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Mon dimanche avec Vergnaud

Le master, c’est en milieu de semaine. Avant et après, il y a les cours au collège, la formation dans les écoles, les corrections de copies, les prep, le tutorat, et puis le tourbillon habituel de la semaine.

Le vendredi soir et le samedi, je corrige mes copies, j’ajuste mes prep, je planifie la semaine, je vérifie que je n’ai rien oublié. Et le samedi, j’aère mon cerveau, aussi.

Et puis vient le dimanche. Le dimanche, je fais les lessives, le ménage, et je bosse le master. Je reprends les cours de la semaine, je les reformule, je les structure différemment, je me demande de quoi ça parlait au fond, je lis des articles de recherche, je visionne des conférences. Je comprends. J’apprends.

Aujourd’hui, c’était Vergnaud. J’ai l’impression d’avoir passé un moment avec lui. Il a même été notre sujet de conversation ce midi, avec mon mari, qui m’avait plus tôt aidé à Unknown.jpgreformuler simplement les champs conceptuels. J’aime bien Vergnaud, parce qu’il ramène du psychologique dans la façon d’envisager l’élève en didactique. J’aime assez sa manie de tout catégoriser, aussi, même si ça a ses limites dans la réalité. Et puis j’aime le rapport au temps long qu’il introduit. En revanche, je ne comprends toujours pas pourquoi il faut tout mettre en mots aussi abscons, quelle que soit la théorie étudiée. Pourquoi faut-il tout étiqueter, changer de langage à chaque nouveau cadre de recherche, avec chaque nouvel auteur ? Et pourquoi doit-on absolument se ramener à un de ces cadres dès qu’on étudie quelque chose ? Mais ça, ce n’est pas spécifiquement lié à Vergnaud.

Je crois que quelque chose de fondamental m’échappe. Mais je vais tranquillement patienter : chaque semaine j’avance, alors peut-être vais-je finir par comprendre que je me pose de mauvaises questions, ou que j’y apporte de mauvaises réponses.

En attendant, je pense avoir compris un des éléments fondamentaux qu’a apporté Vergnaud en didactique : c’est bien la notion de champ conceptuel, qui m’a d’abord parue hyper compliquée, voire carrément étrangère, puis étrangement triviale, puis finalement « juste » une dénomination « à lui » pour désigner le coeur de sa théorie : « Il ne serait pas raisonnable d’étudier séparément l’acquisition de la multiplication, de la division, des fractions, rapports, nombres rationnels, des fonctions linéaires et multilinéaires, des espaces vectoriels et de l’analyse dimensionnelle, car les relations rencontrées par les élèves dans des problèmes de multiplication et de division participent de tous ces concepts. » écrit Vergnaud. Du coup, les champs conceptuels eux-mêmes ne forment pas des tout étanches : ils s’entrecroisent. C’est vraiment une façon différente d’envisager les choses, car il n’a pas pour entrée la notion mathématique, mais l’activité de l’élève. C’est chouette, ça.

Bon zou, je vais relire le cours sur la théorie de l’activité. Il faut que je révise la transposition didactique.

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