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Des outils de formation

Sur le site Alain Savary, vous trouverez ici un portail qui vous emmènera vers des vidéos catégorisées par axes d’observation.

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Par exemple, j’ai visionné Marianne, qui fait faire du calcul avec ses élèves de CM2 par ceintures. Les focales de Goigoux y sont mises en évidence. C’est aussi l’occasion d’observer des pratiques en classe, des élèves au travail, des enseignants en action. Marianne est remarquable dans son ton, le climat scolaire qu’elle a mis en place, le contrôle qu’elle exerce sur sa parole.

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J’ai hâte d’avoir un peu de temps pour tout regarder…

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Monsieur Madame, version maths

Cela date d’il y a quelques années, mais je ne connaissais pas : sur Solve My Maths, un collègue britannique a recyclé les albums Monsieur-Madame en les transposant aux figures géométriques et aux mathématiciens. C’est très très chouette.

Ici, vous trouverez les stickers, ici l’album à colorier des formes, et en farfouillant vous trouverez celui que je n’arrive pas à retrouver (mais que j’ai téléchargé, heureusement) : l’album des mathématiciens.

Pour ma part, je suis totalement fan de Mr. Mandelbrot, et de Mr. Koch. Et tout ceci me donne des tas d’illustrations pour mes fiches de cours, et des idées d’exploitation, par exemple pour utiliser les fiches en anglais une fois le parallélogramme, par exemple, étudié en classe.

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SVT-EPS-maths, trio gagnant

Ce matin, j’ai pu aller observer un morceau d’une matinée organisée par trois de mes collègues : elles avaient construit une SUPER journée pour les élèves de la classe de quatrième qu’elles ont en commun. Au menu, matinée énigmes maths et SVT, et après-midi course d’orientation. Je n’ai vu que ce matin, mais c’était vraiment top.

Côté ingrédients, il a fallu :

Trois super collègues, trois sourires, trois énergies :

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Un énorme boulot d’anticipation et de préparation : des bandeaux de couleur pour identifier les équipes aux ateliers eux-mêmes, en passant par les pochettes et les feuilles réponses, chapeau !

Des élèves qui jouent le jeu et aux jeux, qui cherchent, qui respectent les règles posées au départ, des neurones qui chauffent :

Il s’en passe, des choses, dans ce collège ! Je crois que nos élèves ont bien de la chance, et nous aussi.

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La relève est assurée !

Aujourd’hui, nos stagiaires (qui ne le sont presque plus…) ont présenté leurs projets collaboratifs. Ça a été l’occasion d’un bel échange, mais aussi de les voir dans toute leur professionnalité : dans la qualité de leur prise de parole, leur façon de se mouvoir, de capter l’attention, de jouer avec leur voix, de mettre en valeur leurs connaissances, de montrer leur réflexion. Voilà des jeunes qui aiment le métier, et qui nous ont fait partager leurs découvertes de cette année, avec humour, simplicité et justesse. En plus, nos inspecteurs avaient pris le temps, malgré un emploi du temps sans aucun doute beaucoup trop chargé, de venir assister à la présentation, avec un plaisir évident. C’était vraiment chouette.

Nous avons parlé (dans la bonne humeur, manifestement 🙂 ) de neuroergonomie, de changements de cadres, de sémiotique, de l’Antarctique (entre autres), des élèves, des enseignants, de plaisir à chercher. Une jeune enseignante a proposé une fiche de restitution de recherche très bien fichue, que je vais utiliser. Et Nourdin a fait de beaux dessins.

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Quelques extraits, hors contexte, mais signifiants :

  • « Ce qui est le plus difficile, c’est prendre de la distance par rapport à ce qu’on est en train de faire, pour pouvoir exprimer sa pensée. »
  • « Les élèves raisonnent, et c’est ça qui compte. »
  • « Ce qui était bien, c’est qu’ils sont rentrés dans le truc et qu’ils se sont mis à bosser. »
  • « Du coup, on a été en école élémentaire pour voir comment ça marche en cycle 3. »
  • « Il faut que les élèves arrivent avec, mais aussi sans et même contre le prof »
  • « Proposer de faire des maths à un élève qui n’est pas stable sur le plan émotionnel, ça ne sert pratiquement à rien. »
  • « Bon, des consignes comme ça, ce n’est pas très poétique… »
  • « L’étape préliminaire, c’est la prisent main du bazar. »
  • « Je ne sais pas si j’ai eu tort ou raison, mais c’est ce que je leur ai proposé. »

Une belle intervention de notre collègue chercheur, que je cogite depuis :

« Le chercheur est quelqu’un qui sait perdre des informations, mais avec la conscience de ce qu’il perd ». 

Et puis ma phrase préférée l’après-midi, par un jeune collègue :

« Le mot clef, c’est défi. »

Bravo, jeunes gens. Et bonne route. Si vous avez le temps, pensez à nous donner des nouvelles : nous, on aime bien savoir ce que vous devenez…

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Dans les brouillons, ça bouillonne

Sur les Cahiers péda, un article de Souad Benabbes en date du 23 mai réfléchit à l’usage du brouillon. L’article présente une recherche menée en 2013 dans un lycée algérien.

« Le brouillon représente un écrit incontournable« , dont s’emparent plutôt les élèves qui ont compris comment travailler et/ou ce qu’attendent les enseignants. Mais qu’en pensent les élèves qui rechignent à l’utiliser, et comment les y amener ? « Selon Yves Reuter, les élèves considèrent le brouillon comme un signe d’incompétence : ils l’associent à quelque chose de sale, d’illisible, empli de taches et de ratures. » C’est vrai, et bien dommage en mathématiques aussi : l’activité de recherche n’est ni linéaire, ni propre. Ça part dans tous les sens, on se trompe, on avance, on recule, on barre. Cela m’a pour ma part amenée à de moins en moins insister sur la propreté des travaux de mes élèves. La présentation, je n’en ai jamais rien eu à faire. Mais même la propreté, j’ai pris du recul. Je veux pouvoir lire sans difficulté, savoir ce qui est rayé et ce qui ne l’est pas, mais même en évaluation, une copie crado ne me chcapture-d_c3a9cran-2017-09-01-c3a0-19-02-09.pngoque pas. En revanche, nous prenons le temps, lorsque cela me semble important, de mettre au propre certains travaux. Et j’attends aussi des devoirs maison plus propres que des travaux en temps limités. Non pas par principe, mais parce que je sais que savoir produire un travail « propre » est important, pour pouvoir montrer qu’on sait respecter une norme, par exemple. Moi-même, je ne suis pas très soigneuse, à l’écrit. J’ai toujours été rassurée par les sympathiques piles de brouillons et je ne conserve jamais un document de travail propre et net bien longtemps : les idées arrivant, il faut bien les déposer quelque part ! Le brouillon me permet bien, à moi,  d’ « amoindrir la charge cognitive« .

Depuis plusieurs années, je ramasse les brouillons des élèves qui le veulent bien, en évaluation ou en travaux de recherche. Cette année, tous me les rendent, sans même que j’aie encore à le leur demander. De mon côté, je les ramasse et les lis pour deux raisons : ils me permettent de comprendre une démarche, de retracer un chemin mental, et puis ainsi je les valorise, au sens vraiment de leur donner de la valeur : ils valent le coup, puisque la prof les lit. Côté effet secondaire, les élèves ont de plus en plus tendance à les conserver dans leur cahier d’exercices. Seule contrainte : qu’une pile de feuilles de brouillon soit accessible dans la classe. La règle établie est qu’on a le droit de se déplacer sans demander, si c’est pour aller chercher du brouillon. J’ai essayé l’usage du cahier de brouillon, mais avec beaucoup moins de succès : avec des feuilles volantes, on décide de conserver ou pas son brouillon. S’il est trop plein de bêtises et qu’on veut le voir disparaître, hop, direction la poubelle (jaune). Alors que dans le cahier, les écrits restent, et parfois pèsent aux élèves. Encore une fois, c’est le rapport à l’erreur qui pose problème chez ces élèves, et c’est une raison supplémentaire pour les amener à l’usage serein du brouillon.

Revenons à l’article. Il présente les effets sur les élèves de l’utilisation du brouillon (améliorer leur expression écrite, leur confiance en eux), et les conditions d’efficacité. Deux groupes d’élèves ont été observés : « les scripteurs du premier groupe ont retravaillé leur brouillon lu et annoté par leur enseignant, et ceux du second groupe ont révisé et réécrit leur premier jet en s’appuyant sur une grille d’auto-évaluation« . Ensuite, les travaux ont été comparés. Conclusions: « l’annotation du professeur amène l’élève à un travail guidé de réécriture plus efficace que la révision-correction menée par l’élève lui-même via l’utilisation d’une grille d’auto-évaluation« . Tant mieux : nous sommes donc utiles. L’auteur de l’article expose ensuite des modalités : « accompagner les élèves dans leurs productions d’écrits implique d’organiser son enseignement de façon à les engager dans les différentes phases du travail d’écriture : planification, mise en texte, révision et réécriture. (…) Accompagner l’élève, c’est également changer de posture : c’est permettre à l’élève de comprendre le processus rédactionnel en commentant son texte plutôt qu’en le corrigeant« . Cette dernière phrase est très intéressante : l’enseignant est plus efficace en travaillant avec l’élève à l’amélioration de sa production, plutôt qu’en faisant à sa place. Même si cela semble évident, le rappeler est sans doute nécessaire. Corriger, évaluer sans avoir permis et organisé de reprise du travail permet des progrès moindres chez les élèves, puisque cela ne favorise pas leur réflexion sur leur propre objet de travail.