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Savoir nager et inégalités

Le Café Pédagogique a publié un article sur le savoir nager : l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire a publié une synthèse à ce sujet. Les noyades constituent la première cause de décès par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Dans les textes, « apprendre à nager est une priorité nationale » : « la maîtrise du milieu aquatique permettant de nager en sécurité se construit prioritairement du cours préparatoire à la classe de 6e ». Or si à 13 ou 14 ans, les trois quarts des collégiens peuvent être considérés comme de bons nageurs et que 94 % des collégiens savent nager, c’est un marqueur d’inégalités sociales : « seulement 61 % des enfants d’ouvriers non qualifiés sont de bons nageurs contre 86 % des enfants de cadres et les premiers sont aussi six fois plus nombreux que les seconds à ne pas savoir nager. » Le fait de partir en vacances, la durée et la fréquence de ces vacances, la pratique sportive des parents sont des facteurs importants. Et tout de même, « 4 % ne peuvent pas se déplacer dans l’eau sans l’aide de matériel, tandis que les 2 % d’élèves restant ne parviennent pas aller là où ils n’ont pas pied même avec du matériel ou déclarent n’avoir jamais essayé de nager ». Cela représente un nombre très importants d’enfants, qui sont donc en danger potentiel.

Ces fortes inégalités sociales reflètent à la fois des différences de capital culturel et de ressources financières. En effet, la proportion de bons nageurs atteint 82 % parmi les collégiens dont l’un des parents est diplômé de l’enseignement supérieur, mais n’est plus que de 55 % quand les deux parents sont sans diplôme.

Et la fin de la note de synthèse m’a questionnée :

Le rapport à la natation des filles est beaucoup plus influencé par la pratique sportive de leur mère que par celle de leur père. En effet, la probabilité qu’une fille soit une bonne nageuse ne varie pas significativement avec la fréquence d’activité sportive du père, alors qu’elle est d’autant plus élevée que la mère est sportive : ainsi, les chances de savoir bien nager d’une fille dont la mère fait du sport plusieurs fois par semaine sont supérieures de 9 points à celles d’une fille dont la mère ne fait pas de sport. Cette différence ne se retrouve pas parmi les garçons, pour qui avoir un père ou une mère faisant du sport plusieurs fois par semaine entraîne, toutes choses égales par ailleurs, un avantage comparable : la probabilité d’être bon nageur s’accroît dans les deux cas de 7 points.

2 réflexions au sujet de « Savoir nager et inégalités »

  1. Entièrement d’accord… Considérons aussi les élèves qui ne vont jamais à la piscine au cours de la scolarité primaire et dont les parents ne peuvent financierement payer des cours de natation… Merci pour ce focus !

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