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Bravo mes sixièmes !

Deuxième semaine d’entraînement à la Course aux nombres, au niveau sixième en neuf minutes. J’ai discuté avant ce nouvel opus avec les élèves, pour les encourager et les aider à développer des stratégies de réussite. Le sujet me semblait plus difficile, et je les ai vus se concentrer, jouer le jeu avec un tel sérieux, que j’en étais anxieuse à la correction…

Résultats :

  • D’une moyenne de 16,3 nous sommes passés à une moyenne de 17,3.
  • De 7 médailles de bronze, 6 d’argent et 2 d’or, nous sommes passés à 12 de bronze, 2 d’argent et 6 d’or !

Alors je suis contente, et fière de vous, collectivement et individuellement.

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Des élèves, des lamantins, des maths, des amis

Et voilà : j’ai testé ma séance sur Grandeurs et mesures à partir d’un album, Combien mesure la baleine, d’Alison Limentani, chez Millepages. Et non, je ne peux rien vous en raconter, parce que ce sont mes collègues RMC qui auront la primeur des 20 et 21 janvier en formation académique. Comme certains me lisent et tweetent plus vite que leur ombre (tu te reconnais, Sylvain ?), je ne veux pas déflorer nos contenus. Alors, chut. Faut laisser aux gens l’occasion, la liberté et le temps de réfléchir.

Mais quand même, c’était super chouette. Je suis épuisée après avoir passé des heures à préparer en quatrième vitesse, et animer aussi vite après la conception de la séance n’est pas dans mes habitudes, mais je suis contente car j’ai atteint mes objectifs.

Mais sans le collectif, c’était cuit. Alors merci Nourdin (pour les scans), Hélène (pour le bouquin), Pierrick (pour les idées), Alice (pour la plastification), Owen (pour le découpage), Christelle et Zeynep (pour le scotch magnétique, me prêter sa classe et l’analyse).

Et moi maintenant, je peux faire l’analyse didactique de la séance et en extraire du matériau à transmettre. Dans la catégorie manipuler-verbaliser-abstraire, voilà un candidat trapu.

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Plouf

Je viens de passer quelques heures à retravailler, mettre à dimension et imprimer des tas de bestioles marines : mon collègue formateur RMA Nourdin et moi voulons présenter un album (aux éditions Circonflexe/Millepages, Combien mesure une baleine ?d’Alison Limentani) lors de la prochaine formation Mesures et grandeurs à destination des RMC. Mais je ne présente rien que je n’aie testé en classe. Alors comme c’est dans dix jours, c’est un peu chaud, et j’ai demandé aux copines si je pouvais tester dans leurs classes d’ici là. Evidemment, elles sont d’accord, et je teste… demain ! Ahaaahaaaaa super et au secours en même temps ! Mais ça va le faire, et au moins ce sera prêt. Et si Nourdin ne m’avait pas tout scanné hier soir et si Hélène ne s’était pas déplacée pour m’apporter les scans, je n’aurais jamais réussi.

Je vous raconterai, promis.

Que ne ferait-on pas pour les élèves, leur réussite en mathématiques et le bonheur de leurs enseignants et des formateurs de ces enseignants…

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Proportionnalité : manipuler, verbaliser, abstraire.

Ah, j’ai reçu mon joujou pour mettre la dernière main à une conférence proportionnalité…

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C’est que cela a été délicat de trouver des engrenages pas chers, avec support, et avec des roues de peu de dents. Car j’en ai besoin aussi pour des élèves de cycle 1. La proportionnalité, ça se travaille, ça se découvre, ça s’expérimente, ça se parle tôt.

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Mallettes in progress

Aujourd’hui, avec mon binôme Nourdin et notre collègue Hélène, nous nous sommes attelés à l’élaboration de mallettes pour les circonscriptions de Rouen-Caen. Objectif : fournir à chaque circo une mallette de maths, avec des outils didactiques à destinations des élèves, avec des fiches courtes, simples, concrètes, de prise en main pour l’enseignant, et que chacune de ces activités permette une montée en didactique des professeurs des écoles. Aujourd’hui, planification, répartition des tâches. Remise des mallettes au mois de mai.

Se retrouver tous les trois pour cogiter, échanger (ça ressemble à une partie de squash, c’est impressionnant, je vous assure), avec des chouquettes, en restant au même endroit de 8h à 16h, c’est absolument GENIAL !

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Alors oui, la Course aux Nombres, je suis fan. Je vous explique ?

Voici une proposition de protocole pour se lancer dans la Course aux Nombres. J’ai pris de larges extraits sur le site officiel, et le reste n’engage que moi, pas les organisateurs et concepteurs de la Course aux Nombres.

La Course aux Nombres, c’est quoi ?

Avoir des connaissances et des compétences solides etc calcul mental, c’est un objectif mathématique, mais aussi social. Il est très important de ne pas le négliger.

La page de la Course aux Nombres est là :

https://www.ac-strasbourg.fr/pedagogie/mathematiques/competitions/can/

Pour les élèves, la préparation à ce concours vise à développer des aptitudes pour le calcul réfléchi et à construire de multiples automatismes numériques et géométriques.
Ces objectifs s’inscrivent pleinement dans ceux définis par les programmes scolaires et sont plébiscités dans le rapport Villani-Torossian.

Ce concours permet également de cultiver l’interdegré, la liaison collège-lycée et de renforcer la culture de cycle. Il peut par exemple être envisagé que les élèves de 6conçoivent un sujet pour les élèves de CM2 ou inversement.

La Course aux Nombres, on participe comment ?

Deux épreuves de 7 minutes pour les classes de cycle 2 et de 9 minutes pour les classes de cycle 3 sont proposées. La première aura lieu pendant la semaine du 16 au 21 mars 2020, la seconde pendant la semaine du 25 au 30 mai 2020.
Les deux sujets seront similaires, ce qui permettra aux enseignants d’apprécier les progrès réalisés.
Si cette organisation ne convenait pas, les enseignants ont la possibilité de choisir le format avec une seule épreuve.

Les enseignants ont la liberté de choisir le moment de passation durant la ou les semaines du concours.
Les sujets, au format pdf, seront accessibles sur le site une semaine avant la passation des épreuves.

Le fichier « consignes pour la passation » décrit en détail les modalités de passation. Les enseignants corrigent eux-mêmes les Courses et saisissent l’effectif et la moyenne des scores de chacune des classes participant au concours ainsi que les noms des élèves primés. Il n’y a aucune comparaison entre classes, entre écoles. Le but est « juste » de faire progresser les élèves et leur montrer leurs propres progrès.

Pour les élèves des classes de cycle 2 :
Un diplôme 1er prix pour un score supérieur ou égal à 17/20.
Un diplôme 2e prix pour un score égal à 14, 15 ou 16.
Un diplôme 3e prix pour un score égal à 11, 12 ou 13.

Pour les élèves des classes de cycle 3 :
Un diplôme 1er prix pour un score supérieur ou égal à 27 sur 30.
Un diplôme 2e prix pour un score égal à 24, 25 ou 26.
Un diplôme 3e prix pour un score égal à 20, 21, 22, 23.

Pour le cycle 3, des gazettes sont publiées régulièrement, qui permettent de donner des indications aux enseignants quant à la volonté didactique, et aux élèves du point de vue procédural.

La Course aux Nombres, on la prépare ?

Oui ! (Enfin, je vous le conseille vivement)

Participer en mars et en juin et c’est tout, c’est possible : avant et entre deux, l’enseignant poursuit son travail sur les apprentissages en calcul mental. Toutefois, il me semble pertinent, en raison de la grande qualité didactique des sujets produits par l’académie de Strasbourg et de l’aspect positivement addictif de la Course, de profiter de l’occasion pour automatiser aussi la forme et répéter les types de questionnements.

À cette fin, j’ai produit des SimiliCourse (qui elles aussi n’engagent que moi et seront perfectionnées, car je vois moult faiblesses déjà), sur le modèle suivant (sauf en CP) pour un niveau N de classe :

  • Première étape : des sujets au niveau N-1 ;
  • Deuxième étape : des sujets au niveau , c’est-à-dire à mi-chemin entre le niveau N-1 et le niveau N ;
  • Troisième étape : des sujets au niveau N.

Pour le niveau CP, il n’y a que deux étapes, car les élèves viennent de la maternelle et sont non lecteurs au départ.

Tous les fichiers sont , organisés par dossiers.

Un mot d’ordre : s’adapter aux élèves pour leur faire surmonter progressivement et joyeusement leurs difficultés

On peut faire varier le temps : si on est sur une durée visée de 7 minutes, pourquoi ne pas commencer avec 12 minutes, puis 10, puis rester à 10 si nécessaire, etc. ?

On peut aussi proposer plusieurs fois le même sujet, comme deux fois consécutives ou en faisant tourner les sujets. Nous avons essayé, les élèves ne s’en aperçoivent pas et cela accentue encore l’acquisition d’automatismes.

Rien n’empêche de revenir en arrière quant au niveau, si on a été un peu trop ambitieux. Ou de transformer l’exercice en exercice collectif, pour une fois, ou une recherche en binôme, ou un challenge inter-classes. Tout ça fonctionne très bien (j’ai expérimenté avec les collègues PE), mais pensez bien à revenir à l’individuel régulièrement et au final.

Bref, le but c’est de faire progresser les élèves, en automatisant un maximum. Et ça marche !!! (super bien, même).

Ces SimiliSujets, on les corrige en classe ?

Faites comme vous voulez. Pour ma part, je préconise une correction systématique, mais de quelques items seulement, regroupés autour de deux compétences, par exemple. Au début, l’enseignant va surtout expliciter des objectifs de consigne. Alors non, on ne corrigera pas tout tout de suite. Mais au bout de quelques entraînements, tout ou presque y sera passé. Dans plusieurs classes, nous avons décidé de corriger pendant dix minutes, et de laisser les élèves demander la solution d’une ou deux questions qui les intriguent.

Les Similisujets, on les propose à quel rythme ?

Je vous conseille une fois par semaine, au moins jusqu’en mars. Après, en fait je vous conseille aussi une fois par semaine, mais on doit pouvoir espacer (même si c’est dommage). Sept ou neuf minutes, ce n’est pas grand-chose… Même avec la correction, on ne pulvérise pas sa programmation et surtout, c’est du temps d’apprentissage hyper efficace.

Ça prend du temps pour l’enseignant ?

Corriger les Courses, c’est vraiment rapide, car nous aussi nous automatisons vite. Et cela sourit des données d’évaluations d’une grande précision. Vous gagnerez sans doute du temps dans votre enseignement de calcul mental, en efficacité, et vous aurez un effet secondaire très chouette : vous percevrez plus précisément les obstacles pour les élèves, en les comprenant mieux, et donc en les traitant mieux. Vos pratiques quotidiennes seront tranquillement affectées : vous ferez des liens naturels.

Enfin, vous ferez la part des choses entre les enfants en difficulté de calcul, qui vont progresser, et les enfants en situation particulière (dyscalculie, handicap…) qui n’auront pas la même progression. Cela vous permettra d’apporter de l’eau à votre moulin pour qu’ils bénéficient d’adaptations et de prises en charge adéquates pour leur permettre de progresser et de s’épanouir au mieux.

Et puis vous avez  assez de sujets pour vous entraîner déjà bien… Et si vous en manquez, écrivez-moi, j’en fabriquerai d’autres.

Enfin c’est ce que ça m’a fait, à moi, au collège, et ce que j’observe chez mes collègues professeurs des écoles.