Au collège·C'est pas des maths!·Chez moi·Question d'élèves

Pour mes élèves

J’ai récemment fait des gâteaux pour mes élèves, et plusieurs d’entre eux m’ont demandé la recette. La voici :

Gâteau Tagada, pour 6 personnes

  • Un paquet de Tagada
  • 15cL de lait
  • 120 g de beurre
  • 3 œufs
  • 50g de sucre
  • 150g de farine
  • Un demi paquet de levure
  • Une pincée de sel.

Faire fondre doucement les Tagada dans le lait, dans une casserole à feu doux.

Pendant ce temps, fouetter les œufs et le sucre, ajouter la farine et la levure.

Ajouter le lait avec les Tagada et mélanger.

Faire cuire vingt à quarante minutes, selon le four, à 180°C (thermostat 6). Mais attention à ne pas trop faire cuire : le gâteau caramélise vite !

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Actualité·Beaucoup de bruit pour rien·C'est pas des maths!·Télévision

Histoire de règle, mais pas pour mesurer des longueurs

Ce matin, j’ai lu sur différents médias des réactions à la dernière publicité de Nana (accessible à partir de cet article par exemple), pour des serviettes hygiéniques. Je suis allée la voir, du coup. Comme je n’ai pas la télé, je ne l’avais pas croisée : elle date déjà d’au moins deux semaines.

J’avoue être tout à fait stupéfaite. On voit des représentations de pénis presque n’importe où, sur les tables des classes, dans les toilettes publiques, gravées sur les vitres des métros, mais imager le sexe féminin, oh non, surtout pas. Je ne vois pas du tout ce qu’il y a de « dégradant pour la femme » dans ce spot. En tout cas, je ne suis pas sentie dégradée du tout, moi. J’ai souri et puis j’ai continué mon chemin. Au moins la publicité est gaie, et a le mérite d’aborder la menstruation simplement. Or, tout montre que notre société a encore bien du mal avec les règles.

Parmi les réactions, j’ai lu par exemple :

J’ai aussi visionné des interventions sur des blogs, de femmes, d’ailleurs, qui s’insurgent. Il semble que deux ressentis un peu différents coexistent : ceux qui s’offusquent de la représentation du sexe féminin, et ceux qui sont choqués par l’image sur laquelle on voit du sang sur un serviette.

Il me semble que la première catégorie est bien excessive. On est là dans l’image, pas dans l’explicite, et quand j’entends comparer cette publicité à un film porno, je ne comprends pas. Cette publicité ne parle pas de sexualité, mais de menstruation. Et la menstruation se fait dans cette zone-là, ça, c’est un fait. Dans le genre, on pourrait proposer une vidéo d’accouchement, peut-être ces personnes relativiseraient-elles l’aspect « choquant » de la publicité.

Ensuite, il y a ceux pour qui l’image (fugitive) d’un peu de sang sur une serviette choque. Là encore, c’est juste comme ça que cela se passe, biologiquement. C’est déjà pénible d’avoir ses règles tous les mois, si en plus il faut se terrer pour que ça ne sa sache pas et surtout, continuer à faire son active-woman en skinny blanc, hé bien c’est bien dommage. Nos règles ne sont pas non plus un sujet de conversation, mais en faire un tabou, c’est idiot : la semaine dernière, une élève était manifestement en difficulté dans ma classe. Lorsque je suis allée la voir, elle m’a dit qu’elle avait besoin d’aller aux toilettes, mais qu’elle ne voulait pas demander parce que ce n’était pas pour aller faire pipi, excusez-moi-madame-de-vous-parler-de-ça-mais-vous-voyez-ce-que-je-veux-dire-?, et qu’elle avait peur que cela se sache. Elle était au bord des larmes. C’est que passer de non menstruel à menstruel, ce n’est pas si simple, par rapport à sa propre image de soi. Sans « devenir une femme », on bouge, forcément. La semaine d’avant, une autre élève est venue me voir parce qu’elle ne savait pas si elle avait le droit d’aller voir l’infirmière, pour avoir un anti-douleur car elle avait mal au ventre : « on m’a dit qu’il faut avoir mal et rien prendre ». En 2019, ce type de parole circule encore ? On paie toujours la pomme, dans l’imaginaire collectif ?

Alors ce serait bien que la société prenne tout ça de façon naturelle, sans excès, et permette à chacun de vivre tranquillement sans créer de faux problèmes.

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La démocratie, c’est le parcours du combattant

J’avais besoin d’imprimer mon bulletin de vote, ce matin, pour la liste trucmuche.

Je lance l’impression, et là paf, plus d’encre. J’ai un quart de bulletin de vote. Ou 0,25, ou vingt-cinq centièmes, ou 25%, comme vous voulez.

Je cherche quels magasins sont ouverts le dimanche qui vendraient des cartouches, je n’en trouve pas, normal.

Nous appelons beau-papa : il a une imprimante aussi !

Pas de chance, aujourd’hui, son imprimante refuse d’imprimer.

Il me dit qu’il va aller chez de la famille, à l’autre bout de l’agglo, l’imprimer là-bas.

Une fois sur place, son mail décide de ne plus fonctionner. Il ne peut plus récupérer le fichier.

Je renvoie mon fichier sur une adresse mail du propriétaire de l’imprimante.

Je vais chercher là-bas mon bulletin de vote. Yes !

Dans la foulée, je me rends à mon bureau de vote.

Une fois là-bas, la personne qui m’accueille ne me trouve sur aucune liste. Il cherche.

Il me dit que j’ai dû être radiée.

Il cherche encore. Il me trouve et me dit que je me suis trompée de bureau de vote.

Je suis perplexe, alors gentiment il cherche à nouveau. Finalement je ne suis pas radiée et je suis au bon endroit.

Mais je vais être radiée car j’ai déménagé.

Je vais voter.

Je ne prends pas de bulletin car j’ai le mien. On m’arrête avant l’isoloir : je dois prendre un bulletin de chaque. Une discussion s’ensuit : si je ne prends aucun bulletin, est-ce embêtant ?

Je vote (ouf !).

En quittant le bureau, un des assesseurs dit à un autre : « Hé, Thierry, j’en ai remis des bulletins de vote de la liste trucmuche, il n’y en avait plus. »

Ils avaient imprimé le bulletin de vote de la liste pour laquelle je voulais voter, en fait.

Pfiou, je vais aller corriger des copies, ça va me reposer !

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Elections européennes et géométrie dans l’espace
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Notre maison de Raymond

Nous connaissons un vieux monsieur, Raymond. Un monsieur digne, malicieux, qui sait plein de choses que nous ignorons.

Un jour, Raymond a décidé de vendre sa maison. Comme j’ai toujours eu envie d’ouvrir un gîte (en retraite, peut-être même verserai-je dans la chambre d’hôtes) et que chez moi tout le monde est plutôt du genre enthousiaste, nous avons acheté sa maison à Raymond.

Alors depuis la fin du mois de janvier, entre deux stages, deux cours, deux copies, je bricole. Je prends des cours de plomberie, je rêve de lattes PVC, je passe un temps assez dingue dans des magasins de bricolage, j’emprunte aux copains profs de maths leur matériel… Toute la famille s’y met, sur trois générations. C’est un beau projet.

Si tout va bien, d’ici la fin de la semaine, la première pièce (la cuisine) sera tout à fait terminée. Nous aurons surmonté pas mal d’obstacles, déjà. Et maintenant, nous savons que nous n’avons aucune idée de ceux qui nous attendent.

L’intérieur, avant :

Pendant les travaux :

Maintenant :

Au mieux, ouverture prévue en septembre 2019. Si nous avons le temps, les sous et pas trop d’ennuis pour mettre nos projets en application. Et sinon, bin ce sera plus tard : pour une fois, nous nous donnons du temps, le temps de réfléchir, de nous tromper, de reréfléchir et de parvenir à ce que nous visons.