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Le plaisir de comprendre

Ce matin, j’ai compris ce qu’est un obstacle épistémologique. Cela doit sembler absurde à tous ceux d’entre vous pour qui c’est clair depuis longtemps ; entre autres, je faisais la confusion entre obstacle didactique et obstacle épistémologique, mais pas seulement. C’était une notion qui m’était étrangère, qui rebondissait sur moi. Je crois que des mots comme épistémologique, ou dialectique, me rebutent. Il faut dire que souvent les « difficultés » rencontrées en maths par nos élèves sont souvent des deux ordres en même temps, et que parfois d’autres types d’obstacles s’y associent également. Il faut dire aussi que dans ma pratique, l’étiquetage des types d’obstacles rencontrés par mes élèves n’est pas mon urgence (peut-être à tort d’ailleurs) : je cherche des moyens rapides et efficaces d’aider les jeunes à les surmonter (et les identifier en ces termes, avec du sens, m’aidera sans doute à l’avenir).

L’objet de cet article n’est pas de définir ce qu’est un obstacle didactique. Ce matin, quand le brouillard qui entourait ce concept dans ma tête s’est dissipé, j’ai ressenti cette clartéUnknown.png intellectuelle ou cérébrale, je ne sais pas, qui se fait jour quand on comprend. C’est magique, ça. Lorsque je faisais mes études, j’adorais ça, ça et le plaisir de comprendre. C’est vraiment une intense satisfaction, complètement intime, de comprendre. Évidemment dans ma vie depuis j’ai des occasions de comprendre tout un tas de choses que je n’avais pas comprises avant, mais de façon moins puissante que lorsqu’il s’agissait d’une démonstration un peu ardue pour moi. Mon quotidien est davantage fait de compréhensions liées aux sciences humaines, et la vérité y est moins bien définie bien souvent, moins stable aussi.

Pourtant, sur les obstacles et en particulier les obstacles épistémologiques, j’ai vraiment compris un truc. En plus, j’ai compris sans m’y attendre : j’ai lu, lu, lu, et puis relu. Et finalement une relecture m’a fait me rendre compte que c’était devenu limpide. Je n’ai pas eu besoin de me battre ou de forcer mes neurones, ce qui chez moi est improductif dans le court terme, mais parfois bénéfique à moyen terme. Alors j’ai re-relu, et là j’étais sûre de moi.

Bon bref, je suis contente. Je vais aller cuisiner le brunch, pour fêter ça.

 

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2 réflexions au sujet de « Le plaisir de comprendre »

  1. Quoi !? Tu nous dis avoir compris ce qu’est un obstacle épistémologique et tu nous laisses ainsi sans nous en donner ta reformulation, sans nous donner un exemple qui a fait sens pour toi !? Si t’as le temps, j’aimerais bien que tu nous en dises un peu plus.

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