A l'attaque !·Chez moi·Cycle 4·Mes projets·Quatrième·Tous ensemble !·Y a pas qu'le boulot dans la vie !

Une séquence, une !

Et emblématique, en plus : c’est la séquence de quatrième sur le théorème de Pythagore.

J’en ai eu, du mal à décoller. Alors j’ai fait de bons petits plats, j’ai bouquiné, j’ai fait ma 23ème lessive des vacances (non sans blague, c’est vrai. Et c’était la dernière du grand ménage, youhouuuu), j’ai peint des figurines Darkest Dungeon, je me suis embusquée dans le jardin avec mon appli de reconnaissance des chants des petits oiseaux (histoire de savoir qui sont mes colocs), j’ai trouvé une prof de langue des signes pour ma fille, j’ai discuté avec la petite collègue qui va si gentiment m’héberger une fois par semaine pour mon master… Bref je n’ai pas perdu mon temps. Tout en sachant que ça continuait de cogiter au fond de mon cerveau.

Et puis paf, j’ai senti que j’étais prête à me mettre à la première séquence.

Au départ, ce sont vos programmations, que vous m’avez envoyées, qui m’ont fait réfléchir et avancer. Et puis ensuite, comme souvent, c’est une vidéo Dudu qui m’a donné mon point de départ. Ils sont vraiment géniaux, ces Dudu. J’ai finalement mis tout un tas de choses dans la séquence, et elle me plaît bien. Elle est très longue (14 heures), mais je commence souvent l’année par des séquences-fleuves, qui me permettent d’irriguer des tas de notions de domaines variés. Il n’y a pas de routine, du coup.

Capture d_écran 2018-07-18 à 17.31.25Capture d_écran 2018-07-18 à 17.31.33

Pour autant, je ne suis pas sûre du tout que cela restera ma première séquence. Mais j’aime bien l’idée de commencer par une nouveauté totale. Ça donne le ton, ça montre qu’on grandit, ça pose le degré d’exigence. On verra quand je ferai le reste : contrairement aux sixièmes, je n’ai pas eu récemment de quatrièmes.

J’ai renommé la Dropbox et j’y ai ajouté la séquence de quatrième. J’espère que ça marche toujours ; vous me direz, sinon. Et tous les avis sont les bienvenus !

Chez moi·En classe·Mes projets·Question de grand

On s’y colle !

Question du jour : vous collez les leçons ? Les élèves ne copient pas ?

Hé bien oui, nous collons, la grande majorité du temps. Les élèves écrivent le cours seulement lorsque la trace est « exotique », difficile à obtenir en numérique sans y passer trop de temps, ou lorsque ce serait moins joli/rigolo/clair.

En revanche, dans la plupart des cas, ce ne sont pas les leçons que j’ai mises à disposition sur la Box qui seront collées : en général, nous construisons la trace ensemble, et je la tape et je la mets en page d’ici à la fois suivante. Et là, je photocopie, l’élève distributeur distribue et chacun colle, à la page que j’annonce, pour que ce soit au bon endroit du cahier de leçons numéroté.

En fait, je préfère garder du temps pour travailler : réfléchir, chercher, communiquer, résoudre. Recopier, ça ne m’intéresse pas beaucoup, voire pas du tout. Si des élèves ont besoin d’écrire pour retenir (Mathieu Gangnon explique cependant que recopier sans sélectionner et hiérarchiser les informations est tout à fait inutile), ils peuvent le faire à la maison, mais ce ne sera pas fait en classe.

En revanche, je consacre du temps en classe pour expliquer aux élèves comment fonctionne leur mémoire et comment on apprend une leçon de mathématiques. Parfois nous apprenons les leçons en classe, aussi.

Pour plus de précisions, un peu datées mais encore à peu près valables, il y a un article sur ce thème ici.

Sommaire sixième

A l'attaque !·Chez moi·Cycle 3·Mes projets·Sixième

Sixième : c’est prêt !

Voilà, j’ai fini pour le niveau sixième.

Enfin,jusqu’à ce que je découvre encore de super ressources parmi ce que vous m’avez envoyé.

Et puis jusqu’à ce que je change d’avis.

Mais bon, j’ai une bonne trame : les activités, les supports, les leçons. Les évaluations et la majeure partie des exercices, en revanche, je verra ça en direct, car cela dépend beaucoup des élèves.

J’ai mis la Dropbox à jour.

Chez moi·Cycle 3·Enseignement·Question de grand·Tous ensemble !

Question 5 : mais dans ta séquence symétrie axiale, tu n’étudies que la symétrie axiale ?

Dans les commentaires et les mails que vous m’avez envoyés, il y a pas mal de questions. Je vais en reprendre quelques-unes aujourd’hui dans des articles, car elles méritent développements on ne peut pas bien comprendre la logique de mes contenus sans ces réponses. Merci donc de me les avoir posées…

Question 5 : mais dans ta séquence symétrie axiale, tu n’étudies que la symétrie axiale, alors que tu dis préparer des séquences multi-thèmes ?

Oui.

Cette séquence vient de Toutatice, et elle me plait telle qu’elle est. J’ai envie de la tester, et pour une première mise en oeuvre je préfère faire confiance aux collègues qui l’ont construite, testée, et tout et tout. C’est compliqué, d’entrer dans la démarche de quelqu’un d’autre, alors autant commencer tranquillou. Cette séquence me permettra aussi de réactiver les périmètres et les angles, cela dit.

Mais surtout, comme je l’ai écrit précédemment, je n’ai pas envie (et je ne suis pas capable) de me laisser enfermer dans un système. Mon cap, c’est la réussite des élèves avant tout, et aussi mon plaisir à enseigner. Alors je navigue. Parfois je me retrouve à l’eau. Ce n’est pas grave, je sais nager.

Chez moi·En classe·Enseignement·Question de grand·Tous ensemble !

Question 4 : vu la quantité de notions abordées dans une séquence, les élèves ne s’y perdent pas ?

Dans les commentaires et les mails que vous m’avez envoyés, il y a pas mal de questions. Je vais en reprendre quelques-unes aujourd’hui dans des articles, car elles méritent développements on ne peut pas bien comprendre la logique de mes contenus sans ces réponses. Merci donc de me les avoir posées…

Question 4 : vu la quantité de notions abordées dans une séquence, les élèves ne s’y perdent pas ?

Ah, ça c’est LA question que je me posais avant de commencer à travailler ainsi.

La réponse est simple : non. Mais avant de me lancer, je n’étais pas sûre, et j’avais même peur de m’y perdre, moi.

D’abord, j’essaie d’être explicite en permanence : nous nous arrêtons souvent pour faire le point. Où allons-nous ? Pourquoi proposé-je ceci ou cela aux élèves ? Quels sont mes objectifs ? Les élèves se prennent très vite à ce jeu : il y a une logique, ils le savent, et ils savent aussi qu’elle est au début invisible. Alors ils cherchent et dès qu’ils trouvent, ils le claironnent. D’autre part, dans une séquence, même si nous travaillons des éléments de plusieurs domaines, il y a une trace de leçon, qui va se ranger dans le cahier numéroté, dans la section adaptée : nombres et calculs, grandeurs et fonctions, etc. Les élèves savent donc ce qu’ils doivent retenir. Au moment des évaluations, nous les préparons en faisant ensemble le point sur les attendus. Enfin, nous prenons le temps. Et si je constate qu’en raison de difficultés il faut démêler les fils et se concentrer sur un thème de façon plus isolée, hé bien c’est parti.

En revanche, travailler ainsi me permet de donner du sens aux apprentissages, puisqu’en général les notions nouvelles arrivent, telles des Zorros mathématiques, pour permettre de résoudre un problème sur lequel les élèves étaient bloqués. Et puis les élèves en difficulté sur tel ou tel domaine peuvent se raccrocher à tel autre, tout en continuant tout de même à progresser : améliorer ses points faibles est plus facile à envisager et à accomplir lorsqu’on n’est pas en souffrance complète.

images.jpg

Chez les collègues·Chez moi·Compétences·En classe·Enseignement·Evaluer·Formation·Je suis fan·Maths pour tous·Question de grand·Tous ensemble !

Question 3 : Les ceintures de compétences ne te tentent pas ?

Dans les commentaires et les mails que vous m’avez envoyés, il y a pas mal de questions. Je vais en reprendre quelques-unes aujourd’hui dans des articles, car elles méritent développements on ne peut pas bien comprendre la logique de mes contenus sans ces réponses. Merci donc de me les avoir posées…

Question 3 : les ceintures de compétences ne te tentent pas ?

Ah, question un peu compliquée pour moi, car la réponse est ambivalente.

Avant tout, je précise que je n’ai pas d’a priori négatif sur les ceintures de compétences, au contraire. Je ne suis pas non plus très calée sur le sujet. J’ai vu des fonctionnements qui roulaient remarquablement bien, je sais que des collègues comme Guillaume Caron pratiquent les ceintures de compétences avec un succès comparable à leur talent (c’est pour toi, Guillaume, ce compliment), mais je crois que cela ne me convient pas. Cela me semble trèèèèès compliqué, ce qui indique sans doute que je n’ai pas tout compris et/ou que ce n’est pas en adéquation avec mes pratiques et ma façon d’être.

Pourquoi ?

  • Parce que dans l’idée que je m’en fais, cela nécessite d’avoir tout préparé à  l’avance en sériant toutes les tâches, et que j’aime particulièrement les tâches complexes dont des tâches qui nécessitent une collaboration du groupe entier, même si je ne pratique pas seulement ce type de tâche ;
  • Parce que je suis très attachée à la « culture classe » dont parle Boimare, et que je tiens à ce que tout le monde travaille sur des thèmes communs au même moment, pour pouvoir faire des bilans collectifs quand cela me chante. J’ai besoin, pour me sentir bien dans mon année, de sentir que nous construisons une histoire commune, mathématique et collective ;
  • Parce que j’ai peur d’individualiser. Je différencie, mais je ne veux pas tomber dans l’individualisation, ce qui pour moi est un risque.

Bon, maintenant, je suis peut-être à côté de la plaque en pensant que les ceintures de compétences font travailler individuellement les élèves sur des thèmes variés, mais c’est comme ça que je l’ai vu mis en oeuvre.

En revanche, j’ai clairement pris des éléments également présents dans les systèmes de ceintures :

  • Les points attribués avec Sacoche se rapprochent du système de ceintures : chaque compétence est non acquise, fragile, satisfaisante, très satisfaisante ou experte. C’est consultable sur l’ENT ;
  • L’obsession du développement de l’autonomie, de la coopération, de l’entraide, de la dévolution ;
  • J’essaie autant que possible dévaluer les élèves lorsqu’ils y sont prêts, et de les réévaluer s’ils le souhaitent.

En fait, je pense que je ne suis pas prête à suivre un système (quelle que soit l’échelle, d’ailleurs). Je fais ma tambouille, j’ai besoin de pouvoir m’adapter et changer quand je pense que c’est pertinent.

Je vous conseille d’aller lire le blog de Guillaume, si vous ne le connaissez pas encore :

Capture d’écran 2018-07-13 à 15.42.22.png

Chez moi·En classe·Enseignement·Evaluer·Question de grand·Tous ensemble !

Question 2 : tu ne fais pas beaucoup d’exercices, non ?

Dans les commentaires et les mails que vous m’avez envoyés, il y a pas mal de questions. Je vais en reprendre quelques-unes aujourd’hui dans des articles, car elles méritent développements on ne peut pas bien comprendre la logique de mes contenus sans ces réponses. Merci donc de me les avoir posées…

Question 1 : tu ne fais pas beaucoup d’exercices, non ?

Je ne sais pas trop, parce que « beaucoup d’exercices », c’est relatif.

Je pense que je propose pas mal d’exercices, de natures très différentes : les activités de découverte, les questions flash, les exercices d’entraînement, de consolidation, les tâches complexes, les problèmes ouverts, les questions orales, les exercices d’approfondissement, les activités de manipulation, les jeux… Le truc, c’est que je ne les prévois pas à l’avance, et que je n’ai pas de règle en la matière : je ne me fixe pas d’objectif de quantité. Pour moi, un exercice, ça exerce, mais ce n’est pas forcément un texte pris dans un manuel. Même lorsqu’il y a des numéros marqués dans mes grilles de séquence, c’est comme ça, si je manque imagination, mais rien ne dit que je les proposerai : je les choisis en direct, selon ce que j’observe chez mes élèves, selon leurs besoins identifiés. Du coup, je propose souvent des exercices que j’ai fabriqués d’une fois sur l’autre, ou de façon spontanée en classe parmi toute une base d’exercices que je connais, au fil des années. Parfois aussi je me rends compte que quelque chose n’est pas passé et hop, on se fait une nouvelle salve d’exos et on y passe pas mal de temps. Ca dépend, quoi.

Pour donner un ordre d’idée, mes élèves utilisent à peu près un et demi à deux cahiers  de 96 pages, en format 24-32, par an, pour les exercices. Plus les multiples feuilles pas toujours collées et les tâches collectives, que tout le monde ne conserve pas forcément.

Comment ça va  priorités 5e1.jpg