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Je réponds aux messages demain.

Ce matin, au programme, géométrie. La dernière tâche trapue listée sur mon agenda. Si je fais ça aujourd’hui, j’aurais le temps demain de traiter le moins urgent, de répondre aux mails et aux messages de ceux qui , en plus de me lire, ont la gentillesse de m’écrire, de lire des livres avec des mots dedans, de regarder les fleurs de mon jardin, de voir un film avec ma fille… Alors c’est parti !

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Glisse-nombres (ultime) en production

Pour faire une petite pause de copies, rien de tel qu’un peu de bricolage… C’était donc le bon moment pour s’attaquer à mon nouveau projet de nouveau glisse-nombres. Je le veux adapté au début de la classe de sixième (sans écriture décimale), à la suite de la classe de sixième (avec en plus l’écriture décimale), mais aussi au cycle 4 (avec la notation scientifique). Il faut quelque chose de modulable.

Je réfléchis depuis deux semaines au concept, sur l’impulsion d’un de mes IPR qui m’a posé une question-poil-à-gratter. J’ai bien repensé à ce qui m’a manqué en quatrième cette année, aussi. Et après échanges pendant deux semaines avec une bonne partie du BEF du Havre et Fécamp, hier soir, j’avais abouti à mon idée. Idée que ma fille m’a fait modifier en deux remarques. Elle m’a proposé une simplification-adaptation d’un côté, et un enrichissement pédagogique à la plus-value très claire de l’autre.

J’en ai profité pour la mettre à la réalisation, car elle est très soigneuse et patiente.

 

Finalisation prévue pour dimanche, car ma fille vit aussi sa vie, elle ne réalise pas que les outils pédagogique de sa mère.

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Orage de copies

C’est l’impression que cela me fait : après avoir vécu quelques jours avec un nuage dense de copies au-dessus de la tête, pas le choix : il faut les corriger. Du coup, grosse averse de copies, lourdes comme de grosses gouttes.

Heureusement, corriger des copies, c’est comme une averse d’orage : on sait qu’après ça va aller drôlement mieux, et en soi c’est joli aussi.

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La démocratie, c’est le parcours du combattant

J’avais besoin d’imprimer mon bulletin de vote, ce matin, pour la liste trucmuche.

Je lance l’impression, et là paf, plus d’encre. J’ai un quart de bulletin de vote. Ou 0,25, ou vingt-cinq centièmes, ou 25%, comme vous voulez.

Je cherche quels magasins sont ouverts le dimanche qui vendraient des cartouches, je n’en trouve pas, normal.

Nous appelons beau-papa : il a une imprimante aussi !

Pas de chance, aujourd’hui, son imprimante refuse d’imprimer.

Il me dit qu’il va aller chez de la famille, à l’autre bout de l’agglo, l’imprimer là-bas.

Une fois sur place, son mail décide de ne plus fonctionner. Il ne peut plus récupérer le fichier.

Je renvoie mon fichier sur une adresse mail du propriétaire de l’imprimante.

Je vais chercher là-bas mon bulletin de vote. Yes !

Dans la foulée, je me rends à mon bureau de vote.

Une fois là-bas, la personne qui m’accueille ne me trouve sur aucune liste. Il cherche.

Il me dit que j’ai dû être radiée.

Il cherche encore. Il me trouve et me dit que je me suis trompée de bureau de vote.

Je suis perplexe, alors gentiment il cherche à nouveau. Finalement je ne suis pas radiée et je suis au bon endroit.

Mais je vais être radiée car j’ai déménagé.

Je vais voter.

Je ne prends pas de bulletin car j’ai le mien. On m’arrête avant l’isoloir : je dois prendre un bulletin de chaque. Une discussion s’ensuit : si je ne prends aucun bulletin, est-ce embêtant ?

Je vote (ouf !).

En quittant le bureau, un des assesseurs dit à un autre : « Hé, Thierry, j’en ai remis des bulletins de vote de la liste trucmuche, il n’y en avait plus. »

Ils avaient imprimé le bulletin de vote de la liste pour laquelle je voulais voter, en fait.

Pfiou, je vais aller corriger des copies, ça va me reposer !

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Elections européennes et géométrie dans l’espace
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J’aurais préféré avoir le journal au rabais

Ce matin, en allant me ravitailler au Super U local, histoire d’avoir de quoi nourrir ma famille ce midi, je suis tombée en arrêt devant le journal local, Paris Normandie, qui titre :

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Alors là, ouch. Qualifier les enseignants contractuels de profs au rabais, ça tape ! Les contractuels sont des enseignants qui n’ont pas le concours, d’accord. De là à les qualifier de profs au rabais, c’est violent et injuste. J’ai tout de suite pensé à plusieurs collègues, contractuels et qui ne méritent vraiment pas ça. Certes, dans l’entête, c’est « formés au rabais » qui apparaît, ce qui est différent. En effet, les contractuels ne bénéficient pas de la même formation que les enseignants lauréats du concours qui sont formés pendant toute une année, voire deux pour ceux qui ont aussi suivi le M1. Ils reçoivent des formations (j’en ai animé), mais insuffisantes quantitativement.

C’était suffisant pour que je fasse un truc absolument dingue : j’ai acheté Paris Normandie. Le truc de fou. Mais au moins j’ai pu lire l’article. J’ai ainsi pu profiter de cette illustration, à peu près aussi caricaturale que méprisante :

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L’article explique que le nombre de contractuels est en hausse, qu’ils sont très nombreux, et que leur situation est difficile, du fait du manque de formation : ils se retrouvent « propulsés » face à des classes sans avoir appris le métier. Ils sont majoritairement en CDD, selon l’article. L’article compare leur situation à celle des stagiaires, titulaires du CAPES. Evidemment, elle est très différente, ce qui est par ailleurs assez logique par définition. Un autre article est consacré à une interview de Mustafa Fliou, secrétaire général de l’académie de Rouen, qui explique la désaffection pour le métier d’enseignant (dont il dit qu’il est de plus en plus compliqué), pour l’académie de Rouen (pourtant c’est joli, la Normandie !), qui parle pré-professionnalisation et tensions structurelles.

L’article se conclut par cette phrase : « Il y aura toujours un prof de maths pour expliquer ce que valent deux points et deux mesures ».

Me voilà rassurée…