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Votre attention s’il vous plaît

Le Conseil national du numérique a publié en janvier un dossier qui porte sur l’attention : à quoi faisons-nous attention ? Au sommaire :

  • L’économie de l’attention numérique : histoire, enjeux, problèmes
  • Pourquoi cette économie de l’attention est-elle néfaste pour le vivant ?
  • Comment mettre le numérique au service d’une attention psychique, sociale et environnementale ?

Le dossier propose que de nouveaux droits et obligations pourraient être débattus, tels que :

1. La consécration d’un droit d’être informé sur les dispositifs de captation attentionnelle ;
2. La mise sur pied d’une politique européenne permettant de lutter contre les risques qu’entraînent les modèles d’affaires relevant de l’économie de  l’attention ;
3. La reconnaissance d’un droit de paramétrer les contenus et les émetteurs ;
4. La sanction des designs abusifs et trompeurs ;
5. Le renforcement du droit à la déconnexion ;
6. La création d’un droit à l’interopérabilité entre plateformes.

Des leviers politiques, sociaux, éducatifs peuvent aussi être mis en avant.

Si l’attention désigne une capacité à la fois psychique (être attentif) et sociale (être attentionné), qu’en est-il, dans les sociétés de plus en plus soumises à des dispositifs numériques au service d’une « économie de l’attention », de nos capacités psychiques, de nos relations sociales, et plus généralement, de nos relations à l’environnement ? Autrement dit, quelles sont les conséquences de l’économie numérique de l’attention pour les écologies mentale, sociale et environnementale ? Et quels sont les leviers potentiels ? Est-il possible de concevoir et de développer des modèles technologiques et économiques alternatifs, qui intensifient les capacités attentionnelles, mémorielles,
réflexives, créatives ainsi que les pratiques solidaires et contributives ?

Le dossier indique en préambule qu’il n’est pas question de s’inscrire dans le systématique « les écrans, c’est mal ». Le but est de s’interroger sur les moyens de « renforcer l’attention conjointe et les liens sociaux sans réduire les individus à des comportements pulsionnels ou à des mécanismes cognitifs« .

Je trouve la réflexion intéressante, en particulier pour moi appliquée à l’enseignement, car je me pose pas mal de questions déjà, et je ne suis pas sûre de toujours faire les choix les plus pertinents à long terme. La conclusion du dossier m’a déçue, mais c’est l’idée de ce type de dossier : amener à débattre, à échanger, à mutualiser pour avancer dans la réflexion.

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