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Questionnaire de satisfaction (2) : qu’as-tu compris ?

Penchons-nous à présent sur la perception de mes élèves de sixième quant à leur compréhension de certains thèmes sur lesquels je leur ai demandé leur avis :

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En rassemblant les « compris et TB compris », et en ordonnant les thèmes, voici ce que cela donne :

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Comment analyser ceci ?

D’abord, je suis agréablement surprise par la justesse du sentiment de mes élèves par rapport à ma perception de leur compréhension : en général, je suis d’accord avec eux. Lorsque je ne le suis pas, c’est souvent que je trouve qu’ils ont mieux compris que ce qu’ils déclarent.

L’étude de π n’a pas bien été reçue. C’est curieux, car en revanche c’est l’une des activités les plus plébiscitées. En même temps, ce questionnaire intervient alors que nous n’avons pas terminé le thème sur le cercle. Peut-être mes élèves outils besoin que tout cela repose un peu. Cependant, j’ai évalué une première fois sur π et la perception de ce qu’est π est plutôt satisfaisante :

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Sur la proportionnalité, travaillée tout le temps dans l’année, de nombreuses difficultés demeurent en effet, et c’est normal : les élèves ont encore tout le cycle 4 pour stabiliser leurs connaissances dans ce domaine et les compétences associées. Nous avons vraiment beaucoup travaillé la proportionnalité, au travers des problèmes (beaucoup beaucoup), des échelles (pas mal), des pourcentages (beaucoup beaucoup), des vitesses (un peu), des grandeurs (beaucoup). Et c’est un thème pour lequel les difficultés de compréhension sont réelles, peut-être parce que la proportionnalité adopte de multiples formes, et aussi parce qu’elle se traduit par des tâches non répétitives. On ne peut pas réussir en ayant appris sans comprendre une formule ; il faut toujours aller chercher l’information, la mettre en forme, la comprendre, la transformer en régulant pas à pas les transformations effectuées. C’est un chouette thème à travailler, car il irrigue tous les autres, se travaille aussi sans prérequis particuliers et oblige à réfléchir. Mais de ce fait, il place aussi les élèves dans une situation d’inconfort.

Ensuite, les solides. Aucun élève n’a répondu qu’il n’a pas compris, mais six n’ont pas très bien compris. Ils m’ont expliqué « avoir du mal avec les solides parce que sur le dessin c’est plat et il faut deviner », ou trouver « ça super dur de faire ou de vérifier un patron, parce qu’il faut plier le truc dans sa tête et je lâche avant ». Ça se tient.

La symétrie est au top, ce qui est logique puisque les élèves l’ont découverte il y a déjà un bon moment, à l’école élémentaire.

Une mention particulière à « propriétés de droites », qui m’a surprise : en effet, mes élèves ont bien compris. Il s’agissait de traiter ce genre d’exercice :

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Pyromaths

Mes objectifs se déployaient sur deux niveaux :

Niveau 1 :

  • Savoir identifier les hypothèses, la conclusion. Ne pas considérer comme prouvé ce qui ne l’est pas ;
  • coder une figure et interpréter des codages ;
  • savoir restituer une propriété adaptée ;
  • savoir restituer une propriété avec une formulation acceptable.

Niveau 2 :

  • Réussir à nommer les objets étudiés lorsque la proposition n’utilise pas (d1), (d2), etc. C’est très difficile pour des élèves de sixième, qui ont tendance à nommer une droite par un seul point (mais entre parenthèses, pourrie faire plaisir) ;
  • représenter une figure d’étude dans le même genre de cas. C’est aussi très difficile pour des élèves de sixième, car ils ont tendance à placer plusieurs points homonymes.

Le deuxième niveau est ambitieux en sixième, mais j’y tiens : c’est une première approche de la démonstration, mais aussi de la nature des objets considérés, appliquée à un exercice qui monopolise beaucoup d’espace cognitif. C’est une espèce de tâche complexe cachée.

Cette année, mes élèves de sixième ont été très performants là-dessus. J’avais bien remarqué la qualité de leur attention et de leur investissement. Lorsque je leur ai demandé pourquoi, j’ai eu deux types de réponses : parce que j’avais prévenu que c’était difficile, et parce que j’avais annoncé que c’était très important pour moi. Le deuxième type de réponse est donc en rapport avec de l’affectif, et le premier montre que la difficulté, en cette fin d’année, aiguise plutôt l’envie qu’elle ne l’étouffe, ce qui me plaît beaucoup. Sans doute le succès au rallye IREM y est-il pour quelque chose : la classe a acquis une grande confiance en elle et en ses capacités de réflexion.

Dernière remarque : j’ai aimé la façon dont les élèves ont répondu. Ils ont mis du temps à cocher leurs cases, n’ont pas répondu à chaque thème la même chose, ont parfois nuancé en apportant des commentaires supplémentaires. Ils ont pris au sérieux de donner leur avis, et ça, c’est bien, en particulier en terme de climat scolaire.

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