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Les affaires reprennent

Oh, là, un mail qui valide mon projet de CP… Et là, un autre qui me donne le feu vert pour le CE1… Ah tiens, zou, c’est parti pour les Maths en Scène… Un projet pour ces sixièmes-ci, avec des maths dedans ? Ok ! Et un projet pour ces sixièmes-là, avec de l’histoire dedans ? Je marche !

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Ouhlala j’adore cette période ! Où est-ce que j’ai rangé mon cahier à projets moi ? Ahhh, le voilà.

 

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« La solidarité et la coopération font plus progresser les élèves que le « chacun pour soi » et la compétition. »

Sur l’observatoire des inégalités, Jean-Paul Delahaye a publié un article intitulé Unknown« Comment l’élitisme social est maquillé en élitisme républicain ». Il date de mars mais m’avait échappé.

Jean-Paul Delahaye rappelle que notre école fonctionne bien, voire très bien, pour trois quarts des élèves. Le scandale, c’est pour le quart restant, constitué d’élèves majoritairement issus de milieux populaires. Comme à son habitude, monsieur Delahaye écrit de façon directe :

Notre élitisme est tout sauf républicain, il est essentiellement un élitisme social qui ne veut pas dire son nom. Cette injustice sociale qui est à l’œuvre au sein de l’éducation nationale ne date pas d’aujourd’hui. Notre système éducatif n’a jamais vraiment été programmé pour faire réussir tous les élèves. L’échec scolaire massif des enfants des milieux populaires n’est pas un accident, il est inhérent au système éducatif français qui a été conçu pour trier et pour sélectionner les meilleurs, ce qu’il fait très bien.

Il explique ensuite que « ce n’est pas l’école qui creuse les inégalités : elle ne parvient pas à les réduire, ce qui n’est pas la même chose. » Sans l’école, les inégalités seraient pire encore.

En France, qui prétend être le pays du « vivre ensemble », on ne scolarise pas ensemble. La partie de la population dont les enfants réussissent si bien dans une école qui procède par élimination, et qui sont surreprésentés dans les classes préparatoires aux grandes écoles, – s’est réservé de fait la voie générale. Elle valorise, dans les discours, l’apprentissage et l’enseignement professionnel, mais n’en fait pas une voie de réussite pour ses propres enfants : elle y oriente les enfants des milieux populaires, ce qui a l’avantage de protéger ses enfants du contact des enfants des autres.

Voilà une remarque bien réelle : combien de collègues, de connaissances et de parents m’ont demandé si je ne craignais pas pour l’avenir de notre garçon qui vient de décrocher son bac pro ? Pourquoi l’envoyer en lycée pro alors qu’il pouvait aller en lycée général ? La réponse était bien simple : parce que c’est ce dont il a envie, sans doute ce qui lui conviendra (en effet, c’est avéré), en résumé parce que c’est en passant par là qu’il sera le plus heureux.

Apporter des solutions nécessite davantage de partage et de fraternité et oblige à dépasser certains intérêts particuliers pour privilégier l’intérêt général, ce qui est loin d’être la tendance actuelle. Ceux dont les enfants réussissent bien aujourd’hui dans l’école telle qu’elle est n’ont pas besoin et donc pas intérêt à ce que l’école se réforme pour la réussite des autres, ce qui prive le système éducatif de mesures qui lui permettraient de mieux lutter contre les inégalités et d’œuvrer pour l’intérêt général.

La réflexion sur les REP est très intéressante aussi :

À effectifs d’élèves identiques, un collège en éducation prioritaire, malgré les quelques postes supplémentaires dont il bénéficie, peut avoir une masse salariale inférieure à celle d’un collège de centre-ville. La dépense pour l’accompagnement éducatif (aide aux devoirs notamment) en éducation prioritaire a été chiffrée par la Cour des comptes à 32 millions d’euros pour 1,7 million d’élèves pour 2016. Cela représente une dépense moyenne de 18,80 euros par élève ! Une évaluation réalisée en 2012 indiquait que l’on dépensait 70 millions pour l’accompagnement les élèves de classes préparatoires, sous la forme d’heures d’interrogation (dites heures de colle) pour préparer les concours. Soit 45 fois plus par élève. Qui sont les assistés dans notre pays ?

Jean-Paul Delahaye illustre son propos par des exemples clairs et qui, selon l’état d’esprit initial, atterrent ou déclenchent la fureur.

Un extrait qui fait du bien, pour finir,

La question pédagogique est déterminante. C’est sans doute pour cela que la pédagogie est autant combattue et caricaturée par ceux qui ne veulent rien changer. La haine de la pédagogie manifestée par certains est en réalité une façon de s’opposer farouchement à un élargissement de la base sociale de la réussite. Bien sûr, il n’existe pas qu’une seule approche pédagogique pour faire réussir tous les élèves, il existe même des approches pédagogiques néfastes qui en rabattent sur les exigences et qui enferment les élèves dans leur position d’origine. Mais l’on sait que la solidarité et la coopération font plus progresser les élèves que le « chacun pour soi » et la compétition.

Il faut le lire, en entier.

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Bon prof, mauvais prof, juste prof.

Ici, sur Agoravox, un enseignant de mathématiques devenu chef d’établissement propose un billet qui m’a intéressée.

L’auteur rebondit sur des réactions d’internautes suite à la grève de la correction du bac, qui a permis à bon nombre de nos concitoyens de nous balancer des seaux d’injures. Son but est de leur faire prendre du recul, d’apporter de l’objectivité. Bon, au vu des commentaires à son billet, pas sûr que ce soit tout à fait réussi, mais c’était prévisible.

Dans un premier temps, monsieur « Alain » affirme que  » Les enseignants du second degré (et a fortiori du supérieur) sont les meilleurs spécialistes dans leur matière : aucun ingénieur n’a le niveau d’un étudiant en master de mathématiques par exemple (ce qui est normal, les buts étant différents, mais ce qui donne un critère de comparaison sociétale objectif) « . Je ne sais pas si je suis d’accord, mais en fait je n’en sais rien car je ne connais pas le niveau d’un ingénieur. Mais tout de même, je voyais beaucoup d’ingénieurs, à l’ESPE, devenir profs de maths et donc obtenir un M2 sans difficultés.

Ensuite, l’auteur met en lumière la pléthore d’initiatives d’enseignants pour aider les élèves. Il prend deux exemples et écrit : « de telles actions ont été mises en place par des dizaines de milliers d’enseignants avec autant de dévouement et souvent de bénévolat depuis des dizaines d’années. »

Et cela l’amène à mon passage préféré : qu’est-ce qu’un bon prof ?  » « un bon prof » dépend d’innombrables facteurs qu’on ne maîtrise qu’en partie. » ;  » On peut être un soi-disant « bon » prof une année, dans un établissement et moins bon ailleurs ou plus tard, voire plus bon du tout. » Je suis bien d’accord, et je trouve ça assez extra. Nous illustrons nous-mêmes le principe d’éducablité, et notre compétence est remise en cause à chaque changement important d’environnement professionnel. Cela crée un challenge et permet d’évoluer, à n’importe quel moment de sa carrière. Et puis en avoir conscience pousse à l’humilité.

Enfin, l’auteur tente de mettre en évidence les qualités professionnelles et humaines de l’enseignant, pour un salaire qui n’a rien d’excessif… Et il explique pourquoi nous sommes fonctionnaires.

Mieux vaut éviter le verbatim des attaques d’internautes à la fin. C’est vraiment si triste…ebm097c

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Les vertus indispensables de l’introspection

Sur Prépaclasse.fr, un article interroge, ou plutôt préconise des éléments de la déontologie de l’enseignant. Le terme qui revient est plutôt l’éthique, mais il me semble à moi qu’on est dans la déontologie, car les coméptenes présentées sont assez clairement professionnelles. EN même temps, difficile pour un enseignant de séparer en permanence éthique et déontologie… Bref.

Vincent Breton, un ancien maître formateur, actuellement IEN si j’ai bien tout suivi, expose avec clarté les non négociables de la posture professionnelle de l’enseignant.

Hé bien moi, ça m’a fait du bien de lire son texte. Parce qu’il est sans concession, parce qu’il est exigeant, parce qu’il est juste. Monsieur Breton lutte contre l’insidieux, la pensée courte, et mise sur l’intelligence humaine, et la nécessité d’une introspection continue et honnête. Partant de fait que certaines conduites d’adulte sont « toxiques et génèrent des troubles », Vincent Breton propose de les mettre en lumière.

Voici de grands titres de l’article, mais, s’il vous plaît, allez le lire dans son intégralité. Si j’étais encore formatrice à l’ESPE, je proposerais ce texte à la pré-rentrée.

  • Chacun a sa place à l’école : il faut en être convaincu à l’intime. Chacun peut et doit y progresser. Notre école doit être une école inclusive et celle du respect d’autrui.
  • Évaluer les compétences d’une personne, n’est pas juger (au sens de condamner) la personne.
  • Enseigner le respect ou tout autre notion ou compétence suppose que l’on sache appliquer pour soi même les préceptes que l’on veut diffuser.
  • L’auto-culpabilisation ne sert à rien. L’enseignant doit être capable de recul et de revenir sur un incident. Il doit analyser la fiabilité de ses convictions propres, les « zones grises ». Il doit savoir s’autoréguler, savoir lâcher prise (sans laisser faire) pour mieux agir.
  • Une posture éthique qui respecte la dignité d’autrui ne serait rien sans action et engagement, sans innovation. Il faut par une action résolue et réfléchie savoir se débarrasser de ce qui ne marche pas.
  • Adopter une posture éthique, ce n’est donc pas seulement s’inscrire dans un cadre de valeurs, c’est s’engager comme acteur de transformation.

Je pense forcément au poème d’Hugo :

Ce mot que vous croyez que l’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre !

Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera.
….
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l’individu dont vous avez parlé
.

Dans son article, Vincent Breton écrit ceci :

« A l’heure des réseaux sociaux, la critique d’autrui a pris une ampleur considérable. Elle est dans un premier temps assez confortable et permet de se défausser à bon compte. »

Même si le propos est annexe par rapport à l’objectif visé, en voici encore un que je partage, profondément. C’est si triste, tous ces cris, toutes ces certitudes absurdes, lorsque le vrai est relatif, humain, et le fruit de mélanges.

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Devin et charlatans

Sur le blog de Paul Devin (inspecteur de l’Education nationale, secrétaire général du SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs), un blog Mediapart, un article est intitulé :

La souffrance des élèves : un nouveau marché pour charlatans?

Face à la complexité de la question des violences en milieu scolaire, la difficulté est grande de satisfaire une forte demande sociale de lutte efficace contre le harcèlement et les violences scolaires. Le sujet est objet de tensions récurrentes, la difficulté à mener cette lutte pouvant parfois être considérée comme révélatrice de l’incurie enseignante. (…) Tout cela forme un contexte de pression parfait pour que des organismes privés offrent leurs bons soins et fasse miroiter le leurre d’un traitement rapide du problème. 

L’auteur propose un exemple, celui du programme « Chagrin scolaire », proposé par une entreprise privée. La description qui en est faite est assez frappante et contraire à l’éthique et aux principes mêmes d’éducation. Cela dit je ne connaît pas du tout ce « programme ».

Conclusion de l’auteur :

Bien sûr il faut davantage sensibiliser les enseignants aux questions de harcèlement, bien sûr il faut les former à mieux y répondre mais l’institution a parfaitement les moyens de le faire pour peu qu’elle ait la volonté politique d’y parvenir et donc d’investir à la hauteur de ce qui est nécessaire. Mais le diktat libéral de la réduction de la dépense publique préfère se contenter de quelques expériences médiatisées qui rassurent en créant l’illusion d’une détermination d’action. Dans cette ouverture de l’école à l’innovation viennent s’engouffrer bon nombre de marchands d’offres pédagogiques, de charlatans toujours prêts à nous assurer de leur capacité à produire l’école du bonheur et à régler les problèmes de nos quotidiens professionnels. Et ce aux dépens des élèves!

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Pour le lycée

L’académie de Rouen propose un accès à de multiples ressources pour le lycée en mathématiques :

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D’autres académies proposent également des ressources qui devraient permettre d’enrichir notre réflexion : Caen, Grenoble, Toulouse, Bordeaux et aussi Poitiers pour le lycée professionnel.

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Préavis de travail et bons mots à la Cour

Ce matin, j’ai découvert, médusée, la vidéo de l’intervention de Claude Malhuret. Elle est ici.

« Les lycées, ZAD, zone à délirer », « les élèves sont forcés d’enseigner la morale à certains de leurs professeurs », « est-ce qu’ils ne pourraient pas un jour déposer un préavis de travail ? », « les révolutionnaires à statut protégé »… Monsieur Malhuret a le sens de la formule. Dommage qu’il n’ait pas aussi le sens des responsabilités.

Personnellement, j’ai été profondément blessée par les propos de ce sénateur. Mon premier réflexe a été de chercher sa présence au Sénat, à l’Assemblée. Et puis je me suis raisonnée : son rôle de sénateur ne se limite sans doute pas aux murs du Sénat. Moi aussi, j’aurais pu ironiser sur ceci ou cela. Mais comme la parole est publique (bon, la mienne est publique de niche, je le sais 🙂 ), elle mérite qu’on la soigne, qu’on exerce une attention particulière à ce qu’elle contient. Paradoxalement, c’est certainement ce que pense monsieur Malhuret : il doit être bien fier de son discours, dont on parle dans les médias. Pourtant, c’est confondre parole politique et bon mot. Cela m’évoque surtout la cour de Louis XIV ou Louis XV.

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Claude Malhuret est manifestement une personne complexe. Même sans partager ses convictions, force est de constater qu’il a accompli de bien belles choses au cours de sa carrière, a apparemment su faire des choix et s’y tenir. Pourquoi aujourd’hui cette saillie qui ressemble à un défouloir ? Lui qui s’est consacré à l’humanitaire, on aurait pu attendre un peu plus de délicatesse : pourquoi abîme-t-il l’image de notre métier, et la nôtre, personnelle, de la sorte ? Il parle du « manque de respect envers leurs collègues dont ils abîment l’image », de la part des « escamoteurs de copies », mais c’est bien ce qu’il fait, là, devant ses gens que nous avons élus, devant nos représentants : il nous traîne dans la boue, en faisant comme si cela concernait une infime fraction d’entre nous. Mais ce que tout un chacun entendra derrière ses mots, c’est une charge contre notre métier tout entier. Claude Malhuret règle-t-il ses comptes avec les enseignants ?

Il aurait pu proposer de discuter avec les collègues qui ont retenu des copies. Ce serait une idée certes désuète, mais productive. Ça s’appelle le dialogue. Le même dialogue qui permet que nous enseignions, en classe. Enseigner par l’autoritarisme ne fonctionne pas, et nous, nous l’avons compris. Dans la sphère publique, cela fait si longtemps que le contact a été rompu que les crises deviennent toutes plus violentes. Tout le monde crie, personne ne s’écoute, personne ne s’entend. La situation, de ce point de vue, semble bien bloquée. Moi qui suis de nature optimiste, je ne vois aucun espoir d’amélioration, aucun signe d’embellie. Monsieur Malhuret aurait pu exprimer son point de vue central (il faut punir les collègues qui ont retenu les copies) d’une façon différente, sans céder à la facilité de l’ironie. Je pourrais citer Bertet, mais comme il a aussi écrit que dans un couple, il y a pire que le mensonge, c’est la franchise, je vais m’abstenir. Que monsieur Malhuret réclame des sanctions contre tels ou tels, c’est son droit et il y aurait matière à débattre, mais je ne crois pas que cela ait été son objectif par cette intervention. Je pense qu’il a voulu les projecteurs, qu’il a sorti toutes ses belles plumes, accessoirement qu’il s’est défoulé contre notre profession tout entière, mais son message supposé me paraît relégué encore plus loin.

Hé bien moi, cela me peine. Voilà. Ça peut paraître nouille, mais l’intervention de Claude Malhuret m’a affectée. Je fais mon métier avec tout mon coeur, toute ma conviction, toute mon énergie, et nous sommes des milliers dans ce cas. Les collègues qui ont retenu les copies ne l’ont forcément pas fait par gaieté de coeur. On peut, encore une fois, débattre du moyen choisi. Mais pour en arriver à des extrêmes pareils, il faut être motivé par son métier, par le projet qu’il porte. Personne, dans l’Éducation nationale, ne ferait porter la pression sur les élèves et les familles sans le mesurer. Et l’opinion publique, dont une trop grande partie aime à déblatérer sur les enseignants (nous vivons tous le « sauf vous, madame XXX, vous on sait que vous faites bien votre métier. Mais les autres… »), va être relancée dans sa haine ordinaire. Alors que nous sommes là pour avancer ensemble, travailler ensemble à enseigner et à éduquer nos enfants, les citoyens de demain. C’est lamentable. Et je ne parle pas de l’attractivité du métier. Qui ira encore s’étonner de la désaffection des jeunes pour les métiers de l’enseignement, quand on travaille autant pour un salaire… disons modéré et tout gelé, et qu’on s’en prend plein la poire ?

Je croyais que les hommes politiques étaient là pour rassembler. Je croyais qu’ils devaient être exemplaires, eux aussi. Ou plutôt, je voudrais. J’aurais voulu, disons.

C’est compliqué de faire comme si quand des démonstrations aussi éclatantes de ce qu’est la réalité nous pètent à la figure.