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J’ignore ce que je ne sais pas, et ça c’est un problème.

Aujourd’hui, je me suis plongée dans la relecture de mes notes des premiers cours de didactique, et j’ai essayé de mémoriser ce que je ne savais pas et qui me paraît important. Me trouver en situation d’élève est une expérience vraiment intéressante : je me heurte à des difficultés plus ou moins prévisibles, plus ou moins embarrassantes, qui devraient elles-mêmes m’apporter dans mon métier d’enseignante.

Première difficulté : faire le tri de ce que je dois retenir et de ce qui est secondaire. Dans mes notes, il y a des éléments pour lesquels c’est simple à déterminer, et d’autres pas du tout. Cela me rappelle comme il nous faut, à nous enseignants, outiller nos élèves sur ce qu’ils doivent savoir, ce qu’ils doivent mémoriser. Car ce qui est clair pour l’enseignant l’est forcément beaucoup moins pour l’élève.

Deuxième difficulté : rédiger un écrit et l’envoyer au prof. Accepter qu’il me lise, alors que j’ai bien conscience d’être peut-être complètement à côté de la plaque, ou à un degré quasi nul de réflexion. Autrement dit, j’ai du mal à percevoir les attentes, car j’ignore ce que je ne sais pas. Ça paraît évident, mais en fait pour moi apprendre doit commencer par mesurer ce que je ne sais pas. Là, je ne sais même pas par où regarder.

Troisième difficulté : savoir m’arrêter. Apprendre, c’est sans fin. Avec internet, on trouve des lectures dans tous les sens. Mais j’ai un métier, et même deux. Alors il faut que je me discipline. Et cela ne se limite pas à ranger mes notes ; il faut que je me concentre vraiment sur autre chose.

Bon, je vais mettre ma casquette de formatrice, et essayer de renverser mon cerveau.

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Les enfants sont merveilleux

Dans une file d’attente à la caisse, j’ai entendu deux jeunes enseignants discuter : ils s’interrogeaient l’un l’autre sur ce que leur élèves leur avaient apporté, personnellement, depuis là rentrée. C’était beau, leurs réponses, avec de la fierté, de l’optimisme et tout dedans.

Alors les miens, ils m’ont sans aucun doute apporté plein de choses du même genre aussi, hein. Mais là tout de suite, la première réponse qui me vient, entourée de mes paquets de mouchoirs en papier, frigorifiée malgré les couches de vêtements et comptant le temps qui me sépare du prochain comprimé de paracétamol, c’est : des microbes.

Snirfl. Groumf.

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Rester sagement assis…

… c’est hyper difficile! Aujourd’hui j’ai suivi quatre heures de cours. Animer quatre heures, c’est tranquille. Une année j’avais neuf heures dans une journée et je m’en tirait bravement, en ayant l’impression de faire plutôt du bon travail. Mais aujourd’hui j’étais élève. Me concentrer sur le propos exposé, ça a été sans souci. J’ai réussi à ramener mon attention lorsqu’elle avait envie de s’échapper. Bon, c’etait intéressant, ça aide. Mais rester les fesses sur une chaise pendant quatre heures, j’ai vraiment du mal à le supporter. Pourtant,  élève et étudiante cela ne me posait aucun problème. Mais là,  je comprends certains de mes élèves. Je me serais bien levée pour danser la gigue, tout en continuant d’écouter. Par souci de préserver mon image publique le plus longtemps possible, je me suis abstenue.

Comment s’entraîne-t-on à rester assis ???

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Vous savez quoi ????

Demain je retourne à l’école !!!

Hé oui, demain c’est le grand jour, je commence le M2 de didactique dont je rêvais depuis quinze ans… Alors j’ai du mal à tenir en place, tiraillée entre le bonheur d’apprendre de nouvelles choses, d’avoir des occasions de réfléchir autrement, de changer de posture, et la trouille de ne pas être à la hauteur (Vais-je savoir ? Suis-je encore capable d’apprendre à haute dose ? Vais-je tenir le choc du point de vue de la fatigue ? Où vais-je trouver le temps de travailler des devoirs ?).

Comme je crois que j’ai bien fatigué tout le monde à la maison, à dire à mon mari et à chacun de nos enfants à chaque fois que je les ai croisés « Hé, tu sais quoi ? Demain je retourne à l’école !!! » en sautillant, je me défoule un peu sur vous… Ils sont mignons, en même temps, ils me regardent en souriant gentiment, vaguement perplexes, plutôt amusés…

Bon allez, pour bien apprendre il faut bien dormir. Alors au dodo.

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Le glisse-nombre, version améliorée !

J’avais construit mon glisse-nombre de tableau, un weekend de l’année dernière. Il n’est devenu tellement indispensable que je me demande comment j’ai pu enseigner sans.

Hé bien aujourd’hui, j’ai reçu un MAGNIFIQUE glisse-nombre en cadeau. J’avais prêté le mien à deux collègues qui voulaient s’en inspirer pour construire le leur. Et le leur est mieux, car il comporte une ligne témoin du nombre travaillé, et il affiche aussi les fractions décimales.

Et comme mes collègues sont charmants, ils en fabriqué un glisse-nombre en plus, pour moi. Je suis très très contente et en plus il est magnifique, orange qui pète et avec des girafes. Et c’est celui que les copains ont fait pour moi, et ça, c’est une plus-value de ouf.

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Maths & Caux, la carte !

Aujourd’hui à Rouen, c’était Quai des Livres. Les quais étaient peuplés de bouquinistes, de particuliers, d’auteurs et d’associations qui vendaient du papier. Nous y sommes allés comme tous les ans, et nous sommes revenus chargés, comme tous les ans. En particulier, mon mari (qui est prof d’histoire) a ramené un atlas et une carte, qui tous les deux vont me servir pour travailler les échelles.

La carte, d’abord : une carte du Pays de Caux dont l’iconographie fait penser aux cartes du 18e siècle ; peut-être s’agit-il d’une carte d’état-major (il y a une indication « corps de garde », une « batterie de canons »). Elle a été entoilée, ce qui crée un espace entre les différentes parties de la carte. Son échelle est donnée en toises, et ça c’est bien chouette pour travailler avec la classe :

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Ensuite, l’atlas de Normandie. Il date de 1970. Je pense l’amener en classe pour que les élèves transcrivent les échelles graphiques en échelles numériques, comme petite activité :

Comme je suis en ce moment dans les échelles en quatrième, mais que je ne veux pas y passer trop de temps d’affilée, je vais me garder ça de côté pour réactiver un peu plus tard. Je pense que ce sont des supports qui plairont aux élèves, l’un parce qu’il est vieux et que l’unité est inhabituelle pour eux, et l’autre parce que c’est par chez nous et que le format de l’atlas est sympa. Ils aiment bien les supports physiques dans ce genre.

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Les maths des petits écoliers

Hier, en laissant fondre un petit écolier dans mon café juste assez pour qu’il soit tout tendre, j’ai examiné les indications portées sur la boîte.

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Je me suis demandé combien je devrais manger de petits écoliers si je ne mangeais que ça dans une journée, pour arriver à mes 2 000 kcal quotidiennes. Du coup, j’ai commencé à en faire une activité. C’était assez chouette : proportionnalité, extraction d’informations, conversions d’unités (kJ et cal), notion d’inverse, fractions, décimaux, valeurs approchées et ordres de grandeurs, pourcentages…Tout ça me plaisait bien.

Sauf que je voulais que mon activité montre comme ce serait mauvais pour la santé, de se nourrir exclusivement de petits écoliers. Alors ensuite j’ai commencé une seconde partie de l’activité, à partir de la répartition en glucides, protides et lipides, et au vu  des apports recommandés. J’arrive à des apports évidemment déséquilibrés, avec trop de glucides, beaucoup trop de lipides et trop peu de protides, mais pas assez à mon avis pour que cela frappe les élèves. Je me demande même si certains ne se diront pas qu’au fond on peut se nourrir ainsi. Il faudrait que j’entre davantage dans le détail : les vitamines, la part de sucre dans les glucides, la masse d’aliments consommés dans la journée, etc. Mais là cela devient compliqué et il y a trop d’indicateurs à synthétiser pour arriver à l’évidente conclusion que c’est une très mauvaise idée de manger 32 petits écoliers par jour et c’est tout.

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En plus, c’était assez complexe, de jongler entre les apports recommandés en % et la masse de macronutriments au quotidien. Mais je sens qu’il y aurait quelque chose de bien à faire. Et je voudrais ne pas partir sur un aliment aussi excessif que le hamburger ou le soda.

Donc tant pis, je laisse tomber et je garde ça dans un coin de ma tête, pour quand je trouverai le support idéal, ou au moins satisfaisant. J’ai passé du temps à construire l’activité ; je la recyclerai à ce moment-là.