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La saison des clubs

Bon, la rentrée est derrière nous. J’ai pris mes marques, rencontré mes classes plusieurs fois, eu le temps d’évaluer. Et maintenant, les élèves à qui j’avais promis des clubs s’impatientent. Alors c’est parti :

  • Le lundi, c’est Rubiks. Nous sommes inscrits comme club Inter-rubik, la commande de rubiks cubes est partie et je les attends. Nous commencerons lundi prochain s’ils arrivent avant jeudi, et sinon la semaine suivante. J’ai mes animateurs, des élèves qui sont déjà de vrais champions, et 46 volontaires, là où j’en voudrais 55. Nous y sommes presque. Reste à constituer les deux groupes, car nous allons faire des sessions d’une demi-heure chacune chaque lundi midi ;
  • Le mardi, c’est programmation débranchée. Je viens de construire la progression avec ma fille : elle a présenté les ordinateurs à dominos en grand oral l’année dernière, et peut donc me guider de façon très solide. J’ai des choses à préparer, d’autant que nous commençons mardi prochain midi, mais ça va aller. Le début est très mathématique. Et puis après, nous apprendrons ensemble. Là, j’ai une douzaine d’élèves et n’en veux pas davantage ;
  • A partir de vendredi prochain, mais toutes les deux semaines cette année, les Mathmitons reprennent. Une quinzaine d’élèves viennent m’aider à fabriquer le matériel péda que j’ai envie de construire pendant l’année, s’occupent de la classe, la réaménagent lorsque nous avons des nouveautés, etc.
  • Le vendredi midi aussi, mais l’autre semaine, et donc aussi toutes les deux semaines, c’est Mathe auf Deutsch. Nous allons jouer et faire de la programmation, du GeoGebra, tout ça, mais en allemand. C’est donc pour vendredi de la semaine prochaine.

Une fois les clubs démarrés, tout sera en place.

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Parler avec les mains, ça prend la tête !

Aujourd’hui je suis allée à mon premier cours de LSF. L’APEDAHN, association des Parents d’Enfants Déficients Auditifs de Haute Normandie, dispense des cours auxquels je me suis inscrite, avec deux de nos enfants. Hé bien j’ai un mal de chien à reproduire les mouvements : comme je confonds gauche, droite, haut et bas, tout ça, c’est très très difficile. Mais peut-être cela m’aidera-t-il à progresser de ce point de vue ! En tout cas je vais m’accrocher, car je voudrais enseigner à des élèves sourds.

Ce qui est vraiment très intéressant pour moi, c’est ce que j’éprouve devant la difficulté, psychologiquement et physiquement. Je lutte contre moi-même et je pense à mes élèves en difficulté dans ma classe.

Bon allez, dodo, car demain journée Brissiaud !

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Mathe auf Deutsch : première heure

Aaaaaaaah, c’était bien chouette. Retrouver le plaisir de parler allemand, même si nous commençons petit, m’a vraiment fait plaisir. L’enthousiasme, la curiosité des élèves aussi. Ils avaient l’air tout contents d’avoir un cahier pour eux, et mes projets semblent leur avoir plu. Toutes et tous ont pris la parole dans une bonne ambiance. pourtant, un vendredi soir de 16h à 17h, ce n’était pas gagné…

Prochaine séance dans deux semaines. Vivement !

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Les problèmes des boîtes à Mamie

J’ai vu passer des références aux problèmes de boîtes à Mamie, ainsi nommées par un de mes élèves il y a plusieurs années, et qui en fait s’appellent les problèmes par l’image. Alors voilà de quoi il s’agit : les problèmes par l’image sont été conçus par messieurs Winkopp et Beugin. Ils datent des années 50-60. Pour moi, c’est un peu l’ancêtre de M@ths en vie : on part d’une situation concrète (enfin, peudo-concrète) et on pose une question courte, en peu de mots. Les problèmes sont prévus pour les niveaux CP-6e de l’époque, en gros. Certains sont des pépites, et beaucoup sont intéressants à exploiter en classe. C’est mon mari qui m’a trouvé ces boites en chinant. Je les ai étudiées, catégorisées, et j’ai reproduit et plastifié un nombre conséquent de problèmes pour les utiliser en classe. Je peux facilement différencier, avec toutes ces cartes. Les élèves, en groupes, résolvent un ou plusieurs problèmes, et doivent produire une affiche qui explique la consigne, chasse l’implicite, expose leurs démarches, même fausses et inabouties. C’est un exercice que j’aime beaucoup.

Ici, vous trouverez une de mes interventions pour présenter les boites à Mamie, et accéder à des exemples de problèmes. Là, d’autres exemples d’énoncés qui m’ont interrogée. , et aussi là, et puis ici, encore des exemples. Un collègue a gentiment nettoyé les fichiers et les a partagés, ici.

Voici des exemples de ce que ces problèmes peuvent donner en classe :

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Un anniversaire carrément carré

Aujourd’hui, je rencontre toutes les classes dont j’ai la responsabilité (il m’en restera une à découvrir, dont je n’assure que l’AP), et c’est mon cadeau d’anniversaire : j’ai aujourd’hui 49 ans. Mon fils m’a appris hier que c’était un nombre « carrément carré » :

G Villemin

49 est un nombre carrément carré car c’est lui-même un carré : 7×7=49. De plus, il est formé de 2×2=4 dizaines et de 3×3=9 unités.

Il faut que j’en profite, car le nombre carrément carré consécutif est 1681.

Bon, en attendant, c’est parti. J’ai des maths à transmettre.

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Prérentrée 2022

Je la trouve spéciale, cette rentrée. Pas dans le sens youpi-tralalère, voyez-vous.

Notre métier est de plus en plus difficile, en défaut grave et avéré de reconnaissance et d’attractivité. L’ère Blanquer a été destructrice, alors qu’avant, c’était déjà compliqué. Les démissions sont légions : beaucoup de collègues sont fatigués, démesurés, dégoûtés.

Et pourtant.

Pourtant ce métier reste un métier de coeur, qui porte un projet de société, une volonté de diffuser le savoir, d’émanciper, de constituer un appui pour faire pousser des intelligences plus haut, vers la lumière. On n’enseigne pas par hasard. C’est d’autant plus révoltant de voir toutes et tous ces collègues contraints de s’en détourner alors qu’ils croient toujours en les mêmes valeurs, mais que le gouvernement ne leur a pas donné les moyens, ni témoigné le respect auxquels ils avaient droit. Il les a abandonnés.

Aujourd’hui, le ministère réagit, comme d’habitude, plus qu’il n’agit. Il gigote, en réponse aux impulsions d’urgence qu’il reçoit. C’est absurde. Nous, pendant ce temps, nous enseignons la réflexion, la suspension du temps de l’action pour analyser et anticiper.

Mais en attendant, je souhaite une belle journée à toutes celles et ceux qui sont concernés par cette rentrée : aux élèves qui rentrent demain ou après-demain, aux adultes qui les accompagnent, à tous les personnels. A celles et ceux qui enseignent, qui administrent, qui rendent fonctionnel, qui accueillent, qui gèrent, qui mitonnent, qui soignent, qui accompagnent, qui orientent, qui inspectent, qui forment… Qu’ils aient un diplôme ou un autre, ou pas du tout. Qu’ils tentent l’aventure pour la n-ième fois, ou moins, ou plus. Qu’ils fassent leur boulot par passion ou pas. Qu’ils pensent jeter l’éponge prochainement ou qu’ils espèrent que c’est pour longtemps. Je souhaite aussi une belle journée à toutes celles et ceux qui ont choisi de quitter le navire, en espérant qu’ils seront soulagés de ne pas être dans un établissement scolaire aujourd’hui, la tête pleine de projets.

Et j’attends demain avec impatience : je retrouverai pour la 28ème fois des élèves, que j’apprendrai à connaître et réciproquement, auxquels j’enseignerai cette merveilleuse discipline que sont les mathématiques. Ma classe est prête, mon cartable est prêt, mes projets pour l’année sont prêts, et si j’ai en effet perdu des illusions, que je ressens aussi l’abandon institutionnel, j’ai toujours les mêmes envies, les mêmes espoirs, le même frisson. J’ai bien de la chance.

C’est parti.

Source
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Quotient, fraction et rationnel

Voici une jolie question de collègue :

Est-ce que vous diriez aux collégiens qu’une fraction, un nombre rationnel ou un quotient représentent la même chose ? Moi même je suis un peu perturbée par le fait de devoir utiliser ces 3 mots de vocabulaire différents alors que pour chacun il est important que l’élève réalise qu’il s’agisse bien d’un nombre. Mais alors, si on leur dit que c’est la même chose, pourquoi les embêter avec ces 3 notions ?

La collègue fait une proposition, dans la foulée :

Une fraction c’est une façon d’écrire un nombre rationnel (selon Stella Baruk) : certains nombres rationnels ne peuvent s’écrire qu’ainsi, certains (les nombres décimaux) peuvent aussi s’écrire en écriture décimale ; le quotient est le résultat d’une division. (Stella Baruk, dans son dictionnaire des mathématiques, écrit que “lire “3 septièmes” à la place de “3 sur 7″ c’est avoir fait quelque chose de plus que de constituer le quotient de deux nombres entiers, c’est l’avoir calculé.”)
Donc le quotient reste un nombre qui permet de trouver par quoi un nombre doit être multiplié pour en donner un autre : on peut l’écrire sous la forme d’une fraction ou en écriture décimale (pour les nombres décimaux).

Alors pour moi, un nombre rationnel est un concept et une fraction est une représentation, une écriture d’un nombre rationnel. Nous sommes donc d’accord. Par exemple, 5 est un nombre rationnel mais pas une fraction lorsqu’il est écrit 5. Mais si on l’écrit 5/1 c’est une fraction. Le quotient est en effet le résultat d’une division. Si on divise un décimal par un autre, c’est aussi un rationnel et on peut l’écrire sous forme de fraction ; mais on peut aussi diviser un irrationnel par un rationnel, et alors le quotient n’est pas un rationnel… Il y a donc une différence et le quotient est pour moi vraiment attaché à la division en tant qu’opération. D’ailleurs on parle souvent de quotient de fractions. Mais je sens comme une bande de brouillard avec le quotient dans ma tête, sans savoir pourquoi.

Si j’écris : un rationnel peut s’écrire sous forme de fraction, une fraction est une représentation de rationnel, un rationnel ou une fraction sont des quotients et un quotient n’est pas forcément rationnel, est-ce que ça va pour vous ?

Quelques extraits de ce document d’Eduscol :