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Saint Léon sur Vézère

Saint Léon sur Vézère est un très joli village, situé en Dordogne. Bon, je vous dis ça, je n’y suis jamais allée, mais je crois mes parents qui sont en vacances là-bas. Mais en plus d’être tout joli, ce village recèle une particularité mathématico-artistique, ou artistico-mathématique, c’est comme vous voulez :

Source : ma maman et mon papa

Pourquoi le cercle est-il extrait de la géométrie, je l’ignore. Il faudrait que j’y aille pour demander.

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Une consultation sur les programmes de 1e en maths

Une consultation sur le projet de programme de mathématiques ajouté au sein de l’enseignement scientifique en classe de première est organisée du vendredi 13 au lundi 26 mai 2022 par le ministère de l’éducation nationale. Le questionnaire porte sur l’approche générale du programme, les contenus d’enseignement et la mise en œuvre dans la classe. La consultation est ouverte « aux lycéens, à leur famille et à toutes celles et ceux qui souhaitent donner leur avis sur le projet de programme », et un accès différent est réservé aux enseignants.

Pour l’année scolaire 2022-2023, ce programme de mathématiques ne concernera que les élèves de première n’ayant pas pris l’enseignement de spécialité mathématiques. À partir de la rentrée 2023, il sera généralisé à toutes les classes de première de la voie générale (sauf si d’ici là le gouvernement change à nouveau d’avis, naturellement). La quotité horaire annoncée est d’une heure et demie hebdomadaire.

Le ministre a souhaité engager une large consultation pour recueillir l’avis et les suggestions de la communauté éducative sur le projet de programme élaboré par le Conseil supérieur des programmes. Cette consultation nationale constitue une étape à part entière dans le processus d’élaboration du programme. Le projet de programme sera ensuite présenté au Conseil supérieur de l’éducation puis publié.

https://eduscol.education.fr/3206/consultation-mathematiques-pour-l-enseignement-scientifique#.Yn9QCzIr3bk.twitter

C’est ici. Il suffit de s’inscrire, et on reçoit un lien qui permet d’accéder au questionnaire.

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Joie

Alors que je suis bloquée à la maison pour cause de Covid (avec un variant dont le numéro est 417, même pas un nombre premier, quelle misère…), que je me demande si nos anamorphoses en ruban adhésif sont déjà par terre (je devais faire coller les contours aux élèves dans la semaine, et là après ce sont les vacances… Dans trois semaines, que va-t-il rester ???), je reçois d’assez nombreux messages d’élèves et de parents, tous plus gentils les uns que les autres.

Hé bien ça fait du bien, vraiment. Le must, c’est l’élève qui me remercie pour « cette période pleine de joie ». Quel joli mot, « joie », et quelle belle chose que de l’associer à la période du collège, pas forcément la plus agréable de l’existence…

Attendez un peu la rentrée… On en a, des trucs chouettes à faire ! Bon, c’est pas si grave que le nombre 417 ne soit pas premier, allez.

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Mais quel magnifique parapluie !!!

Un élève est passé avant le début des cours pour me montrer ce que sa maman lui a offert :

Alors là, c’est ma-gni-fique.

En prime, il m’a apporté un cookie « parce que le reste de la division euclidienne du nombre de cookies par le nombre de personnes de ma famille était de 1 ». Malheureusement je ne peux pas vous le montrer, car je l’ai dégusté, et il était absolument délicieux.

Ca fait un beau début de π-day !

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Faire des maths, ensemble.

Depuis le début de la semaine, j’ai des parents dans ma classe : je fais deux semaines de classe ouverte. C’est très intéressant pour moi : ça crée du lien, ça change le regard de tout le monde, ça ouvre la classe encore plus sur l’extérieur et je peux écouter leurs remarques, répondre à leurs questions, et surtout entendre leur surprise.

Je crois que jusqu’ici c’est ce qui ressort le plus : la surprise. La surprise de voir une classe terriblement kitsch, couverte et remplie de maths, des élèves à la récré, des élèves le midi, des élèves d’autres classes qui participent aux cours des autres parce qu’ils ont perm, du matériel partout partout, des productions incroyables qu’ils ont réalisées et qui trônent dans tous les coins. La surprise de voir des élèves participer avidement, de me voir devoir réguler la parole parce qu’ils ont tellement envie de contribuer, et aussi le fait que les élèves ont des réflexes, dans ma classe, qui n’étaient pas ceux de leurs parents : « c’est fou de les voir se déplacer comme ça, aller chercher les ardoises, un feutre effaçable », « ils peuvent se lever quand ils veulent pour aller cherche du brouillon et des… glisse-nombres, c’est ça ? », « Ils sont amusants à vouloir tellement aller aider ceux qui sont en difficulté, ceux qui ont compris. Mais ils ne demandent pas, pour le faire ? ».

Non, ils ne demandent pas, car nos règles de classe sont établies depuis le début de l’année : lorsque nous sommes en phase de recherche individuelle, de débat collectif, ou lorsque je fais une démonstration à la classe, toutes, tous, chacune et chacun doivent être attentifs et à leur place. Si un élève abuse, dérape, outrepasse, évidemment nous allons avoir une explication, rapide et au besoin sonore (ce qui est rare), suivie éventuellement d’une adaptation de son environnement de travail (l’organisation, la consigne, la production). Mais s’il s’agit de chercher, de surmonter un obstacle, de résoudre un problème, alors on y va, dans les limites du respect mutuel et du niveau sonore. Il y a encore une classe avec laquelle je ne procède pas ainsi car ça part en vrille trop facilement, mais pour les quatre autres ça marche bien. Et pour cette classe, je ne désespère pas : ils ont déjà fait bien du chemin et je pense que nous allons réussir à lâcher du lest encore, d’ici à la fin de l’année.

Mais ces remarques et ces questions de parents m’intéressent : je n’enseignais pas du tout ainsi en début de carrière, et elles me permettent de mesurer le chemin accompli, le lâcher-prise hautement contrôlé qui est aujourd’hui le mien. J’en suis bien contente, parce que je crois que nous faisons intensément des maths, parfois passionnément. Tout le monde s’y met, y compris les élèves en difficulté sur ce thème ou de façon plus générale. C’est chouette, ça. Et puis je suis contente parce que cela correspond mieux à ma philosophie : je veux faire des maths avec mes élèves et qu’ils en fassent ensemble. Je ne veux pas leur déverser le savoir. Je veux leur transmettre de sorte qu’ils le comprennent vraiment, qu’ils le prennent avec eux pour pouvoir l’envisager en tant que tel, et pour pouvoir le transférer ailleurs. Parfois j’échoue dans ces projets, d’ailleurs. Parfois j’ai l’impression de faire un bout de chemin avec eux. Quoi qu’il arrive, je reviens à mon ouvrage.

Mais quand même, j’ai évolué.

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Continuons notre semaine… des maths !

D’abord, ce matin en 5e, des relatifs. Des relatifs sur feuille, des relatifs grâce à le super J’peux pas j’ai maths !

Et ensuite, pour finir la séance en beauté, un défi Maths en vie de Richard Cauche, que j’ai adoré. décidément, mes gestes professionnels sont bien modifiés par le génie des copains !

En plus, nous avions la visite d’une maman, dans le cadre de la classe ouverte pour ces deux semaines !

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Rétro, moi ?

Pour le projet Regards de Géomètre, j’avais besoin de rétro-projecteurs. J’en ai utilisé, bien sûr, mais les vidéo-projecteurs les ont détrônés… Alors j’ai lancé un appel à mes élèves : si dans votre famille vous avez des enseignants, demandez-leur s’ils ont des rétro-projecteurs qui traînent dans leur établissement : au collège, avec une grande efficacité, monsieur informatique m’en a dégotté plusieurs en deux temps, trois mouvements, mais il m’en manque encore quelques-uns.

Et paf, les voici, annoncés par des messages sur l’ENT le lendemain du jour où j’en a parlé. Mes élèves et leurs parents sont fantastiques, franchement. Réactifs et tout.

Ca va être super, notre projet…

C’est drôle comme on oublie des matériels qu’on cesse d’utiliser pour en adopter de plus performants, mais comme en même temps on retrouve des réflexes. Cela m’a rappelé qu’en début de carrière, j’utilisais des duplicopieurs à alcool, avec des feuilles carbone et tout… Je me souviens bien de l’odeur et du bout des doigts violet.

Mais aujourd’hui, ces retroprojecteurs vont nous emmener vers de magnifiques anamorphoses !

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Alléchantes sécantes

Ma maman, qui a tendance à voir des maths de plus en plus partout (ce qui est un joli renversement de situation, tout de même… 😉 ) a pensé à moi en s’attaquant à cette tablette de chocolat :

J’adore le concept de « diagonales art déco ». Et il y a à verbaliser, pour décrire cette tablette : triangles, trapèzes, carrés, parallèles, perpendiculaires, angles alternes-internes et correspondants…

Bon voilà, j’ai envie de chocolat.

A plus.

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Grand oral et inclusion

Aujourd’hui, Sandrine Descombes et moi avons adressé à monsieur le ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des sports une lettre ouverte pour lui faire part de la situation de nos enfants, autistes, face au grand oral tel qu’il est aujourd’hui organisé.

J’ai déjà parlé de la situation ici, et .

Nous avons également envoyé cette lettre à au président de la République, au premier ministre, au ministre de l’agriculture et de l’alimentation (pour les établissements scolaires agricoles), à la secrétaire chargée des personnes handicapées, au président du Sénat, au président de l’Assemblée Nationale, à des recteurs, des DASEN, des sénatrices, des sénateurs, des députées, des députés, des associations et des médias.

A présent, nous attendons que notre appel soit entendu et suivi de décisions : la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées n’est pas encore appliquée de façon satisfaisante.

Je remercie Sandrine, qui est une très belle rencontre.

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Des candidats au bac maltraités : leur handicap méprisé

Sandrine Descombes a écrit ceci, que je trouve très juste et très bien argumenté. Je partage sa colère, puisque pour ma fille autiste la dispense de grand oral est refusée, comme je l’ai expliqué ici.

A @jmblanquer, Ministre de l’Education Nationale et donc de l’inclusion scolaire.

« Un handicap ne doit pas être révélé au jury d’une épreuve officielle quelle qu’elle soit afin de ne pas l’influencer inconsciemment sur la notation en fonction du handicap mais en fonction de la valeur de la présentation, des connaissances et des compétences. Il faut préserver le secret médical et l’égalité, pas l’équité, mais bien l’égalité entre les élèves qui arrivent devant devant ce jury vierge de toute opinion sur le candidat. Il n’est donc pas possible de prévenir un jury d’oral qu’en face de lui il y a un élève autiste qui ne maîtrise pas les codes sociaux, la communication non verbale, gestuelle et la communication pragmatique (pardonnez-moi les redondances qui font l’essence même de l’autisme).
Pourtant un jury n’est pas idiot, il a l’habitude de travailler avec les êtres humains et sait repérer certains handicaps. Une personne arrivant avec des lunettes montre qu’elle a un handicap visuel plus ou moins lourd pourtant elle a un outil pour pouvoir réussir les épreuves demandées. Un fauteuil roulant montre un handicap moteur, une personne muette venant avec un traducteur montre bien également son handicap… Le jury reste pourtant objectif. Croyez-vous qu’avertir ce jury objectif qu’un candidat autiste, en face de lui, pervertirait sa notation ? Que l’informer que le candidat ne soutiendra pas son regard, l’émouvrait au point de changer son avis et de donner une note plus élevée qu’elle ne l’aurait été pour un autre élève ? Que l’informer qu’un candidat ne puisse pas interpréter certains gestes ou postures dudit jury et en soit déstabilisé rendrait son avis injuste et que ce serait du favoritisme? Pensez-vous que faire courir le 100m à un paraplégique rendrait l’épreuve équitable entre tous les candidats ? Qu’enlever le 1/3 temps à tous les dyslexiques le seraient aussi ? Que supprimer les lunettes aux déficients visuels, demander aux muets de se présenter seuls, aux déficients auditifs de ne plus utiliser leurs appareils, aux asthmatiques de ne pas avoir recours à leur ventoline pendant les épreuves sportives… rendraient les différentes épreuves justes ? Elles seraient justes uniquement pour ceux qui entrent dans le moule et qui n’ont aucune particularité les gênant dans leur parcours scolaire et surtout dans les épreuves officielles sanctionnant des années d’efforts de la part de tous et de plus d’efforts encore de la part de ceux qui doivent s’adapter au quotidien.
Priver d’aménagements toutes les personnes reconnues comme en ayant besoin seraient les condamner d’office à l’échec. Alors pourquoi refuser ce petit aménagement aux autistes qui sont d’office lésés par les épreuves orales ?

La loi de 2005 n’est pas appliquée correctement.

Cordialement, Sandrine Descombes
Une maman très en colère.

Madame Descombes, je partage votre propos. Et si nous unissions nos colères pour en extraire l’énergie ?