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Activité de saison

Un ami m’a envoyé ces photos ; un prof de maths qui se ballade, ça s’interroge sans cesse, à des moments inattendus :

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Cela m’a donné envie de bricoler une petite activité rapide, qui me permette de réactiver la proportionnalité par une entrée intéressante : quels critères pour savoir si une situation est proportionnelle ou non ? En prime, je réactive aussi, dans le même domaine, les agrandissements-réductions. Et puis nous allons forcément aborder bien en face les différentes écritures d’un nombre : fraction, écriture décimale, pourcentage, valeur exacte ou approchée ? Il va falloir faire preuve d’initiative, pour répondre à certaines questions, et j’attends de voir ce que proposeront mes élèves. C’est sans prétention et je ne vais pas passer beaucoup de temps là-dessus, mais l’idée m’a plu.

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Je ne mets pas en ligne le corrigé, car j’ai des élèves qui me lisent…

La page suivante sera ensuite projetée au tableau pour aborder quelques questions intéressantes, comme la place des maths dans l’élaboration de ces cloches, en particulier en lien avec la musique.

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L’activité complète est ici : Une histoire de vieilles cloches

Et là en version modifiable : Une histoire de vieilles cloches

 

Expo de maths·Maths en vidéo·Maths pour tous·Merci les copains·Télévision

« Le pays mathémagique, pays de la grande aventure » (1959)

Freddy m’a envoyé cette vidéo, que j’avais vue il y a des années, mais oubliée depuis (merci Freddy !) :

Dans la première partie, les Pythagoriciens se retrouvent qualifiés de « secte de copains grosses-têtes », et Donald va saluer son « pote Pythagore »…

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On rencontre aussi Lewis Caroll, on apprend que le basket « se joue en cercles, en sphères et en rectangles », on joue au billard, on coupe des cônes en tranches… « Les mathématiques sont mille autres choses qu’une suite de chiffres et d’équations ! », nous dit le narrateur. La conclusion est particulièrement intéressante car elle explique la différence entre représentation et modélisation, ce qu’est l’abstraction, coeur des mathématiques.

Bon, le problème c’est que je ne comprends rien à ce que dit Donald…

 

 

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Des fiches et des méthodes : précisions

En début d’année j’avais élaboré des fiches qui présentent des méthodes que je vois utilisées en classe en cycle 2 et 3 :

  • ACE
  • Picbille
  • MHM
  • La méthode Singapour parla Librairie des écoles
  • Les Numéras
  • Mes premières mathématiques

J’en ai pas mal discuté, cette semaine, avec différentes personnes, et beaucoup de collègues m’ont demandé d’y accéder. Je remets donc un lien pour aller télécharger les versions courtes ou les versions longues. Mais quelques remarques s’imposent :

  • Dans chaque cas, la description tient en une page (c’est la version courte), et contient, dans la version longue, des extraits qui me semblent représentatifs, sur 7 pages. Je voulais un format synthétique pour pouvoir, quand je le transmets, qu’il soit vraiment lu.
  • À l’exception de la méthode de Singapour de la Librairie des écoles (que je n’ai pas réussie à contacter efficacement jusqu’ici), toutes les fiches ont été validées par un des auteurs. Cela m’a obligée à la neutralité.
  • Mon but n’était pas ni promouvoir telle ou telle méthode, ni de la déprécier. L’objectif est avant tout de comprendre et de mémoriser les principes, les spécificités, les objectifs de ces travaux. Dans ma mission de formation, auprès des enseignants, je comprends mieux de quoi il retourne et je dispose d’un répertoire de références.
  • Du fait de cette volonté de neutralité, l’analyse des points de vigilance, les leviers, les points d’entrée dans l’enseignement sont peu développés. Mon approche n’est pas comparatiste, et n’a rien d’institutionnelle : ce n’est pas une référence. Un collègue m’a fait remarquer que la co existence de telles fiches sur l’ensemble des méthodes pourrait laisser à penser que toutes les méthodes se valent, alors qu’il y a aussi une efficacité de l’enseignement à questionner. C’est voulu : je me place dans un contexte d’accompagnement, dans lequel je chemine avec mes collègues, et je ne prescris pas.

Ces fiches sont donc bien à envisager en ce sens : elles constituent un résumé propre et une première approche réflexive rapide pour des professeurs des écoles. Elles ouvrent le débat, et permettent au formateur de développer la réflexion commune, avec les enseignants qu’il accompagne.

PS : merci à Miguel, dont j’ai repris les propos pour les échanges qui font réfléchir et formuler plus clairement…

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Bye bye Bordeaux !

Fin de la formation RMC de Bordeaux. J’ai encore beaucoup appris, entre l’intervention de Charles Torossian dans mon atelier pour répondre à toutes les interrogations des collègues, sans en esquiver une seule, un collègue formé qui participe au projet Respir’école, les échanges avec les collègues formateurs et les inspecteurs, les belles rencontres didactiques et pédagogiques… J’ai des idées, de nouvelles connaissances, sans doute de nouveaux projets !

Je n’ai pas appris qu’au travers des échanges directs. Former à l’accompagnement, c’est aussi riche d’enseignements : aborder des questions de posture, c’est réfléchir à la sienne. Prôner la stabilité, la franchise, l’exigence et la bienveillance, ça commence par soi-même. Mon déroulé s’appuyait sur le schéma manipuler-verbaliser-abstraire, au fond, et je m’aperçois de tout le sens que j’ai cherché à donner.

Présenter quatre fois de suite en une semaine le même dispositif, c’est aussi intégrer les contenus, faire des choix, développer, renoncer, sélectionner les exemples pertinents, s’enrichir des apports des collègues et les réemployer aussitôt, dans la session suivante.

Former dans un dispositif national, c’est devoir s’adapter encore plus, encore différemment. Les réalités de terrain sont différentes partout, les besoins des collègues, de Rennes à Bordeaux, d’Orléans-Tours aux Charentes Maritimes, sont variés et imprévisibles. Ça tombe bien, je promeus la flexibilité, la souplesse.

J’ai aussi appris que même après trois heures de sommeil pour cause d’incompatibilité entre le contenu de mon assiette hier et mon organisme intolérant, je pouvais déployer la même énergie, continuer de réfléchir sans difficulté. Voilà de quoi me faire cogiter à la fatigue en classe.

Qu’est-ce que je retiens au final ? Pfiou, une mosaïque d’échanges, de réflexions, la sensation du travail accompli, en tout cas de mon mieux, des mots de collègues, écrits ou prononcés, qui confortent et encouragent, le plaisir de former, le désir de contribuer à un changement qui profite à tous, élèves et enseignants, le bonheur de se sentir à sa place, de très beaux moments, de magnifiques sourires. C’est ça que je vais emmener : les sourires des collègues, des sourires intelligents de professionnels généreux. Les bilans sont globalement positifs, et tous mettent en valeur des apports. Pour certains l’ensemble a été trop dense, pour d’autres une partie a été trop théorique, pour d’autres encore une partie a été trop en lien avec le concret, certains ont déjà été formés à certains de mes contenus en académie, une grande majorité est contente de l’ensemble.

Maintenant, je rentre, le train file, ma tribu m’attend. Il va falloir sprinter dans le métro, avec une demi-heure pour changer de gare. J’ai hâte de les retrouver. J’ai aussi plein plein de travail, mais je vais essayer d’attendre demain pour y penser. En mai ça ira mieux. Mais déjà tout va bien.

Chez les collègues·Tous ensemble !

Petit rappel collaboratif

Avant tout, je remercie tous ceux d’entre vous qui m’ont envoyé des évaluations différenciées, et tous ceux qui vont encore le faire (car j’en veux bien encore, c’est top ce que vous faites!). Vraiment, l’image du prof dans son coin, qui ne partage pas, elle a du plomb dans l’aile : à chaque fois que je lance un appel, vous êtes là ! Merci, merci !

Cela étant, comme j’ai reçu quelques demandes ces derniers jours, je vous rappelle que l’espace collaboratif (dont l’histoire est ici, et là aussi) est ouvert à tous, et que vous y avez accès en cliquant sur l’icône identique à celle-ci dans le bandeau droit de ce blog (ou à partir du site des Dudu, aussi) :

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En cliquant sur l’icône identique à celle-là, vous pouvez déposer des documents, que notre groupe, autobaptisé les fous furieux (nous avons bossé ensemble une bonne partie de l’été à ce projet), mettons en ligne après vérification qu’aucun problème de droits d’auteur n’interfère :

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Voilà, bonne visite, bonne mutualisation !

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RMC acte II

Dans le train, à nouveau. Vers l’acte 2 de la formation des RMC, me concernant, avec moins d’appréhension que pour l’acte 1, mais toujours autant de concentration et la conviction de travailler à une tâche importante. Je lis les éléments de cadrage que la DGESCO nous a envoyés pour optimiser, entre les deux premiers actes, nos contenus et l’efficacité de nos modules, et tout va bien : je me sens en phase. Bien bien bien.

Pour cette première partie du trajet, je relis le document qu’une enseignante a rédigé sur le projet mené dans sa classe. Elle a produit six pages pour raconter l’aventure. Je suis tellement heureuse de voir que j’ai pu lui apporter quelque chose, qu’elle a, avec beaucoup de rigueur et d’énergie, transféré à ses élèves. On y est, là, dans les mathématiques, dans les contenus. Cette enseignante, qui a envie d’être personne-ressource et en est en effet capable avec profit, avait besoin de reconnaissance, de renouvellement. Elle a profité du lancement du dispositif RMC, sauté sur l’occasion, et elle est un exemple que j’emmène avec moi à Bordeaux : de l’humain, des maths, du développement professionnel. Le RMC est aussi un détecteur de talents, pour permettre de développer ce cercle mathématico-vertueux.

Pendant que j’y suis, je réponds par mail aux questions de deux enseignants qui s’interrogent sur les nombres relatifs. Parfait : spontanément, ils font le pas supplémentaire qui va leur permettre de mieux maîtriser leur enseignement. Car pour enseigner un contenu, il faut évidemment en savoir bien plus. On est dans le R du Référent mathématique de circonscription : ils ont un interlocuteur, ils font appel à lui car ils ont confiance.

Je travaille aussi à la formation départementale sur le nombre au cycle 3. Je m’appuie sur les documents d’un collègue CPC, lui aussi formateur RMC en route pour Dijon, qu’il m’a transmis puisqu’il a déjà animé dans le département voisin. Nous avons échangé, et le document va faire la navette entre nous jusqu’à ce que chacun soit satisfait. Les RMC doivent échanger et travailler en interdegré et en intercatégorialité : c’est le moyen le plus efficace pour comprendre la réalité de l’autre et rester les pieds sur terre, sans simplifier les difficultés. Et puis on gagne en cohérence, pour les enseignants.

Et ensuite, entre Paris et Bordeaux, je reporterai mes notes manuscrites ajoutées à Rennes dans le diapo que je transmettrai à mes groupes,enrichi de ses commentaires. Parce que le RMC est là pour faciliter, transmettre, donner les outils, favoriser les réflexions individuelle et collective.

Franchement, ça marche bien, cette histoire de RMC…

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Comment ça je radote ??? 😉