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Des élèves assis, immobiles et silencieux ?

Mon ami Nourdin m’a envoyé cette vidéo :

Lorsque Vincent Faillet dit que les enfants à l’école sont « assis, immobiles et silencieux » en classe, je ne suis pas d’accord. Pas partout. Quand il dit qu’ « on a oublié le plaisir d’apprendre » et qu’on a « oublié le corps de l’élève », je ne suis pas d’accord non plus avec cette généralisation. Nous sommes nombreux à avoir des classes flexibles, à faire collaborer les élèves, à organiser des possibilités, voire des nécessités de déplacements, pour améliorer le bien-être et les apprentissages. En primaire en particulier, ce sont des évidences. Au collège, c’est de plus en plus répandu. Le corps de l’élève est également un thème d’actualité. Un numéro des Cahiers Pédagogiques lui a été consacré il y a un moment.

D’un autre côté, ce sont des thèmes d’actualité, ce qui indique qu’ils ne l’étaient pas, ou peu, « avant ». C’est vrai. Et par ailleurs je partage plusieurs opinions de Vincent Faillet. Par exemple que changer la classe change la pédagogie.

Mais justement ; « Il est grand temps de changer de pédagogie » : pour beaucoup d’entre nous, enseignants, cette phrase n’a pas véritablement se sens. Notre pédagogie change, évolue au fil du temps, en continu. Nous ne nous disons pas, en général, « tiens, aujourd’hui je change de pédagogie » (même si ça arrive aussi, c’est vrai). Pourtant, nous la modifions. Je n’enseigne pas comme il y a 25 ans, pas même comme il y a 10 ans. Parce que je constate que le monde et ceux qui le peuplent changent, et que je veux les élever vers l’autonomie, par le biais de l’acquisition de savoirs et de compétences. Parce que j’ai besoin de me renouveler pour conserver le souffle, l’énergie, aussi. Et je ne suis pas une exception, pas du tout. Vincent Faillet le sait et le dit : « je n’ai rien, nous n’avons rien inventé ». Il développe ce propos avec l’enseignement mutuel.

Moins je parlais, plus ils travaillaient.

La vision donnée des classes dans cette vidéo est très second degré, à mon sens, et peut-être même très lycée de centre ville, cela dit sans aucun mépris. Dans de nombreux lieux scolaires, organiser la classe et réfléchir aux pratiques pédagogiques est un incontournable pour exercer efficacement son métier, et pouvoir bien le vivre.

On remarquera l’importance des mathématiques : il faut un plan à l’échelle pour pouvoir rendre opérationnelles des modifications. Ahaaaah, voilà un message pour mes 5e… Merci monsieur Faillet.

Je suis d’accord avec ceci, évidemment :

Bin voilà, c’est pour ça que je fais ce métier ; c’est pour voir des élèves qui bougent leur corps, leur esprit, des élèves qui vont discuter, argumenter les uns avec les autres. Des élèves vivants.

Ca, ça me parle fort, fort. Ce « Bin voilà, c’est pour ça que je fais ce métier », j’aime tant le ressentir. C’est cette pensée qui me fait me dire que je suis toujours à ma place. Parce que le jour où je ne me dirai plus ceci, il me faudra réfléchir à une reconversion.

Mais ce n’est pas au programme, encore.

Dans notre classe (aux élèves et à moi) :

J’aime ma classe ! et encore ici.

La table de programmation faite par des élèves

Questions, réponses

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