Patatipatata

Je voudrais une mouette.

Se former en travaillant à temps plein, c’est bien compliqué. Je suis, depuis l’année dernière, une passionnante formation intitulée « DE passeurs ». L’objectif de ce DE est de former des formateurs à être mieux en mesure de faire le lien entre recherche et terrain. C’est du sur-mesure, je vous assure. Le tout avec un groupe extra de personnes motivées, intéressantes, aux profils variés, avec une histoire de vie professionnelle assez incroyable, et drôles, en plus.

Sauf que. Les écrits à rendre se multiplient, les échéances se rapprochent, finalement pour pouvoir être reconnu le diplôme va avec un mémoire (on m’avait garanti que ce ne serait pas le cas, au moment de m’engager, mais voilà, nous sommes dans un dispositif expérimental, et tout le monde découvre un peu en même temps). Je comprends très bien les contraintes et les positions de chacun. Mais vais-je pouvoir aller au bout ?

Je suis engagée dans des tas d’autres projets, qui sont antérieurs à ce DE et n’impliquent pas que moi. La maquette initiale était compatible avec ces projets. Celle qu’on nous annonce, pas sûr.

Je pourrais me dire : « je laisse tomber », mais j’ai la chance d’avoir été choisie pour ce DE. Abandonner n’est correct ni pour ceux qui m’ont fait confiance, ni pour mes formateurs, et je le vivrai assez mal. C’est le dernier recours, abandonner, si vraiment je sens que je me mets en danger.

Je pourrais me dire : « je continue la formation, mais je ne validerai pas le diplôme ». C’est peu élégant et un peu bête. C’est vrai que je suis la formation pour la culture, pas pour le diplôme en lui-même, mais qui sait de quoi mon avenir sera fait ? Toutefois, cela demeure ma « solution » privilégiée.

Je pourrais me dire : « je vais rendre des écrits a minima ». Ouuuuulalaaaa, ça va être compliqué de ne pas faire de mon mieux. Non-non-non-non.

Je ne peux pas envisager de mettre un frein sur mon engagement auprès de mes élèves. Impossible. Ils sont ma priorité professionnelle.

Pareil avec ma santé. Je ne passerai pas mes nuits à travailler. La nuit, je dors. Et je refuse de perdre l’élan joyeux qui me porte au quotidien.

Alors que faire ? Je ne sais pas. La situation m’est très inconfortable, pour le moment, tendance découragement. Je n’arrive pas à réfléchir à une problématique, je n’avance pas mais je perds du temps à mouliner dans le vide. Peut-être me suis-je trompée en m’engageant, mais c’est tard pour ce type de question.

je me demande comment font les collègues qui se lancent dans une thèse en travaillant à temps plein. Je suis admirative.

Bon, en attendant, je vais aller préparer un bon dîner pour ma troupe. Mon remède à cette perplexité est certainement de revenir à l’essentiel.

Et puis on verra bien.

9 réflexions au sujet de « Je voudrais une mouette. »

  1. Une séance d’hypnose aide à réfléchir autrement pour trouver SA solution avec évidence et un soupçon de légèreté.
    Je connais une très bonne hypnologue :))

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  2. Dans ces cas, on respire un grand coup, on fait autre chose, des choses qu’on aime bien, des choses qui détendent… On ne sacrifie jamais sa santé et les siens…
    Concentre toi sur tes 2 pages sans mouliner le reste, nous aurons le séminaire pour cela !
    Tu as trop à apporter, ne lâche rien !

    Aimé par 1 personne

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