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Nouveaux projets, youpi !

Ces jours-ci, j’écris peu : lorsque je ne profite pas de ma famille, je prépare mes cours pour les professeurs des écoles stagiaires. C’est ma nouvelle aventure de l’année qui vient, et c’est top, jusqu’ici… J’ai préparé des séances, et je me suis vraiment bien amusée. Une collègue qui est férue dans ce type de

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Je suis totalement fan de cet album, aux ouvertures pédagogiques et didactiques remarquables

formation m’aide en me transmettant ses planifications et des contenus, et une autre, qui est professeur des écoles (bon anniversaire Natacha !!!) m’a indiqué des points de vigilance, donné ses preps, ses supports, des activités testées et analysées, des références d’albums…

 M’approprier tout cela me prend un temps fou, évidemment. D’ailleurs préparer une séance de deux heures me demande beauuuuuuuuuuuucoup plus de deux heures. Mais c’est hyper intéressant, cela me fait réfléchir différemment, et surtout j’ai pu construire des contenus qui me paraissent adaptés, étayés et solides. Et qui m’amusent.

Conclusion du jour : en effet, on est plus intelligents à plusieurs.

Conclusion bis du jour : je suis bien entourée, et c’est un atout incroyable.

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Une jolie rencontre

Une jeune collègue m’a écrit pour me poser des questions, et elle a eu la bonne idée de poursuivre la conversation ; j’ai pu sur son invitation visiter son blog, et c’est top. On y trouve des tas de ressources, qu’elle met à disposition. Je suis admirative lorsque je vois ce genre de travail, du point de vue de l’investissement, du point de vue technique et qualitativement.

Alors hop fou c’est parti : allez donc lui rendre visite ! (elle est aussi apparue dans la rubrique Blogs, sur le côté)

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L’IREM le Limoges, Léonardo et mes 6èmes

Lors du séminaire sur le cycle 3 à Poitiers en juin, j’ai suivi un (super) atelier de l’IREM de Limoges, animé par Marc MOYON (Université de Limoges), Chantal Fourest (Collège d’Arsonval – Brive) et David Somdecoste (École Louis Pons – Brive).

Cet atelier m’a permis de mettre en pratique une activité dès mon retour, avec mes élèves de sixième, et je l’ai intégré à ma séquence n°2 de sixième pour l’année prochaine. J’ai reçu des questions sur cette activité, alors je vous présente ce que j’en ai fait, grâce aux collègues qui sont à l’origine de l’idée. L’atelier avait trois objectifs principaux : proposer de nouveaux supports d’enseignement pour le cycle 3 en intégrant une perspective historique, proposer des pistes de liaison entre l’école et le collège pour l’enseignement de la géométrie et réfléchir autour de l’introduction d’une perspective historique dans une progression annuelle d’un enseignant de mathématiques. Le descriptif de l’ailier est ici.

Les trois collègues qui ont présenté cet atelier sont enthousiastes, simples et concrets. Trois qualités vraiment agréables et motivantes. Je me permets d’indiquer le lien qui présente leurs travaux , car je l’avais dans mes notes mais je suis parvenue sur la page par moi-même de trois façons différentes, ce qui m’assure que ces contenus sont en libre accès. Allez-y : les documents sont top, téléchargeables, et, cerise sur le gâteau, les deux enseignants (de CM2 et de 6ème) ont mis en ligne des productions d’élèves.

Pour ma part, voici ce que j’ai fait avec mes sixièmes et que je compte réitérer, car la séance avait très bien fonctionné : j’ai commencé par distribuer aux élèves la fiche que j’ai mise en ligne dans l’article sur la séquence n°2 de sixième, et qui est très très très inspirée de celle des collègues de l’atelier. Nous avons un peu parlé de Léonard de Vinci, et j’ai projeté quelques-unes de ses oeuvres.

Ensuite, j’ai proposé aux élèves la même image déclenchante que les collègues vus en atelier :

doc_declenchant_1 Les élèves devaient reproduire la partie supérieure de la figure. je les ai laissés travailler, et nous avons ensuite comparé les productions pour essayer de dégager des critères de validation et d’invalidation.

Une fois ces critères définis, chacun s’est remis à l’ouvrage, en recommençant sa figure ou en aidant son camarade à la réaliser « correctement », de sorte que chacun dispose d’une figure « juste ».

Après cette étape, j’ai demandé aux élèves de rédiger, en binôme ou en îlot, un programme de construction. Comme nous avions déjà beaucoup travaillé avec ma collègue de l’ESPE sur les programmes de construction, avec des coûts associés aux instruments, les élèves sont tout de suite partis sur des réflexions assez expertes, de mon point de vue.

La fin de la séquence (une séance de deux heures d’affilée) a été différenciée, car les élèves progressent à des vitesses très différentes les uns des autres dans les constructions comme dans les travaux d’écriture. Au final, tous ont fait la construction d’une autre figure, celle-ci :

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Plusieurs groupes ont eu le temps d’écrire le programme de construction, et quatre groupes se sont lancés dans le même travail avec d’autres figures, choisies sur le grand format qui en regroupait des tas.

Au final, voici les plus-values que j’ai pu identifier à la suite de cette séance :

  • l’aspect historique a en même temps enrichi culturellement les élèves et les a motivés
  • c’est un très très bon contenu pour faire manipuler en géométrie
  • le travail d’écriture et d’algorithmie du programme de construction est passé plus facilement que d’habitude, mais peut-être était-ce parce que c’était la fin de l’année et que nous avions pas mal travaillé sur ces compétences au fil de l’eau.

La séance suivante, les élèves m’ont réclamé de continuer. Même des élèves qui ronchonnent lorsqu’il s’agit de construire des figures étaient partants. Mais j’avais prévu autre chose, d’autant que cette activité était tout à fait imprévue… Cependant je suis contente de l’avoir essayée rapidement, car ainsi je l’ai intégrée directement à mes pratiques, alors que sinon je risquais de l’oublier dans mes nombreuses pages de notes de découvertes de l’année…

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Terminale – classe prépa : le fossé ?

Le site Groupe Réussite m’a envoyé récemment un article, que je vous livre ici. En bleu, l’article, en noir, mes commentaires.

Quelles différences entre un sujet de maths au lycée et en prépa?

Lorsqu’on parle de classe prépa (ou CPGE pour l’acronyme officiel), tout le monde s’empresse de mentionner le fossé qui existe en maths. Mais il ne faut pas que ça devienne une obsession, et encore moins que cela crée un blocage. Il est vrai que les mathématiques sont une matière centrale du programme aussi bien en prépa commerce qu’en prépa scientifique. Pour sortir des mythes, on vous dit tout sur les différences entre les attentes au lycée et en prépa, en mathématiques.

Ok.

La première grande différence entre un sujet de maths au lycée et en prépa, c’est la démarche.

Au lycée, les devoirs sur table sont là pour vérifier votre connaissance du cours et pour tester votre aptitude à résoudre des exercices typiques, vus et revus en cours. En prépa en revanche, c’est votre réflexion qui est testée. Les mathématiques en prépa s’orientent avant tout vers un esprit de recherche. Évidemment, une connaissance pointue du cours de maths est requise. Sans cela, la réflexion ne serait pas possible. Ainsi, il reste des questions de cours dans les sujets de maths en prépa.

 

De ce fait, vous n’avez plus le même état d’esprit qu’en terminale : chaque sujet a une cohérence globale. Il ne s’agit pas de plusieurs exercices accolés qui traitent de chapitres différents, mais plutôt d’une démonstration qui mobilise différents chapitres du programme. Les questions du sujet mènent à une démonstration. N’ayez pas peur, on ne vous demandera pas de trouver seul la démonstration. En revanche, pour traiter chaque question, on exigera une réflexion assez poussée, qui mobilise vos connaissances. Plus le sujet sera difficile, moins les questions seront guidées.

Naturellement dans un sujet de maths en prépa, il y a aussi des questions typiques qu’il faut savoir traiter. Un certain nombre de démonstrations et de calculs d’intégrales notamment doivent être connus. En cela, un sujet de maths de prépa rejoint un sujet de maths au lycée.

Ah, pas d’accord. L’idée qui veut qu’au lycée on bachote et qu’en prépa on réfléchisse devrait relever du cliché. Certes, ce n’est pas le cas partout, dans les faits. Mais cette phrase, « Au lycée, les devoirs sur table sont là pour vérifier votre connaissance du cours et pour tester votre aptitude à résoudre des exercices typiques, vus et revus en cours« , me semble éculée. Si on lit bien les programmes de lycée, on trouve ceci, dès le préambule :

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L’idée de recherche, au sens scientifique et plus spécifiquement mathématique du terme, est donc bien centrale, explicite et assumée. Ce BO date de 2011, et cela ne relève pas de la nouveauté, en principe. Mais…

D’une part, « de mon temps », on bachotait. Alors forcément, dans les mémoires d’adultes quarantenaires, l’exercice mathématique de lycée reste lié à l’idée de gammes, de répétitions. Pourtant, il suffit d’examiner les sujets de bac actuels et ceux des années 80-90 pour constater que les choses ont bien changé. On ne demande pas de réinventer l’eau tiède, mais enfin, on demande de réfléchir de façon autonome et originale bien plus qu' »avant ».

D’autre part, dans les faits, on rencontre encore des enseignants qui bachotent. Mais pas tant que ça.

Enfin, on rencontre beaucoup d’élèves qui, eux, se limitent à bachoter, répéter, se farcir le crâne de choses qu’ils ne comprennent pas vraiment, qu’ils n’ont pas mis en conscience car ils n’ont pas vraiment réfléchi. Ils ont essayé d’apprendre. Ça, ça ne marche pas bien au bac. On peut décrocher la moyenne, mais on ne s’envolera pas. Souvent, ce type de comportement ne concerne pas les élèves aspirant à une classe prépa. Il concerne le gros de la troupe : le grand nombre d’élèves qui ne sont pas spécialement scientifiques, qui n’ont pas spécialement envie de l’être, mais qui ont été de bons élèves, auxquels donc on n’a pas refusé l’orientation en filière S. Mais cette orientation n’est pas une orientation « sentimentale ». C’est un mariage de raison, puisque c’est la filière la plus ouverte et censée être « la meilleure ».

Mais du coup, je ne suis pas d’accord avec cette partie de l’article.

Autre différence majeure: la longueur du sujet.

Au lycée, pour avoir 20/20 à votre contrôle de maths, il faut en général avoir traité toutes les questions. N’espérez pas en faire autant en prépa ! La notation et la longueur des sujets diffèrent complètement entre le lycée et la prépa. Aux concours, vous êtes comparés à tous les autres élèves qui passent l’épreuve comme vous. Au lycée, seules vos capacités sont jugées. Ainsi, il est possible d’avoir 20/20 en maths en prépa en n’ayant pas traité l’intégralité du sujet. Inversement, vous pouvez très bien avoir traité l’intégralité des questions et avoir une moins bonne note que quelqu’un qui est allé moins loin que vous dans le sujet. L’important en maths en prépa est de faire le maximum de questions, à condition de les traiter vite et bien. Au lycée, vous devez normalement être capables de traiter toutes les questions, sauf dans les classes qui anticipent déjà la prépa.

Admettons. Je ne suis pas à 100% d’accord, car certains candidats au bac obtiennent 20/20 sans avoir tout traité (il y a des points bonus, parfois), mais ce n’est pas très important.

Pas de panique ! A la sortie du lycée, vous aurez deux ans de prépa pour vous familiariser avec cette nouvelle approche des mathématiques et arriver prêts aux concours.

 

La fin de cet article est bien faite : à mon sens, celui compte en prépa, c’est de se préparer à l’ « esprit concours ». Vite et bien, oui. Et même plus vite et mieux que le voisin. C’est à cette condition qu’on décrochera l’école à laquelle on rêve. Et c’est pourquoi il faut bosser beaucoup, en prépa, et se préparer à gérer la fatigue, l’organisation et l’échec (temporaire pour la majorité des étudiants). C’est une excellente formation, à beaucoup d’égards. Il faut juste savoir à quoi s’attendre et ne pas oublier de prendre du plaisir dans ses apprentissages. Car le plaisir de démontrer, de comprendre, de communiquer sa pensée est inestimable.

Pour autant, il n’y a pas qu’en prépa qu’on réfléchit vraiment.

Unknown

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Réapprendre à lire : capsule lancée !

Hier, l’équipe de Canopé venait au collège pour tourner une capsule autour du dispositif réapprendre à lire. Valérie Vilmain, qui a pensé le dispositif, sa mise en oeuvre et la formation des enseignants qui va avec, était là pour être interviewée, ainsi que ma collègue documentaliste, qui anime l’atelier avec moi.

Au départ, ça partait carrément mal : quatre absents, et parmi les autres, seuls deux élèves avaient le document autorisant à être filmé. Ouille, l’angoisse ! Heureusement A et E étaient là, avec leur document tout bien rempli. Ils ont donc été filmés, eux, et ont été interviewés. J’était déçue car ce sont deux élèves qui se sont débloqués assez brutalement en lecture, et que nos élèves allophones n’étaient pas filmables, ce qui est bien dommage. En plus cela a été très compliqué d’un point de vue logistique. Heureusement les surveillants ont été super et m’ont gardé les élèves lorsque j’avais  besoin de m’éclipser pour répondre aux questions. Valérie et ma collègue doc ont été évidemment super, mais ça c’était plié d’avance ; mais le bonheur du jour a été les deux élèves qui se sont exprimés. Ils ont été formidables, authentiques et tellement émouvants ! Du coup, ma déception de na pas avoir d’élève encore en difficulté à filmer en lecture s’est envolée.

L’année prochaine, on recommence ce dispositif. Mais dès le début de l’année, de façon plus carrée et en reprenant toutes mes notes pour être sûres de tout bien faire : comme Valérie était là, nous nous sommes rendu compte que nous faisions des choses de travers. Mais nous avons prévu du temps, avec ma collègue doc, pour reprendre tout ça. Et elle va suivre elle-même la formation de Valérie, pour que nous consolidions notre méthodologie.

Plusieurs capsules seront bientôt disponibles sur le site de Canopé, sur des sujets divers, tels que la co-intervention, le lire-écrire-parler. J’indiquerai les liens à ce moment là.

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Pour Navadra ?

Lundi prochain, Navadra entame la phase de collecte qui lui permettra, j’espère, de se développer en restant autonome. Or pour qu’une campagne de crowdfunding réussisse, il est impératif qu’au moins 20% du montant recherché soit atteint pendant les 2 premiers jours… Gros stress pour les concepteurs du jeu !

Si vous en avez envie, ce sera ici, dès lundi !

PS pour mes élèves : hé, les jeunes, vous êtes dans la pub de Navadra… Trop la classe, non ?

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