En classe·Lire

Organiser la classe : essentiel et secondaire

Mes élèves sont un peu perplexes devant l’organisation de ma classe : ils trouvent que des tables dans différentes configurations, c’est un peu le bazar. J’ai un très grand îlot dont fait partie mon bureau, pour les élèves qui pensent avec besoin de mon appui, trois tables de deux pour les élèves qui travaillent en autonomie et quatre îlots de quatre places. Le grand îlot est très prisé par les sixièmes, pas du tout par les quatrièmes, qui préfèrent les îlots de quatre. Mais lorsque nous travaillerons en tâches au choix ou que je différencierai de façon franche, cette organisation devrait être efficace.

Beaucoup de collègues me demandent si je travaille vraiment tout le temps en collaboratif. Non, bien sûr : il me faut des moments de travail en individuel et parfois nous travaillons en binôme. Ma classe est donc en îlots surtout pour éviter de changer tout le temps les tables, mais placer des tables en îlots n’oblige pas à travailler en permanence en collaboratif et tout demeure amovible. Ceci dit, cette configuration autorise de facto les élèves à s’entraider, même dans des taches individuelles, ce qui me convient. Les rares moments où je veux vraiment de l’individuel silencieux, ce sont les moments de lecture ou d’appropriation de situation de recherche et certaines évaluations (pas toutes). Là, je le précise, j’y suis attentive en régulant et les enfants jouent le jeu.

Je crois assez fort à la modularisation et à la souplesse des organisations de classe. Chaque organisation possède des avantages et des inconvénients. Les îlots me convenaient, et je teste cette année cette nouvelle organisation dans l’espoir qu’elle soit encore mieux adaptée à mes pratiques. Si ce n’est pas le cas, je changerai de nouveau, y compris en cours d’année. Je ne crois pas que l’organisation de la classe impacte directement les pratiques. Je pense que c’est le contraire : elle reflète les pratiques, s’y adapte. En cela, elle est essentielle car révélatrice et favorisante, et secondaire car elle n’est que conséquence.

J’aime bien ce document de l’académie de Paris, pour le dispositif PDMQC : Co-enseignement_co-intervention_552950 J’ai utilisé plusieurs fois comme base en formation, et il est efficace et objectif.

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