaître les diagonales du premier carré, pour s’aider.
  2. Cette idée m’est venue grâce à une remarque qu’un RMC (de Caen, je crois) lors de la dernière formation, sur la géométrie. Je l’en remercie donc !

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Mallettes in progress

Aujourd’hui, avec mon binôme Nourdin et notre collègue Hélène, nous nous sommes attelés à l’élaboration de mallettes pour les circonscriptions de Rouen-Caen. Objectif : fournir à chaque circo une mallette de maths, avec des outils didactiques à destinations des élèves, avec des fiches courtes, simples, concrètes, de prise en main pour l’enseignant, et que chacune de ces activités permette une montée en didactique des professeurs des écoles. Aujourd’hui, planification, répartition des tâches. Remise des mallettes au mois de mai.

Se retrouver tous les trois pour cogiter, échanger (ça ressemble à une partie de squash, c’est impressionnant, je vous assure), avec des chouquettes, en restant au même endroit de 8h à 16h, c’est absolument GENIAL !

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Alors oui, la Course aux Nombres, je suis fan. Je vous explique ?

Voici une proposition de protocole pour se lancer dans la Course aux Nombres. J’ai pris de larges extraits sur le site officiel, et le reste n’engage que moi, pas les organisateurs et concepteurs de la Course aux Nombres.

La Course aux Nombres, c’est quoi ?

Avoir des connaissances et des compétences solides etc calcul mental, c’est un objectif mathématique, mais aussi social. Il est très important de ne pas le négliger.

La page de la Course aux Nombres est là :

https://www.ac-strasbourg.fr/pedagogie/mathematiques/competitions/can/

Pour les élèves, la préparation à ce concours vise à développer des aptitudes pour le calcul réfléchi et à construire de multiples automatismes numériques et géométriques.
Ces objectifs s’inscrivent pleinement dans ceux définis par les programmes scolaires et sont plébiscités dans le rapport Villani-Torossian.

Ce concours permet également de cultiver l’interdegré, la liaison collège-lycée et de renforcer la culture de cycle. Il peut par exemple être envisagé que les élèves de 6conçoivent un sujet pour les élèves de CM2 ou inversement.

La Course aux Nombres, on participe comment ?

Deux épreuves de 7 minutes pour les classes de cycle 2 et de 9 minutes pour les classes de cycle 3 sont proposées. La première aura lieu pendant la semaine du 16 au 21 mars 2020, la seconde pendant la semaine du 25 au 30 mai 2020.
Les deux sujets seront similaires, ce qui permettra aux enseignants d’apprécier les progrès réalisés.
Si cette organisation ne convenait pas, les enseignants ont la possibilité de choisir le format avec une seule épreuve.

Les enseignants ont la liberté de choisir le moment de passation durant la ou les semaines du concours.
Les sujets, au format pdf, seront accessibles sur le site une semaine avant la passation des épreuves.

Le fichier « consignes pour la passation » décrit en détail les modalités de passation. Les enseignants corrigent eux-mêmes les Courses et saisissent l’effectif et la moyenne des scores de chacune des classes participant au concours ainsi que les noms des élèves primés. Il n’y a aucune comparaison entre classes, entre écoles. Le but est « juste » de faire progresser les élèves et leur montrer leurs propres progrès.

Pour les élèves des classes de cycle 2 :
Un diplôme 1er prix pour un score supérieur ou égal à 17/20.
Un diplôme 2e prix pour un score égal à 14, 15 ou 16.
Un diplôme 3e prix pour un score égal à 11, 12 ou 13.

Pour les élèves des classes de cycle 3 :
Un diplôme 1er prix pour un score supérieur ou égal à 27 sur 30.
Un diplôme 2e prix pour un score égal à 24, 25 ou 26.
Un diplôme 3e prix pour un score égal à 20, 21, 22, 23.

Pour le cycle 3, des gazettes sont publiées régulièrement, qui permettent de donner des indications aux enseignants quant à la volonté didactique, et aux élèves du point de vue procédural.

La Course aux Nombres, on la prépare ?

Oui ! (Enfin, je vous le conseille vivement)

Participer en mars et en juin et c’est tout, c’est possible : avant et entre deux, l’enseignant poursuit son travail sur les apprentissages en calcul mental. Toutefois, il me semble pertinent, en raison de la grande qualité didactique des sujets produits par l’académie de Strasbourg et de l’aspect positivement addictif de la Course, de profiter de l’occasion pour automatiser aussi la forme et répéter les types de questionnements.

À cette fin, j’ai produit des SimiliCourse (qui elles aussi n’engagent que moi et seront perfectionnées, car je vois moult faiblesses déjà), sur le modèle suivant (sauf en CP) pour un niveau N de classe :

  • Première étape : des sujets au niveau N-1 ;
  • Deuxième étape : des sujets au niveau , c’est-à-dire à mi-chemin entre le niveau N-1 et le niveau N ;
  • Troisième étape : des sujets au niveau N.

Pour le niveau CP, il n’y a que deux étapes, car les élèves viennent de la maternelle et sont non lecteurs au départ.

Tous les fichiers sont , organisés par dossiers.

Un mot d’ordre : s’adapter aux élèves pour leur faire surmonter progressivement et joyeusement leurs difficultés

On peut faire varier le temps : si on est sur une durée visée de 7 minutes, pourquoi ne pas commencer avec 12 minutes, puis 10, puis rester à 10 si nécessaire, etc. ?

On peut aussi proposer plusieurs fois le même sujet, comme deux fois consécutives ou en faisant tourner les sujets. Nous avons essayé, les élèves ne s’en aperçoivent pas et cela accentue encore l’acquisition d’automatismes.

Rien n’empêche de revenir en arrière quant au niveau, si on a été un peu trop ambitieux. Ou de transformer l’exercice en exercice collectif, pour une fois, ou une recherche en binôme, ou un challenge inter-classes. Tout ça fonctionne très bien (j’ai expérimenté avec les collègues PE), mais pensez bien à revenir à l’individuel régulièrement et au final.

Bref, le but c’est de faire progresser les élèves, en automatisant un maximum. Et ça marche !!! (super bien, même).

Ces SimiliSujets, on les corrige en classe ?

Faites comme vous voulez. Pour ma part, je préconise une correction systématique, mais de quelques items seulement, regroupés autour de deux compétences, par exemple. Au début, l’enseignant va surtout expliciter des objectifs de consigne. Alors non, on ne corrigera pas tout tout de suite. Mais au bout de quelques entraînements, tout ou presque y sera passé. Dans plusieurs classes, nous avons décidé de corriger pendant dix minutes, et de laisser les élèves demander la solution d’une ou deux questions qui les intriguent.

Les Similisujets, on les propose à quel rythme ?

Je vous conseille une fois par semaine, au moins jusqu’en mars. Après, en fait je vous conseille aussi une fois par semaine, mais on doit pouvoir espacer (même si c’est dommage). Sept ou neuf minutes, ce n’est pas grand-chose… Même avec la correction, on ne pulvérise pas sa programmation et surtout, c’est du temps d’apprentissage hyper efficace.

Ça prend du temps pour l’enseignant ?

Corriger les Courses, c’est vraiment rapide, car nous aussi nous automatisons vite. Et cela sourit des données d’évaluations d’une grande précision. Vous gagnerez sans doute du temps dans votre enseignement de calcul mental, en efficacité, et vous aurez un effet secondaire très chouette : vous percevrez plus précisément les obstacles pour les élèves, en les comprenant mieux, et donc en les traitant mieux. Vos pratiques quotidiennes seront tranquillement affectées : vous ferez des liens naturels.

Enfin, vous ferez la part des choses entre les enfants en difficulté de calcul, qui vont progresser, et les enfants en situation particulière (dyscalculie, handicap…) qui n’auront pas la même progression. Cela vous permettra d’apporter de l’eau à votre moulin pour qu’ils bénéficient d’adaptations et de prises en charge adéquates pour leur permettre de progresser et de s’épanouir au mieux.

Et puis vous avez  assez de sujets pour vous entraîner déjà bien… Et si vous en manquez, écrivez-moi, j’en fabriquerai d’autres.

Enfin c’est ce que ça m’a fait, à moi, au collège, et ce que j’observe chez mes collègues professeurs des écoles.

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Le calendrier de l’avant les vacances

Nous avons traité toutes les questions de notre calendrier de l’avant des vacances. Voici l’ensemble de questions posées (au bout d’un moment j’ai mis la date, sans quoi entre mes différentes classes j’étais perdue) :

Certaines questions « manquent » d’énoncé car elles font directement référence à la culture récente de la classe.

Je me suis bien amusée avec ce calendrier, et ces questions se sont substituées aux rituels d’entrée, que je reprendrai en janvier. Je pense réitérer l’année prochaine, car les élèves étaient très partie prenante et nous avons pu discuter de façon très intéressante sur certaines questions.

Les trois questions les moins bien réussies, sont, de la pire à la moins pire :

  1. Un homme et son fils ont 36ans à eu deux. L’homme a 30 ans de plus que son fils. Quel âge a son fils ? (4,3% de réussite)
  2. Quand on écrit tous les nombres de 0 à 110, combien de fois écrit-on le chiffre 0 ? (7,3% de réussite)
  3. Je pense à un nombre. Il est pair, divisible par 3 mais pas par 4. Quel est ce nombre ?

C’est un peu biaisé, comme classement : parfois, la réponse majoritaire est fausse, mais pas absurde du tout, comme dans la troisième pire, où une grande majorité d’élèves ont répondu 6.

Côté réussites, en partant de la question la mieux réussie :

  1. Si deux droites ne sont pas parallèles, alors… (74,3% de réussite)
  2. Quelle situation n’est pas proportionnelle ? (68% de réussite)
  3. J’achète un rôti… (65% de réussite).

Si on ne regarde que de façon binaire, vrai ou faux, en mettant tous les faux dans le même panier, j’obtiens 46% de réussite pour une de mes classes, 38% pour une autre et 39% pour la troisième. Je comparerai au taux de réussite lorsque j’aurais entré les réponses du point de vue des compétences : je trie les réponses en vert-vert, vert, rouge, rouge-rouge.

Les questions de calcul mental nous ont permis de parler stratégies : la question (qui était imputée, au bout de 20 secondes je changeais de diapo quoi qu’il arrive) a donné lieu à quatre types de stratégies, et celle avec 0,008 aussi.

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Par le petit trou du rapporteur

Bon, j’ai tout corrigé. Sauf les permis de rapporteur, parce que je voudrais faire passer un rattrapage aux élèves qui se sont entraînés chez eux après l’avoir loupé ou avoir obtenu un score qui ne leur plaît pas. Mais le reste étant un one-shot, j’ai fini. C’est bien, car nous avons fait l’évaluation vendredi, et j’aime bien les rendre rapidement. Si je n’avais pas réussi à corriger ce week-end, cela aurait attendu la rentrée, tant mes semaines sont en tension. Et trois semaines après l’évaluation, recevoir leur copie ne signifie pas grand-chose pour les élèves. Accessoirement, mes vacances vont être plus reposantes sans copies.

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En revanche, tout occupée à évaluer, j’ai mis la journée à m’apercevoir que j’avais baptisé les évaluations de décembre « évaluation de novembre »…

Bon sinon, ce que j’ai corrigé n’est pas mal du tout, mais mes élèves n’osent pas encore s’engager pleinement dans des questions déductives un peu plus « dures » qu’en début d’année. On progresse, ils prennent de plus en plus de liberté pour choisir leur mode de justification, pour nommer des points ou faire apparaître des sur des sous figures. C’est bien. Mais nous allons aller plus loin. Je crois qu’ils sont prêts.

Pour cela, nous allons réfléchir tous ensemble à deux exercices de cette évaluation, et discuter de façon précise de mes attendus et aux différentes voies possibles pour les atteindre.

Et puis nous allons aussi évoquer les questions de vocabulaire : là aussi, on progresse, mais j’ai trouvé :

  • le bout, le trait, la droite, la barre, le point d’intersection et la ligne … de l’angle ;
  • le point, la croix, le milieu, le trait, la pointe, le viseur, le centre, le petit trou… du rapporteur.

Il faut que nous triions, et que nous déterminions ce qui est univoque et correct. Ou comment le dire autrement, si rien ne convient.