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Gestion de données, suite

Alors que j’avais bien entamé ma séquence de 6ème ou de 5ème ou de 4ème sur la gestion de données, j’ai croisé ce document :

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Voilà qui donne des tas d’idées, pour travailler l’extraction et la sélection de données, l’interprétation de ces données, et le tout en parlant livres. J’en aurais bien fait une activité d’introduction  ma séquence, mais j’aime bien aussi l’activité que j’ai mitonnée avant hier. Alors j’ai décidé d’en faire mon support pour les activités au choix de fin de séquence. J’ai découpé le document en plusieurs parties, et chacun analysera la partie qui l’inspire le plus, ou le moins d’ailleurs.

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Cela ne devrait pas être trop long, et permettre de bien continuer de travailler la proportionnalité, les grandeurs, les mesures et la gestion de données. Et ensuite, nous mutualiserons pour avoir un regard collectif et partagé sur l’ensemble du document.

Il me reste à faire le lien avec le tableur, pour avoir terminé cette séquence.

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Du petit lait

Aujourd’hui, c’était un peu dur : qui dit chaleur dit pollution, et j’ai très peu dormi deux nuits de suite. Pour la marmotte que je suis, ouille ouille ouille. Je suis partie travailler avec une tête de grenouille, les idées confuses, la respiration sifflante. Pas une promesse de journée extraordinaire. Et pourtant…

8h – Une quinzaine d’élèves dans chaque classe, et tous ont bossé à fond. C’était beau à regarder. Avec une qualité de relation entre eux et entre eux et moi qui m’a rappelé le début d’année, où on n’en était pas du tout là ;

10h30 – Je passe voir une commission restreinte qui bûche le DNB. Je récupère ce que suis venue y chercher, et je m’aperçois que je connais tout le monde, et que je suis contente de faire un bisou à chacun ;

12h30 – Déjeuner avec des collègues, je me sens à ma place, cette pensée me fait du bien. Il faut que la retienne. Par contre, petite salade-pomme, ça manque définitivement de sucre et de gras. Et la boulangerie est fermée 😦 ;

13h40 – Formation à destination des collègues de mon établissement : nous commençons par présenter et échanger des outils comme Plickers, Socrative, Genially et d’autres (une collègue revient du CLIC… Elle réinvestit à fond !) avant d’entamer notre formation. C’est un moment de mutualisation, de partage. Je profite : nous allons dans le bon sens, ensemble ;

14h50 – Nous visionnons la capsule qui présente le dispositif Automatiser le décodage, avec des élèves de notre collège dedans. Je revois Emeline dire « En fait, maintenant tout va bien. Je suis devenue une élève… Normale ». Pfff, ça me retourne toujours autant ;

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15h30 – Je regarde mes collègues, qui, par deux ou par trois, se sont attelés à rédiger les bilans du dispositif pour nos élèves. Ils discutent, débattent, ont des idées auxquelles je n’avais pas pensées, sont efficaces, intelligents, et vont au bout. Alors je les regarde encore et je repense à cette année, aux choix que j’ai faits, et je crois que j’ai fait les bons. reste à m’en souvenir ;

16h45 – La collègue du CLIC et moi allons demander des sous au chef et au gestionnaire pour que le collège ait accès aux outils numériques dont nous avons parlé plus haut. Nous obtenons leurs accords, ça roule ;

17H30 – Plusieurs messages m’attendent dans ma boîte mail, d’étudiants professeurs des écoles, qui me touchent. Ils ont compris qui je veux être, et j’ai aussi réussi à leur faire comprendre.

Déjà que de base je suis émotive, en manque de sommeil c’est pire encore. Mais au moins c’est de la bonne émotion, et elle était super cette journée. Je me demande si tous les métiers permettent de vivre tout ça en si peu de temps. Je crois vraiment que c’est le plus beau métier du monde. A part chocolatier et luthier, qui doivent être pas mal non plus.

Mais quand même, faut que j’dorme.

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Aménagement de ma classe : des questions, des tentatives de réponse

Une collègue m’a posé des questions très pertinentes, qui m’ont emmenée plus loin dans ma réflexion :

« Est-ce que tu as autant de tables que d’élèves ? »

J’ai 31 places assises. Cette année les effectifs de mes classes variaient de 26 à 28 élèves, ce qui me permettait une petite souplesse. Mais j’ai eu, il y a deux ans, 30 élèves en 5e5914a7-5f3e-4b21-ba44-cf8bb3d48d34_ORIGINAL.jpgquatrième, et deux AVS. C’était plus compliqué à gérer, forcément. Là, je me demande si je ne peux pas ajouter une ou deux places. J’aimerais bien.

« Ou alors, as-tu du plus afin que chaque élève soit dans un îlot et choisisse selon l’activité, le moment de la journée… une table isolée, ou celle de devant ? »

En cours d’année, une fois que je disposerai d’éléments d’évaluation, je pense que j’affecterai les élèves à une zone ou une autre, en leu expliquant pourquoi et en concertation avec eux. J’aimerais que pendant une heure, cela puisse varier : un élève se déplace pour aller aider les moins autonomes, un élève peu autonome part dans un îlot… Reste à voir comment dans la réalité j’arriverai à gérer et réguler tout ça, mais je pense qu’avec un peu de ténacité (je vais forcément tâtonner et faire des erreurs) ce fonctionnement peut apporter une plus-value pour les élèves.

« Je voulais savoir si dès le début les élèves sont aux tables devant ton bureau ? Et alors, c’est que ce sont les élèves faibles… j’ai peur qu’ils se sentent mis à l’écart… »

Excellente remarque. En fait, j’ai pensé mon nombre d’îlots/tables de devant/tables d’autonomes en fonction de mes élèves cette année. J’ai pris mes listes, et j’ai réparti. CE dont je me suis aperçue, c’est que j’avais des bons non autonomes, et des fragiles qui usinent bien mieux en îlots, par exemple. En plus personne n’est tout seul. Comme même les autonomes sont deux par deux, j’imagine des fragiles autonomes, s’ils sont en binôme avec des plus solides autonomes. Autrement dit, je pars sur une répartition liée à l’autonomie (et l’envie d’autonomie, même si elle est imparfaite) plus que sur le niveau. Suis-je claire ? 🙂

« En classe, j’ai une table circulaire qui n’est pas occupée et qui est ma table d’appui (…) Ça me fait penser à tes tables à côté de ton bureau. »

C’est exactement ça : habituellement je fais ma table d’appui au centre de ma classe, mais j’ai décidé de la fixer autour de mon bureau pour avoir accès à l’ordi et à l’imprimante. Cela dit, j’aime bien faire une table d’appui au milieu des élèves, et je peux tout à fait laisser un groupe d’élèves investir le bloc incluant le bureau et aller animer une table d’appui ailleurs dans la classe.

Ce qui me manque, c’est une ou deux tables où on est debout. Mon mari m’avait parlé de ça pour les élèves qui souffrent de rester assis trop longtemps. Et aussi je voudrais voir si je peux isoler un coin pour les élèves qui doivent redescendre en pression parfois.

D’en parler, c’est plus clair. Merci Aurélie !!! Et merci de comprendre mon  » envie perpétuelle de changement », un peu fatigante pour mon entourage parfois…

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Seule dans la classe

Ce matin, nous ouvrions le bal quotidien des conseils d’enseignements. Puisque j’étais là tôt, j’en ai profité pour améliorer ma salle, tranquille, juste interrompue par des collègues qui passaient papoter gentiment. C’est curieux, une salle sans élèves.

Grâce à monsieur informatique, en deux temps trois mouvements j’ai eu un cadeau : ma borne wifi à moi. Ça change la vie…

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Ensuite, j’en ai profité pour faire les mises à jour et télécharger Arithmética, qui m’a cruellement manqué sur les tablettes la semaine dernière :

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Et puis j’ai réfléchi à différentes organisations de ma classe, en m’inspirant de cet article. Voici ce sur quoi je me suis stabilisée, pour le moment :

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Ce que je n’aime pas, c’est que ça donne une impression de bazar. Ce que j’aime, c’est que c’est déstructuré… Ok, c’est la même chose. Je verrai, de toute façon, à l’usage.

 

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De quoi je voulais parler, déjà ?

Ma profdoc préférée m’a prêté cet ouvrage, de Francis Eustache, publié en 2005 et republié en 2013 :

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J’aime bien les éditions du Pommier, et je ne connaissais pas la collection Les minipommes.

Dans ce petit livre, on suit deux enfants qui attendent leur tante avant de partir en balade au bord de la mer. Ils l’attendent alors qu’elle fait un examen médical en raison de troubles de la mémoire, ou peut-être de troubles de l’attention. Le professeur Mnémo, spécialiste de la mémoire et de ses maladies, leur fait gentiment visiter les laboratoires. Nous les suivons donc dans leurs pérégrinations, à la découverte de la maladie d’Alzheimer, de l’hippocampe, des phases du sommeil, d’anthropomorphisme, de l’amnésie infantile, de la mémoire épisodique et de la mémoire sémantique, de la mémoire de travail et de la mémoire à long terme, etc.

C’est un petit bouquin sympa, en même temps accessible, mais assez pointu vu le public auquel il s’adresse. Parfait pour les petits curieux, peut-être avec un peu d’aide pour expliciter ce qui les interrogera !

 

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Par le pouvoir du calcul littéral

Ce matin, dernière manche d’un rallye maths local. Mes élèves de sixième planchent bien plus tranquillement qu’en début d’année, et il n’est même plus besoin d’un coordonnateur : ils communiquent entre eux naturellement, et les groupes se font, se défont, se modifient au gré des besoins. Mais surtout, trois groupes s’associent pour chercher le dernier problème qui leur résiste : un classique, dans lequel il faut réfléchir à des pots de confiture. Ils discutent et essaient de s’expliquer les uns aux autres leur démarche ; mais personne ne se comprend. Pourtant, ils disent tous la même chose, mais pas de la même façon. Au moins, ils ne s’énervent pas ni ne s’impatiente, et ils reformulent. Mais c’est si compliqué avec des mots, qu’eux-mêmes s’y perdent ! Alors une des élèves impliquée dans cette discussion s’illumine d’un coup, et elle écrit ceci :

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Elle vient de s’inventer le calcul littéral, et est en train de s’engager vers un système de trois équations à trois inconnues. Elle modélise la situation, et la présente à ses camarades, qui alors sont tous d’accord : ils ont trouvé un langage commun, un langage mathématique qui leur est venu naturellement.

C’était vraiment beau à regarder, cette démarche collective. Et en plus, c’est ce qui leur a permis de résoudre le problème, avec succès.