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Le number stick en live

Voici donc, sans coupure ni montage, la séance de number stick de ce matin. Comme ça vous pouvez voir ce que ça donne.

Première étape : la construction de la table de 12 :

Evidemment, j’ai fait et dit des bêtises : je parle de 11×2 alors que c’est 2×11 qui est suggéré sur le number stick, sans préciser la commutativité, qui pourtant ne va pas de soi. A un autre moment, je dis que 60-12 c’est compliqué, et finalement c’est ce qu’on fait pour 108. Et j’ai vu d’autres défauts, mais je trouve que c’est aussi l’intérêt de ce type de vidéo. Comme ça, la prochaine fois, je serai plus attentive.

Deuxième étape : la phase de mémorisation :

Là aussi, il y a des boulettes. Mais les élèves assurent bien, je trouve. On entend les erreurs classiques (1 au lieu de 12 au début, par exemple, ce qui montre bien l’aspect automatique et donc les risques de l’exercice), et des flottements autour de x6, x7, x8. Mais je suis contente car cette classe a du mal à participer, et là, au matin, c’était bien, avec de l’énergie.

Mais au fait, pourquoi le number stick sur la table de 12 en sixième ?

Cela peut surprendre : la table de 12 n’est pas d’une utilité bouleversante. Mais deux semaines après la rentrée, je me trouve devant une difficulté : plusieurs élèves obtiennent en sixième des scores très faibles à la Course aux nombres de niveau CM2. Ils me disent ne plus se souvenir des tables de multiplication, et en effet ils ne donnent aucun sens à cette opération. D’autres sont restés dans une dynamique d’apprentissage qui leur donne envie d’aller plus loin, maintenant. J’ai donc décidé d’avoir recours au number stick, pratique que j’avais testée avec succès dans les écoles (en cycle 2), l’année dernière, en tant que Référente Mathématique Académique dans le cadre du plan Villani-Torossian. Travailler la table de 12 me permet de rappeler le sens de la multiplication et ses propriétés, tout en donnant envie d’avancer dans les apprentissages, avec une nouvelle table.

Il se trouve que je n’ai pas retrouvé mon number stick dimanche, chez moi, après avoir eu cette idée. Mais il n’était pas non plus dans ma classe. J’ai donc improvisé un number stick à l’aide d’une grande règle de tableau et de post-it, et c’était parti.

Cette activité a aussi pour objectif de prendre explicitement un temps pour la mémorisation, rappeler que pour retenir à long terme il faut réactiver, que nous n’en avons pas fini. D’ailleurs, les rituels d’entrée de classe porteront cette semaine sur la table de 12. Et nous utiliserons à nouveau l’application Défi Tables, sur tablettes, pour mesurer les progrès. C’est aussi une activité qui permet de faire prendre conscience aux élèves qu’ils font partie d’un groupe : la parole est collective, rythmée. On avance ensemble, on se trompe finalement assez discrètement, on se donne un objectif commun.

Toutefois, le number stick a des limites dont il faut avoir conscience : il n’est utilisable qu’une fois le principe multiplicatif posé. Il ne suffit pas à l’apprentissage des tables dans le sens où un élève n’est pas forcément en mesure de répondre à 6×12 sans passer par les produits précédents, car ce sont les produits ordonnés qui sont répétés. Il contribue à poser un répertoire multiplicatif, mais doit être suivi de prolongements. C’est un outil, mais pas une baguette magique.

J’ai hâte de mesurer les effets de ce number stick-là. Je vous raconterai !

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