A l'attaque !·Actualité·ça m'énerve·Ca fait pas du bien aux maths·Compétences·Culture mathématique·Décrochage·Dur dur·Expo de maths·Maths en vidéo·Oups·Vidéos·Zut.

Alors si, c’est une grosse erreur

Des « perles » de diagrammes faux, ces temps-ci, ça devient monnaie courante. Cela devient franchement inquiétant. En voici une de TF1, avec ce « vrai » juste au-dessus, si adéquat :

Capture d%u2019écran 2020-07-09 à 13.13.04 2

Il s’agit du taux de bacheliers parmi les candidats, par année.

Bon, si vous avez eu votre bac en 1995-2000, selon ce graphique, vous êtes drôlement fortiches, bravo. Alors moi, j’ai eu mon bac en 1990. Je n’ai pas souvenir d’avoir été une exception, ni que la tendance les années suivantes ait été à la baisse… D’ailleurs, la journaliste précise le taux de 1968 (certes haut) :

Capture d%u2019écran 2020-07-09 à 13.18.47

Vérification faite, la courbe juste ressemble à ceci :

EceMnvBXYAAhNpZ

C’est très ressemblant, à ceci près que l’axe des ordonnées ne démarre pas à 0, mais à 70%.

Je lis ici ou là que rhoooo allez booooon quoi, c’est pas si grave.

Mais si, c’est si grave. La façon de graduer un axe n’a rien d’un détail. C’est une information fausse et absurde : les deux personnes présentes sur le plateau et toutes celles qui ont travaillé à ce graphique ou l’ont vu auraient dû réagir. Comment croire que le taux du bac avoisinait 5% en 1995 ?

Le sujet en lui-même n’est pas d’importance, d’accord. Mais diffuser de fausses informations en a. Et que la culture mathématique soit si peu répandue aussi. Et que beaucoup n’accordent pas d’importance à la vérité également.

Et puis tout ça pour quoi ? Si personne ne réagit, c’est que tout le monde s’en fiche, qu’on se dit « Ah, tiens, un graphique avec des gens qui s’agitent autour », et qu’on ne regarde rien. Ou alors c’est pour le plaisir de ricaner dans le style « gniarkgniark, le bac ne vaut plus rien c’est normal les jeunes d’aujourd’hui sont tous débiles » ? Dans les deux cas, c’est désolant.

En principe, en fin de sixième, on sait faire ça, en maths :

Capture d’écran 2020-07-09 à 13.36.35

Et dès le CM1, on travaille ça :

Capture d’écran 2020-07-09 à 13.37.02

Mon propos n’est pas de dire que les auteurs de ce diagramme n’ont pas le niveau 6e (encore qu’en gestion de données, ils ne sont clairement pas au point). Mon propos est de mettre en évidence qu’il s’agit de compétences et de savoirs enseignés à l’école, et cela ne date pas des derniers programmes.

Alors comment se fait-il que nous échouions ainsi ? Sur quelque chose d’aussi concret, où l’erreur devrait être repérée par autoévaluation ?

Pour info, les données sont .

Capture d’écran 2020-07-09 à 13.44.34Capture d’écran 2020-07-09 à 13.44.23

David Vincent, collègue normand de maths, vient de me faire remarquer au sujet de ce dernier graphique que les données ainsi exposées on un sérieux air de continu alors qu’elles sont discrètes, et que la coloration sous la courbe donne encore un autre sens, pas seulement pour les matheux qui pensent intégrale d’ailleurs.

(Merci David !)

A l'attaque !·Actualité·ça m'énerve·Chez les cadres·Enseignement·L'éducnat·Quel beau métier·scandale

Prof et pas cool, j’assume.

Attention, c’est violent dès le matin. Merci aux collègues qui m’ont fait découvrir le document suivant…

Capture d’écran 2020-06-08 à 08.04.24

Mmmmh… Mais de quoi parle-t-on ? Du métier d’enseignant, bien sûr ! Vous noterez les éléments de langage, pour un document qui se veut tout de même officiel (preuve ci-dessous), parfaitement condescendant dans ce contexte. On est potes, quoi. Je tique sur le « déclencher une vocation », mais je ne vais pas m’arrêter déjà là, sinon on n’a pas fini. Or la journée commence.

Capture d’écran 2020-06-08 à 08.06.53
Oh, une salle des profs !

Le mieux suit. Franchement, j’ai cru à une blague. J’ai dû vérifier. Et un doute demeure. Je n’arrive pas à y croire. Une campagne de recrutement via Konbini ? Konbini, c’est ça :

Capture d’écran 2020-06-08 à 08.13.42

Je suis vraiment perplexe. Mais je ne trouve pas de signe de canular. Bon allons-y, alors :

Flowchart MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

Flowchart MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

Flowchart MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

Bon, bon, bon.

Oh la la, je ne sais pas pas où commencer.

Par la fin : le rôle d’un prof n’est pas d’être cool. C’est d’enseigner. Cool, ce n’est pas une qualité. Et c’est familier, à proscrire donc dans une communication officielle.

Capture d’écran 2020-06-08 à 08.12.13

Je vais me limiter à deux points, car j’ai cours et il faut que je file :

  • « que faites-vous devant cet article ? » : c’est vrai, ça, si t’as pas fait d’études, dégage, quoi. Non mais c’est quoi cette manie de vouloir se renseigner quand on n’est pas à la hauteur, non mais alloooooo.
  • dans la vie, tu as le choix : tu fais des hamburgers ou tu es prof. Attention, hein, prof c’est peu populaire.

En plus, la préprofessionnalisation, je trouve ça bien. Mais là, je n’ai pas de mots : d’une part il n’y a aucune idée du métier (éducation, enseignement, apprentissage, transmission : nada.) et d’autre part les auteurs du document prennent les jeunes pour des débiles.

Atterrant.

La source, ici.

ça m'énerve·Ca fait pas du bien aux maths·Enseignement·Lire

Peut-on rire dans toutes les disciplines ? Hé non, juste en maths !

Sur Sciences humaines, un article rapporte le contenu d’un autre article publié dans Educational Psychology Review, en février 2020. Cet article pose cette question : faut-il faire rire ses élèves ?

Moi, la question m’a fait rire, mais bref.

Alors déjà, faire rire ses élèves, c’est, dans l’étude, « ponctuer ses cours d’éléments drôles ou d’anecdotes palpitantes, insérer des dessins humoristiques ou une musique d’ambiance ». En fait, l’étude qui s’est penchée sur la question s’est intéressée à l’idée de « détails séduisants ». Les chercheurs en ont analysé 68 caractéristiques (leur nature, leur support, la discipline).

Leurs résultats suggèrent que l’impact négatif des détails séduisants est particulièrement marqué chaque fois que les étudiants peinent à les distinguer des contenus pertinents.

Voilà qui méritait une étude : une bonne grosse blagounette sans rapport avec les contenus enseignés distrait les élèves et les éloigne des apprentissages. Idem pour un petit coup de trompette. Mince, moi qui adore la trompette.

Parfois, je suis perplexe. En même temps, je n’ai pas lu l’étude, qui peut-être (sans doute) contient bien plus. Mais tout de même, faut-il analyser des « éléments séduisants » sous 68 angles différents pour parvenir à cette conclusion ? N’avait-on pas pu demander aux enseignants ? Nous savons bien que les digressions font perdre en concentration. Nous savons bien aussi que faire rire (vraiment rire, pas railler évidemment) est parfois le meilleur moyen de clore un incident, de réintégrer dans le groupe un enfant en rupture, de faire relativiser le groupe et l’enseignant lui-même devant une situation délicate. Nous savons encore qu’après une concentration forte, raconter l’histoire de Pythagore, par exemple, permet de cultiver les élèves tout en leur faisant relâcher les neurones, pour mieux repartir ensuite. Est-ce une « anecdote » que de procéder ainsi, je l’ignore. C’est un peu pareil en formation : faire l’andouille pour reposer l’attention des collègues, pour leur montrer qu’on ne se prend pas au sérieux, aussi, qu’on est avec eux et non « au-dessus », qu’on est soi-même détendu, c’est utile à tous. Et ce n’est pas une astuce, parce qu’on a des intentions claires et explicitées.

Cela dit le mot « séduisant » m’a gênée : nous sommes en classe pour apprendre, alors se dire que nous allons « séduire » les élèves pour les faire mieux travailler me semble franchement dangereux. Les intéresser, captiver leur attention, les faire se questionner, oui. Forcément qu’on rira, aussi. Parce qu’on est humains, ensemble, et qu’il va se produire des événements drôles. Mais dans l’idée de séduction développée ici, j’ai vu de la manipulation. Et ça, ce n’est pas possible.

Le pire, je crois, dans ce que relate l’article, c’est l’exception des mathématiques :

Le seul effet positif des détails séduisants est observé en mathématiques, où ils pourraient contribuer à réduire l’anxiété des apprenants vis-à-vis de cette discipline.

Bon donc en maths on peut faire le clown, parce que les maths, c’est anxiogène ; me voilà rassurée. Misère.

Monster111-1024x791

A l'attaque !·A quoi ça sert les maths ?·Activité rigolote·Allez les jeunes !·Au collège·Au collège à la maison·ça m'énerve·Calcul mental·Chez moi·Compétences·Culture mathématique·Expo de maths·Je suis fan·Maths pour tous·Mes projets·Mots de maths·Sixième

Pourquoi tant de n ?

J’ai bossé comme un chef, aujourd’hui. J’adore ces journées où tout se décoince. Alors, entre le diapo sur des oeuvres de Sol LeWitt et le diapo final sur les oeuvres de Vasarely, centre de ma séance en cours, je me suis autorisée du chocolat. Et je suis tombée en arrêt devant l’emballage :

chocolat

Il m’a aussitôt donné envie de l’exploiter : il est si représentatif du flot ininterrompu de données dont on nous abreuve ! Alors voilà quelques questions que je poserai mercredi ou vendredi (le temps que les photocopies reposent au moins trois jours dans les classes, à l’écart des contaminations possibles ):

Capture d’écran 2020-05-23 à 17.02.25

Au travers de cette petite activité, je voudrais travailler la nature des nombres, parler pourcentages, et faire une synthèse sur les unités de mesure, en parlant aussi de grandeurs. Tout un programme, qui me plaît bien !

Je vous joins mon document, qui présente aussi la photo en noir et blanc, pour photocopie, travaillé pour la rendre assez nette :

chocolat en word

chocolat en pdf

chocolat n&b

A quoi ça sert les maths ?·ça m'énerve·Chez les collègues·Culture mathématique·Décrochage·Dur dur·Expo de maths·Maths en vidéo·Maths pour tous·Oups·Télévision

Oui, mais les pourcentages, c’est relatif…

On n’en gagne pas, tout de même. Je ne comprends pas comment sont réalisés ces diagrammes : au pif ??? Ou alors la personne qui a produit cette merveille s’est sit que comme les pourcentages sont relatifs, 49% d’une quantité peut très bien être supérieur à 51% d’une autre, en happant qu’il s’agit de la même ici ? Je ne sais pas, j’essaie de comprendre.

Cela signifie que nous avons raté pas mal de choses, à l’école…

Actualité·Au collège·Au collège à la maison·ça m'énerve·C'est bien pratique·Chez les élèves·Chez les cadres·Chez les collègues·Chez moi·Décrochage·Dur dur·Enseignement·L'éducnat·Message

L’école, c’est le présentiel

Ce matin, j’ai croisé ce tweet plein de bon sens :

Je partage tout à fait cet avis : d’accord, s’il faut reprendre en septembre avec du distanciel et du présentiel, nous le ferons : les enseignants enseignent, contre vents et marées, en faisant même des détours pour cueillir des fraises et en encaissant les coups, n’en déplaise aux grognons. Mais imaginer que le distanciel puisse devenir un modèle d’enseignement, en tout cas pour le premier et le second degré, est à mon avis une erreur franche. Là, pourquoi ça marche ? Pourquoi puis-je me réjouir d’avoir battu mon record d’élèves la semaine dernière ? Parce que nous avons en effet bâti quelque chose de fort pendant deux trimestres. L’humain occupe une place centrale à l’école, au collège et au lycée. Et il demeure que j’ai deux élèves dont je n’ai aucune nouvelle depuis le début, et d’autres qui sont là, mais comment travaillent-ils vraiment ? Qu’apprennent-ils depuis le début de ce bazar ?

Le distanciel n’est pas la panacée. C’est un mieux-que-rien en ces temps troublés, et si nous nous battons pour le faire vivre et en tirer le meilleur, il n’est pas meilleur de façon absolue.

Sans parler du recul dans le domaine de la socialisation, pour les enfants, en distanciel, et du recul des conditions de travail, en particulier celles de beaucoup de femmes qui se retrouvent à travailler en s’occupant des enfants et de la maison.

C’est une régression, ne nous trompons pas. Nous ne sommes pas enthousiastes ou convaincus, nous sommes consciencieux et volontaires. Nuance.

Actualité·ça m'énerve·école·Chez les cadres·Coup de fatigue·Dur dur·Quel beau métier·Tous ensemble !·Vidéos

Du « bon sens », sapristi !

(Second degré inside : ne tapez pas)

Heureusement qu’il existe des personnes raisonnables et de bon sens :

Apprendre à lire et apprendre les tables, c’était ça l’école, la vraie. Au bon vieux temps, celui qui nous a appris à dire des choses intelligentes. Il est temps d’y revenir, saperlipopette  !

Alors vos lubies pédago, rangez-les chers collègues. Ce n’est pas bien compliqué. Il suffit d’avoir une vraie autorité et les enfants vous écouteront. Pffff. N’importe qui qui a (ou pas) des enfants sait ça. Pas besoin de manipuler des bidules ou de mettre les pupitres en forme d’étoile pour faire classe ! De toute façon les tables, par exemple, ça ne se comprend pas, ça se retient. Faut arrêter avec cette idée de tout faire comprendre. On voit bien ce que ça donne !

En maternelle ? Non mais c’est quoi votre problème ? Faites pareil et c’est tout ! Un enfant ça obéit, à un enseignant compétent. La maternelle doit rendre les enfants civiques ! Alors profitons-en !

(fin du craquage)

Ouf, ça va mieux. Excusez-moi, j’ai eu besoin de libérer la pression…

Je peux continuer ma journée à l’école zen, bienveillante et souriante.

Mon métier est aussi magnifique que complexe, et même si je n’ai pas fait l’ENA j’en comprends la richesse et la nécessaire finesse. Alors je vais aller veiller les petits à la sieste, gérer leurs angoisses de « maman elle va bien tu crois ? » et leur redire que oui, nous attendons la fin du dodo pour les activités de bricolage où on va apprendre plein de choses tous ensemble.

Chuuuuut, la dernière éveillée vient de s’endormir…

3E44BB31-E732-4D63-A28D-01C1A2B96C1A

Actualité·ça m'énerve·Chez les cadres·L'éducnat·Mes projets·scandale

Tournicoti, tournicotons ?

Sur le café pédagogique, un article résume ce qui a changé entre le projet de protocole sanitaire et le protocole lui-même :

Les projets des 1er et 2d degré mentionnaient la distribution des masques au personnel le 11 mai. La date a été retiré (…) .Il est ajouté que le port de gants « doit être évité ». Les masques devaient être portés obligatoirement durant les cours. Cela disparait, sauf en maternelle où ils sont toujours exigés. Ils apparaissent par contre dans la cour de récréation et lors de l’entrée en classe, seuls moments où les enseignants doivent les porter.

La capacité d’accueil s’évalue sur la base de 4 m² par élève « à l’exception de ceux placés contre un mur, une fenêtre , une bibliothèque etc. » Il s’agit toujours « à titre d’exemple » de faire entrer 15 élèves : « une salle de 50m² doit permettre d’accueillir 16 personnes ». Pour l’éducation nationale 64 = 50, nouvelle arithmétique.

L’autre grand changement concerne la restauration. La première version recommandait la restauration dans la salle de classe. Maintenant c’est la cantine qui est privilégiée ce qui ne manquera pas de poser des problèmes aux collectivités locales.

Pourtant le nettoyage, qui leur incombe, a été allégé lui aussi. Il n’est plus question de nettoyer régulièrement tables et chaises. Il n’est plus question de désinfecter à chaque fois les objets que se passent les élèves.

Je m’interroge : pourquoi publier un projet protocole et le vider ensuite ? Pour montrer qu’on n’y connaît rien au terrain ? Pour montrer comme on méprise les enseignants, les enfants, leurs familles ? Pour montrer qu’on est incompétent ?

J’hésite.

Je ne devrais peut-être pas : pourquoi choisir ?

Capture d’écran 2020-05-04 à 13.31.12

Actualité·ça m'énerve·Chez les cadres·Dur dur·L'éducnat·Réformes·Tous ensemble !

Les nouvelles du jour : n’écoutez pas les nouvelles du jour. Enfin, ça dépend.

Un article d’aujourd’hui dans le Monde relaie ce que le Figaro avait annoncé hier : un manque assez ébouriffant de communication au sein du gouvernement, et une stratégie perplexifiante de communication vers les Français.

Jean-Michel Blanquer n’a pas seulement pris de court les enseignants, mardi 21 avril, en dévoilant son plan de réouverture des écoles, qu’il imagine étalé sur trois semaines à compter du 11 mai, avec des rentrées différentes en fonction des degrés. Le ministre de l’Éducation nationale a également suscité une forme de stupeur à Matignon, où les collaborateurs du Premier ministre, Édouard Philippe, ont découvert en direct sur BFM-TV les « grands principes » (dixit l’intéressé) de ce plan de reprise « progressif ».

Plus loin :

Édouard Philippe (…) comptait présenter lui-même les options retenues, fin avril-début mai, en même temps que le « plan complet » du déconfinement. « C’est un énorme pataquès, souffle une source gouvernementale. Blanquer a fait ses annonces alors que les arbitrages n’avaient pas été validés avec Matignon et qu’on lui avait demandé de ne pas communiquer sur ce sujet. »

Dans l’entourage de Jean-Michel Blanquer, on dit :

« il faut un minimum de quinze jours pour qu’un établissement se remette en marche, le ministre est obligé de mettre la maison sous tension ».

Sous tension ???

Sous tension ??????

Croyez-moi, sous tension, tous les acteurs du système éducatif le sont. Autant sous tension que perdus et dubitatifs. A force de messages contradictoires, de dysfonctionnements au plus haut de l’Etat, ce qu’on risque, c’est une forme de décrochage des enseignants et des équipes dans les établissements. Comment faire le tri entre les conjectures et les décisions ? A quel moment doit-on croire ce qu’annonce un ministre ? Ont-ils seulement une idée de la façon dont nous nous sentons concernés ? Car oui, nous sommes investis et concernés. N’en déplaise à ceux qui nous méprisent, nous le sommes pour nos élèves. Pour garantir un enseignement et une éducation efficaces, émancipatrices et équitables. Parce que c’est notre métier d’enseigner mais aussi de prendre soin de jeunes.

Or là, on ne comprend plus rien, et ça devient long, récurrent et en terme d’exemplarité, c’est navrant. Si nous pilotions nos groupes d’élèves comme le gouvernement pilote ses fonctionnaires, croyez-moi ce serait un joli bazar.

Je devrais aller cueillir des fraises, tiens. Ça doit détendre.

Unknown