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Le chat de Gaston et la nécessité de médiation

Première intervention de la session de formation sur le travail collectif en intermétier : « dénouer les nœuds d’inter-incompréhension entre acteurs du système éducatif pour améliorer la dynamique de leur travail collectif », par Luc Ria. Luc Ria nous a parlé vigilance, collaboratif, éthique, le tout illustré par des études de cas parlantes et un appui sur Gaston Lagaffe… Un beau travail, avec un exemple en actes d’ingénierie de formation rigoureuse à partir d’une BD. Respect.

Je résume ici drastiquement de façon subjective.

L’activité au travail a une dimension visible et une dimension invisible. L’activité ordinaire est implicite, faiblement conscience. Elle est aussi culturellement masquée : on donne peu d’indices par rapport à notre fort intérieur. Le chercheur doit déplier cette activité, la mettre à jour. Par exemple, pour un enseignant débutant qui va masquer qui il est en classe, il va falloir le placer dans des conditions favorables pour pouvoir exprimer ce qui est montrable de son propre point de vue. Il existe des écarts entre l’activité prescrite et l’activité réelle ; il faut prendre le temps de réfléchir à qui est l’enseignant en face de nous, quel est son contexte, quelles sont ses problématiques, pour penser des procédures collectives. L’efficacité collective est possible par la construction de coordination multi-niveaux et intercatégorielles.

Les situations d’interactions nous permettent de nous construire nous-mêmes dans l’action. Décrire son activité au travail et prendre conscience de cette activité permet d’apprendre de nous-mêmes, comme dans un principe de réflexivité augmentée par l’entremise de tiers et de nouvelles technologies.

Il faudrait comprendre les logiques de chacun et prévoir des temps de concertation pour traduire et comprendre les malentendus. Associer les humains et les techniques, c’est prendre au sérieux les dispositifs et les personnes. Un but est de développer les collectifs, de rendre les acteurs aussi concepteurs et médiateurs.

Mais si on sait ce qui serait porteur et efficace, le réaliser est bien compliqué : nous vivons de nouvelles tensions ; nous devons appliquer la règle, mais tout en trouvant des solutions. Les établissements ne sont plus seulement des espaces d’exécution, mais aussi de contextualisation et de transformation des politiques, jusqu’à en venir à la prescription. L’injonction à travailler collectivement ne vient pas de nulle part ; mais suffit-il de prescrire le travail collectif pour qu’il soit possible et efficace ?

La vidéoformation devient ridicule si elle est vidéosurveillance.

Merci monsieur Ria !

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