A quoi ça sert les maths ?·Apprendre·Culture mathématique·Expo de maths·Je suis fan·Maths et arts

Felice Varini

Il a quelques jours, j’ai écrit un article sur les anamorphoses de David Zinn. Un lecteur m’a envoyé deux références d’autres artistes qui pratiquent l’anamorphose, dont Felice Varini. Felice Varini est un artiste suisse qui a réalisé une anamorphose au musée des Beaux-Arts de Rouen, en plus. Sur son site, on découvre ses anamorphoses selon le point de vue idéal, mais aussi « hors point de vue », ce qui est vraiment intéressant et un appui solide pour faire comprendre à nos élèves ce qu’est une anamorphose :

« Cercle et ondes de cercle pour le trapèze » Montrouge 201

Hors point de vue :

Allez, pour le plaisir, une autre (parmi un choix incroyable de productions !) :

"neuf couronnes tangentes par les pôles" Zurich 2014

Hors point de vue à nouveau :

C’est vraiment extraordinaire. Je me demande si monsieur Varini utilise des maths directement, ou s’il procède par intuition, par expérience.

A quoi ça sert les maths ?·Activité rigolote·Apprendre·Chez moi·Culture mathématique·cycle 2·Cycle 3·Cycle 4·Expo de maths·histoire des maths·Lire·Manipuler·Maths pour tous·Mes projets

« Le rectangle, dit carré long »

Aujourd’hui, mes parents m’ont ramené de leur dernier voyage un petit bouquin sur Mesurer et tracer au Moyen-Âge, qu’ils ont eu à Guédelon. Le parcourir m’a donné envie de rentrer par des activités médiévales dans le thème grandeurs et mesures en 6ème. Pour les classes des écoles dans lesquelles je vais régulièrement, je pourrais essayer les activités de calcul. En revanche, pour la géométrie, je vais avoir comme un problème, à commencer par les définitions !

Il y a aussi de quoi imaginer des activités sur le ratio, pour des élèves de cycle 4.

 

A quoi ça sert les maths ?·Activité rigolote·Apprendre·Chez les collègues·Culture mathématique·Evénement·Expo de maths·Je suis fan·Maths par les jeux·Maths pour tous·Mes projets·Tous ensemble !

De la culture, des maths, des gens, des jeux

Du 23 mai au 26 mai prochains, place Saint Sulpice à Paris se tiendra le vingtième salon Culture de jeux mathématiques.

ban.gif

Y serez-vous ? Ma fille et moi y serons samedi, en tout cas : c’est un événement qui ne se rate pas !

A l'attaque !·Activité rigolote·Apprendre·Chez moi·Culture mathématique·Expo de maths·Formation·histoire des maths·hommage·I'm not dead·Je suis fan·Maths pour tous·Mes projets·Tous ensemble !

Le sphérique c’est fantastique

Voilà. J’ai fini ma première version d’une formation sur la géométrie que je dois animer en juin. J’y ai passé un nombre d’heures effrayant, j’ai lu plusieurs dizaines d’articles, j’ai travaillé avec quatre collègues chercheurs, utilisé tous les contenus récoltés dans l’année dans les classes des écoles, j’ai enquiquiné collègues et IPR… J’ai même infligé la présentation de la dernière partie à mon mari, histoire de voir si c’est intelligible : à force de bosser dessus, je me comprends, mais quelqu’un d’autre le peut-il ?

Mais j’ai un premier contenu, qui va pouvoir maintenant être discuté. J’ai réussi à le faire, entre prep de cours, prep de formations interdegré, copies, et malgré un joli mal de dos.

Je suis HS. Et ravie : j’adore la géométrie, l’enseignement et la formation. Alors déjà, de base, même si j’ai dépensé une énergie importante, je me suis régalée. Mais en plus, j’ai pu réinvestir ce que m’avaient appris Élisabeth Hébert, Christian Vassard et Guillemette Le Hir en formation il y a vingt ans, avec leur générosité et leur compétences extraordinaires : ils m’avaient fait découvrir la géométrie sphérique. Ils avaient agrandi mon univers, et je n’ai jamais oublié cette journée-là. J’attendais de pouvoir réinvestir tout ça.

C’est fait. Je suis très contente. En fait, peut-être cette (toute petite) partie devra-t-elle sauter, car ce n’est qu’une proposition qui va être discutée. Mais de toute façon, j’ai passé un bon moment à remettre tout ça en ordre dans ma tête, à me replonger dans les démonstrations, à radiographier cette géométrie magnifique et inhabituelle dans mon quotidien tellement euclidien.

Capture d’écran 2019-05-18 à 17.13.08.png
A lire ici
A l'attaque !·Apprendre·Chez les collègues·Décrochage·Dur dur·Tous ensemble !

Les élèves présentéistes

Aujourd’hui, en formation, j’ai appris un mot que j’ignorais : le présentéisme. Cela s’appliquait à des élèves : un collègue évoquait son problème avec les « élèves présentéistes ».

Un élève présentéiste est un élève présent physiquement en classe, alors que son état physique ou psychique, ou sa motivation, ne lui permettent pas d’être actif au sens pédagogique. L’élève présentéiste, si j’ai bien tout compris, n’est pas un  élève qui glandouille occasionnellement. Ce n’est pas non plus « juste » un élève qui ne fait pas ses devoirs. Un présentéiste, c’est un élève qui ne s’engage pas, au sens jamais. Un élève qui occupe un siège mais n’apprend pas, car il n’entre pas dans la tâche.

Sur le coup, le fait qu’on étiquette ce modèle d’un mot spécifique m’a fait sourire. Je me suis dit qu’on avait trouvé encore une nouvelle manière de jargonner. Mais en y réfléchissant, même si « présentéiste » est un néologisme vraiment pas beau à mes oreilles, il a deux mérites : être neutre (cela évite l’ironie ou le mépris immédiats, par exemple) et pointer un réel problème doublé d’un scandale. Le problème est la souffrance de l’enfant concerné. Un enfant sans flamme, sans énergie, sans mouvement, c’est dramatique et intolérable. Et le scandale, justement, c’est qu’il soit possible de vivre sa scolarité en en restant extérieur, parce qu’un présentéiste non agité n’est pas dérangeant.  Notez bien que je reprends cette remarque à mon compte : sous la mitraillette des questions et des sollicitations des élèves actifs, avec en prime quelques jeunes qu’il faut canaliser et d’autres qu’il faut relancer ou soutenir, je sais que parfois je vole d’élève en élève mais que j’en abandonne un autre, endormi intellectuellement. Par manque de disponibilité, par manque de la bonne idée pour le faire s’éveiller, par faiblesse sans doute. Pourtant je le sais, j’en suis tout à fait persuadée, nos élèves ne sont pas là pour le principe, mais pour apprendre et de ce fait mieux grandir, bien grandir. En même temps, agir efficacement en temps réel pour tous n’est pas humainement possible. Mais alors il faut veiller à s’occuper d’eux en aval, si ce n’est ni en amont ni sur le coup.  En tout cas le propos du collègue qui en parlait était bien celui -ci : il ne pouvait pas se contenter d’élèves « présentéistes ».

Et puis cette idée de présentéisme est intéressante aussi en lien avec ce qu’est l’activité de l’élève. Être actif, ce n’est pas accomplir une tâche sans réfléchir. Copier ce qui est écrit au tableau sur son cahier, tracer un tableau, coller une feuille, ce n’est pas de l’activité. C’est de l’occupationnel. Pour autant, il y a évidemment des moments d’occupationnel en classe, parce que cette feuille, il va bien falloir la coller. Mais c’est un moyen, pas un but.

martine-prc3a9sentc3a9iste.jpg

A l'attaque !·Activité rigolote·Allez les jeunes !·Apprendre·Culture mathématique·Expo de maths·histoire des maths

Trapèzes babyloniens

Sur le site RTS, des problèmes mensuels sont proposés. Celui du mois d’avril, encore en ligne, est bien joli :

Capture d’écran 2019-05-13 à 18.01.54Capture d’écran 2019-05-13 à 18.02.10

J’ai une faiblesse pour les problèmes babyloniens… Et je pourrais expliquer ce problème à mes élèves de sixième, car nous avons étudié la numération babylonienne et les aires. Il peuvent donc comprendre de quoi il retourne… Et les connaissant, quelques-uns ne pourront pas résister à y réfléchir ! Je me demande quelles questions ceux-là se poseront…

Allez, je tente !

Capture d’écran 2019-05-13 à 18.01.38.png

 

A l'attaque !·Activité rigolote·Apprendre·Chez les chercheurs·Chez les collègues·Chez moi·Didactique·Faut que je fasse mieux·Formation·I'm not dead·Maths pour tous·Merci les copains·Mes projets·Quel beau métier·Tous ensemble !

Géométrie in progress

Énième jour de prise de chou intensive sur le thème de la géométrie en élémentaire, pour préparer une formation que j’aimerai dans une autre académie. Mes collègues formateurs m’ayant envoyé leurs plans, leurs ressources, voire pour certains leurs contenus, j’ai pu cogiter sur des bases hyper riches et solides.

Je m’étais dit boooon, c’est dimanche, vas-y mollo cocotte, tu es relativement à jour GFVW2453.jpg(traduisez : tu es débordée de façon raisonnable), alors tu réfléchis et tu jettes un plan plus ou moins définitif mais global, et on verra dans la semaine et le week-end prochain, ça te laissera le temps de réfléchir encore. Et puis paf, je suis littéralement tombée dedans. Pourquoi tel collègue insiste sur ce point et tel autre non, ou pourquoi celui-ci fait-il ce choix-ci et celui-là ce choix-là, etc. Passionnant. Absolument passionnant. J’ai hyper avancé, pratiquement bouclé le premier module (il y en a deux), et je sais ce que je mets dans le deuxième. En plus, j’ai compris des tas de choses que je n’avais pas comprises, en particulier quant à la progressivité en géométrie au cycle 2, quant aux choix très très variés des manuels. J’ai pu réinvestir les cours que j’avais reçus de Catherine Houdement, utiliser les super travaux d’Édith Petitfour qui vient dans ma classe depuis plusieurs années… Alors j’y ai passé mon dimanche, mais je me suis éclatée.

C’est vraiment ça qui est super quand on est formateur : on apprend encore plus. On n’a pas le choix : on doit comprendre pour expliquer, on doit éclairer toutes les zones d’ombre pour pouvoir expliciter, on doit se cultiver pour être le plus réactif possible.

J’adore.