A l'attaque !·A quoi ça sert les maths ?·Allez les jeunes !·Au collège à la maison·C'est bien pratique·Chez les élèves·Cycle 4·Expo de maths·Maths pour tous·Mots de maths·Quatrième·Question d'élèves·Vidéos

Résoudre des équations : premiers pas

Ce matin, en quatrième, nous avons résolu nos premières équations. Comment résoudre des équations tranquillou-bilou ? En cherchant à comprendre ce qu’on fait, et en restant simple !

correction équations

Actualité·Allez les jeunes !·Au collège à la maison·Calcul mental·Chez les élèves·Chez moi·Compétences·Cycle 3·Dans les copies·Décrochage·Evaluer·Maths en vidéo·Maths pour tous·Mots de maths·Nouvelles technologies·Numérique·Sixième·Tous ensemble !·Vidéos

Le cours de sixième du mercredi 8 avril

Aujourd’hui, nous terminons la période, car vendredi c’est conférence, youpi !

plan mer 8 avril

Le problème du jardinier :

pb mamie

pb mamie2

Voici la correction du problème à Mamie en vidéo :

La correction du QuiZinière :

Ensuite, la correction du QuiZnière de la Course aux nombres, n°2. Attention à bien la suivre car certains d’entre vous sont en train de perdre en compétences. Alors on se réveille les neurones et on s’interroge sur ces erreurs : c’est comme ça qu’on progresse, dans tous les domaines d’ailleurs !

La correction des symétriques sans quadrillage :

Corrige_construire_des_symetriques_de_figures_sans_quadrillageCorrige_construire_des_symetriques_de_figures_sans_quadrillage

Consignes pour vendredi :

Et voilà. Reste à rappeler les consignes pour vendredi :

Vendredi, madame Anne Boyé, enseignante et chercheuse spécialisée dans l’histoire des mathématiques, nous fait l’honneur de venir dans la classe à la maison pour animer une conférence. Ce sera une belle façon de clore cette période.

L’organisation de la journée de vendredi sera différente des vendredis précédents :

  • Pas de cours de 9h à 10h ;
  • De 10h à 11h, cours avec les élèves de 6e2 et une partie des élèves de 6e1 ;
  • De 11h à 12h, cours avec les élèves de 6e4 et une partie des élèves de 6e1 ;
  • Pas d’aide aux devoirs de 13h30 à 14h30 (il n’y a pas de devoir pour les vacances).

Attention : les micros doivent être coupés, pendant l’intervention de madame Boyé. Lorsque vous souhaitez poser une question, cliquez sur « demander la parole », attendez qu’elle vous donne la parole et alors activez votre micro pour poser votre question, ou répondre à la sienne, ou passez la le chat si vous n’avez pas de micro.

Le lien de la classe à la maison reste le même.

Je compte sur vous tous, les enfants, pour que cette conférence en ligne soit une réussite : c’est important pour moi et vous allez apprendre des tas de choses.

À la rentrée, les cours en ligne reprendront selon le même emploi du temps que depuis le début de la fermeture du collège.

A l'attaque !·Actualité·BRAVO!!!·Chez les élèves·Chez les chercheurs·Chez les collègues·Chez les parents·Décrochage·drame·L'éducnat·Lire·Tous ensemble !

Le confinement : « impensé social et catalyseur d’inégalités »

L’éducateur équitable est un blog que je lis régulièrement : il m’enrichit, il me fait réfléchir différemment, il me rappelle aussi une réalité scolaire que je ne vis plus au quotidien, puisque je n’enseigne plus dans une zone d’éducation prioritaire pour le moment. Le propos est toujours franc et nuancé.

Capture d’écran 2020-04-07 à 12.55.13

Le dernier article que j’ai lu est particulièrement frappant. L’auteur s’appuie en particulier sur cet article de Jean-Paul Delahaye (il faut aller le lire dans son intégralité) :

Capture d’écran 2020-04-07 à 12.59.32

Jean-Paul Delahaye rappelle d’abord que le monde projeté sur les écrans de télévision est un monde, pas le monde, et surtout pas celui des pauvres. Et il développe, concis et clair comme à son habitude :

Pour les familles pauvres et leurs enfants, le confinement est une catastrophe. D’abord parce que l’école, on l’oublie quand on ne connaît pas la vie de nos concitoyens pauvres, n’est pas seulement pour les pauvres le lieu des apprentissages. L’école est aussi une institution d’aide aux familles, un premier recours face aux situations de détresse sociale, un point de médiation entre les familles et les organismes chargés de la politique médicale et sociale pour la prise en charge des enfants, un lieu où s’élaborent des solutions grâce à l’engagement et à la vigilance des personnels de l’éducation nationale. C’est tout cela qui disparaît avec la fermeture des écoles.

(…)

Cette crise est en réalité un cruel révélateur des inégalités sociales et territoriales à l’œuvre dans notre pays. Quand les politiques publiques ont laissé se creuser de tels écarts de richesse et se concentrer au même endroit des élèves en grande difficulté sociale ou victimes de la ségrégation ethnique, il est plus difficile de créer une dynamique pédagogique. (…) L’Éducation nationale, pour reprendre les propos de Condorcet ne saurait être une «espèce de loterie nationale» pour les enfants du peuple. Et c’est à l’État de garantir à tous les enfants une égalité des droits sur l’ensemble du territoire.

Le CPE équitable, lui, s’interroge : comment « continuer « à maintenir en vie » cette relation qui s’est dématérialisée» ? Il expose des dispositifs mis en place pour essayer d’attraper tous ceux qu’on peut, et met des mots pile sur ce qui fait mal :

J’ai le sentiment qu’il s’agit aussi, pour l’institution, de se donner bonne conscience. J’ai une famille, par exemple, arrivée récemment en France, ne comprenant que très peu la langue française et que j’ai réussi à joindre par l’intermédiaire d’une de leur voisine. Celle-ci m’a expliqué que cette famille essayait tant bien que mal d’aider leur fille en lui faisant faire des mathématiques et qu’elle ne possédait pas d’outils informatiques. J’ai expliqué à la voisine que les parents pouvaient se déplacer au collège pour récupérer une tablette, mais sans un accompagnement comment s’y prendront-ils ?

Pierre Perier qui a travaillé sur les familles populaires explique que cette situation va accroître considérablement les inégalités : « Je pense qu’on va avoir un effet catalyseur d’inégalités avec la situation actuelle et une accélération de ces inégalités. Les familles populaires vivent souvent dans des espaces réduits, avec la difficulté à dégager du temps pour le travail des enfants, avec des emplois précaires et sans les outils ou la maîtrise des outils pour les apprentissages. Les inégalités s’ajoutent les unes aux autres. On ne transfère pas seulement à ces familles les devoirs à faire, mais toute la responsabilité des apprentissages. Impensé social et catalyseur d’inégalités : voilà les deux traits dominants de la situation de confinement »source.

Sans compter les problèmes dramatiques liés à la protection de l’enfance.

Comment se passeront les jours d’après ? Alain Pothet, IA-IPR dans l’académie de Créteil, a parfaitement résumé dans un tweet les objectifs de sortie du confinement dans le domaine éducatif : « Non seulement il faudra prendre le temps de l’écoute et de l’émotion, mais aussi penser une pédagogie du retour qui sera attentive à restaurer le lien social indispensable aux apprentissages »source.

Et ceci doit nous porter et nous guider aussi hors éducation prioritaire : mon établissement n’est pas en REP, mais des élèves souffrent, et ressentent une anxiété insupportable, voire « de l’angoisse », comme me l’a expliqué hier, la voix étranglée, une petite élève de sixième sans internet. Dans les établissements dits favorisés, n’oublions pas que beaucoup d’élèves ne le sont pas. Certains font comme si, arrivent à se connecter, mais pas à vraiment travailler (c’est déjà ça, il y a du lien ; mais comment le vivent-ils ? Que ressentent-ils ? Est-ce un gain au final ?), d’autres fanfaronnent pour masquer ce qui est bien une exclusion. Ces enfants, et leurs familles, risquent de rester invisibles, de se fondre dans le paysage, tout en transparence. Au milieu d’enfants favorisés, il ne nous faudra surtout pas les oublier. Exactement comme l’écrit Alain Pothet : avec respect, avec attention, avec efficacité.

On n’a le droit à aucun pourcentage de perte. Zéro, c’est ça l’objectif. 100% tous ensemble. Nous devons aller chercher chacun de ces enfants. Et pour le moment, c’est bien frustrant. Mais nous faisons ce que nous pouvons, ce que nous devons, à fond, tous, avec des réussites bien différentes selon les contextes. Nous continuerons, car nous sommes enseignants.

Activité rigolote·BRAVO!!!·Chez les élèves·Chez les collègues·Expo de maths·Formation·Je suis fan·Manipuler·Maths pour tous·Merci Hélène·Merci les copains·Merci Nourdin·Quel beau métier·Tous ensemble !

Fantastique

Aujourd’hui, je mets la dernière main à ma partie de la mallette académique. Je suis contente d’avoir trouvé le temps et l’énergie de le faire ! Ca avance bien, Nourdin carbure de son côté, et nous échangeons en continu sur des questions existentiello-mathématiques. En plus, je trie les photos des enfants et des grands sur l’activité de mesure de durées. Je pourrais me sentir nostalgique, enfermée chez moi, mais non : quelles belles expériences, quelles inventivités, quels bons moments, de réflexion, de partage, nous avons eus cette année, avec les enfants, les enseignants, les formateurs !

Capture d’écran 2020-04-05 à 14.44.46

Bon, en plus, je n’ai pas le temps d’être nostalgique : j’ai une mallette à finir !!!

A l'attaque !·A quoi ça sert les maths ?·Activité rigolote·Au collège à la maison·Chez les élèves·Chez moi·Cycle 3·Expo de maths·Maths pour tous·Mes projets·Question d'élèves·Sixième

Mercredi, ça rime avec Mamie

Ce qui est pratique, c’est que c’est le cas de six jours sur sept…

Des élèves m’ont écrit qu’ils veulent s’avancer. Bon, très bien, alors voilà le prochaine problème de la boîte à Mamie, qui sera à résoudre pour mercredi :

Attention, consigne modifiée : ne tenez pas compte des mots « et la surface » dans la question 1, puisque vous n’avons pas encore appris à calculer l’aire d’un disque. Mais ne vous inquiétez pas, c’est pour très bientôt…

Précision : le « F » de « 450 F », c’est pour le franc, prédécesseur de l’euro. C’est donc juste une monnaie.

IMG_5954

Adaptation possible : vous pouvez prendre la valeur approchée au centième de π si vous voulez. Et pour les curieux, les costauds, les aventuriers et les agités des neurones, on essaie de se débrouiller avec 22/7, comme Zu Chongzhi, au Ve siècle.