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Mathemanoïa ?

Sur Slate, mon mari a trouvé cet article, qu’il m’a évidemment envoyé…

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Le titre est alléchant…

L’article s’appuie sur un ouvrage de Roger Snowden, Gambling Times Guide To Bingorelate. Il relate l’histoire d’Edwin S. Lowe, marchand de jouets à New-York dans les années 1920. Edwin Lowe découvre le concept du loto lors d’un carnaval, à Atlanta. « Le loto est alors appelé «beano» car on marque les numéros avec des haricots (beans en anglais)« . De retour à la maison, il y fait jouer ses amis, qui adorent. « L’histoire raconte que lors d’une partie, une convive, voyant qu’elle avait gagné, aurait crié «bingo» au lieu de «beano». Lowe aurait alors décidé de renommer le jeu et de le commercialiser« .

Le souci, c’est que gérer le nombre de gagnants et de perdants est compliqué. Edwin Lowe comprend qu’il faut réfléchir au système, pour le rendre efficace, et lucratif. Alors, en 1929, il embauche un prof de maths à la retraite, Carl Leffler. « Il lui demande de créer 6.000 nouvelles cartes de bingo avec des groupes de numéros aléatoires. Le scientifique (…) enchaîne les cartons puis éprouve de plus en plus de difficultés. (…) En un an, Leffler met au point 6.000 versions différentes avant de sombrer dans la folie. »

L’histoire est-elle tout à fait véridique, ou tient-elle de la légende, on ne le sait pas. Mais l’article en profite pour enchaîner joyeusement et affirme : « Les mathématiques rendent dingue« . Allons bon. Et allez hop, un petit inventaire de matheux à la santé mentale douteuse, voire défaillante : John Nash voyait des fantômes, Kurt Gödel mourut à l’asile psychiatrique, Blaise Pascal « abandonna la science le lendemain de sa «nuit de feu», véritable bouffée délirante, pour se consacrer entièrement à la religion« , Grigori Perelman « après avoir résolu la conjecture de Poincaré, refusa le million de dollars qui était promis à qui accomplirait l’exploit en se dédouanant d’un énigmatique «Je sais comment diriger l’univers».« , etc.

Fouad Laroui, qui a écrit l’essai Dieu, les mathématiques, la folie s’interroge même« d’où vient cette folie caractéristique des mathématiciens au point qu’il faudrait peut-être lui donner un nom spécifique?» Dans la fin de l’article, le professeur de philosophie à Paris 8 et agrégé de mathématiques Pierre Cassou-Noguès, propose des explications.

Hé bien, je suis passé pas loin quand même… heureusement je ne suis que prof de maths, et donc juste un peu originale… 😛

PS : mon mari vient de m’asséner « ça s’appelle la logique, la folie des mathématiciens ». C’est peut-être vrai, cela dit..

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