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Le miracle du bac

Dans La Croix, un article du 5 juillet propose une analyse du marasme du bac de cette Unknown.jpgannée et un regard sur le pilotage de l’Education Nationale par l’ancien directeur général de l’enseignement scolaire, Alain Boissinot :

Alain Boissinot qualifie le fonctionnement du bac depuis des décennies de miracle : selon lui, l’examen est incroyablement fragile car déraisonnablement complexe. Il répond aux questions du journaliste quant à l’égalité de traitement des candidats :

Des problèmes d’égalité se posent à partir du moment où l’on fait appel au contrôle continu pour certains candidats et pas pour d’autres. Beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur la valeur de ce baccalauréat 2019 mais c’est une question sans grande importance : on raisonne comme s’il s’agissait d’un concours, alors que le bac est devenu une attestation de fin d’études secondaires, certes nécessaire pour rejoindre l’enseignement supérieur mais sans effet sur l’orientation. Au bout du compte, personne ou presque ne sera lésé par la solution qu’a imaginée le ministère pour surmonter la crise. Je fais le pari que le taux de réussite, cette année, sera équivalent, voire meilleur que ceux des années précédentes.

Deux choses me gênent : le fait que le bac soit nécessaire pour rejoindre l’enseignement supérieur est tout de même d’une importance considérable (et d’ailleurs je le regrette, car des jeunes sont parfois bloqués alors qu’ils s’épanouiraient plus rapidement en poursuivant leur chemin), et le « ou presque » dont il me semble qu’on ne peut pas se satisfaire.

Dans la suite de l’interview, les organisations syndicales en prennent pour leur grade, et monsieur Boissinot apporte son soutien explicite à Jean-Michel Blanquer :

On n’est pas dans une culture du dialogue mais le principal responsable de cette situation n’est pas le ministre. L’idée de Jean-Michel Blanquer, c’est que les réformes sont nécessaires, attendues par l’opinion publique sinon par les enseignants, et qu’il est essentiel de tenir bon.

Un bémol toutefois :

Même si Jean-Michel Blanquer rêve de la recréer, on n’est plus dans une société de la confiance. Et le titre de sa loi définitivement adoptée jeudi 4 juillet, « pour une école de la confiance », sonne largement comme un vœu pieu.

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