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JAIME – les outils du clown et du théâtre pour transmettre les mathématiques

C’est reparti !

https://ilelogique.fr/

Avant l’intervention de Cédric Aubouy, Maths en scène nous a diffusé ce clip de présentation de l’Ile logique :

Cédric Aubouy nous a présenté les activités de l’Ile Logique, et nous a parlé du personnage du clown : il le définit comme un personnage exclus, qui est souvent dans l’échec, le contraire et l’inversion. Il est subversif et sensible. Il n’est pas forcément drôle et balaie toute la planète des émotions. Des situations clownesques, on en rencontre nous-mêmes tout le temps et partout. Mais on peut aussi en utiliser en tant qu’enseignant, et les élèves aussi peuvent avoir des démarches clownesques.

Alors pourquoi les maths ? Parce qu’elles n’existent pas concrètement, déjà : elles portent sur des objets imaginaires. En cela, elles rejoignent le théâtre. Les émotions et l’imaginaires sont importants dans les mathématiques (Cédric Aubouy dit qu’il n’y a pas d’émotions en maths, et j’aimerais bien en discuter avec lui), et les enseigner avec plus d’imaginaire est peut-être porteur.

Il y a un autre point commun entre le clown et les mathématiques : les problèmes. Le clown a besoin d’accidents dramaturgiques, et le cours de maths aussi. C’est vrai que nous avons tout le temps des problèmes ! On peut tout à faire mettre en scène des problèmes de maths ; les transposer dans des problèmes de clown est intéressant.

Autre point commun entre clown et mathématique : l’absurde. En maths comme en clownerie, on prouve des choses en allant dans le sens de l’absurde pour le mettre en évidence et aboutir à la vérité. Le clown se plus-que-trompe, en y allant carrément ; pourquoi par exemple ne pas imaginer un personnage dont la taille et l’âge seraient proportionnels, et y réfléchir jusqu’au bout d’où on peut aller ? On peut donner à cette situation du contenu dramaturgique, mais ainsi expliquer ce qu’est la proportionnalité.

Encore un point commun : la naïveté. La naïveté, c’est le laisser-aller qui fait tomber dans les pièges ; ce peut être bien d’être naïf : « accepter d’être naïf et de se laisser aller dans les pièges, c’est accepter l’erreur ». Là, j’ai commencé à assumer mon côté clown…

Il y a aussi la sortie du cadre : les grands génies sont des renverseurs de situations. Mais sortir du cadre, c’est aussi sortir de sa zone de confort pour se confronter au bizarre. C’est aussi le doute, le doute de soi : « avoir de l’assurance, c’est douter de soi-même ». Alors ça, j’aime beaucoup !

Enfin, il y a l’autoréférence : le clown fait du clown dans le clown et les maths aussi font beaucoup d’autoréférences.

« Et en stimulant l’imaginaire et l’émotion, on retient mieux les choses. », nous a dit Cédric Aubouy. Comme je suis d’accord ! Puis il a terminé son intervention avec des exemples mathématiques qu’on peut présenter de façon clownesque, de la théorie des groupes au repérage, de la topologie des trous d’arrosoir aux équations avec bonhommes, en passant par les symétries. Il nous a proposé de ranger les pommes 2 par 3, aussi, et nous a parlé des contraires des inverses l’un de l’autre.

C’était vraiment extra, cette présentation ; j’espère être digne d’être un clown.

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