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Accueillir tous les enfants l’école

L’académie de Besançon propose ici un dossier qui réunit des ressources pour l’accueil des élèves allophones en maternelle. C’est une pépite. Je ne peux pas lister ici la variété et l’utilité des contenus, mais je peux en donner quelques exemples : on trouvera des livrets d’accueil en une douzaine de langues, parfois assortis d’une version audio, des liens vers le site de l’Onisep qui propose des vidéos expliquant le fonctionnement le l’école primaire, là aussi dans différentes langues, un vade-mecum court et efficace pour l’accueil des familles, issu de l’académie de Paris, des activités de classe, des traductions de mots d’information, des ressources pour approfondir nos connaissances. Autrement dit il y en a pour tous les objectifs et pour beaucoup de cas concrets. C’est un beau travail, utile et très fonctionnel : le site est organisé de façon limpide.

Je vais explorer tout le site pour en dégager des outils qui me serviront au collège : j’ai des idées de transpositions intéressantes pour moi. Et je vais pouvoir me cultiver, grâce à ces ressources.

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Dernier jour à l’école (1)

Aujourd’hui et demain, je rends une dernière visite aux équipes que j’ai suivies pendant cette année scolaire. Je ne sais pas si l’année prochaine j’aurai toujours cette possibilité, et c’est avec un petit pincement au coeur que je parcours ces magnifiques couloirs. Mais je vais surtout emporter avec moi tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai partagé, les mots et les regards d’enfants, la sensation d’avoir servi à quelque chose.

J’ai donc décidé de rendre un petit hommage admiratif au travail de mes collègues : rien de tel que de parcourir des espaces communs pour comprendre comme c’est un lieu d’apprentissage, de vie et de transmission. Car tout ce qui est affiché et suspendu correspond à un projet pédagogique.

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Les silencieux à l’école

Un article est paru dans Libé aujourd’hui, qui me touche particulièrement, aujourd’hui où j’ai participé à faire passer les oraux de DNB :

Jung catégorisait « comme «introverties» les personnes qui puisent plus facilement leur énergie dans le calme et la solitude, et qui la perdent avec davantage de fracas là où les interactions sociales sont incontournables ». L’article pose la question : les enseignants confondent-ils participation et investissement ? Sans doute pas, mais il est évident que participer, dans les normes scolaires, toutes rigides qu’elles soient, est une obligation. « Doit participer davantage », « trop discret », voilà des marronniers des bulletins. L’article amène à distinguer l’introversion et la timidité, toutes deux liées à la socialisation. L’une est un manque d’intérêt pour l’interaction, et l’autre la peur de l’humiliation sociale, assez compréhensible malheureusement en milieu scolaire.

Dans la Force des discrets (2012), Susan Cain explique que «les introvertis vivant dans le monde de l’idéal extraverti sont, comme des femmes dans un monde d’hommes, bafoués pour un trait de caractère indissociable de leur identité profonde».

Les effets secondaires de la non-participation reprochée sont le manque d’estime de soi, la dépréciation, l’attrait pour la transparence, le sentiment de décevoir, d’être inférieur. Les enseignants ne sont animés d’aucune mauvaise intention, mais parfois certaines maladresses blessent durablement et la confiance en soi est difficile à restaurer.

Ce matin, en voyant des élèves être dans une telle difficulté douloureuse pour passer leur oral, je me faisais la réflexion suivante : quand on a du mal à lire, à écrire, on a une aide, dans les examens. Un aménagement, un secrétaire, un lecteur. Mais quand on a du mal à s’exprimer en public, on n’a « qu’à se forcer ». Pourtant, croyez-moi, cela n’a rien de naturel pour certains enfants (et certains adultes d’ailleurs), et leur difficulté n’est pas feinte. Quand on est enseignant, qu’on passe sa vie à parler, il n’est sans doute pas évident de mesurer la réalité des introvertis, ou des timides. Pourtant c’est essentiel, car nous risquons d’être violents et d’abîmer de si belles pépites silencieuses…

Merci beaucoup à Rachid Zerrouki pour cet article, qui met en lumière les silences.